SCM :  Gérer la complexité et l’incertitude

Le concept de Supply Chain Management recouvre de multiples fonctions.  Son champ d’action est large et engendre en soi déjà une certaine complexité.Il faut y ajouter les aspects réglementaires, un climat économique incertain ainsi qu’un contexte géopolitique tendu. L’ensemble fait que la fonction devient parfois un casse‐tête alors que les prix se sont envolés dans les transports.

S ’il est souvent traité globalement, le concept de gestion de la chaîne logistique recouvre de nombreuses fonctions : la gestion d’entrepôts, la gestion des transports, la planification, les prévisions, la gestion des stocks, les achats... Il faut y ajouter la gestion de la production et la gestion des données produites par tous ces systèmes. On voit déjà que la chose n’est pas si facile à réaliser afin d’avoir une vue précise de ce qui se passe tout au long de cette chaîne.

Pendant longtemps, les entreprises ont donc recherché des solutions qui pouvaient couvrir ce large périmètre et l’ERP semblait pouvoir y répondre par sa philosophie centralisatrice des données. En réalité, tout cela ressemblait à un immense plat de spaghetti avec de nombreuses intégrations entre produits spécifiques et l’ERP afin d’y retrouver ses petits. Caroline Monfrais, Vice President & Head of Consulting de Wipro en Europe, indique : « C’est toujours disconnecté et seulement quelques grands indus- triels sont sur une seule plate-forme ». Laurent Denuit acquiesce à cette opinion : « c’est vrai que jusqu’à présent, ça fait une bonne quinzaine d’années qu’on a, sur la supply chain, un marché un peu de solutions best- of-breed. Donc, on a des entreprises qui se retrouvent souvent avec des solutions comme ça, un petit peu en silo, plus ou moins bien connectées. Du coup, ce qu’ils ne permettent pas toujours, surtout en matière de supply chain, où il faut aller vite, où il y a des aléas, où il faut pouvoir s’adapter, répondre des fois rapidement à des différents changements, ça ne permet pas toujours de s’adapter rapidement ».

S’adapter rapidement                                  

Or depuis la pandémie de la Covid, les entreprises se doivent de pouvoir réagir vite pour répondre à de nombreux aléas sur leur chaine d’approvisionnement. Tout d’abord, elles doivent gérer des coûts qui se sont envolés pendant de nombreux mois. Si l’inflation semble devenir plus sage, cela ne veut pas dire que les prix des matières premières, des transports et autres baissent. Ils ont augmenté et vont rester hauts pour encore longtemps. Ce point est évidemment une priorité mais semble perdre de son importance première. Ainsi, Rémi Coolen, Business Solution Director chez Manhattan Associates, explique : «si l’optimisation des coûts de transport a été éminente pendant longtemps de nouveaux facteurs se font jour dans la détermination des moyens de transports comme de minimiser l’impact environnemental ou le respect du taux de service ».

L’ERP en tour de contrôle

Si la plupart des entreprises ont des systèmes différents pour gérer les multiples fonctions de la gestion de la chaîne d’approvisionnement, l’ERP reste en fait le système de réconciliation des données. Il redevient le « system of record » de la chaîne. Un changement notable toutefois, les entreprises choisissent aujourd’hui sur chaque brique le spécialiste de la question.

Frédéric Berne, Directeur du centre d’excellence Intelligent SupplyChain chez Cap Gemini, explique : « il y a eu le COVID qui leur a demandé de changer un peu, de réfléchir à leur paysage système pour aller chercher plus de résilience, plus de réactivité, plus également de simulation, et donc les clients sont en train de basculer vers un mode, vers des solutions qui sont vraiment best of breed. Et ce qu’on voit de façon générale sur le marché, c’est que l’ERP en tant que tel est plutôt une sorte de système qui est là pour enregistrer les transactions, mais tout ce qui est, j’ai envie de dire, intelligence, que ce soit au niveau du planning ou du forecast maintenant, est clairement dans des solutions spécialisées, et même au niveau de la supply chain, de l’exécution, tout ce qui est WMS, TMS, ils ont tendance à l’externaliser, pour avoir des solutions qui soient dédiées à leurs besoins ».

Il ajoute : « tous nos clients maintenant basculent vraiment vers des solutions très sophistiquées, avancées sur le forecast et le supply chain planning, avec une recherche d’abord de simulation et une bascule vers des outils comme ceux de Kinaxis. Nous sommes maintenant sur un marché de spécialistes. La force de ces outils, c’est que vous avez une seule base de données qui vous permet à la fois de gérer toute la partie tactique dans le planning, qui se fait à un certain niveau d’agrégation. Mais également, chaque décision prise au niveau tactique se répercute instantanément au niveau opérationnel, où là, vous allez gérer des commandes, des séquences, etc. Mais c’est une seule base de données qui vous permet vraiment de faire des allers-retours, j’ai envie de dire, en temps réel, du niveau tactique et opérationnel. Comme ça, chaque décision prise à un niveau impacte l’autre, et des capacités de simulation qui sont très fortes ».

Exception à cette tendance, certains grands comptes conservent la gestion de l’entrepôt dans leur ERP dans certaines usines du fait qu’il y a peu de volume de données et que les besoins en réactivité sont parfois moindres. Sur les grands centres logistiques de distribution des grandes entreprises comme l’Oréal ou Schneider basculent vers des solutions spécialisées. Cela reste de plus proche de la production. Ils réalisent le plus souvent un choix plus local et sur ce point Hardis Reflex de Hardis Group se distingue en France et un peu sur l’Europe continentale. Manhattan et Blue Yonder conservant un leadership dans le monde anglo-saxon et mondial. Selon Frédéric Berne, les acteurs précités détiennent quasiment plus de trois quarts de ce marché spécifique.

Suivre les réglementations

Les demandes autour des questions environnementales sont présentes dans l’ensemble des appels d’offres. Il en est de même autour de la sécurité des données. Ces deux éléments font que certaines entreprises ne basculent pas complètement dans le Cloud pour le domaine de la gestion de la chaîne logistique. Frédéric Berne indique que la proportion est largement en faveur du Cloud dans une proportion quasi- ment de 80/20. Les contraintes réglementaires ou de sécurité dans certains secteurs très surveillés font que le «sur site» reste encore la bonne solution. Les demandes se concentrent encore pour l’instant sur le reporting pour construire les rapports nécessaires pour le CSRD. Des fonctions alimentées par l’intelligence artificielle proposent d’optimiser tout ce qui est autour du bilan carbone dès les phases amont de planification ou de gestion des ordres avec la mise en place de chartes environnementales qui demandent aux fournisseurs de se conformer aux règles de ces chartes. Cette tendance suit celle autour du respect de la qualité de service et de l’amélioration du service au client.

Une question de données

On l’a vu, les entreprises sont dans un contexte qui demande réactivité et prise de décisions rapides pour s’adapter à une situation rapidement changeante. Cela influe sur les solutions techniques choisies qui se concentrent sur le Cloud et les applications d’intelligence artificielle.

Caroline Monfrais, Vice President & Head of Consulting de Wipro en Europe, rappelle que si les outils de SCM sont souvent disconnectés ce qui les rassemble reste les données. Elle explique : « nous avons évolué du modèle classique planifier, faire, acheter, délivrer vers un modèle plus vertical qui travaille au niveau des données. A chaque niveau de la chaine, nous nous intéressons à la valeur et à la performance, puis nous faisons entrer en jeu l'intelligence artificielle pour résoudre les problèmes ». Elle ajoute : « l'objectif est de devenir plus efficace, de voir les risques avant qu'ils n'apparaissent, de prédire les changements et de prendre de meilleures décisions. Ce n'est en créant une plate-forme que l'on y arrive ». Elle continue : « cela se réalise par l'intégration des données, de donner du sens aux données, de prendre les bonnes décisions à partir de ces données et d'utiliser ces données non pas d'une manière statique, mais pour réaliser les changements dans la chaine ».

L'idée est ainsi d'utiliser les données non pas pour réagir sur ce qui arrive ou ce que vous constatez, mais bien d'influencer les décisions par les données ce qui se passe dans la chaine logistique. Ainsi, il est possible dès la phase de planification d'influencer les fournisseurs sur l'aspect environnemental ou sur d'autres points comme le transport ou encore d'autres éléments de la chaine.

Un cloud omniprésent

Tout cela a un impact sur l'environnement nécessaire pour atteindre ces objectifs. Le volume de données tout d'abord devient conséquent :  les données issues des outils, des différents logiciels couvrant les autres morceaux de la chaine. In fine, cela demande d'avoir soit sur site soit dans le Cloud des infrastructures en rapport que ce soit pour le stockage ou pour traiter toutes ces données et alimenter les modèles d'intelligence artificielle pour éclairer les prises de décisions. La flexibilité du Cloud et la possibilité d'avoir accès aux ressources nécessaires à ce type de tâches est donc la réponse la plus commune pour les entreprises. Cette tendance est renforcée par le fait que les éditeurs, en particulier, les acteurs de la planification qui ont eux aussi besoin de beaucoup de ressources informatiques, sont par défaut dans le nuage pour faire face à la demande de leur client.

Frédéric Berne, Directeur du centre d'excellence Intelligent SupplyChain chez Cap Gemini, constate : « c’est même du cloud public pour certains offreurs. C’est devenu, j'ai envie de dire, une évidence. Donc, on est sur un vrai passage ». Il ajoute : « entre les volumes de données et si on veut faire vraiment de la planification telle qu'on l'a fait aujourd’hui, il faut la puissance de calcul derrière. Puisque ça coûte de faire un datacenter et la puissance de calcul nécessaire, autant aller sur le cloud. » Rémi Coolen Business Solution Director chez Manhattan Associates, constate, « nous avons passé le stade de la réticence et 95% de nos appels d'offres requiert le Cloud ».

L'IA pas si nouveau

Contrairement à d'autres lignes de métiers, la logistique utilise depuis longtemps des applications d'apprentissage machine ou d'intelligence artificielle prédictive en particulier sur les parties prévisionnelles ou de planification. Dans une tribune récente publiée sur le site d'Oracle, l'éditeur indiquait : « l’utilisation de l'intelligence artificielle (LA) et de l'apprentissage automatique (ML) promet encore de succès dans la planification de la chaine d'approvisionnement. Elle automatise les décisions en fonction du succès commercial et le garantit. Une solution cloud correspondante ne se contente pas de prendre des mesures, elle les exécute ensuite elle-même. Cela augmente l'efficacité et permet aux collaborateurs de consacrer plus de temps aux tâches stratégiques. De plus, une mise à l'échelle est nettement plus simple à l’avenir ».

Caroline Monfrais remarque : « communément, ils utilisent l’A là où il est possible d'améliorer la chaine logistique. L’IA n'est pas la seule technologie qui émerge. La blockchain fait aussi son chemin ». Les jumeaux numériques commencent aussi à se faire une place dans le secteur.

Le point le plus intéressant est, à petit pas, la découverte de cas d'usages pour les entreprises avec l'intelligence artificielle générative. Rémy Trento, DG pour la France chez ServiceNow, met en exergue un projet chez Airbus sur l'optimisation des livraisons de pièces sur commande.

Une automatisation accélérée

Dans les entrepôts ou même les véhicules de transports, l’automatisation et la robotisation s'accélèrent avec les technologies de traitement et d'analyse en périphérie (Edge Computing). Les données issues des équipements sont traitées au plus près de la source et analysées pour prendre des décisions rapides. En 2024, les investissements dans la robotisation industrielle continuent de croitre rapidement. Les entreprises prévoient de consacrer 25% de leur capital à l’automatisation au cours des cinq prochaines années.

Un exemple montre de plus la sophistication de ces automatisations. Nokia a enrichi sa solution Autonomous Inventory Monitoring Service avec des drones qui réalisent le comptage des pièces, racks ou cartons dans les entrepôts. La précision de la solution permet de réaliser des économies de 3 à 5% et de réduire les erreurs dans les stocks de 35% selon Nokia. Si la solution n’est disponible qu’aux USA actuellement, les clients AIMS devraient pouvoir en profiter prochainement dans d’autres zones géographiques.

Nagarro, une entreprise d’ingénierie numérique, a développé une solution de pesage automatique et de reconnaissance des plaques d’immatriculation des camions. Le système, intégré à un pont bascule, génère automatiquement les bons de livraison et les factures. L’entreprise cliente, non citée par Nagarro, envisage ensuite la mise en place de drones pour gérer ses stocks de matières premières. Équipés de caméras et couplés à des algorithmes de vision par ordinateur, les drones survoleront les tas de matériaux pour capturer des images détaillées. Ces images seront ensuite analysées pour calculer les volumes de matériaux en temps réel, offrant une estimation précise des stocks disponibles.

L’intégration de ces données dans l’ERP de l’entreprise assure une mise à jour continue des inventaires, sans nécessiter de déplacement physique des opérateurs.

La mobilité gagne sa place

Adieu les écrans verts dans les entrepôts et les centres logistiques, les opérateurs ont désormais tablettes ou smartphones dans les mains pour exécuter leur travail. Cyril Vernet, CTO chez HRC remarque : « Les PDA rejoignent les smartphones dans la gestion des pièces de rechange sur des appareils Android comme ceux de CrossCall ».

Des exemples récents de mises en œuvre

Le secteur de la supply chain est très actif, et de nombreux projets ont été mis en place. LVa plupart concernent une modernisation de la chaîne d’approvisionnement et des fonctions améliorées de planification.

Vitacuire est une Entreprise familiale fondée en 1952, Vitacuire est spécialisée dans les produits à base de pâte feuilletée surgelée. Peu connue du grand public, l'entreprise réalise près de 80% de son chiffre d'affaires en marque de distributeur (MDD). Le savoir-faire de Vitacuire repose principalement sur les produits apéritifs, qui représentent plus de la moitié de sa production. Le groupe réunit plus de 135 collaborateurs et a réalisé plus de 29 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2020. Vitacuire a longtemps réalisé manuellement ses prévisions de ventes, en grande partie via une base Access « faite maison ». Les analyses étaient alors menées, puis saisies à la main, au regard des stocks et des historiques des ventes. Les prévisions étaient ensuite discutées chaque lundi, lors de réunions particulièrement chronophages. Consciente des limites d'une telle méthode, l'entreprise a changé son ERP en 2012. Si cette étape lui a permis de laisser derrière elle Access et ses complications, elle ne lui permettait toujours pas de gérer ses prévisions. Pour en finir avec les prévisions manuelles, en 2017, Vitacuire a missionné un cabinet consultant pour travailler sur la mise en place d'indicateurs et de fichiers Excel. Une base de données a alors été mise en place, dans laquelle chaque assistant commercial venait entrer son fichier.

Bien que fonctionnelle, cette solution était très douloureuse en maintenance pour les équipes de Vitacuire, qui devaient régulièrement faire face à des anomalies de fonctionnement. Pour toutes ces raisons, Vitacuire a choisi de se tourner vers un logiciel spécialisé de Supply Chain. L'entreprise s'est alors équipée du module VISION de Colibri, une solution de Demand Planning collaborative qui permet d'obtenir une vision globale de la prévision des ventes et de la gestion des stocks.

Vitacuire cherchait un outil qui s'adapte à la saisonnalité de son activité. Colibri a su prendre en compte cette caractéristique et a paramétré l'outil en fonction de la périodicité des marchés de l'entreprise. Aujourd'hui, Vitacuire est ainsi en mesure de projeter industriellement ses prévisions, en fonction de la saisonnalité de sa production. Grâce à la connexion de tous les services dans son ERP, Vitacuire s'appuie alors sur les prévisions Colibri pour réaliser son budget initial, ses budgets révisés, la planification de sa production, etc. La mise en place Colibri a permis à Vitacuire d'améliorer la fiabilité de ses prévisions des ventes de 20% en deux ans. En effet, alors que la fiabilité des prévisions de ventes réalisées via les fichiers Excel était de 50 à 60%, elle est aujourd'hui de plus de 70%. Le logiciel a ainsi permis aux équipes Vitacuire d'analyser plus finement l'évolution du marché, ce qui leur a permis d'exploiter correctement le système et d'obtenir des prévisions des ventes plus fiables.

Ericcson choisit SAP

Ericsson soutient des réseaux comptant plus de 2,5 milliards d'utilisateurs dans plus de 180 pays, et achemine 40% du trafic mobile mondial en dehors de la Chine. Le constructeur a fait le choix de la solution de SAP pour être en mesure de répondre à des exigences de planification complexes, tout en améliorant les délais de réponse pour la planification des ventes, des opérations, des ressources et des stocks. Ericsson pourra ainsi se concentrer davantage sur l’innovation et l’amélioration de la rentabilité.

Syensqo planifie avec Kinaxis

Issu de la scission de Solvay en deux entités indépendantes, Syensqo, basé à Bruxelles, en Belgique, est un acteur majeur dans le domaine des produits chimiques spécialisés, développant des matériaux et solutions innovants pour une gamme d’applications, allant des matériaux pour batteries de véhicules électriques et composites pour l’aviation aux biotechnologies et produits de soin. L’entreprise compte 62 sites industriels, 12 centres de R&D et une présence dans 30 pays. La solution de Kinaxis a été prise pour aider les différents employés du planning à proposer une meilleure orchestration et d’améliorer l’efficacité dans une chaîne logistique complexe. Cela accompagne la volonté de l’entreprise d’améliorer de plus son agilité.

Kersia monte sur le Cloud d’Oracle

Kersia propose des solutions de sécurité alimentaire à valeur ajoutée à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, notamment pour l’industrie alimentaire, l’élevage, la production laitière et le traitement de l’eau. L’entreprise est présente dans plus de 120 pays et ses services ont une incidence sur plus de 270 000 tonnes de produits finis chaque année. La rapide expansion qu’a connu l’entre- prise au cours des dernières années, notamment à travers une série d’acquisitions, a poussé Kersia à reconsidérer la gestion de ses principaux processus métier afin de pouvoir mettre en adéquation son organisation avec ses plans de croissance, adopter de nouveaux modèles opérationnels et faire évoluer ses services. Kersia a ainsi décidé de remplacer ses nombreux systèmes ERP sur site (« on-premise ») par les applications en mode SaaS Oracle Cloud ; un choix motivé par la flexibilité intégrée de cette solution et sa capacité à connecter et standardiser les processus métier sur une plate-forme unique.

Pour sa chaîne logistique l’entre- prise a déployé Cloud SCM. La réunion de la fonction logistique et de l’ERP sur la même plate-forme va auto- riser l’entreprise à innover sur sa chaîne d’approvisionnement, mais aussi d’améliorer et d’automatiser ses processus financiers avec pour objectif une réduction significative de ses coûts opérationnels et de son empreinte carbone numérique. De plus, l’entreprise a consolidé plus de 30 systèmes métier dans une seule suite d’applications à l’échelle de l’entreprise.

V33 pilote ses entrepôts avec Hardis

 Le Groupe V33 est une entreprise française spécialisée dans la fabrication de peinture, de produits d’entretien et de traitement du bois, vendus sous les marques V33, Libéron, Cecil Professionnel, Hypnotik et Plastor. La société, dont le siège social est situé à Domblans dans le Jura, dispose de six filiales en Italie, Suisse, Espagne- Portugal, Belgique, Grande-Bretagne et Pologne qui commercialisent et distribuent plusieurs milliers de références dans une trentaine de pays. Pour livrer ses clients (entrepôts logistiques d’enseignes de bricolage, magasins en direct, clients professionnels et particuliers via les sites e-commerce), V33 s’appuie sur deux entrepôts basés en France, un en propre de 22 000 m2 et un autre presté de 4 500 m2, complétés par trois plateformes logistiques de proximité situées en Italie (site presté de 3 000 m2), en Pologne (environ 3 100 m2) et en Grande-Bretagne (environ 2 500 m2). En 2019, V33 décide d’élaborer un nouveau schéma directeur logistique et de repenser complètement l’organisation et les flux logistiques.

Du côté informatique, pour répondre aux besoins des différents canaux de distribution (BtoB et e-commerce), la décision est prise de changer d’ERP et de logiciel de gestion d’entrepôt. Après avoir rédigé un cahier des charges et l’avoir soumis à trois fournisseurs, c’est le WMS d’Hardis Group qui a été retenu pour gérer les plateformes logis- tiques. La migration a été finalisée en 2021 dans les deux entrepôts situés en France. À eux deux, ils gèrent environ 15 000 références, 600 commandes et 20 000 lignes par jour. En plus d’approvisionner les dépôts italien, polo- nais et anglais, ils livrent entre autres les clients français, suisses, belges, espagnols, portugais ainsi qu’une partie des clients italiens. Le logiciel de gestion d’entrepôt est couplé à la solution Exlabel de TDI pour la gestion des étiquettes et des documents de transport. Environ 30% du volume de commandes traitées est par ailleurs sou- mis à l’ADR ou à l’IMDG relatifs au transport routier ou maritime international des marchandises dangereuses. Suite à la mise en œuvre de la solution, des gains de productivité de l’ordre de 15 % ont été constatés dans ces deux sites.

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