L’OCDE s’entend sur la taxe Gafam

Après le G7 et le G20, l’OCDE est parvenue à s’entendre sur le projet de taxation des multinationales. Même l’Irlande a rejoint le mouvement, non sans obtenir au préalable quelques menues concessions.

Un accord « historique ». C’est Emmanuel Macron qui le tweetait samedi suite à l’accord des 136 pays de l’OCDE, à la suite d’un accord déjà « historique », selon Bruno Le Maire, trouvé par le G20 en juillet, succédant au non moins « historique » accord du G7 en juin. Retenons donc que le projet de taxation des multinationales est entré dans l’histoire.

Car trois des pays récalcitrants ont finalement rallié l’accord : la Hongrie, l’Estonie et surtout l’Irlande, qui était pourtant vent debout contre le projet. Ainsi, les entreprises dont les ventes à l’échelle mondiale dépasse les 20 milliards de dollars et dont le seuil de rentabilité est supérieur à 10% verront une partie de leurs bénéfices être redistribués entre les Etats dans lesquels ces ventes sont réalisées. Tel est le premier point du projet.

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Second point, d’égale importance, toute entreprise dont les revenus dépassent les 750 millions d’euros seront taxés à hauteur « d’au moins 15% »… Ah, il semble que le « au moins » ai disparu… Eh oui, l’Irlande ne s’est pas ralliée à cette taxe à cette taxe sans quelques concessions.

Dublin a en effet obtenu une reformulation de ce point, de « au moins 15% », qui n’était pas au goût des Irlandais car le terme impliquait que des hausses de ce taux était possible, à « à un taux effectif minimum de 15% ». La nuance est mince, mais elle ferme la porte à de futures augmentations. Ne reste désormais plus, avec 136 membres de l’OCDE sur 140, qu’à signer une convention, puis à la faire ratifier par chacun des Etats, en espérant une entrée en vigueur en 2023.