Partenaire de longue date de la marque marseillaise et détenteur de 95% de son capital, le Chinois Tinno absorbe le reste de Wiko, à la faveur d’une année 2017 compliquée pour le Phocéen. Laurent Dahan, son fondateur, perd son rôle de président mais reste au comité exécutif de l’entreprise.
Wiko était détenu à 95% depuis 2012 par le fabricant chinois Tinno. Ce « partenaire » complète désormais l’absorption de l’entreprise phocéenne, apprend-on par voie de communiqué. « Ce rapprochement s’inscrit dans une logique actionnariale et industrielle » y explique Laurent Dahan, fondateur et désormais ex-président de Wiko.
Si Wiko est présentée comme une marque française, seules le design et le marketing étaient opérées depuis la France. Le reste de ses activités est localisé en Chine. Rien ne devrait changer quant à ce mode de fonctionnement. En outre, le Chinois conservera la marque Wiko, Tinno étant un illustre inconnu en Europe.
Le Wim en partie responsable
Aucun n’emploi n’est vraisemblablement menacé pour le moment mais il y a du changement à la direction. Laurent Dahan perd sa place de président, désormais occupée par le patron de Tinno, James Lin. Le fondateur de Wiko reste toutefois au comité exécutif en qualité de vice-président. « Le nouveau Comité Exécutif de Wiko est composé de James Lin, Président, Laurent Dahan, Senior Vice-Président, Michel Assadourian (ex-CEO) et Julien Heang, Vice-Présidents » précise le communiqué.
Cette prise totale de contrôle n’est en somme que la suite logique du processus démarré en 2012. Toutefois, les récentes difficultés de Wiko ne sont pas étrangères à la volonté de Tinno de changer la direction. Principal fautif : le Wiko Wim. Smartphone de la cuvée 2017 de Wiko, le Wim marquait l’incursion du constructeur dans un segment plus haut de gamme qu’à son habitude. Un segment où il n’a pas fait d’étincelles.


