b<>com et la deeptech française Label4.ai s'unissent pour répondre aux exigences de l'AI Act et à l'explosion des deepfakes notamment.
Démêler le vrai du faux, c'est ce que l'institut de recherche technologique (IRT) b<>com et la deeptech française Label4.ai promettent à travers la signature de leur partenariat stratégique, annoncé lundi. Les deux partenaires souhaitent développer des solutions de protection des contenus et de détection de contenus générés ou manipulés par l'IA.
Ce partenariat entre en cohérence avec une exigence de l'AI Act, qui obligera tout acteur générant ou modifiant des contenus à l'aide de l'IA à intégrer des solutions de marquage afin de les identifier et de les différencier des contenus authentiques. Très concrètement, Label4.ai doit fournir une interface unifiée pour distinguer les vrais contenus de ceux qui ont été générés, modifiés ou manipulés à l'aide d'outils de genAI. Elle fournira également une technologie de tatouage numérique permettant de repérer ces contenus.
+900 % de deepfakes
b<>com, quant à lui, doit mettre à disposition sa propre technologie de tatouage numérique conçue spécifiquement pour protéger les contenus audiovisuels (vidéos, images) authentiques, sans besoin de métadonnées ou de connexion cloud. Présenté comme un outil de lutte contre la désinformation, il doit aussi permettre de protéger la propriété intellectuelle des médias et de détecter fraudes et manipulations.
« En associant les technologies de tatouage numérique de b<>com et les capacités de traçabilité, de vérification et de détection de Label4.ai spécifiquement sur les contenus générés par l'IA, nous contribuons à bâtir une réponse française et européenne aux nouveaux enjeux de confiance numérique et de conformité réglementaire », a souligné dans un communiqué Anthony Level, cofondateur et CSO de Label4.ai.
Le volume des contenus générés par IA a explosé depuis l'avènement des outils d'intelligence artificielle générative. Selon l'entreprise de cybersécurité DeepStrike, le volume des deepfakes par exemple est passé d'environ 500 000 vidéos en 2023 à près de 8 millions deux ans plus tard, soit une croissance annuelle de… 900 %.

