Souvent encore un peu dévalorisé, le low code est cependant présent dans de nombreux logiciels. Il devient en fait un moyen d’accélérer l’innovation et la mise en œuvre de nouvelles applications.
Le marché des plateformes de low code se porte très bien. En 2024, Global Insights Market estime celui‑ci à 28,75 Md$. En 2025, cette technologie devrait passer le cap des 30 Md$ selon les estimations du même institut d’analystes (37,39 Md$). Jusqu’en 2032, il devrait croître de 32,2 % en moyenne annuelle pondérée.
Cette croissance spectaculaire suit différentes tendances de fond dans les entreprises. L’emphase mise sur l’amélioration des opérations dans les entreprises est un facteur déterminant pour conduire les initiatives de transformation numérique. Avec les technologies low code, les entreprises réduisent significativement les coûts pour s’adapter rapidement à un environnement changeant et incertain, et améliore l’efficacité opérationnelle tout en résolvant le problème de manque de compétences des équipes. La demande importante d’alignement entre nécessité du modèle d’affaires des entreprises et les objectifs de la transformation numérique devrait soutenir cette tendance de croissance forte.
Pour se rendre compte de l’impact du low code sur les entreprises, il est prévu que 75% des nouvelles applications en 2026 le seront sur des technologies low code/no code. En quelques années, le low code est devenu un élément stratégique en particulier dans les grands comptes. 81% de ceux‑ci considèrent cette technologie comme stratégique selon des chiffres fournis par hostinger.com. 31% des entreprises interrogées indiquent que c’est le cœur de leur stratégie de transformation. A 80%, que les plateformes permettent de développer des applications plus rapidement. Quasiment dans la même proportion, elles indiquent que le low code simplifie les opérations des services IT et que c’est un élément fondamental de leur transformation.
Un outil pour les utilisateurs métiers
Le manque de développeurs est un facteur déterminant autour de l’introduction de la technologie dans les entreprises, quelle que soit la taille ou le secteur d’activité. Les services informatiques ont de plus en plus de mal à suivre le rythme des demandes des métiers pour de nouvelles applications. Ainsi, 82% des entreprises déclarent avoir du mal à embaucher des développeurs qualifiés. Le concept de «citizen developer» représente alors une solution pratique pour gérer ce manque.
On peut définir le «citizen developer » comme un employé ayant peu ou pas d’expérience en développement d’application qui utilise ce type d’outils. Dans l’absolu, cet outil low code a été approuvé par la direction informatique de l’entreprise afin de conserver le contrôle et la cohérence des systèmes et des applications. Sans savoir‑faire réel, il construit son application à partir d’une interface visuelle pour ses besoins spécifiques. Le nombre d’applications développées par ce type d’utilisateur devrait croître 5 fois plus vite que le nombre d’applications développées par les services IT. Toujours selon hostinger.com, 41% des entreprises travaillent déjà activement avec ce type d’utilisateur et un cinquième d’entre elles évaluent ou planifient la mise en place des programmes.
Les principaux bénéfices constatés
Le premier avantage mis en avant pour le low code est évidemment la vitesse de développement des applications. Certaines entreprises constatent une baisse de 90% du temps de développement pour les applications, même complexes, avec des projets qui ne durent pas plus de trois mois. Cette perspective permet aux entreprises de réserver les développeurs à des projets de haute volée ou plus critiques pour l’entreprise. Cela a aussi pour conséquence, sur le service informatique, de voir la charge de travail amoindrie et lui permettre de mieux répondre aux demandes avec plus d’agilité et de capacité d’innovation. Pour les développeurs présents dans les services informatiques, les entreprises constatent aussi une baisse drastique du backlog qui s’accompagne souvent d’un transfert vers les « citizen developers » pour les besoins sur les demandes non‑urgentes dites «long tail requests», qui remontent rarement sur le haut de la pile des priorités.
Avec une plus grande maturité des plateformes, plusieurs industries utilisent des templates prédéfinis ou des fonctions de conformité induisant de possibles verticalisations des outils low code. Cette tendance est principalement visible dans les secteurs de la santé, de l’éducation ou de la distribution. Paradoxal à première vue, le low code améliore aussi la collaboration entre les équipes en créant de nouveaux moyens de travailler entre les équipes métiers et techniques. 59% des projets impliquent les équipes métiers et informatiques.
Reste que le premier bénéfice des entreprises est dans la capacité du low code de faire évoluer rapidement les applications héritées (Legacy systems). 58% des entreprises dévouent le low code a cette tâche et ainsi faire diminuer la dette technique de l’entreprise tout en les adaptant à de nouvelles exigences ou de nouveaux besoins. Autre intérêt, les applications low code remplacent souvent les logiciels spécifiques traditionnels qui entravaient le plus souvent les évolutions des systèmes et alourdissaient les coûts de mises à jour ou de montées de version sur des applicatifs métiers.
L’IA chamboule tout
La grande nouveauté des derniers mois est évidemment l’introduction de l’intelligence artificielle dans les plateformes low code. Le changement vient surtout de l’intelligence artificielle générative qui fait totalement évoluer comment les plateformes interagissent avec l’utilisateur. Là, plus d’interface visuelle et de glisser‑déposer. L’utilisateur rédige un prompt décrivant l’application souhaitée avec ses contraintes et ses règles métiers, et l’IA génère le code de l’application.
Dans un monde pur et parfait, il n’est donc plus besoin de connaître le moindre rudiment de langages informatiques ou de règles de codage. Tout cela va encore accélérer la croissance du low code, à condition que cet usage soit bien encadré à défaut de voir une prolifération d’applications dans tous les sens sans cohérence avec les systèmes de l’entreprise. De plus, sans véritables connaissances de l’informatique, cette nouvelle méthode de codage rapide ouvre de nouveaux problèmes de sécurité. 62% des entreprises indiquent être concernées par ces problèmes de sécurité et de gouvernance. Ce seront donc les grands thèmes des mois à venir pour les plateformes de low code et pour les utilisateurs.
Vers le vibe coding
L’intelligence artificielle bouscule le paysage du low code et s’immisce partout. L’approche n’est pas sans risque. Point sur cette tendance avec différents experts du secteur.
Benoît Mangeard, responsable data/IA & low code de Sigma, une ESN nantaise n’y va pas de main morte : « ce qui est parfois très intuitif, c’est qu’on va insérer un outil low code, l’utiliser, mais pas vraiment savoir comment le faire. En fonction des différents outillages, il peut y avoir cet effet‑là, c’est‑à‑dire que c’est intégré, mais il n’y a pas eu d’adoption à l’échelle, il n’y a pas eu de gouvernance établie qui amène à avoir quelque chose de structurel qui transforme les organisations en profondeur ».
Cette question organisationnelle est cependant répartie différemment selon la taille de l’entreprise. Benoit Mangeard précise : « Il y a de grandes différences. Les grandes entreprises ont aujourd’hui adopté ces outils avec une approche plutôt centre d’expérience, de l’expertise au sein des entreprises qui va permettre justement de faire de l’adoption, de traiter la gouvernance, les usages internes, travailler sur de grands volumes d’applications, de workflows, etc. Les grandes entreprises sont un peu en avance dans l’usage de ces technologies et sur le passage à l’échelle. Sur les ETI, c’est un peu plus variable. On va avoir des ETI pour lesquels, effectivement, on va souvent avoir des rôles de responsables de digitalisation qui vont aller chercher un peu les besoins métiers et voir si on peut répondre rapidement à certains usages métiers, mais sans forcément rentrer dans une approche d’adoption à l’échelle, de formation de tous les collaborateurs. On se concentre un peu plus sur des besoins spécifiques. D’autres entreprises, peut‑être plus des PME, auront des approches spécifiques et conflictuelles. Très souvent, ce qui se passe avec le low‑cost, c’est qu’on a un champion qui émerge et qui construit des choses un peu dans le dos de l’informatique. On avait ça historiquement avec Access, la base de Microsoft, par exemple. Et on trouve maintenant les mêmes choses avec les nouvelles plateformes. La promesse vers toute l’adoption fait que très souvent, on retombe dans une approche, soit des champions à l’interne qui ont le temps, l’énergie, qui se donnent le temps de le faire. C’est un vrai sujet, le côté ressource humaine. Est‑ce qu’on donne le temps au collaborateur pour le faire ? Est‑ce qu’on défend ? Et est‑ce qu’on leur laisse le temps de construire des applicatifs alors que ce n’est pas forcément leur métier ? Il y a beaucoup de sujets qui sont répercutés un peu par ces approches low code/no code. Dans la réalité, très souvent, on arrive avec un processus en service qui vient développer des solutions low code pour un client. Mais malgré tout, cela a des avantages parce qu’on construit différemment ». Il ajoute : « On est beaucoup plus proche du terrain, on a beaucoup plus d’agilité ».
Omniprésent mais transparent
Mathieu Valloire, consultant tech chez EY Fabernovel, souligne : « aujourd’hui, aucun client ne vient avec un brief low code, ça n’existe pas. Aucun client ne vient en disant je veux du low code ou du no code. Les clients viennent avec des problèmes et le low code était, jusqu’à présent, la solution quand on n’avait pas de temps, pas de budget, pour résumer ». Il ajoute : « On veut connecter telle base de données à tel endroit, avoir un petit processus automatisé, on n’a pas beaucoup de budget, on n’est pas forcément sûr de la valeur que cela va générer, mais on a envie de tester pour voir si c’est une opportunité de gagner un peu de temps. Là, le low code/no code pouvaient être intéressants. Et 9 fois sur 10 d’ailleurs, le client n’était pas forcément familier avec ces termes-là. On lui développait sa solution en utilisant nous‑mêmes des solutions low code, mais à aucun moment ça n'était explicite pour le client, ou alors à de très rares occasions ».
Jetable mais 100% adapté au besoin
« Un autre endroit où cela peut se produire, c’est un client qui a investi dans une solution, par exemple un copilot en ce moment de Microsoft. À l’intérieur de copilot, il y a des outils pour créer de petits agents assez simples qui sont du low code, no code. Et là, c'est sensé, parce qu’on a déjà investi massivement dans une plateforme, on a investi dans de la formation pour les utilisateurs et aussi un peu de data management pour avoir des SharePoint qui soient à peu près clean dans l’entreprise. A ce stade, pour aller un cran plus loin, on va permettre aux gens de fabriquer leurs propres outils sur ces stacks technologiques. Dans ce cas, on est déjà dans une trajectoire où on a décidé d’investir dans tel ou tel outil, et peut‑être que telle fonction a des besoins spécifiques qui ne sont pas encore totalement bien couverts par copilot, mais cela pourrait être Salesforce avec ce qu’ils font aujourd’hui avec Agileforce, c’est à peu près la même logique. Ces outils permettent d’aller un cran plus loin pour des gens qui ont une très forte expertise sur leur métier et les contraintes de leur métier, mais zéro expertise en code et en développement. Là, c’est du produit jetable, qui tiendra le temps qu'il tiendra, remplira peut‑être 70 ou 80% de la mission, ce qui est déjà bien. De toute façon, on ne pouvait pas forcément aller à 100 % parce que cela nécessitait de développer un outil custom et l’entreprise n’a pas forcément envie d’investir dedans parce que le ROI n’est pas au rendez‑vous. Voilà la réalité dans les grandes entreprises du low‑code/no‑code depuis un moment déjà, bien avant l’arrivée du vibe‑ coding », explique Mathieu Valloire. Il continue : « Là où le vibe‑coding change vraiment la donne, c’est qu'on peut peut‑être maintenant arriver à ses 100 %, au lieu de se contenter des 70% avec l’outil préfabriqué et un peu bricolé en low code/no code. On va pouvoir créer un outil sur mesure avec des outils de type Cursor, très spécialisés dans le vibe‑coding. Là, on atteindra 100% de l’objectif, peut‑être pour un nombre très limité d’utilisateurs, mais étant donné que le coût de développement sera quasiment nul on parle de quelques jours ou quelques semaines de développement pour des gens qui ne sont même pas forcément développeurs eux‑mêmes, ça vaut peut-être le coup. À ce moment‑là, il y a un upgrade en termes de qualité sans forcément investir davantage, voire parfois investir moins, parce qu’il y a certaines solutions vibe coded qui coûtent moins cher que des solutions no code ».
Mathieu Valloire indique, de plus : « il y a eu un fort intérêt pour la capacité de l’IA générative à produire du code de bonne qualité, en décrivant des fonctionnalités à s’indenter dans le contexte d’un applicatif. Ici, en l’occurrence, le vibe coding constitue un peu l’évolution naturelle de cette fameuse partie de low code parce qu’on a la possibilité d’avoir la main sur tout ce qui sort de la machine. Le développeur est donc en maîtrise du contenu qui est situé dans la fenêtre de gauche. Dans la fenêtre de droite, généralement, il a son agent à qui il peut poser des questions contextuelles sur des éléments qu’il ne comprend pas, ou à l’inverse, sur des applications qui doivent être développées, ou encore sur des tests unitaires qui doivent être créés. En fait, on entre vraiment dans une hybridation du poste de développeur ou dans une hybridation entre guillemets du poste de vibe coder ».
Une forte présence de l’open source
« A partir du moment où les solutions ont une version open source, cela peut devenir intéressant. Il y a notamment une version open source de la solution Flowise que je mentionnais. On peut télécharger tout le code, l’installer sur son propre serveur, avoir une vue complète, voire le modifier soi‑même, bâtir quelque chose et le garder pendant 3‑4 ans sans se préoccuper de ce que l’éditeur sera encore là. C’est intéressant. Il y a une autre solution d’automatisation, des IA, extrêmement simples à utiliser, avec la même logique derrière. On peut s’emparer totalement de la solution, la télécharger, l’installer sur un serveur et la faire vivre pendant les dix prochaines années sans rien toucher », fait remarquer Mathieu Valloire.
Il ajoute : « il y a aussi tout ce qui est service par‑dessus. Flowise, par exemple, donne accès à un serveur qui est beaucoup plus rapide et qui permet d’avoir exactement ce qu’on a développé chez nous, mais qui va dix fois plus vite, parce qu’il est sur un serveur boosté. Donc, on va plutôt payer l’hébergement et l’accélération des capacités de l’outil grâce à cet hébergement. D’autres sont plutôt des éditeurs qui ont intérêt à vendre des modèles d’IA. Toute la solution sera donc gratuite. Mais comme vous allez être obligé d’utiliser un LLM et, si possible, l’heure pour faire fonctionner la solution, c’est à chaque fois que vous allez utiliser l’outil, finalement, que vous allez renvoyer de l’argent à l’éditeur ».
Le vibe coding aujourd’hui
La tendance est récente puisque le nom de vibe coding a émergé au début de cette année, mais il connaît une croissance spectaculaire. Xpertdigital, un cabinet d’analyste, lui voit un avenir radieux avec un taux de croissance annuelle pondérée de 24,3 % pour représenter un marché de 24,46 Md$ en 2031.
Ces chiffres semblent cependant optimistes du fait du poids du legacy et du rythme d’adoption de l’intelligence artificielle générative à grande échelle dans les entreprises françaises. Le marché se caractérise déjà par une concurrence féroce et chacun des acteurs essaie de se différencier par des fonctions ou des applications. Cela implique pour les entreprises de bien réfléchir en amont à quel logiciel de vibe coding correspond réellement leur besoin, et pas seulement de prendre un outil pour les avantages évidents qu’ils peuvent amener. Ainsi, Lovable est réputé pour son interface simple et facile d’accès, Bolt est plus reconnu pour sa flexibilité et ses intégrations avec Stripe et Figma. De plus son prix est attrayant. Cursor est le chouchou du moment avec ses capacités d’apporter le contexte et l’auto-complétions sur GPT 4. La plupart des outils sont commercialisés en Freemium pour les premières fonctions. Pour celles plus avancées, les versions entreprises se vendent entre 20 et 30 dollars. Les versions freemium sont souvent limitées en nombre de prompts ou d’utilisation par mois. Les versions entreprises dépassent ces limites et ajoutent des fonctions ainsi qu’un support plus important qu’un support en ligne ou de la communauté.
Des annonces récentes autour du low code
De nombreuses nouveautés, avec pour point commun le low code, ont été annoncées récemment. Tour d’horizon de cette tendance.
L’éditeur de progiciels a revu son workflow, qui possède un puissant moteur de paramétrage d’événements pour mettre à jour des données, bloquer un processus, informer les utilisateurs et les guider ainsi dans leurs usages. Avec la nouvelle version 6.0 de Proginov ERP, ce workflow a connu une modernisation ergonomique, mais aussi la possibilité de l’utiliser en cours de saisie pour réinitialiser une zone suite à la saisie d’une valeur par exemple, ou encore pour rendre la sélection d’une zone à l’écran obligatoire. Les possibilités d’applications sont infinies. Proginov a également travaillé sur le paramétrage des écrans pour les adapter à l’utilisateur. Ce paramétrage peut s’appliquer au référentiel produit, client ou fournisseur, mais aussi aux écrans de saisie en caisse ou aux écrans de logistique. Auparavant, une dizaine d’écrans étaient paramétrables. Avec la V6.0, cette possibilité s’applique à plus de 200 écrans, et ce, dans l’ERP à proprement parler, mais aussi dans Proginov Finances.
De plus, l’outil de fonctions de calcul propose, avec un embryon de connaissance du code, de réaliser des macros simples de manière intuitive, permettant ainsi de nombreux calculs de traitements dans l’ERP. Le travail ergonomique sur les fonctions a consisté à créer un véritable studio de développe‑ ment, et de se rapprocher des principes de fonctionnement adoptés par les éditeurs du marché (IDE), comme les blocs de propriété, l’historique des dernières fonctions ouvertes, la coloration syntaxique ou la modification multiple des fonctions. Enfin, Proginov Lab produit phare associé à Proginov ERP, a lui aussi connu des évolutions avec la V6.0. Cet outil de reporting produit des tableaux de bord en s’appuyant sur toute la base de l’ERP, permet‑ tant ainsi de croiser les univers, comme achats/ventes, ou gestion/ comptabilité, etc.
Oracle renouvelle Apex Le nouvel Apex AI Assistant simplifie le développement d’applications et aide les développeurs à créer rapidement des applications. Les développeurs peuvent désormais créer des applications à l’aide d’instructions en langage naturel. Grâce à ces dernières, ils peuvent spécifier les fonctionnalités et les composants souhaités générer automatiquement des instructions SQL et effectuer une correction de débogage en un clic. De plus, ils ne sont plus obligés de mémoriser les noms de table et ils sont en mesure d’ajouter facilement une interface conversationnelle prête à l’emploi à leurs applications.
Oracle Apex est une fonctionnalité entièrement prise en charge, sans frais, par Oracle Database et tous les services Oracle Database, y compris Oracle Autonomous Database. Appian intègre ChatGPT Appian a annoncé récemment l’intégration low code d’OpenAI/ChatGPT, ainsi que la formation de ChatGPT sur le langage d’expression déclaratif Sail d’Appian. Appian a également dévoilé l’Appian AI Skill Designer, un moyen simple et puissant pour permettre aux organisations de créer des modèles d’apprentissage automatique d’IA personnalisés, qui ne nécessitent pas de communiquer leurs données sensibles à une plateforme d’IA publique. Appian Azure Connected Systems est un connecteur low code, l’entreprise pour se connecter en toute transparence au service OpenAI d’Azure et com‑ biner l’IA générative avec une gouvernance de sécurité des données de niveau professionnel. Par la nouvelle intégration low code à la base de données vectorielles de Pinecone, les utilisateurs peuvent interroger leur base de connaissances documentaire Appian et obtenir des résultats intelligents basés sur la compréhension sémantique de leur question. Utilisée en tandem avec OpenAI, cette intégration permet aux utilisateurs de dialoguer avec leurs données privées et de recevoir des informations contextuelles pertinentes de la part de l’IA générative.
Des applications low code pour l’agriculture
L’éditeur Calliope complémente ses ERP à destination de l’agriculture avec des applications low code. Intégrées à CallioAgri, Calliope propose des applications métier avec la Power Platform de Microsoft, une plateforme de développement d’applications low code. Ces apps 100% métier, vont permettre aux distributeurs de travailler de manière plus collaborative, et d’offrir une plus grande réactivité et proximité aux agriculteurs.
Convertigo et code.store deviennent partenaires
Convertigo et code.store annoncent leur collaboration : L’intégrateur no code rejoint la liste des partenaires certifiés Convertigo. Grâce à ce partenariat, code.store utilisera les capacités no code et low code de la plateforme française pour développer des applications digitales pour ses clients en France et à l’international. La technologie open source de Convertigo garantit la pérennité de la plateforme et donc celle des projets développés, devenu aujourd’hui un des critères principaux pour le choix d’une plate‑ forme no code/low code. Code.store a été fondé en 2020 par Maxime Topolov, Arthur Murauskas et Bertrand Merle. Fort d’une équipe de 30 software engineers, code.store développe tous types de projets digitaux pour ses clients européens (grands groupes et ETI) en utilisant les technologies no/low code et SaaS pour optimiser les temps et les coûts de développement. Cette approche très “tech” des projets singularise code.store sur le marché naissant des agences nouvelle génération.
Western Union s’appuie sur Outsystems
En développant des applications critiques et des portails clients sur la plateforme OutSystems, Western Union est en mesure de créer des produits qui étendent sa relation avec les clients et de créer une nouvelle expérience bancaire numérique pour l’avenir. OutSystems permet à Western Union de mettre en place une expérience client numérique complète et de rationaliser les transferts d’argent multi‑devises, répondant ainsi à un besoin essentiel de l’entreprise en matière de transformation numérique. La souplesse de la plateforme de l’éditeur permet à Western Union d’intégrer facilement ses applications à de nouvelles plateformes et de procéder à des personnalisations. De plus, elle offre une capacité accélérée pour tester et modifier les applications en permanence, ouvrant la voie à une innovation continue. Les applications mobiles et les portails clients de Western Union sont actuellement disponibles en Allemagne, en Pologne et en Roumanie, et il est prévu de les étendre aux États‑Unis et à d’autres marchés européens plus tard dans l’année.
IBM suit une approche hybride
IBM ne jette pas le bébé avec l’eau du bain et combine à la fois le « pro code » ou approche traditionnelle du développement, et le low code ou l’IA générative sert de catalyseur. Cette approche permet d’accélérer la mise en œuvre de solutions, de rapprocher les métiers de l’IT et de répondre plus rapidement aux besoins business, tout en conservant la puissance et la flexibilité du code traditionnel pour les cas les plus complexes. L’IA présente dans les outils low code remplit plusieurs fonctions. L’IA générative transforme en profondeur le low code, en le rendant plus intuitif, plus accessible, et surtout plus puissant. Deux grandes tendances se dessinent rendant le développement plus naturel. L’utilisateur peut construire sa solution en décrivant simplement ses besoins. Le low code lui fournit les briques, l’IA les assemble ou les suggère. Là, l’agent conversationnel devient l’interface de développement en guidant, expliquant, générant et complétant les demandes des développeurs. Les liens avec des solutions de développement plus classiques se réalisent par API ou via des kits de développement pour répondre à tous les niveaux de complexité.

