HPC : les Américains repassent en tête

Surprise du Top500 de novembre, la Chine n’est plus qu’à la troisième place des supercalculateurs les plus puissants, son Sunway TaihuLight étant supplanté par le Sierra américain, après avoir été dépassé en juin par le Summit. Après deux ans de domination chinoise, les Etats-Unis recommencent à truster le haut du classement.

Le prototype servant de base au futur supercalculateur du CEA. Nom de code : Dibona.

En juin, la Chine s’était déjà fait volé la tête du classement Top 500, le Summit d’Oak Ridge passant devant le Sunway TaihuLight de Wuxi tandis que le Sierra de Livermore rejetait au pied du podium le Tianhe-2A de Guangzhou. Pour mémoire, les deux super-calculateurs américains conçus par IBM sont basés sur une architecture similaire composés de processeurs IBM Power9 et de GPU Nvidia.

Rebelote en novembre. En six mois, le Summit a vu ses performances grimper de 122,3 à 143,5 petaflops, le mettant pour l’heure hors de portée de la concurrence. Mais c’est son compatriote qui fait la plus belle avancée, avec un bond de 71,6 à 94,6 petaflops, chassant de la deuxième place du classement un Sunway TaihuLight qui plafonne à 93 petaflops.

De l’ARM au CEA

Le Centre de l’Energie Atomique, avec son calculateur Bull, chute de la 14e à la 16e place, un recul qui s’explique par l’arrivée en fanfare d’un Allemand dans le Top 10. Le SuperMUC-NG du Leibniz Rechenzentrum, a en effet eu droit à une petite cure de jouvence de la part de Lenovo, avec le remplacement de ses vieux Xeon, qui double le nombre de cœurs de la machine, lui permettant de bondir de 2,8 petaflops à 19,4.

Mais le Centre de l’Energie Atomique pourra se consoler avec l’arrivée prochaine d’un nouveau supercalculateur. Atos reste aux commandes mais les 92 lames BullSequana seront équipées de processeurs ARM ThunderX2, 32 cœurs pièces, fournies par Marvell.

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