Huawei et ZTE bannis des bases militaires américaines

Ça va de mal en pis pour les constructeurs chinois. Enquêtes, blocus, pressions politiques, accusation d’espionnage : ZTE et Huawei ne sont plus les bienvenus sur le sol américain, à commencer par les casernes et autres locaux militaires.

C’est l’effet Kaspersky. On se rappellera que l’an dernier, l’éditeur russe s’est vu fermer les portes des administrations fédérales aux Etats-Unis, soupçonné d’être trop proche du Kremlin et de laisser les autorités russes espionner par le biais de ses solutions. C’est désormais au tour des Chinois Huawei et ZTE de faire l’objet des foudres de l’administration Trump.

Le Pentagone vient ainsi de décider de ne plus rien acheter aux deux constructeurs. « Les terminaux Huawei et ZTE sont susceptibles de représenter un risque inacceptable pour le personnel, les informations et les missions du Département » indique un porte-parole du DoD. Référence est faite aux avis du renseignement américain : les agences fédérales estiment que les terminaux des deux constructeurs peuvent être utilisés à des fins d’espionnage par Pékin.

Protectionnisme ou sécurité nationale ?

Des accusations que ZTE et Huawei nient en bloc, sans être entendus. Concernant l’armée, le Pentagone n’interdit pas à ses militaires d’acheter pour leur usage personnel des smartphones produits par les deux entreprises… pour le moment. Une mesure restrictive plus large sur l’achat de ces terminaux pourrait être prise par le DoD, selon ce même porte-parole. Le sujet est en tout cas à l’étude.

Depuis le début de l’année, Huawei et ZTE prennent des coups aux Etats-Unis. Huawei a vu ses partenariats avec les opérateurs tomber à l’eau et son principal revendeur le lâcher. ZTE quant à lui a été sanctionné pour avoir violé l’embargo sur les ventes à l’Iran. Sept ans d’embargo sur le matériel et les technologies américaines pour le constructeur. Et Huawei pourrait connaître le même sort puisque la justice enquête sur ses opérations avec l’Iran.

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