Alors que le salon VivaTech a ouvert ses portes, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que l'État allait investir 655 millions d'euros supplémentaires dans l'IA pour les infrastructures, les capacités de calcul, la recherche, les entreprises, et prévoit de déployer des IA souveraines et gouvernées auprès de ses agents.
Alors que le salon VivaTech a ouvert ses portes, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que l'État allait investir 655 millions d'euros supplémentaires dans les infrastructures d'IA, dans le cadre de France2030. Le montant reste modeste au regard de ce que les entreprises américaines et de l’IA sont en mesure de mettre sur la table. Cf le projet Stargate et ses 500 milliards de dollars.
Le gouvernement entend également déployer des IA souveraines et gouvernées auprès de ses agents et réduire.
Des outils déployés auprès de tous les agents
Très concrètement, l'État va généraliser l'utilisation d'outils dès ce mois de juin. L'Assistant est un outil conversationnel souverain développé par la DINUM en partenariat avec Mistral AI sur l'infrastructure Outscale SecNumCloud. Cet outil avait été testé auprès de 10 000 agents pendant dix mois, avec succès à en croire l'État. Les tests auraient démontré un gain de temps allant jusqu'à 16 % sur des tâches de synthèse documentaire.
« Transcripts », un outil de prise de notes et de retranscription audio, sera également déployé auprès de l'ensemble des agents de l'État. Un outil de traduction en 64 langues va aussi être déployé. Baptisé DiploIA, il a été développé par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères et est mis à disposition de l'ensemble des ministères. Enfin, la visioconférence de l'État, Visio, a été agrémentée de la technologie du français pyannoteAI pour la génération automatique de comptes rendus de réunion.
Cette annonce intervient alors qu'Anthropic a annoncé avoir suspendu, sous injonction de l'administration Trump, l'accès à ses modèles Fable 5 et Mythos 5 pour les ressortissants étrangers, au nom de la sécurité nationale. Une décision qui relance une nouvelle fois le débat sur l'indépendance technologique du Vieux Continent.

