Proofpoint a réalisé une étude qui démontre que l’IA rend plus efficace les opérations de phisihing et de ransomwares.
Ce rapport révèle que l'intelligence artificielle rend les attaques par rançongiciel nettement plus efficaces en aidant les cybercriminels à créer des campagnes de phishing, d'usurpation d'identité et de vol d'identifiants toujours plus convaincantes. L'étude mondiale montre que près de deux tiers (65 %) des organisations touchées par un rançongiciel estiment que l'IA a augmenté l'efficacité de l'attaque. Les attaquants peuvent créer des leurres de phishing plus convaincants, rédiger des messages d'usurpation d'identité plus ciblés et effectuer une reconnaissance plus rapide des structures organisationnelles et des modèles de communication. Parmi les organisations françaises ayant subi une attaque par rançongiciel, 28 % affirment que l'IA a considérablement augmenté l'efficacité de l'attaque. 37 % supplémentaires estiment qu'elle a quelque peu augmenté l'efficacité. Seuls 16 % indiquent ne pas avoir de preuves de l’utilisation de l’IA.
Lorsque les organisations françaises ont identifié le point d'entrée principal de leur incident rançongiciel, les résultats pointent massivement vers l'interaction humaine. Les emails de phishing et autres attaques d'ingénierie sociale par email constituaient le vecteur d'entrée initial dans 35 % des incidents. Les liens malveillants (45 %) ont été identifiés comme la menace initiale la plus courante, suivis du vol d'identifiants (36 %) et du Business Email Compromise (35 %). Un tiers (33 %) des organisations françaises touchées ont payé une rançon. Pourtant, plus de quatre sur dix (44 %) de celles qui ont payé ont été confrontées à une deuxième demande d'extorsion, soulignant l'évolution du rançongiciel : d'un événement de paiement unique vers une négociation continue dans laquelle les attaquants détiennent plusieurs formes de levier simultanément (chiffrement continu, données volées et menace de divulgation publique).
35 % des organisations ont déclaré que les employés ne soupçonnaient pas l'attaque car elle semblait authentique, tandis que 33 % ont attribué l'incident à des utilisateurs interagissant avec du contenu malveillant.

