Pour la justice, Donald Trump ne peut pas bloquer un contradicteur sur Twitter

Pour Donald Trump, bloquer quelqu’un sur Twitter relève de la violation du Premier amendement garantissant la liberté d’expression aux Etats-Unis. Telle est le verdict d’une juge du tribunal de district de New York, saisie suite au blocage d’utilisateurs par @realDonaldTrump.*

C’est un arrêt comme seul le 21e siècle sait nous en offrir. Le Tribunal du Disctrict Sud de New York a dû se prononcer sur le blocage de sept citoyens américain par Donald Trump… sur Twitter. En effet, ces détracteurs du président des Etats-Unis ont posté des tweets « critiquant le Président et ses politiques », ce qui leur a valu d’être bloqués.

Soutenus pour un association de défense de la liberté d’expression, les plaignants ont attaqué Donald Trump et son service de communication, arguant que leur blocage du fait de l’expression de leurs opinions constituaient une violation du Premier Amendement. Une accusation à laquelle la Maison Blanche a riposté en mettant en avant… le Premier Amendement.

@realDonaldTrump, un forum public

Mais c’est aux usagers bloqués que la juge a donné raison. Elle explique que le compte @realDonaldTrump, « l '«espace interactif» où les utilisateurs de Twitter peuvent directement interagir avec le contenu des tweets du Président » relève de la notion de « forum public », définie par la Cour Suprême. Or « l'exclusion fondée sur le point de vue des plaignants de ce forum public est interdite par le Premier Amendement et ne peut être justifiée par les intérêts personnels du Président ».

La défense du président s’appuyait en effet sur le fait que Donald Trump a lui aussi des droits, dont le droit de ne pas vouloir engager la discussion avec des contradicteurs. Ce que la juge reconnaît, estimant que le président a tout à fait le droit d’ignorer certaines personnes sur Twitter. Mais les bloquer, c’est une autre affaire, les détracteurs ayant été anticonstitutionnellement exclus d’un « forum public ». Donald Trump et son équipe se voient donc ordonner le déblocage des plaignants.

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