Orange

  • 5G : l’Arcep met Ă  jour son observatoire des dĂ©ploiements

    [et_pb_section fb_built="1" admin_label="section" _builder_version="3.22"][et_pb_row admin_label="row" _builder_version="3.25" background_size="initial" background_position="top_left" background_repeat="repeat"][et_pb_column type="4_4" _builder_version="3.25" custom_padding="|||" custom_padding__hover="|||"][et_pb_text admin_label="Text" _builder_version="3.27.4" background_size="initial" background_position="top_left" background_repeat="repeat"]

    Chose promise, chose due, le rĂ©gulateur des tĂ©lĂ©coms publie les premiĂšres donnĂ©es relatives aux dĂ©ploiements 5G. Les cartes et autres graphiques renseignent tout particuliĂšrement sur la stratĂ©gie de chacun des opĂ©rateurs, en particulier Free qui se targue du plus grand rĂ©seau 5G en France, et de loin. 

    La 5G, et les communications commerciales des opĂ©rateurs, seront trĂšs surveillĂ©es : l’exĂ©cutif l’a promis et les associations de consommateurs veillent au grain. SFR et Orange font d’ores et dĂ©jĂ  l’objet d’une plainte de la CLCV, qui leur reproche une information insuffisante et un flou quant Ă  la couverture et aux dĂ©bits. L’Arcep avait Ă  ce titre annoncĂ© la mise en ligne prochaine d’un observatoire des dĂ©ploiements, Ă  l’image de ce que le rĂ©gulateur propose dĂ©jĂ  pour la 4G ou encore la fibre. C’est dĂ©sormais chose faite. 

    L’Arcep vient en effet de publier les premiers indicateurs relatifs aux sites 5G ouverts commercialement par opĂ©rateur et par bande de frĂ©quences. Il colle au train de l’ANFR, qui a publiĂ© ses propres donnĂ©es la semaine derniĂšre. Dans le cas de l’agence des radiofrĂ©quences, il s’agit nĂ©anmoins de l’intĂ©gralitĂ© des sites pour lesquels elle a dĂ©livrĂ© une autorisation, peu importe qu’ils soient actifs ou non. 

    18 039 sites autorisés, 8 675 exploités

    On apprend ainsi que 12 894 sites sont autorisĂ©s dans la bande 700 MHz, occupĂ©e par Free, 5 526 sites dans la bande 2 100 MHz pour Bouygues, Orange et SFR et enfin 3 589 sites dans la bande 3,5 GHz, objet des enchĂšres bouclĂ©es en fin d’annĂ©e derniĂšre et frĂ©quence “coeur” de la 5G, sur laquelle les quatre opĂ©rateurs sont positionnĂ©s. L’ANFR rappelle par ailleurs que certains sites sont mutualisĂ©s : il ne faut donc pas s’étonner si la somme des sites autorisĂ©s par bande de frĂ©quences est plus Ă©levĂ©e que le total des supports autorisĂ©s.

    Du cĂŽtĂ© de l’Arcep, la carte du site « Mon rĂ©seau mobile » a Ă©tĂ© mise Ă  jour pour afficher les emplacements des sites 5G actifs. Bien plus que l’observatoire, c’est bien cette carte qui aidera les consommateurs Ă  constater si oui ou non leur lieu de rĂ©sidence est couvert. L’Observatoire lui-mĂȘme affiche les donnĂ©es relatives aux dĂ©ploiements de la 5G au 31 dĂ©cembre et renseigne surtout sur les stratĂ©gies adoptĂ©es par les opĂ©rateurs. 

    Free en tĂȘte avec sa “fausse” 5G (selon SFR)

    Free se targue d’avoir le plus grand rĂ©seau 5G en France, et Ă  raison : l’opĂ©rateur compte 5 640 sites activĂ©s au niveau national, dont 357 ouverts entre le 15 et le 31 dĂ©cembre. Loin derriĂšre viennent Bouygues Telecom avec 1500 sites, SFR avec 793 sites et Orange, que l’on a guĂšre l’habitude de voir en fin de classement, avec 742 sites. L’entreprise de Xavier Niel peut donc continuer de se prĂ©tendre premier rĂ©seau 5G de France... Mais il y a un “mais”, sur lequel SFR appuie massivement dans ses propres communications. 

    Pour peu que l’on se penche sur les sites par frĂ©quence, le rapport s’inverse. Car dans la bande “coeur” de la 5G, la bande 3,5 GHz, c’est Orange qui arrive en tĂȘte avec 579 sites. Free lui emboĂźte le pas, avec 322 sites, suivi de SFR, 155 sites, et de Bouygues TĂ©lĂ©com, 142 sites. Enfin, sur la bande 1800-2100 MHz, dont Free est absent, Bouygues domine avec ses 1459 antennes quand SFR en compte 641. La plus grande couverture 5G par Free s’appuie donc sur les frĂ©quences basses, ce que SFR ne perd pas une occasion de qualifier de “fausse 5G”. Une accusation erronĂ©e en soi, les bandes basses, dĂ©jĂ  utilisĂ©es pour les rĂ©seaux actuels 2G, 3G et 4G, pouvant accueillir la 5G au nom de la neutralitĂ© technique. D’autant que les frĂ©quences 1800-2100 MHz, massivement utilisĂ©es par l’opĂ©rateur au carrĂ© rouge, font elles aussi partie de ces bandes basses. 

    Fréquences, agrégation et idées reçues

    Mais force est de constater que les dĂ©bits proposĂ©s sur ces frĂ©quences sont bien moins Ă©levĂ©s que ceux permis par les 3,5 GHz et, dans le futur, les bandes millimĂ©triques. A 700 MHz, les dĂ©bits sont bien plus proches de la 4G. L’ANFR livre d’ailleurs au sujet des atouts de chacune des bandes une explication (et une infographe) particuliĂšrement pertinente : “les bandes de frĂ©quences utilisĂ©es en 5G ont des propriĂ©tĂ©s diffĂ©rentes. Plus elles sont basses dans le spectre, plus leur portĂ©e est importante et elles pĂ©nĂštrent bien dans les bĂątiments. En revanche, leur dĂ©bit est limitĂ©. Plus elles sont hautes dans le spectre, moins leur portĂ©e est importante, elles sont plus sensibles aux obstacles et pĂ©nĂštrent moins bien dans les bĂątiments. En revanche, elles offrent des dĂ©bits plus importants”.

    L’agence chargĂ©e des radiofrĂ©quences ajoute que les smartphones 5G peuvent agrĂ©ger les diffĂ©rentes bandes, pour peu que l’opĂ©rateur dispose dans la zone d’antennes sur plusieurs frĂ©quences. Ce qui permet d’offrir de meilleurs dĂ©bits thĂ©oriques. Ainsi, la 5G sur les bandes 700 MHz s’agrĂšge (Ă  condition d’avoir un tĂ©lĂ©phone dotĂ© d’un modem supportant de 4x4 MIMO) avec par exemple la bande 2600 MHz exploitĂ©e par Free. Si la “vraie” 5G est celle exploitant les frĂ©quences hautes, Free remporte nĂ©anmoins la bataille de l’image, corrigeant sa rĂ©putation d’un opĂ©rateur ayant une couverture catastrophique. 

    [/et_pb_text][et_pb_cta button_url="https://www.arcep.fr/fileadmin/cru-1611251965/user_upload/observatoire/5G-deploiements/janvier-2021/Observatoire5G_France_14012021.pdf" url_new_window="on" button_text="Observatoire 5G Arcep" admin_label="Encadré Obs Arcep" _builder_version="4.6.5" _module_preset="default" background_color="#002f66"]

    Lire à ce sujet la derniÚre édition de l'Observatoire du déploiement 5G de l'Arcep :

    Données au 31/12/2020, publié le 14/01/2021

    [/et_pb_cta][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section]
  • 5G : Orange et SFR poursuivis par une association de consommateurs

    Les opĂ©rateurs n’ont pas attendu longtemps, Ă  peine leurs premiers rĂ©seaux commercialement exploitĂ©s, pour se lancer dans une vaste campagne de matraquage publicitaire autour de leurs offres 5G, multipliant les annonces grandiloquentes... ce qui dĂ©plaĂźt Ă  certaines associations de dĂ©fense des consommateurs. 

    La 5G est partout ! Non pas en termes de dĂ©ploiements - de ce point de vue, il faudra sans doute attendre 2030 pour que ce soit le cas - mais de communication. Des promotions sur les smartphones, forcĂ©ment 5G, aux nouvelles offres de SFR, Orange ou Free, en ligne, Ă  la tĂ©lĂ©vision ou dans les rues, la nouvelle gĂ©nĂ©ration de technologie cellulaire est immanquable... avec d’ores et dĂ©jĂ  des petites piques entre les uns et les autres, Ă  l’instar de SFR qui, par la voix de son directeur gĂ©nĂ©ral, GrĂ©gory Rabuel, glisse sur BFM Lyon une rĂ©fĂ©rence Ă  la “vraie 5G”. Entendre par lĂ  celle qui utilise les bandes de frĂ©quences 3,5 GHz, et pas celle sur les 700 MHz de Free. 

    Mais cette campagne marketing n’est pas sans dĂ©plaire aux associations de consommateurs. L’une d’entre elles, CLCV, explique dans un communiquĂ© avoir dĂ©cidĂ© “d’attaquer devant les tribunaux les offres commerciales 5G proposĂ©es par certains opĂ©rateurs car elle estime que l’information prĂ©contractuelle dĂ©livrĂ©e aux consommateurs n’est pas satisfaisante”. En effet, l’association dĂ©nonce dans les communications un flou entretenu quant Ă  la disponibilitĂ© de la 5G et aux dĂ©bits rĂ©els. 

    Guerre de comm'

    SelonLe Parisien, la plainte vise spĂ©cifiquement Orange et SFR, qui contrairement Ă  Free ont montĂ© les prix de leurs forfaits. Selon Olivier Gayraud, chargĂ© de mission chez CLCV citĂ© par notre consƓur, “non seulement, ces forfaits bondissent de 25 %, mais ils sont souvent accompagnĂ©s d'un engagement sur douze mois, ce qui fait que le consommateur, s'il veut changer d'avis, devra acquitter de lourdes pĂ©nalitĂ©s”. Or la communication des opĂ©rateurs fait miroiter une 5G Ă  l’échelle nationale et des performances largement supĂ©rieures Ă  la 4G. 

    C’est pourquoi CLCV en profite pour demander “ l’adoption d’un texte contraignant renforçant l’information prĂ©contractuelle et contractuelle des consommateurs”, obligeant les opĂ©rateurs Ă  plus de clartĂ© quant au fait que le dĂ©ploiement est progressif, que les dĂ©bits sont amenĂ©s Ă  varier en fonction des frĂ©quences et de la densitĂ© d’utilisateurs, et Ă  renvoyer vers des cartes de couverture “prĂ©cises et actualisĂ©es”. Autant de points sur lesquels l’exĂ©cutif et l’Arcep ont prĂ©venu qu’ils se montreraient vigilants.

  • 5G : vers un accord de mutualisation Free-Orange

    Maintenant que la procĂ©dure d’attribution est terminĂ©e et qu’il ne reste plus Ă  l’Arcep qu’à signer les licences d’exploitation, les discussions jusqu’alors tabou s’engagent entre les opĂ©rateurs, avec un premier signe de rapprochement entre Free et Orange qui pourraient mutualiser leurs rĂ©seaux. Les enchĂšres de positionnement de chaque opĂ©rateur sur le spectre viendrait de s'achever, signal de dĂ©part du dĂ©ploiement des rĂ©seaux 5G, mais aussi des tractations entre les quatre larrons. Et c'est Ă  l'occasion de l'UniversitĂ© d'Ă©tĂ© du THD, organisĂ©e par Infranum aux Sables d'Olonne mardi et mercredi, que StĂ©phane Richard a mis les pieds dans le plat. â€œLa voie est libre pour la mutualisation de la 5G entre Orange et Free” a dĂ©clarĂ© le patron de l’opĂ©rateur historique, des propos rapportĂ©s par Le Figaro. Soit un projet similaire Ă  celui de Bouygues et SFR sur la 2G, la 3G et la 4G. L’accord avait Ă©tĂ© mis en place en 2014 et accordait le Grand Ouest et le Sud-Est Ă  Bouygues, le Nord et le Sud Ouest Ă  SFR. 

    Petits accords entre amis

    Free et Orange pourrait donc s’engager sur la voie de la mutualisation des rĂ©seaux, et ce afin de couvrir un maximum de territoire en un minimum de temps. Car rappelons que l’attribution de blocs Ă  prix fixe Ă©tait conditionnĂ© Ă  la prise d’engagement des opĂ©rateurs, notamment en termes de couverture. Reste Ă©galement Ă  savoir si les deux opĂ©rateurs sont susceptibles de signer un accord d’itinĂ©rance, comme ce fut longtemps le cas pour Free sur le rĂ©seau d’Orange. "Les enchĂšres sont restĂ©es dans des niveaux de prix raisonnables qui nous permettent de commencer tout de suite Ă  investir dans les rĂ©seaux. La maniĂšre dont cela s'est passĂ© est satisfaisante" ajoute StĂ©phane Richard. 500 antennes ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©es lors des tests, une goutte d’eau dans l’ocĂ©an du matĂ©riel qui devra ĂȘtre installĂ© dans les prochaines annĂ©es, mais un point de dĂ©part tout de mĂȘme.D’autant que, pour le patron d’Orange, la 5G ne devra pas ĂȘtre offerte que dans les centres villes, mais Ă  l’échelle des mĂ©tropoles et dans les territoires, de sorte Ă  prĂ©server un "Ă©quilibre entre le rural et les zones urbaines".
  • Cloud de confiance : horizon Bleu pour Capgemini et Orange

    Capgemini et Orange vont créer une joint-venture, Bleu, pour proposer un Cloud de confiance, labellisé SecNumCloud, en partenariat avec Microsoft.

    Les deux entreprises crĂ©er une nouvelle sociĂ©tĂ©, baptisĂ©e Bleu, qui fournira un Cloud de Confiance, une solution de Cloud souverain reposant sur une plateforme qui serait en conformitĂ© avec la politique de l’État français. Cette politique exige l’obtention du label SecNumCloud auprĂšs de l’Agence Nationale de la SĂ©curitĂ© des SystĂšmes d’Information (ANSSI) ainsi que le respect de la rĂ©glementation en vigueur.

    Elles vont mettre en commun leur savoir-faire, en partenariat avec Microsoft, afin de crĂ©er un fournisseur de services Cloud français rĂ©pondant aux besoins spĂ©cifiques de certaines organisations (OpĂ©rateurs d’Importance Vitale (OIV), aux OpĂ©rateurs de Services Essentiels (OSE), Ă  l’État français, Ă  la fonction publique, aux hĂŽpitaux et aux collectivitĂ©s territoriales).

    Microsoft présent

    Bleu proposera ainsi Ă  ses clients les solutions sĂ©curisĂ©es du Cloud de Microsoft, en l’occurrence les suites de collaboration et de productivitĂ© Office365 ainsi que l’ensemble des services de la plateforme Azure, dans un environnement indĂ©pendant.

    La solution sera "immune" des lĂ©gislations extraterritoriales et indĂ©pendante Ă©conomiquement. Capgemini et Orange seront majoritaires dans le capital de l'entreprise. La solution s’appuie Ă©galement sur le respect des garanties en matiĂšre de transfert de donnĂ©es et de contrĂŽle exclusif des applications Cloud Ă  partir d’une infrastructure isolĂ©e, basĂ©e sur des centres de donnĂ©es situĂ©s en France. Les centres de donnĂ©es de Bleu seront ainsi sĂ©parĂ©s de maniĂšre stricte des centres de donnĂ©es internationaux de Microsoft, ce qui garantira son autonomie opĂ©rationnelle. De plus, Bleu sera exploitĂ© depuis la France par son propre personnel.

    A terme Bleu a vocation a rejoindre le projet Gaia-X. Les deux entreprises sont d'ailleurs membres du projet. L'ANSSI a accueilli le projet de maniĂšre favorable. Il devrait donc obtenir la certification SecNumCloud dans un avenir proche.

  • Equinix en toute amitiĂ©

    Equinix construit à Bruges en Gironde un centre de données qui va accueillir le point de terminaison du cùble sous-marin AMITIE.

    En partenariat avec Orange et les membres du consortium AMITIE, Equinix construit un centre de donnĂ©es de 3000 mÂČ de salles blanches Ă  Bruges dans la banlieue bordelaise. Il va accueillir le point de terminaison du cĂąble sous-marin AMITIE qui relie les cĂŽtes amĂ©ricaines (Massachusetts) Ă  la cĂŽte d'argent en atterrissant au Porge et Ă  Bude en Angleterre. Ce rĂ©seau de fibre optique est d'une longueur totale de 6800 km, embarquant 16 paires de fibre d’une capacitĂ© maximale de 23 Tbit/s chacune et initiĂ© par Facebook. Il sera opĂ©rationnel Ă  compter de dĂ©but 2022. A partir du centre de Bruges, Orange a ouvert trois voies de connexion vers l'Espagne.

    Un centre de données modulaire

    Pour ce centre de donnĂ©es nommĂ© BX 1, Equinix a choisi une conception modulaire. PlutĂŽt que de construire un centre complet, Equinix va dĂ©ployer des modules par tranche. Chaque module dĂ©veloppe une puissance de 1 MW pour parvenir Ă  un total de 6 MW. il sera alimentĂ© entiĂšrement en Ă©nergies renouvelables. La redondance Ă©lectrique est N+N et le refroidissement N+1 Ă  partir de refroidissement Ă  eau et par air ambiant. La configuration d'alimentation de secours est de 3 x 1,250 et 15 x 1,000 kVA de gĂ©nĂ©rateurs diesel. Le sol est constituĂ© par une dalle en bĂ©ton qui supporte 12 kN/mÂČ (KiloNewton), soit 1,2 tonne par mÂČ. Il est reliĂ© Ă  toutes les grandes boucles de connectivitĂ©. Le PUE cible du centre est de 1,2 et propose une disponibilitĂ© Ă  9,99999. Il sera mis en service en juillet prochain avec une inauguration officielle en septembre.

    Le choix de l'attractivité

    Le choix de la région Nouvelle-Aquitaine pour ce centre ne tient pas juste à l'arrivée du cùble AMITIE. Le point d'atterrissage était en discussion et la région de Bilbao, au pays Basque Espagnol avait été évoquée. C'est l'attractivité de la région et son potentiel qui a poussé le projet. Régis Castagné, DG d'Equinix en France précise : "Bordeaux est la 1Úre ville en nombre de création d'entreprises et 1Úre créatrice d'emploi dans le numérique en France". Le centre vise à développer un large écosystÚme régional autour de cette dynamique en apportant un noeud de concentration et de traitement au plus prÚs des besoins. Toujours selon Régis Castagné, d'ici quelques années 60% des ressources réseau seront dédiées à l'Edge (périphérie) pour de nouveaux cas d'usages comme la télémédecine. BX 1 a donc vocation à regrouper en son sein des opérateurs de télécommunications et des fournisseurs de services en ligne (Cloud, SaaS...). Localement, outre les emplois pour construire le centre, BX 1 va générer une cinquantaine d'emplois à temps plein.

    Une vue du futur centre de données de Bruges en Gironde.
  • Facebook s’associe Ă  Orange pour tirer un cĂąble Afrique-Asie-Europe

    Un consortium mené par Facebook entend déployer un cùble sous-marin de 37000 km de long afin de mieux desservir le continent africain. Deux Français ont rejoint le projet : Orange, mais aussi Alcatel Submarine Networks, qui assurera la construction du cùble. 

    Si Facebook est Ă  la peine pour assurer une connexion satellitaire Ă  Internet en Afrique, le gĂ©ant ne manque pas de projets plus traditionnels. 2Africa en est l’illustration la plus rĂ©cente. Sous ce terme se cache un cĂąble sous-marin de 37000 km de long, “quasiment l’équivalent de la circonfĂ©rence de la Terre” prĂ©cise Facebook dans son communiquĂ©. Cette infrastructure sous-marine fera le lien entre 23 pays sur trois continents, l’Europe, l’Afrique et l’Asie. 

    Pour mener ce projet Ă  bien Ă  l’horizon 2024, Facebook a montĂ© un consortium composĂ©, entre autres, de Vodafone, de China Mobile ou encore de STC. On y trouve Ă©galement notre Orange national ainsi que, prĂ©posĂ© Ă  la construction du cĂąble, ASN, pour Alcatel Submarine Network, un autre Français. 

    La 5G aussi

    Facebook se fĂ©licite du cĂŽtĂ© innovant de ce cĂąble, dont il explique qu’il est le premier de cette taille Ă  recourir Ă  un nouveau conducteur en aluminium pour les systĂšmes de cĂąbles sous-marins. En outre, l’entreprise ajoute avoir doublĂ© le nombre de paires de fibres tout en privilĂ©giant l’économie de ressources Ă  une technologie de multiplexage par rĂ©partition spatiale (SDM1)

    «Une fois achevĂ©e, cette nouvelle route fournira la capacitĂ© Internet, la redondance et la fiabilitĂ© indispensables Ă  travers l'Afrique, rĂ©pondra Ă  une demande de capacitĂ© en augmentation rapide au Moyen-Orient et soutiendra la croissance future de la 4G, de la 5G et de l'accĂšs Ă  large bande pour des centaines de millions de personnes» assure l’entreprise de Mark Zuckerberg.

  • Free rĂ©clame 1,5 milliard d’euros Ă  Orange et Ă  Bouygues

    L’affaire des mobiles subventionnĂ©s continue d’envenimer les relations entre Free et les trois autres opĂ©rateurs. Trois ans aprĂšs sa victoire en cassation contre SFR, le trublion rĂ©clame dĂ©sormais 790 millions d’euros Ă  Orange et 722 Ă  Bouygues.

    Les mobiles subventionnĂ©s, Ă  savoir les tĂ©lĂ©phones Ă  prix rĂ©duits contre engagement et rĂ©engagement chez l’opĂ©rateur, ont toujours Ă©tĂ© le cheval de bataille de Free. Et peu importe que les offres sans engagement dominent 80% du marchĂ© aujourd’hui, contre moins de 25% en 2011, l’entreprise de Xavier Niel n’en dĂ©mord pas.

    Elle avait sonnĂ© la charge en 2012 contre SFR, obtenant la victoire devant la Cour de Cassation en 2018. Le juge estimait en effet que le mobile subventionnĂ© relevait du crĂ©dit Ă  la consommation et que SFR est tenu d’appliquer « les dispositions du code de la consommation s’imposant au professionnel qui accorde Ă  ses clients une facilitĂ© de paiement ».

    Pour Free, cet arrĂȘt « rend donc impossible, sans le respect des rĂšgles du crĂ©dit Ă  la consommation, le paiement Ă©talĂ© du prix de tĂ©lĂ©phones dans le cadre de forfaits mobiles ». L’opĂ©rateur assurait que la dĂ©cision de la cour « pourrait rendre nuls certains forfaits avec les consĂ©quences qui en dĂ©coulent ». Dont acte, selon L’Express : Free rĂ©clame dĂ©sormais 790 millions d'euros Ă  Orange, prĂ©judice estimĂ© en fin d’annĂ©e derniĂšre suite Ă  la saisine du Tribunal de Commerce de Paris en 2018.

    Vers un loi contre les mobiles subventionnés

    De mĂȘme, Bouygues se voit exiger le rĂšglement de 722 millions d'euros, contre 619 millions prĂ©cĂ©demment. Toutefois ce dernier renĂącle et accuse Free d’abus de droit et de dĂ©nigrement, rĂ©clamant pour sa part 1,5 million de dommages et intĂ©rĂȘts au passage. En effet, aux yeux de Bouygues, la dĂ©cision de la Cour de Cassation s’appliquait Ă  une offre spĂ©cifique de SFR, et non Ă  l’ensemble du marchĂ©.

    D’autant que la loi pourrait prochainement changer. Lors de son audition par le SĂ©nat la semaine derniĂšre, Laure de La RaudiĂšre a indiquĂ© avoir Ă©tĂ© saisie par le gouvernement, en l’occurrence la ministre de la Transition Ă©cologique Barbara Pompili et le secrĂ©taire d’État au NumĂ©rique CĂ©dric O. Elle entend Ă©tudier la question, ce qui pourrait in fine aboutir Ă  une loi sur les pratiques commerciales des opĂ©rateurs et « leurs impacts sur la durĂ©e de vie des terminaux », le subventionnement Ă©tant susceptible d’entraĂźner un renouvellement plus frĂ©quent des terminaux.

  • Free et Orange prolongent leur accord d’itinĂ©rance

    Le dernier arrivĂ©e sur le marchĂ© des tĂ©lĂ©coms mobiles a obtenu de l’Arcep de prolonger l’accord d’itinĂ©rance en vigueur depuis 2011 sur les rĂ©seaux 2G et 3G de l’opĂ©rateur historique. Celui-ci devait prendre fin au 31 dĂ©cembre 2020 mais les arguments de Free ont fait mouche. L’itinĂ©rance peut donc se poursuivre jusqu’à fin 2022, au grand dam des autres opĂ©rateurs.  Depuis son arrivĂ©e sur le marchĂ© du mobile, Free utilise les rĂ©seaux 2G et 3G d’Orange dans le cadre d’un accord d’itinĂ©rance permettant au trublion des tĂ©lĂ©com de proposer ses services sur le rĂ©seau de l’opĂ©rateur historique. Leurs concurrents s’étaient Ă©levĂ©s contre cet accord perturbant la concurrence, SFR allant jusqu’à saisir la Commission europĂ©enne en 2012.
    En 2015, l’Arcep elle-mĂȘme commençait Ă  montrer les muscles, son patron SĂ©bastien Soriano craignant que “l'itinĂ©rance se transforme en drogue de substitution” tandis que Free assurait prĂ©parer la fin de l’accord, l’opĂ©rateur estimant son rĂ©seau suffisamment solide. Un an plus tard, un plan de sortie est mis en place, “permettant l’extinction progressive de l’itinĂ©rance par rĂ©duction des dĂ©bits jusqu’au 31 dĂ©cembre 2020”.

    Fin au 31 dĂ©cembre 2022 

    Mais voici que l’Arcep nous apprend qu’en fĂ©vrier dernier lui a Ă©tĂ© transmis un avenant au contrat prolongeant celui-ci de deux ans. En effet, pour Free Mobile, la situation a changĂ© depuis 2016 : entre l’accord de mutualisation de Bouygues et SFR et les obligations du New Deal mobile, l’opĂ©rateur se dit dans l’impossibilitĂ© “ de rattraper le standard de couverture du marchĂ© qui a nettement augmentĂ©â€. De mĂȘme, il dĂ©plore un “nombre d’abonnĂ©s 2G « en attrition lente »" et “l’impossibilitĂ© pour Free Mobile de dĂ©ployer un rĂ©seau 2G Ă  court-terme en raison du manque de frĂ©quences”.  Les arguments ont fait mouche auprĂšs de l’Arcep, qui consent Ă  ce que l’accord soit prolongĂ© de deux ans. Ce qui ne manquera pas de dĂ©plaire aux dĂ©tracteurs de cet accord, aussi bien Bouygues Telecom et SFR que les opĂ©rateurs alternatifs, qui accusent Free Mobile de ne pas suffisamment investir dans ses rĂ©seaux 2G et 3G, faussant le jeu de la concurrence entre les opĂ©rateurs.
  • Gigantesque panne des appels d’urgence pendant plus de six heures

    Panne nationale des numĂ©ros d’appels d’urgence (15, 17, 18, 112) mercredi entre 16h45 et minuit Ă  cause d’un incident technique sur les rĂ©seaux d’Orange. StĂ©phane Richard, son PDG, a Ă©tĂ© convoquĂ© Place Beauvau par GĂ©rald Darmanin, jeudi matin. Un dĂ©cĂšs et deux AVC sont pour l’instant Ă  dĂ©plorer, selon le ministĂšre, mĂȘme si le bilan dĂ©finitif est encore Ă  l’étude.

    « Graves et inacceptables »VoilĂ  comment le ministre de l’IntĂ©rieur GĂ©rald Darmanin a qualifiĂ© la panne nationale des principaux numĂ©ros d’urgence (15,17,18,112), Ă  l’occasion d’une confĂ©rence de presse, ce jeudi.

    La PrĂ©fecture de Police, les sapeurs-pompiers ainsi que le SAMU de Paris ont indiquĂ© des « perturbations », dans la soirĂ©e, via leurs comptes Twitter respectifs. La panne fait suite Ă  « un incident sur un Ă©quipement technique », a confirmĂ© l’opĂ©rateur Orange dans un communiquĂ© de presse. Ce dernier a annoncĂ© un retour Ă  la normale vers minuit.

    RentrĂ© prĂ©cipitamment de Tunis, oĂč il Ă©tait en voyage ministĂ©riel, M. Darmanin avait activĂ© une cellule interministĂ©rielle de crise, mercredi vers 18h45, comme indiquĂ© par le ministre de l’IntĂ©rieur. Le PDG d’Orange, StĂ©phane Richard, a Ă©tĂ© conviĂ© Ă  un rendez-vous, jeudi Ă  9h, Place Beauvau, pour Ă©voquer l’incident.

    Un décÚs et deux AVC

    GĂ©rald Darmanin a fait part de trois incidents. Un dĂ©cĂšs dans le Morbihan d’une personne « n’ayant pas pu joindre par sa famille les services de secours Â» ainsi que deux autres AVC Ă  La RĂ©union. Un nouveau point sera fait dans la journĂ©e concernant ce bilan et son Ă©ventuel lien avec la panne.

    Le ministĂšre de l’IntĂ©rieur a rappelĂ© que si « une dĂ©gradation » avait Ă©tĂ© constatĂ©e, il n’ y a pas eu d’interruption des services. Une liste de numĂ©ros alternatifs a Ă©tĂ© communiquĂ©e par le ministĂšre de l’IntĂ©rieur pour pallier Ă  la panne. L’ensemble de ces numĂ©ros est disponible ici. Ils devraient ĂȘtre suspendus vers midi, dĂšs lors que les numĂ©ros d’urgence fonctionnent pleinement.

    Le ministĂšre de l’IntĂ©rieur a indiquĂ© que la piste de la cyberattaque avait Ă©tĂ© Ă©cartĂ©e par Orange sans pour autant, de son cĂŽtĂ©, « totalement l’exclure Â».

    ContactĂ©s, Orange et le ministĂšre de l’IntĂ©rieur n’ont pas rĂ©pondu Ă  nos sollicitations.

  • La 5G Ă  Paris avant la fin du mois

    StĂ©phane Richard promet que le dĂ©ploiement du rĂ©seau 5G d’Orange dĂ©butera dans la capitale d’ici Ă  la fin du mois de mars. Car le Conseil de Paris a approuvĂ© mercredi la charte qui encadre la 5G dans la ville, ouvrant la porte aux opĂ©rateurs.

    La 5G, on en parle beaucoup, on la voit peu. Car telle une campagne de vaccination, le dĂ©ploiement des rĂ©seaux prend son temps. La faute des “fake news”, selon StĂ©phane Richard sur Europe 1 ce matin. Ou du moins de “certaines inquiĂ©tudes” qui, dans les conseils municipaux, ralentissent l’installation des antennes. Car si les maires ne peuvent empĂȘcher les dĂ©ploiements sur le territoire de leur commune, les opĂ©rateurs se sont engagĂ©s Ă  ne pas brusquer les Ă©diles. 

    C’était ainsi le cas Ă  Paris, oĂč Orange rongeait son frein, jusqu’à ce que mercredi le Conseil de la ville signe une charte encadrant le dĂ©ploiement de la 5G. Bien que le document n’ait aucune valeur juridique, il se veut un gage de bonne volontĂ© pour rassurer les Ă©lus rĂ©ticents. Il comprend toutefois la crĂ©ation d’un observatoire qui sera chargĂ© de surveiller lesdits dĂ©ploiements. 

    Feu vert

    “On a pris des engagements autour de la puissance d’émission des antennes, ça c’est pour le volet sanitaire. On a aussi pris un certain nombre d’engagements sur le volet Ă©co-responsabilitĂ©, en particulier autour du recyclage des terminaux et des efforts qu’on doit dĂ©ployer dans ce domaine” explique StĂ©phane Richard. Et de rĂ©pondre par lĂ  mĂȘme aux “inquiĂ©tudes” et donner le coup d’envoi du dĂ©ploiement de la 5G Ă  Paris. 

    Ainsi, le patron de l’opĂ©rateur historique l’assure : le dĂ©ploiement de la 5G dans la capitale dĂ©butera “avant la fin du mois de mars”. Avec plusieurs mois de retard sur le planning initial, qui prĂ©parait les dĂ©ploiements dĂšs novembre, avant que l’Arcep ne conseille aux opĂ©rateurs de mettre de l’eau dans leur vin et d’attendre les dĂ©libĂ©rations des conseils et des consultations citoyennes.

  • La 5G pourrait ĂȘtre dĂ©ployĂ©e Ă  Paris « dans les prochaines semaines »

    [et_pb_section fb_built="1" _builder_version="3.22"][et_pb_row _builder_version="3.25" background_size="initial" background_position="top_left" background_repeat="repeat"][et_pb_column type="4_4" _builder_version="3.25" custom_padding="|||" custom_padding__hover="|||"][et_pb_text _builder_version="3.27.4" background_size="initial" background_position="top_left" background_repeat="repeat"]

    Une « charte parisienne de la tĂ©lĂ©phonie mobile Â» - signĂ©e par les opĂ©rateurs Bouygues Telecom, Orange, Free et SFR - va ĂȘtre proposĂ©e au Conseil de Paris dans le courant du mois de mars et ouvre la voie Ă  une commercialisation prochaine.

    La France a donc pris le tournant de l’innovation, comme l’indiquait le PrĂ©sident de la RĂ©publique Emmanuel Macron Ă  un parterre d’une centaine d’entrepreneurs de la French Tech, en septembre dernier, se voulant rassurant face aux retards pris face aux autres pays occidentaux dans la course au dĂ©ploiement de la 5G. Une nouvelle Ă©tape vient donc d’ĂȘtre franchie.

    La municipalitĂ© de Paris a trouvĂ© un accord sur la rĂ©daction d’une « charte parisienne de la tĂ©lĂ©phonie mobile Â» avec les opĂ©rateurs tĂ©lĂ©phoniques (Bouygues Telecom, Orange, Free et SFR) visant Ă  dĂ©ployer la 5G Ă  Paris « dans les prochaines semaines Â»,a-t-elle annoncĂ© dans un communiquĂ©, La charte sera soumise au Conseil de Paris du mois de mars.

    Engagements

    Les engagements pris par les opĂ©rateurs tĂ©lĂ©phoniques sont issus de la confĂ©rence citoyenne mĂ©tropolitaine sur la 5G (voir ses recommandations dans le PDF ci-dessous) et couvrent les domaines du respect de l’environnement, de la vie privĂ©e et des donnĂ©es personnelles ainsi que de la transparence Ă©nergĂ©tique. La municipalitĂ© de Paris va Ă©galement mettre en place un observatoire de la tĂ©lĂ©phonie mobile.

    La bataille pour la 5G s’intensifie depuis quelques mois. Paris intra-muros rejoint d’autres grandes villes françaises dont le dĂ©ploiement a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© approuvĂ© – non sans quelques rĂ©ticences - comme Lyon, Bordeaux, Monaco ou encore la proche banlieue parisienne comme Montreuil, Aubervilliers, Nanterre ou Boulogne-Billancourt. Le 1er fĂ©vrier, Qualcomm a ouvert un centre de R&D sur la 5G, Ă  Lannion, pour « travailler sur le dĂ©ploiement de la 5G ».

    [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure="2_5,3_5" _builder_version="4.6.5" _module_preset="default"][et_pb_column type="2_5" _builder_version="4.6.5" _module_preset="default"][et_pb_text _builder_version="4.6.5" _module_preset="default"]

    Rapport final de la conférence citoyenne métropolitaine sur la 5G des 21, 28 novembre et 5 décembre 2020.

    [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type="3_5" _builder_version="4.6.5" _module_preset="default"][et_pb_text _builder_version="4.6.5" _module_preset="default" hover_enabled="0" sticky_enabled="0"]

    Conférence citoyenne 5 G - rapport final.-VFinale3_11-12-2020-2

    Les 21 recommandations présentées au Conseil de Paris.

    [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version="4.6.5" _module_preset="default"][et_pb_column _builder_version="4.6.5" _module_preset="default" type="4_4"][et_pb_image src="https://linformaticien.com/wp-content/uploads/2021/02/210223_paris_5g_01.jpg" _builder_version="4.6.5" _module_preset="default" title_text="210223_paris_5g_01" align="center" hover_enabled="0" sticky_enabled="0"][/et_pb_image][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section]
  • Orange Cyberdefense bientĂŽt en bourse

    Le bras armĂ©e dans la cybersĂ©curitĂ© de l’opĂ©rateur historique pourrait prochainement ĂȘtre introduit en bourse. Pour Orange, il s’agit de reverdir son cours, qui en a bien besoin depuis la fin de l’annĂ©e derniĂšre en valorisant l’une de ses branches les plus performantes. Orange Cyberdefense pourrait bien se retrouver cotĂ©e en bourse. L’information n’est pas confirmĂ©e, ni par le principal intĂ©ressĂ©, ni par sa maison-mĂšre, mais cette hypothĂšse Ă©mise dans la Lettre A a trouvĂ© un Ă©cho chez la CFE-CGC Orange. Et pour cause : le cours d’Orange en bourse dĂ©gringole depuis fin 2019. De 15 euros l’action en novembre dernier, le titre peine depuis Ă  dĂ©passer la barre des dix euros et tend Ă  se rapprocher du plus bas historique de l’opĂ©rateur, 7 euros, nous Ă©tions alors en septembre 2002. D’un autre cĂŽtĂ©, Orange Cyberdefense est en quelque sorte l’une des locomotives de l’opĂ©rateur. Avec une croissance de 24% l’an dernier, elle a annoncĂ© un chiffre d’affaires de plus de 580 millions d’euros et a rachetĂ© le Britannique SecureData et le NĂ©erlandais SecureLink. L’entreprise de Michel Van Den Berghe dĂ©passe les objectifs affichĂ©s en 2017, lorsqu’elle s’installait dans son campus Ă  La DĂ©fense : elle visait alors un chiffre d’affaires de 350 millions Ă  l’horizon 2020.  

    La CFE-CGC opposée au projet

    Le timing semble donc idĂ©al pour faire entrer OCD en bourse, d’autant qu’Orange prĂ©voit Ă©galement, pour rendre quelques couleurs Ă  son cours, de vendre sa fibre en zone rurale. Mais le projet se heurte aux rĂ©ticences des syndicats. La CFE-CGC craint notamment une “catastrophe industrielle” et un “enfer opĂ©rationnel”, dĂ©plorant une dĂ©cision de “technocrates” qui entraĂźnerait une “une perte des synergies avec Orange Business Services et ses services associĂ©s”.
  • Orange Cyberdefense bientĂŽt en bourse

  • Orange dĂ©ment tout projet de rachat d’Atos

    MalgrĂ© le souhait de la CFE-CGC, majoritaire chez l’opĂ©rateur historique, d’une acquisition d’Atos par Orange de sorte Ă  faire naĂźtre un gĂ©ant capable de concurrencer les GAFAM, le groupe de StĂ©phane Richard dĂ©ment tout projet de rachat, du moins avant le conseil d’administration du 2 dĂ©cembre. 

    Orange vient de rĂ©cupĂ©rer 2,2 milliards d’euros dans la rĂ©solution par le Conseil d’Etat d’un contentieux fiscal. Cette somme suscite bien des appĂ©tits : le syndicat CFE-CGC a le premier mis les pieds dans le plat en suggĂ©rant dans un courrier Ă  l’attention du conseil d’administration de l’opĂ©rateur historique que ces fonds servent au rachat d’Atos. “Une analyse rapide fait apparaĂźtre qu’un mariage avec Atos serait profitable pour les deux groupes avec un fort effet de transformation et de trĂšs bonnes synergies en perspective” Ă©crit le syndicat dans sa missive. 

    Un nouveau gĂ©ant 

    Il ne s’agit pas du seul projet mentionnĂ© dans ce courrier des administrateurs salariĂ©s, qui appelle Ă©galement Ă  ce que le groupe rĂ©compense les efforts de ses salariĂ©s lors de la crise sanitaire par “une prime” ou “un intĂ©ressement exceptionnel”. Mais cette proposition est quelque peu Ă©clipsĂ©e par ce pavĂ© dans la mare qu’est la perspective d’un rachat de l’ESN par Orange. Le syndicat pointe la baisse des investissements en R&D d’Orange et signale que les GAFAM tirent la couverture Ă  eux dans le secteur du numĂ©rique. 

    Il faut donc, selon la CFE-CGC, “inverser la vapeur” Ă  travers le plan Engage2025 et le renforcement d’Orange Business Services. Et pour ce faire, “Atos constitue donc l’exemple d’acquisition pertinente pour le Groupe Orange, avec Ă  la clef un projet de nature Ă  sĂ©duire les investisseurs (certainement bien davantage qu’une promesse de dividende), en ouvrant un futur porteur de perspectives positives pour toutes les parties prenantes”. 

    Orange dément

    La fusion permettrait la naissance d’une locomotive de la cybersĂ©curitĂ© en Europe, mais aussi de peser face aux GAFAM grĂące aux investissements joints en R&D. Notons que le syndicat, aux yeux duquel Atos et Orange se connaissent bien, estime que Elie Girard, directeur gĂ©nĂ©ral d’Atos et ex-cadre d’Orange pourrait bien “à l’issue du mandat de StĂ©phane Richard, en mai 2022, prendre la tĂȘte du nouveau groupe”. 

    La rĂ©ponse d’Orange n’a pas tardĂ©e : dans un communiquĂ©, le groupe “dĂ©ment tout projet d’acquisition d Atos ainsi que son inscription Ă  son prochain Conseil d’Administration”. L’opĂ©rateur historique rappelle que l’utilisation des 2,2 milliards d’euros sera soumise Ă  examen du prochain conseil d’administration et que sa direction vise une redistribution des fonds “au bĂ©nĂ©fice du dĂ©veloppement de l’entreprise, de ses salariĂ©s et actionnaires”. Reste qu’il n’est pas impossible que la proposition de CFE-CGC soit examinĂ©e le 2 dĂ©cembre prochain. 

  • Orange enterre Djingo

    L’enceinte connectĂ©e d’Orange n’aura pas fait long feu. LancĂ©e fin 2019, aprĂšs deux ans de retard, Djingo ne sera plus commercialisĂ©e, l’appareil n’ayant pu trouver sa place face aux Alexa et autres Google Home. 

    En avril 2017, StĂ©phane Richard provoquait murmures Ă©tonnĂ©s et ricanements dans les travĂ©es du Hello Show d’Orange. Car le patron de l’opĂ©rateur venait de trĂšs sĂ©rieusement annoncer, aprĂšs une heure de laĂŻus sur la souverainetĂ© et les mĂ©chants GAFAM, que son enceinte connectĂ©e Djingo embarquerait parallĂšlement Ă  l’assistant maison concoctĂ© en partenariat avec Deutsche Telekom Alexa d’Amazon. Deux ans plus tard, en novembre dernier, aprĂšs moult retards, c’était la bonne ! Djingo Ă©tait lancĂ© sur le marchĂ© français. 

    A l’époque, nous nous interrogions : comment cette enceinte connectĂ©e parviendra-t-elle Ă  exister sur un marchĂ© dominĂ© par les gĂ©ants amĂ©ricains ? La promesse d’une plus grande confidentialitĂ© suffira-t-elle Ă  compenser le manque de fonctionnalitĂ©s ? Dans les colonnes du Figaro aujourd’hui, le nouveau directeur technique d’Orange confirme que nous avions raison de nous inquiĂ©ter : l’opĂ©rateur arrĂȘte les frais et cesse la commercialisation de Djingo. 

    Djingo enterré

    MichaĂ«l Trabbia, qui a pris ses fonctions le mois dernier, explique au quotidien que “nous prĂ©fĂ©rons recentrer notre interface vocale dans les domaines oĂč nos clients nous attendent”. Soit dans les tĂ©lĂ©commandes de certaines Livebox, qui Ă©quipent 3 millions des clients de l’opĂ©rateur historique aux dires de son directeur Technologie & Innovation. 

    En 2017, StĂ©phane Richard expliquait que Djingo sera « l’interface privilĂ©giĂ©e de vos services Orange » : tĂ©lĂ©phonie, tĂ©lĂ©vision, maison connectĂ©e
 l’assistant virtuel permettra de tous les contrĂŽler. Mais le fait est qu’aprĂšs plus de deux annĂ©es de R&D, de tests et de “teasing”, l’enceinte connectĂ©e d’Orange est un Ă©chec commercial. Et la nomination d’un nouveau responsable de l’innovation dĂ©sireux de recentrer la R&D du groupe “lĂ  oĂč cela fait du sens” a plantĂ© le dernier clou dans le cercueil de Djingo.

  • Orange s’offre la nĂ©obanque Anytime

    Trois ans aprĂšs son lancement, Orange Bank s’attaque au marchĂ© B2B en annonçant le rachat d’Anytime, une nĂ©obanque spĂ©cialisĂ©e dans les services aux professionnels.

    Trois ans aprĂšs son lancement, Orange Bank s’attaque au marchĂ© B2B en annonçant le rachat d’Anytime, une nĂ©obanque spĂ©cialisĂ©e dans les services aux professionnels. 

    Paul de Leusse, patron d'Orange Bank, Stéphane Richard, PDG d'Orange et Damien Dupouy, fondateur d'Anytime

    Le 2 novembre 2017, Orange suivait la mode des banques en ligne et lançait Orange Bank, sa banque gratuite et mobile. AprĂšs des dĂ©buts difficiles, marquĂ©s par des bugs du service et un coĂ»t Ă©levĂ© pour Orange, dont la nĂ©obanque affichait un perte opĂ©rationnelle de 93 millions d’euros dĂ©but 2018, Orange Bank revendique dĂ©sormais 1,1 million de clients, principalement sur le segment grand public. 

    Or on sait qu’Orange mise Ă©normĂ©ment sur le marchĂ© B2B : sa filiale OBS est une des locomotives financiĂšres du groupe de StĂ©phane Richard. Orange Bank va Ă  son tour se dĂ©ployer sur ce terrain et ce grĂące Ă  une acquisition. L’opĂ©rateur historique annonce en effet qu’il vient de mettre la main sur Anytime, moins de six moins aprĂšs que la SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale se soit emparĂ©e de Shine.

    Anytime, jeune banque française, propose des comptes bancaires Ă  destination des professionnels, artisans, auto-entrepreneurs, TPE, etc. autour desquels elle a dĂ©veloppĂ© un ensemble de services B2B, de l’édition de factures Ă  l’encaissement des clients, en passant par la gestion de la trĂ©sorerie, des notes de frais ou encore des impayĂ©s. Autant de solutions qu’Orange compte fournir Ă  ses propres clients professionnels. “La distribution Ă  terme des offres d’Anytime par Orange lui permettra d’accompagner ses clients professionnels dans leurs besoins financiers et d’outils de gestion numĂ©riques” Ă©crit l’opĂ©rateur.

    Vers une distribution en boutique

    Ses projets quant Ă  Anytime ne sont guĂšre dĂ©taillĂ©s : Orange ajoute que, “avec l’apport des experts d’Orange, ces services seront enrichis Ă  l’avenir pour crĂ©er une plateforme complĂšte des solutions qui vise Ă  accompagner les clients professionnels dans leurs dĂ©marches”. La distribution des offres d’Anytime restera dans un premier temps assurĂ©e par la startup, depuis son app ou son site web, tandis qu’Orange mĂšnera des tests afin d’étendre la nĂ©obanque “progressivement Ă  d’autres canaux d’Orange, qu’il s’agisse des boutiques ou de de sa force de vente dĂ©diĂ©e aux professionnels”, avant de passer Ă  l’échelle internationale. 

    "Nous sommes heureux et fiers de rejoindre le groupe Orange. Cette Ă©volution est une reconnaissance de la soliditĂ© du modĂšle Ă©conomique Anytime, premiĂšre nĂ©obanque pour les pros Ă  ĂȘtre rentable depuis 2018” se rĂ©jouissent les deux fondateurs d’Anytime, Damien Dupouy et Thierry Peyre. “Le rapprochement avec Orange Bank va nous permettre d’offrir aux professionnels plus de services (crĂ©dit, assurance, paiement, conseils
) et de bĂ©nĂ©ficier de la formidable puissance de la marque Orange”.

  • Orange va finalement opĂ©rer un rachat : celui d’Orange Belgium

    Si certains prĂȘtaient Ă  Orange, qui vient de rentrer 2,2 milliards d’euros d’argent frais, des envies d’Atos, il n’en est rien. La direction a dĂ©menti et, hier, le conseil d’administration n’a pas retenu l’option, prĂ©fĂ©rant effectuer une autre opĂ©ration, le rachat des parts d’Orange Belgium que l’opĂ©rateur historique ne dĂ©tient pas encore. 

    Les 2,2 milliards d’euros qu’Orange vient de rĂ©cupĂ©rer suite au rĂšglement d’un contentieux avec Bercy vont bel et bien servir Ă  un rachat. Mais ce n’est pas sur Atos que l’opĂ©rateur compte mettre la main, malgrĂ© les voeux de la CFE-CGC. L’entreprise de StĂ©phane Richard vient de dĂ©tailler dans un communiquĂ© les choix faits par son Conseil d’administration, qui s’est rĂ©uni le 2 dĂ©cembre. 

    Ainsi, un quart du montant sera rĂ©investi dans les rĂ©seaux, en France et Ă  l’international, ainsi que dans des projets de nature Ă©cologique. Un autre quart ira Ă  la transformation opĂ©rationnelle du groupe. Une partie sera ensuite rĂ©servĂ©e Ă  une offre rĂ©servĂ©e au personnell “pour un volume total d’environ 30 millions d’actions, avec pour objectif que les salariĂ©s dĂ©tiennent Ă  terme 10% du capital”.  

    Mais ce n’est pas tout : Orange va utiliser ces fonds pour s’offrir la totalitĂ© du capital... d’Orange. Ou du moins sa branche belge, Orange Belgium, dont le groupe dĂ©tient pour l’heure 52,9 % du capital. Dans un autre communiquĂ©, l’opĂ©rateur explique envisager de lancer une offre publique d’acquisition volontaire conditionnelle les actions d’Orange Belgium qu’il ne dĂ©tient pas encore. 

    47,1% du capital Ă  racheter

    “L’offre serait une offre en espĂšces, sans condition de seuil, faite au prix de 22 EUR par action. Ce prix reprĂ©sente une prime de 35,6% par rapport au cours de clĂŽture d’Orange Belgium au 2 dĂ©cembre 2020 et de 49,3% par rapport au cours de bourse d’Orange Belgium moyen pondĂ©rĂ© par les volumes sur les six derniers mois” indique Orange, qui entend si l’opĂ©ration rĂ©ussit sortir Orange Beligum d’Euronext.

    “L'objectif est de renforcer la position du groupe Orange afin de permettre Ă  Orange Belgium de dĂ©ployer plus efficacement sa stratĂ©gie de crĂ©ation de valeur Ă  long terme et de rĂ©agir plus efficacement aux transformations majeures du marchĂ© belge, par une meilleure flexibilitĂ© financiĂšre. Dans ce contexte, un retrait de la cote d'Orange Belgium peut ĂȘtre envisagĂ© si les seuils applicables sont atteints, puisque les ambitions stratĂ©giques de l'entitĂ© peuvent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es sans recourir aux marchĂ©s de capitaux” conclut l’entreprise.

  • Orange vend (enfin) sa fibre

    Le groupe dirigĂ© par StĂ©phane Richard Ă©tait le dernier opĂ©rateur Ă  ĂȘtre toujours propriĂ©taire de l’intĂ©gralitĂ© de ses boucles de fibre optique. Était, car l’opĂ©rateur historique s’adosse Ă  EDF, la Caisse des DĂ©pĂŽts et CNP Assurances pour crĂ©er un consortium regroupant ses 23 RIP. Consortium dont il dĂ©tient la moitiĂ© des parts. 

    Orange vient de signer un accord avec EDF, La Caisse des DĂ©pĂŽts Ă  travers la Banque des Territoire et CNP Assurances autour d’un nouveau consortium. L’opĂ©rateur historique a en effet crĂ©Ă© Orange Concessions, dont il a vendu 50% du capital Ă  ses trois partenaires. La co-entreprise regroupe plus de 4,5 millions de prises, dĂ©ployĂ©es ou non, rĂ©parties sur 23 rĂ©seaux d’initiative publique, ou RIP. Evidemment, le dĂ©ploiement et la maintenance de la fibre resteront assurĂ©s par Orange.

    Pour l’opĂ©rateur, il s’agit de faire grossir sa trĂ©sorerie. Les modalitĂ©s financiĂšres de cet accord ne sont pas connues, sinon que l’opĂ©ration, qui doit ĂȘtre bouclĂ©e d’ici Ă  la fin de l’annĂ©e, valorise Orange Concessions Ă  2,675 milliards d’euros.

    Opération de trésorerie

     â€œAvec ce partenariat, Orange se donne les moyens de continuer Ă  se dĂ©velopper dans la fibre en zone rurale, en remportant de nouveaux rĂ©seaux d’initiative publique ou en participant Ă  la dynamique de consolidation du marchĂ©. Il s’agit lĂ  d’une Ă©tape essentielle dans la mise en Ɠuvre de notre plan stratĂ©gique Engage2025” se rĂ©jouit dans un communiquĂ© StĂ©phane Richard.

    Pour leur part, la Banque des Territoires, CNP Assurances et EDF Invest expliquentqu’ils “contribueront aux cĂŽtĂ©s d’Orange et des collectivitĂ©s locales Ă  ce qu’Orange Concessions remplisse ses missions de dĂ©ploiement et d’exploitation des diffĂ©rents rĂ©seaux, qui doivent devenir un Ă©lĂ©ment important d‘attractivitĂ© et de compĂ©titivitĂ© de chacun de ces territoires”. 

  • Panne chez Orange : une plateforme mise en cause

    La gigantesque panne des numĂ©ros d’appels d’urgence vient d’une plateforme ayant fait dysfonctionner cinq des six sites qui lui sont interconnectĂ©s, un « incident grave Â» et « jamais arrivĂ© Â» a dĂ©clarĂ© le PDG d’Orange StĂ©phane Richard et qui interroge sur la robustesse de la plateforme. Il remet Ă©galement sur le devant de la scĂšne le dĂ©bat sur le 112 comme numĂ©ro unique.

    « A l’heure oĂč nous parlons, l’ensemble du trafic sur les numĂ©ros d’urgence est normal sur l’ensemble du territoire national. Â»

    StĂ©phane Richard, le PDG d’Orange, a tenu Ă  rassurer, sur le plateau du 13h de TF1, aprĂšs que l’opĂ©rateur a observĂ© un important dysfonctionnement d'une plateforme gĂ©rant, entre autres, les appels vers les numĂ©ros d’urgence entre 16h45 et minuit, mercredi 2 juin.

    Un dysfonctionnement qualifiĂ© de « grave et inacceptable Â» par GĂ©rald Darmanin et pour lequel M. Richard a tenu, par deux fois - sur son compte Twitter puis sur le plateau de TF1 - Ă  prĂ©senter « les excuses d’Orange aux personnes qui ont Ă©tĂ© victimes de ce dysfonctionnement Â». Le parquet de Vannes a ouvert une enquĂȘte aprĂšs le dĂ©cĂšs d’un homme de 63 ans au Centre Hospitalier de Vannes pendant la panne tĂ©lĂ©phonique, rapporte Ouest-France, sans pour autant que le procureur n’ait encore Ă©tabli de lien.

    De trÚs nombreux incidents étaient encore signalés dans l'aprÚs-midi de jeudi.

    « Cela n’est jamais arrivĂ© Â»

    Les services d’urgence fonctionnent selon une description schĂ©matique fournie par l’Arcep : Tous les opĂ©rateurs disposent des plans dĂ©partementaux d’acheminement d’appels d’urgence. Ces plans permettent de traduire un numĂ©ro d’urgence en un « numĂ©ro long Â» classique. L’utilisateur se voit redirigĂ© sans le savoir vers le bon service de prise en charge avant que son appel soit acheminĂ© de maniĂšre classique sur les rĂ©seaux des opĂ©rateurs. En cas de dysfonctionnement par exemple chez l’opĂ©rateur de l’abonnĂ© ou l’opĂ©rateur du service d’urgence, l’appel peut ne pas aboutir.

    Le dysfonctionnement d’Orange vient d’une plateforme du rĂ©seau qui a pour but de rĂ©ceptionner et redistribuer des appels tĂ©lĂ©phoniques non-dĂ©terminĂ©s avant de les redistribuer vers le lieu le plus proche de l’appel. Cette plateforme accueille des flux d’appels qui viennent d’endroits et de technologies diffĂ©rentes – du RTC, des appels en voix sur IP et des appels mobiles – avec quatre opĂ©rateurs branchĂ©s et avec des rĂšgles de redistribution d’appels propres Ă  chacun et cela via six rĂ©seaux rĂ©partis sur six sites diffĂ©rents et interconnectĂ©s.

    Ce fonctionnement a Ă©tĂ© formulĂ© dans un arrĂȘtĂ© du ministre de l’Économie et des Finances du 27 novembre 2017 qui dĂ©signe l’opĂ©rateur Orange comme prestataire du raccordement au rĂ©seau et du service tĂ©lĂ©phonique.

    « Cinq des six sites se sont mis Ă  dĂ©railler. Quand l’un est perturbĂ©, cela perturbe les autres. Étant tous reliĂ©s, quand l’un commence Ă  dysfonctionner, cela peut avoir un effet domino Â», a tenu a prĂ©ciser SĂ©bastien Crozier, prĂ©sident CFE-CGC d’Orange. « Cela n’est jamais arrivĂ©. C’est un incident grave Â», qualifiĂ© de « rarissime Â», a prĂ©cisĂ© StĂ©phane Richard.

    Écartant Ă©galement la thĂšse de la cyberattaque, M. Crozier a rapprochĂ© cet incident de la panne nationale ayant empĂȘchĂ© les abonnĂ©s d’Orange d’envoyer des SMS et d’accĂ©der Ă  Internet via leur mobile, en 2012.

    Un numĂ©ro 112 unique ?

    SĂ©bastien Crozier plaide d’abord pour une nouvelle politique d’investissement pour une plateforme plus robuste capable d’absorber l’évolution de toutes les technologies fixe et mobile. Il plaide ensuite pour l’établissement du 112 comme numĂ©ro unique pour une redistribution plus structurĂ©e en fonction de la nature des appels, faisant Ă©cho Ă  une tribune parue dans Le Monde, le 10 mai 2021.

    L’Arcep a indiquĂ© attendre les conclusions de l’audit pour donner suite Ă  cet «évĂšnement majeur». Les services du ministĂšre de l’IntĂ©rieur ainsi que de Bercy ont Ă©tĂ© Ă©voquĂ©s par CĂ©dric O, secrĂ©taire d’État chargĂ© de la Transition numĂ©rique et des communications tĂ©lĂ©phonique, en confĂ©rence de presse, jeudi 3 juin.

    MalgrĂ© les dĂ©clarations rassurantes de StĂ©phane Richard, les numĂ©ros alternatifs mis en place ont Ă©tĂ© maintenus jusqu’à vendredi matin, a indiquĂ© GĂ©rald Darmanin sur Twitter, face Ă  « des perturbations [qui] persistent de maniĂšre alĂ©atoire Â».

  • Panne des numĂ©ros d’urgence : Orange s’explique

    L’opĂ©rateur historique a publiĂ© les rĂ©sultats de son enquĂȘte interne, pointant un bug logiciel survenu au niveau de la plateforme d’interconnexion entre la VoIP et le rĂ©seau commutĂ©. C’est ce dysfonctionnement qui a empĂȘchĂ© 11800 appels d’urgence d’ĂȘtre transmis vers les services concernĂ©s entre 16h45 et minuit le 2 juin.

    Orange est presque blanc comme neige dans la crise du 2 juin. C’est du moins ce qui ressort de l’enquĂȘte menĂ©e par l’opĂ©rateur historique : le dysfonctionnement vient des Ă©quipements d'un « partenaire fournisseur Â» tandis que la panne a « relevĂ© la nĂ©cessitĂ© d’amĂ©liorer la rapiditĂ© de la diffusion de l’information vers les diffĂ©rentes parties prenantes de cette crise : les pouvoirs publics, les services d’urgence et les mĂ©dias Â».

    Par suite de ce dysfonctionnement majeur des numĂ©ros d’urgence qui, le 2 juin, avait fortement perturbĂ© l’accĂšs aux services d’urgence, Orange a lancĂ© une enquĂȘte interne « afin d’en identifier les causes prĂ©cises et d’émettre des recommandations visant Ă  en tirer tous les enseignements Â». Le groupe en a publiĂ© une premiĂšre synthĂšse. On y apprend donc que ce sont 11 800 appels qui n’ont pas pu ĂȘtre acheminĂ©s vers les services d’urgence, soit 11% du volume total des appels.

    Bug logiciel

    Le problĂšme se situait au niveau de l’interconnexion entre les services voix mobile sur VoIP et sur ceux hĂ©bergĂ©s sur le rĂ©seau commutĂ©, « suite Ă  une opĂ©ration de modernisation et d’augmentation capacitaire du rĂ©seau, dĂ©butĂ©e dĂ©but mai, pour rĂ©pondre Ă  l’accroissement du trafic Â». C’est sur la plateforme de call servers que s’était nichĂ© un bug logiciel, qui s’est dĂ©clenchĂ© lors d’une reconnexion « usuelle Â», « perturbant le fonctionnement global des call servers malgrĂ© leur redondance entre les six sites distincts Â».

    Le bug a ensuite Ă©tĂ© identifiĂ© par « le partenaire fournisseur des Ă©quipements concernĂ©s Â» qui y a appliquĂ© un correctif. Orange de son cĂŽtĂ© « a identifiĂ© le dysfonctionnement logiciel immĂ©diatement Â» et commencĂ© Ă  agir sans toutefois parvenir Ă  rĂ©tablir le service. Qui restera donc « plantĂ© Â» entre 16h45 et minuit. « La complexitĂ© de la panne, la variĂ©tĂ© des technologies et des architectures rĂ©seau des services d’urgence ont retardĂ© le diagnostic Â» explique l’opĂ©rateur.

    Une cellule de crise trop lente

    Non, le vrai problĂšme aux yeux d’Orange Ă©tait le retard dans l’activation de la cellule de crise managĂ©riale. Retard qui a, par ricochet, retardĂ© la communication des informations aux « diffĂ©rentes parties prenantes de cette crise : les pouvoirs publics, les services d’urgence et les mĂ©dias Â». C’est sur ce point que la synthĂšse de l’enquĂȘte de l’Inspection gĂ©nĂ©rale du Groupe s’attarde, avec une liste de recommandations qui portent moins sur le volet technique que sur la gestion de crise.

    Ainsi, l’enquĂȘte estime qu’il est nĂ©cessaire de « rĂ©duire de deux heures Ă  30 minutes maximum le dĂ©lai de dĂ©clenchement d’une cellule de crise, en cas de perturbation touchant les appels aux services d’urgence et services vitaux au niveau national Â», tout en amĂ©liorant la surveillance de l’état des services d’urgence. Elle recommande en outre « d’accompagner les services de l’Etat dans l’accĂ©lĂ©ration de la migration vers la technologie IP des centres d’appel des services publics et des entreprises en RTC Â», un vaste sujet qui continue de faire dĂ©bat quant au plan d’abandon du RTC par Orange.

    Tirer des leçons au niveau mondial

    Enfin, l’inspection gĂ©nĂ©rale recommande la mise en place d’un numĂ©ro dĂ©diĂ© pour l’Etat, ses services, les CHU, etc. en cas de problĂšmes sur les numĂ©ros d’urgence et propose en outre un « mĂ©canisme de diffusion massive par SMS de consignes d’usage en cas de panne affectant les services d’urgence Â». Qui espĂ©rons-le, ne reposera pas sur la mĂȘme infrastructure que les numĂ©ros d’urgence.

    Notons que l’enquĂȘte signale que le problĂšme n’arrive pas qu’en France et conseille de procĂ©der Ă  une « analyse comparative Â» avec des incidents survenus en Allemagne, en Belgique, aux Etats-Unis
 StĂ©phane Richard veut d’ailleurs Ă©galement profiter de sa position de prĂ©sident de la GSMA pour pousser au niveau mondial « une cellule chargĂ©e de rĂ©pertorier et analyser les dysfonctionnements rĂ©seau sensibles afin de partager les retours d’expĂ©rience entres opĂ©rateurs Â». Le tout est sans surprise accompagnĂ© d’excuses et d’engagement de mobilisation aux cĂŽtĂ© des usagers.