Mistral AI est partenaire de Campus AI pour sécuriser 200 MW de capacité de calcul. En parallèle, la pépite d'IA construit ses propres infrastructures afin de sécuriser ses approvisionnements.
La coentreprise entre le fonds émirati MGX et BPIfrance, Campus AI, a annoncé un partenariat avec la pépite Mistral AI. L'entreprise d'IA générative, qui cherche à sécuriser 1 GW de capacité de calcul d'ici 2030, sera le premier client du campus. Elle sécurise ainsi une première phase de 96 MW et une montée en charge jusqu'à 200 MW. L'infrastructure du campus alimentera les modèles de Mistral et ceux de ses clients, et assurera un service d'inférence à haute performance.
« Cet investissement est une étape concrète vers la construction de capacités de calcul indépendantes, en France et en Europe. Il accélère significativement la feuille de route de Mistral dans notre objectif de sécuriser notre avenir en matière de calcul », a déclaré Timothée Lacroix, cofondateur et directeur technique de Mistral, cité dans un communiqué.
Mistral veut sécuriser 1 GW d'ici 2030
Mistral et ses clients devront toutefois attendre un peu avant de pouvoir profiter de cette puissance de calcul. L'infrastructure du campus de Fouju, en Seine-et-Marne, ne sera opérationnelle qu'à partir de début 2028.
Mistral vise 1 GW de capacité à l'horizon 2030 et pour répondre à ses besoins exponentiels en énergie, l’entreprise veut contrôler directement ses ressources pour sécuriser son approvisionnement. Elle développe ses propres infrastructures d'IA, avec un premier site à Bruyères-le-Châtel (Essonne). Un second site doit également voir le jour dans l'Essonne, à Ulis. Dédié à l'inférence, l'exécution des requêtes utilisateurs, il doit être opérationnel au troisième trimestre 2026 et délivrera une puissance de 10 MW.
L'entreprise a également annoncé en février qu'elle allait investir 1,2 milliard d'euros en partenariat avec EcoDataCenter pour développer des infrastructures dédiées à l'intelligence artificielle à Borlänge, en Suède, afin de doper ses capacités de calcul avancé. L'infrastructure sera mise en service en 2027.

