Panne des impôts : et si c’était une attaque informatique ?

Où l’on apprend que le site de la DGFIP se bloque en cas d’un trop grand nombre de connexions et que Bercy soupçonne une attaque DDoS. Deux enquêtes auraient été ouvertes suite à la panne qui a touché impots.gouv lundi.Le 4 juin, Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, lançait oups.gouv.fr, un site qui veut aider les administrés à éviter les erreurs administratives. Sous-titre : « vous avez le droit à l’erreur ». Au lendemain de la panne rencontrée par le site impots.gouv.fr, alors que la date limite pour remplir sa déclaration était fixée au 4 juin, ce droit à l’erreur pouvait prêter à sourire.Mais à Bercy, on ne rigole pas. A en croire les informations de France Info, le ministère a ouvert deux enquêtes après l’interruption de service du site de la DGFIP le 3 juin. On soupçonnait un trop grand nombre de connexions que l’infrastructure sous-jacente de Bercy n’a pas été en mesure de supporter : que nenni, le site s’est bloqué de lui-même, « comme le veut la procédure » explique très sérieusement France Info.

Procrastination ou cyberattaque ?

Les bras nous en tombent. Si 3 millions de connexions en 30 minutes, comme l’indiquait le ministre, représentent effectivement un pic de trafic important, nous étions bien loin de penser qu’un mécanisme allait mettre le site en panne. Où est donc passé le load balancing ? Mais il s’agirait d’une mesure de sécurité, car Bercy soupçonne très fortement une attaque DDoS. Car, « selon une source proche de Bercy […] des adresses IP suspectes venues de l'étranger ont été repérées ».On est bien loin de « l'effet de ce long week-end ensoleillé » et de « l'augmentation du nombre de gens qui télédéclarent » et font preuve d’un « peu de procrastination », explications de la panne selon Gérald Darmanin, au micro de France Info mardi.Les deux enquêtes, l’une interne au ministère de l’Action et des Comptes publiques, l’autre confiée à l’ANSSI, vont donc devoir déterminer ce qu’il s’est réellement passé dans la nuit du 3 au 4 juin.