Le renouveau de l’ERP

Si son importance dans les entreprises ne s’est jamais démentie, l’ERP avait un peu disparu des premières pages des gazettes. Il suffit de voir le nombre d’articles sur le sujet dans les années passées. Pour de multiples raisons, celui-ci revient sur le devant de la scène et connaît un renouveau qui se concrétise par de nombreux ajouts fonctionnels, mais aussi par une adaptation plus fine au contexte actuel des entreprises. Il intègre, de plus, les dernières tendances technologiques comme l’intelligence artificielle, même si, à l’image de cette technologie, l’adoption est encore peu effective. Tour d’horizon de ce renouveau et des nouvelles tendances pour cet ERP de nouvelle génération. Un dossier à retrouver dans le numéro 244 de l’Informaticien.

Une transformation accélérée

Les entreprises connaissent un contexte difficile, changeant, et le système d’information doit suivre. L’ERP connaît les mêmes tendances avec des entreprises qui recherchent de l’agilité, de la résilience opérationnelle et des automatisations pertinentes. Pour répondre, l’ERP connaît une transformation accélérée vers des plateformes Cloud plus modulaires intégrant l’intelligence artificielle.

La seule chose dont les entreprises sont sûres aujourd’hui, c’est qu’elles ne sont sûres de rien », explique Hans Kourimsky, managing director France chez NTT DATA Business Solutions. Il ajoute : « elles savent aujourd’hui qu’elles ont besoin de flexibilité et qu’elles auront besoin de faire évoluer leur ERP, leurs process, beaucoup plus rapidement que ce qu’elles ont fait auparavant et que l’ERP qu’elles ont installé il y a 15-20 ans a été construit sur d’autres principes de plus grande stabilité ». Gilles Santene, associé technologie chez EY, estime lui que l’ERP vit un moment de transformation, une nouvelle étape après celle du début des années 2000, puis celle de l’arrivée du Cloud, avec l’intelligence artificielle.

S'il reste, dans certains logiciels, de vagues souvenirs du temps où le logiciel n’était là que pour fournir plus rapidement des plannings MRP, l’arrivée du Cloud et la mise en œuvre d’ERP plateforme, avec la volonté de couvrir toutes les lignes de métiers dans l’entreprise sont en fait des visions assez passéistes de ce qui reste la colonne vertébrale électroniques des organisations.

L’ERP Next Gen

L’ERP nouvelle génération n’est pas une nouvelle plateforme ERP, mais plutôt une stratégie et une approche qui tirent parti de la technologie low-code, de l’architecture composable, de l’intégration de normes ouvertes et des solutions ERP existantes pour étendre les fonctionnalités, la flexibilité et l’agilité des solutions ERP existantes. La plupart des logiciels embarquent désormais ces différents ensembles.

Cette approche est totalement différente de celle que l’on a connue dans les décennies précédentes où les ERP dits étendus cherchaient à couvrir l’ensemble des fonctions de l’entreprise avec des modules pour la gestion de la relation client, de la fonction RH ou autres. Les éditeurs ont compris tout simplement qu’ils ne pourraient pas fournir un seul et unique socle pour les données de l’entreprise et qu’ils devraient rester ouverts pour travailler avec d’autres éditeurs souvent spécialisés sur un seul domaine, mais un domaine critique pour l’entreprise cliente.

Des projets stratégiques

La majorité des interviewés pour cet article ont relevé des temps de prise de décision assez long entre 9 et 12 mois avant de décider de la transformation de l’ERP de l’entreprise. Ce temps est cependant en forte diminution en comparaison des cycles de vente auparavant. De plus, les possibilités de déploiements dans le Cloud raccourcissent drastiquement le temps et les risques lors du déploiement du logiciel. Benjamin Louvet, directeur commercial groupe associé chez EBS Group explique : « La migration équivaut à changer d’outil, donc, si tous les outils historiques sont on-premise et s’ ils ont un fonctionnel assez complexe avec un historique de longue date et des spécifiques, cela remet vraiment tout en question. S' il s'agit de remettre 500 jours dans la migration d’un outil untel vers un outil du même éditeur, je peux me poser la question de voir ce qui se fait aussi à côté, et si je décide de ne pas conserver un truc un peu plus généraliste en apposant un vertical dessus, là, il y a un sujet ». Hans Kourimsly ajoute : « la gestion des projets a changé. ,On n’est plus dans les effets tunnels qu’on a connus à une certaine époque, qui étaient quand même très compliqués, même si ce n’est toujours pas un projet, ça n'est pas juste une nouvelle application qu’on met en place. Il y a autour tout un tas de stratégies organisationnelles ».

Infuser les bonnes pratiques

Stéphanie Magniez, experte digital finance chez Oracle France, précise : « Mon client a besoin de savoir si sa donnée est fiable, unique dans le référentiel, dans l’écosystème, et si elle est pertinente en temps réel. On va donc désiloter les fonctions en se servant de ces processus et en y adossant des bonnes pratiques. Je m’appuie sur la plateforme, je m’appuie sur ces bonnes pratiques embarquées pour optimiser, rationaliser ma façon de traiter les demandes d’achat jusqu’au paiement, les commandes de mes clients jusqu’ à la constatation du revenu et la gestion des relances ».

Quand Stéphanie Magniez parle de bonnes pratiques, elles considèrent un socle commun à tout le monde dans un secteur d’activité en disant : « comment allez-vous pouvoir gérer de manière optimisée le cycle de vie de vos immobilisations et la possibilité, ensuite, par paramétrages de personnaliser et enrichir le logiciel. Cela simplifie grandement l’usage du logiciel par la rationalisation de la bonne façon de manager le flux, du début à la fin d’un processus, tout en retirant les étapes intermédiaires qui étaient des spécifiques, des complexités inutiles ». Là encore, Stéphanie Magniez risque de doucher quelques espoirs : «Nous avons fait des études pour le passage de clients sur site en mode SaaS. On commence par leur expliquer qu’il y a plein de choses qu’ ils vont devoir abandonner. C'est toujours très difficile à comprendre, mais une fois qu’on leur a démontré que ça n’avait pas d’utilité, évidemment, ils adhèrent à cette bonne pratique et cela va beaucoup plus vite. »

Vers l’ERP composable

L’ERP composable mêle plusieurs concepts, parmi lesquels l’approche Best of Breed. Cette expression anglaise est littéralement traduisible par « le meilleur de la race ». Particulièrement utilisée dans le langage informatique et marketing, elle désigne la solution la plus performante dans un secteur spécifique ; on parle alors de « best of breed solution ». Ainsi, l’objectif d’une approche Best of Breed est de comparer les différentes solutions logicielles disponibles, puis de choisir les meilleures en fonction de votre secteur d’activité et de votre stratégie d’entreprise. L’ERP composable peut s’adapter en temps réel à des besoins définis à l’instant T. De même, son système hybride prévoit l’installation à la fois sur site et sur le Cloud des applications. Cette flexibilité offre une solution pertinente et concrète aux contraintes imposées par l’industrie et par les multiples évolutions technologiques auxquelles sont confrontées les entreprises.

La base de données de l’entreprise

Un des principaux avantages de l’ERP est de pouvoir centraliser et unifier les données en un seul endroit pour l’ensemble de l’entreprise et, ainsi, fournir un socle robuste pour les données. Ce point est évidemment important alors que les entreprises souhaitent généraliser l’usage de l’intelligence artificielle à partir d’agents de plus en plus spécialisés.

Un marché toujours en croissance

Le marché de l’ERP connaît une croissance toujours importante, et la tendance devrait durer dans les années à venir.

En 2024, le marché des ERP était évalué 60 milliards de dollars américains. Le marché devrait presque doubler pour atteindre 119 milliards de dollars américains d’ici 2030, soit un TCAC de 12,1 %. Cette croissance s’appuie sur la transition généralisée vers des architectures cloud natives, des plateformes modulaires et des capacités d’IA intégrées qui remodèlent fondamentalement la manière dont les entreprises planifient, opèrent et rivalisent. Dans tous les secteurs et toutes les régions, l’ERP évolue d’une infrastructure transactionnelle vers un catalyseur stratégique de la prise de décision basée sur les données. L’une des caractéristiques déterminantes de l’évolution du marché est l’adoption de plateformes ERP modulaires qui permettent le déploiement progressif de modules financiers, logistiques, RH et CRM. Cette modularité, associée à une tarification par abonnement, réduit les barrières à l’entrée et accélère le retour sur investissement, en particulier pour les entreprises de taille moyenne.

Parallèlement, les principaux fournisseurs tels que SAP, Oracle, Microsoft Dynamics, Infor et les challengers spécialisés dans des secteurs verticaux comme Epicor et IFS redoublent d’efforts en matière de solutions spécifiques à l’industrie, d’intégration de l’IA et d’innovation en matière d’expérience utilisateur, afin de répondre aux diverses demandes des clients. L’analyse prédictive intégrée, la détection des anomalies et l’automatisation intelligente ne sont plus des options, mais des composants essentiels des écosystèmes ERP de nouvelle génération. En 2024, l’Amérique du Nord était en tête du marché mondial des ERP avec une valeur de 22 milliards de dollars, soit 36,2 % du chiffre d’affaires mondial. Cette domination s’explique par la maturité du paysage informatique des entreprises de la région, la forte pénétration des ERP dans le cloud et son adoption précoce.

Le Cloud devient dominant
Les ERP basés sur le cloud ont dominé le marché en 2024, contribuant à hauteur de 65 % au chiffre d’affaires mondial. Cela reflète une transition généralisée vers les modèles SaaS qui offrent une évolutivité, un déploiement rapide et des capacités d’IA/ML intégrées. Les ERP cloud devraient également être le segment de déploiement qui connaîtra la croissance la plus rapide, avec un TCAC de 12,7 %, soutenu par les initiatives de transformation numérique à l’échelle de l’entreprise, l’adoption d’une architecture composable et une demande accrue de visibilité en temps réel et d’accès mobile. Les ERP sur site connaîtront une croissance plus modérée, mais resteront essentiels dans les secteurs soumis à des exigences strictes en matière de souveraineté des données et d’intégration des systèmes existants, tels que la défense, l’énergie et le secteur public.

Les grandes entreprises sont les premiers clients

Les grandes entreprises ont été les principaux clients des logiciels ERP en 2024, générant 40 milliards de dollars, soit 67,2 % du marché total. Leurs investissements sont axés sur la transformation numérique à l’échelle mondiale, l’harmonisation réglementaire et l’optimisation intelligente des finances et de la chaîne d’approvisionnement. Cependant, les PME devraient enregistrer la plus forte croissance, avec un TCAC de 13,4 %, dépassant ainsi les grandes entreprises. L’adoption par les PME est accélérée par les fournisseurs qui proposent des systèmes ERP modulaires à faible coût, dotés de fonctionnalités spécifiques à chaque secteur, de frais de mise en œuvre réduits et d’une intelligence artificielle intégrée, répondant ainsi aux besoins des entreprises de taille moyenne qui recherchent agilité et rapidité de rentabilisation.

L’IA envahit les ERP

Pas une nouvelle communication sur l’ERP sans que l’intelligence artificielle ne soit mise en avant. Avec des agents, des modèles LLM, elle envahit l’ERP pour le rendre toujours efficace en automatisant les tâches récurrentes dans l’outil.

TVH Consulting, un intégrateur d’ERP SAP et Microsoft, perçoit une accélération significative autour de l’intelligence artificielle et de la data. Ce qui relevait encore récemment de l’effet de mode devient désormais concret. Leurs clients les sollicitent pour automatiser des tâches répétitives au sein de leur ERP, mais aussi pour bénéficier d’aides à la décision plus intelligentes. L’enjeu est de gagner en efficience, d’anticiper, et même d’intégrer des données externes — via des outils comme Copilot, Joule ou les Agents — pour enrichir les analyses. L’ERP devient alors un levier stratégique, bien au-delà de la simple gestion.

Apporter les promesses de l’ERP


Malgré des décennies d’investissements, les plateformes logicielles ERP ne parviennent souvent pas à offrir les gains d’efficacité opérationnelle et l’intelligence métier attendus. Plus de 80 % des transformations ERP continuent de dépasser les budgets, les délais et les objectifs de création de valeur, selon la dernière enquête de benchmarking de Bain & Company.

Hans Kourimsky précise : « La première chose dont on parle quand il est question de l’IA, c’est la qualité des données. Et c’est pour ça qu’il y a ce très fort intérêt de l’IA pour les ERP, c’est que les ERP aujourd’hui sont la donnée la plus propre des entreprises ».

Le potentiel d’automatisation de l’IA générative offre une voie de sortie. Si certains premiers cas d’usage se sont concentrés sur l’accélération des migrations ERP — en automatisant les tests, la correction du code ou la documentation — le véritable potentiel réside dans la création de « plateformes sans intervention humaine » alimentées par l’IA agentique, assure le cabinet de conseil.

Les éditeurs de plateformes se livrent une bataille pour façonner ce nouveau paysage, en proposant des outils prêts à l’emploi avec un certain niveau de personnalisation via des studios, qui convergent largement entre eux. Bien que ces produits soient encore à un stade précoce et qu’ils ne couvrent souvent que des cas d’usage limités, la tendance vers des agents plus avancés est claire.

Les impacts de l’IA

78 % des responsables IT s’attendent à ce qu’au moins une partie des fonctionnalités ERP soit remplacée ou augmentée par de l’IA agentique au cours des trois prochaines années. L’impact devrait être le plus visible dans les processus clés de finance et de planification. Les répondants à l’enquête ont identifié les processus procure-to-pay, record-to- report et forecast-to-plan comme les domaines ERP les plus susceptibles de vite bénéficier de l’automatisation agentique.

Toujours selon l’étude précitée, les DSI peuvent choisir de s’associer aux éditeurs de plateformes lorsque les cas d’usage concernent des work- flows standard et non critiques, confinés à un seul système, permet- tant rapidité et efficacité à moindre coût. À l’inverse, l’achat auprès d’un spécialiste tiers peut être pertinent lorsque la capacité recherchée est une commodité peu complexe, afin de gagner en traction sans investissement lourd. Enfin, le développement interne est souvent le plus approprié pour des processus transverses à fort impact, générateurs de différenciation concurrentielle, lorsque le contrôle total justifie des délais plus longs et des coûts plus élevés.

En pratique

Stéphanie Magniez indique : « on a commencé l'IA il y a plusieurs années, avec de l’IA prédictive, de l’IA générative, de l’IA agentique, et les clients vont activer ce qui a du sens pour eux. C’est la combinaison de ces différents types d’IA qui permet aujourd’ hui de pouvoir sortir les premiers indicateurs réels et tangibles de ce que fait gagner l’IA à nos clients en termes de productivité, parce qu’on aura mesuré l’utilisation de ces différents use case d’IA, avec les temps qui vont se dégager en termes de gains ». Benjamin Louvet constate : « tout le monde n’est pas encore à jour pour pouvoir avoir des softs qui embarquent directement de l’IA. Je dirais que c’est pour l’instant encore minoritaire, mais ça rentre aussi dans les réflexions ». Pour Gilles Santene de chez EY, « ils ont envie de déployer l’IA, de faire des choses avec, mais ils se demandent s’ ils le font en étant bridés, en se contentant de ce qu’ ils ont, ou s’ ils le font de manière plus puissante, quitte à engager un projet de modernisation et avoir un hébergement qui leur permet d’aller plus loin ».

Xavier Ory, VP & senior partner IBM Consulting France, fait une distinction autour de l’intelligence artificielle : « l’IA à destination des consultants redéfinit leur manière de travailler, l’IA à destination des métiers, elle, utilise les ERP. Je traite les deux de manière séparée. SAP a commencé à structurer son approche d’IA de cette même manière, c’est-à-dire qu’ il y a joules for consultants, joules for developers et joules for business. C’est leur pas vers l’agentique. Joules for business, je le mets dans la catégorie agentique. Il y a parfois un abus de langage pour désigner, quand on parle d’agentique, ce qu'on va rajouter au dessus de l'ERP pour redéfinir son interface utilisateur et la manière d’ interagir avec l’utilisateur final. La demande des clients qui lancent des projets ou qui ont déjà des choses existantes, c’est de construire les fondamentaux d’une architecture qui permettent de faire de l’agentique. Il faut de la donnée et que cette donné soit correctement travaillée. C'est en général la donnée de l’ERP qu’on va combiner avec d’autres données qui vont venir sur des systèmes satellites et qu’on va agréger sous le format de ce qu’on appelle des data products. Les data products, ce sont des cubes avec lesquels on va constituer des briques qu’on va retrouver dans des technologies de type data lake ».

 Des annonces et mises en œuvre récentes

Lors des dernières semaines, de nouveaux produits et annonces de déploiement ont démontré le rôle encore importante que jouent les ERP dans les entreprises.

AODocs a certifié son connecteur pour SAP S4/Hana. Ce connecteur permet une intégration directe et certifiée entre AODocs et SAP. Les fonctionnalités d’intelligence artificielle d’AODocs faci- litent la recherche dans les documents liés à SAP, et en automatisent la classifi- cation, l’extraction de données, la revue et le résumé, transformant ces fichiers en données exploitables. l’intégration directe d’AODocs élimine le besoin de développements spécifiques au sein de SAP ; elle réduit à long terme le coût de maintenance et réduit la com- plexité des projets de migration ou de mise à jour. De plus, elle garantit une traçabilité complète (audit-ready) des données, un contrôle rigoureux et une gestion fine des permissions, tout en respectant les processus SAP existants.

Wandercraft choisit Open-Prod
Fondée en 2012, Wandercraft est mondialement reconnue pour avoir créé le premier exosquelette de marche autoéquilibré au monde, Atalante X, utilisé dans plus de 100 centres de rééducation et de recherche sur quatre continents pour aider les patients à effectuer plus d’un million de pas chaque mois. Jusqu’en 2021, Wandercraft fonctionnait sans ERP, en s’appuyant sur des outils bureautiques. Avec l’augmentation des volumes de production et les contraintes réglementaires du secteur médical, Wandercraft devait disposer d’un système capable de gérer l’ensemble des flux de manière fiable. L’entreprise avait besoin d’un outil unique pour regrouper les données d’achats, de production et de stocks, assurer la traçabilité complète des pièces et des non-conformités, et sécuriser les processus conformément aux exigences de la norme ISO 13485.

Après un benchmark conduit par la direction financière, Wandercraft a retenu Open-Prod, solution française open source, proposant toutes les fonctionnalités dont ils avaient besoin. Le projet a été conduit en collaboration avec 1Life, partenaire intégrateur d’Open-Prod. Spécialiste des environnements industriels, 1Life a accompagné Wandercraft dans le cadrage du besoin, le paramétrage de l’outil et la conduite du changement auprès des équipes. Cette collaboration étroite a permis un déploiement rapide et maîtrisé, en phase avec les exigences du secteur médical.

Le déploiement s’est effectué en quelques mois, avec un go-live fin 2021, puis des extensions fonctionnelles ont été apportées, notamment la gestion de la maintenance en 2023. Wandercraft engage une nouvelle étape dans la structuration de son système d’information. L’entreprise prévoit d’étendre l’usage d’Open-Prod à de nouveaux périmètres. Un module de GMAO et une gestion centralisée des réclamations clients sont en préparation. Ces développements permettront d’améliorer le suivi du cycle de vie des produits, de la fabrication à la maintenance, et de consolider la traçabilité des interventions. L’objectif est de disposer d’une vision complète et fiable du fonctionnement des exosquelettes sur le terrain. Par ailleurs, l’entreprise prévoit d’intégrer la gestion multi-sociétés pour inclure sa filiale américaine, ainsi qu’un WMS pour optimiser les entrepôts et les flux de production. L’ajout d’un configurateur de nomenclatures et de gammes viendra soutenir l’industrialisation des futurs modèles. Ces chantiers, programmés pour 2026, accompagneront la croissance internationale de l’entreprise et la maî- trise de la qualité sur l’ensemble de ses produits.

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