Facebook

  • Les activitĂ©s europĂ©ennes de Facebook en pĂ©ril, vraiment ?

    Non, Facebook ne menace pas de quitter l’Europe. Mais il souligne dans un document envoyĂ© Ă  la Cour SuprĂȘme irlandaise que la dĂ©cision du gendarme national des donnĂ©es personnelles d’interdire les transferts de donnĂ©es personnelles entre l’UE et les États-Unis pourrait bien l’empĂȘcher de fonctionner. Et dĂ©plore, Ă©tant le seul visĂ©, un traitement inĂ©gal.  Facebook n’est pas content du traitement que lui a rĂ©servĂ© la Data Protection Commission irlandaiseet le fait savoir. La responsable de la protection des donnĂ©es du rĂ©seau social s’est fendue d’un affidavit, une dĂ©claration sous serment, auprĂšs de la plus haute juridiction du pays. Si Facebook ne menace pas d’interrompre ses activitĂ©s en Europe, la missive est lourde de sous-entendus.  Car le rĂ©seau social considĂšre que, “dans l’éventualitĂ© d’une suspension complĂšte des transferts de donnĂ©es des utilisateurs aux États-Unis, tel qu’il semble que la DPC le suggĂšre, il n’est pas clair pour[l’entreprise de savoir] comment, dans ces circonstances, elle pourra continuer de fournir les services d’Instagram et de Facebook dans l’Union EuropĂ©enne”. Pas de menace mais un fait : Facebook se dit dans l’incapacitĂ© d’opĂ©rer ses services sans transfert de donnĂ©es vers les États-Unis. 

    Et les autres alors ?

    Et le gĂ©ant de mettre en avant comment ses outils sont un support en Europe de la libertĂ© d’expression et de la vie Ă©conomique. Mais ce n’est lĂ  que la consĂ©quence de la dĂ©cision de la DPC : Facebook y voit bien d’autres problĂšmes. A commencer par le court dĂ©lai qui lui a Ă©tĂ© accordĂ© pour rĂ©pondre Ă  la Commission : trois semaines Ă  compter du 28 aoĂ»t. Il dĂ©plore en outre une dĂ©cision injuste et une inĂ©galitĂ© de traitement puisque, “à sa connaissance”, il n’y a pas d’enquĂȘtes similaires menĂ©es par la DPC visant d’autres entreprises s’appuyant sur les mĂȘmes clauses contractuelles types.  La DPO de Facebook Ireland va mĂȘme jusqu’à dĂ©noncer ses concurrents, qui ont des pratiques similaires mais ne sont pas soumis Ă  la suspension de leurs transferts de donnĂ©es. “Distorsion de la concurrence” accuse-t-elle. Mais tout n’est pas perdu pour l’entreprise de Mark Zuckerberg. Facebook a en effet demandĂ© et obtenu un gel temporaire de l'ordonnance et une rĂ©vision judiciaire devant la Haute Cour irlandaise, qui doit examiner la question en novembre. C’est justement dans le cadre de cette procĂ©dure que s’inscrit cet affidavit.
  • Les consĂ©quences de l’arrĂȘt de Facebook, WhatsApp, Messenger et Instagram

    Le 4 octobre 2021 restera le jour oĂč Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger ont cessĂ© de fonctionner pendant six heures, la faute Ă  un changement dans le protocole BGP qui a fait disparaĂźtre les routes d’accĂšs vers l’adresse IP. Un vĂ©ritable camouflet pour une entreprise dĂ©jĂ  sous le feu des projecteurs la veille et dont les faiblesses et errements ne cessent de s’accumuler.

  • Les donnĂ©es de 2/3 des utilisateurs LinkedIn extraites et vendues

    Les donnĂ©es personnelles de plus de 500 millions d’utilisateurs du rĂ©seau social ont Ă©tĂ© scrapĂ©es et mises en vente sur internet quelques jours aprĂšs une mĂ©saventure similaire et de mĂȘme ampleur chez Facebook.

    Les donnĂ©es personnelles de plus de 500 millions de comptes LinkedIn ont Ă©tĂ© la cible d’un scraping et vendues sur Internet, a rĂ©vĂ©lĂ© le site CyberNews mercredi, quelques jours aprĂšs que Facebook ait subi une exploitation de fuite de donnĂ©es de mĂȘme ampleur.

    Dans le dĂ©tail, les donnĂ©es personnelles comprendraient une liste des noms et prĂ©noms, adresses mails, numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone, domiciliation du lieu de travail etc. Les informations ont Ă©tĂ© mises en vente par un utilisateur anonyme sur un site et le prix a Ă©tĂ© fixĂ© Ă  une somme Ă  quatre chiffres, potentiellement sous la forme d’un rĂšglement en Bitcoin, avance CyberNews.

    Pas de brĂšche

    « La base de donnĂ©es comprend des informations publiques qui ont Ă©tĂ© scrapĂ©es sur LinkedIn et combinĂ©e Ă  d’autres donnĂ©es collectĂ©es sur d’autres sites ou entreprises », a prĂ©cisĂ© un porte-parole de LinkedIn dans un communiquĂ©, Ă©cartant la thĂšse d’une brĂšche au niveau de LinkedIn.

    «Toute utilisation erronĂ©e de nos donnĂ©es, comme le scraping, sont une infraction Ă  nos termes et conditions d’utilisation. Nous travaillons Ă  stopper et rendre responsable quiconque tente de prendre et d’utiliser les donnĂ©es de nos membres sans notre accord », ajoute le communiquĂ©.

    Aucun lien entre les deux attaques n’a pour l’instant Ă©tĂ© Ă©tabli. LinkedIn a plus de 740 millions de comptes selon des statistiques combinĂ©es par l’entreprise le 18 mars dernier, signifiant que plus de 2/3 des comptes ont Ă©tĂ© touchĂ©s.

  • Les donnĂ©es de 2/3 des utilisateurs LinkedIn extraites et vendues

  • L’Allemagne interdit temporairement Facebook d’utiliser les donnĂ©es de WhatsApp

    Une juridiction allemande a ordonnĂ© le gel du transfert des donnĂ©es d’utilisateurs WhatsApp vers Facebook, son propriĂ©taire, Ă  la suite de leur controversĂ©e mise Ă  jour des conditions d’utilisations gĂ©nĂ©rales.

    Elle continue de faire du bruit. Alors que WhatsApp vient d’actualiser sa nouvelle politique de confidentialitĂ©, voici qu’une instance allemande la juge suspicieuse.

    L'AutoritĂ© de protection des donnĂ©es de Hambourg a ordonnĂ©, mardi 11 mai, Ă  Facebook de suspendre durant trois mois l'utilisation des donnĂ©es que mettrait Ă  sa disposition le service de messagerie WhatsApp, dans un communiquĂ© sur son site, dans un effort de « sauvegarder les droits et libertĂ©s de plusieurs millions d’utilisateurs qui [les] approuvent Ă  travers l’Allemagne », selon Johannes Caspar, son commissaire.

    « Il n y a aucune base lĂ©gale sur l’utilisation des donnĂ©es par Facebook, sans compter l’approbation des termes et conditions d’utilisation obtenues par WhatsApp. Les transferts de donnĂ©es sont Ă©parpillĂ©es sur plusieurs niveaux lĂ©gislatifs, peu claires et difficiles Ă  distinguer de leurs versions europĂ©ennes et internationales Â», pointe notamment l’autoritĂ©.

    Suspension pour trois mois

    La suspension temporaire est valable trois mois et fera l’objet d’une Ă©tude auprĂšs du comitĂ© europĂ©en de la protection des donnĂ©es, organe compĂ©tent pour juger du cadre lĂ©gislatif au sein de l’Union europĂ©enne.

    WhatsApp a rappelĂ© que ces modifications visaient a apporter « plus de clartĂ© sur nos pratiques en matiĂšre de collecte, de partage et d’utilisation des donnĂ©es Â» mais que « la confidentialitĂ© et la sĂ©curitĂ© des donnĂ©es personnelles ne changeront jamais Â», sur son blog.

    AnnoncĂ©e en janvier pour le 9 fĂ©vrier, WhatsApp a reportĂ© la date au 15 mai aprĂšs ce qu’il a appelĂ© « une confusion » autour de la modification de ses conditions d’utilisationet un exode massif d’utilisateurs vers d’autres applications comme Signal, Telegram ou encore Olvid et Tchap en France.

  • L’Australie poursuit Meta pour publicitĂ©s frauduleuses

    L'Australie intente une action en justice contre Meta, maison mÚre de Facebook, qui autoriserait des publicités frauduleuses avec de fausses mentions de célébrités.

  • Meta : finalement, Facebook ne se renomme pas Evil Corp.

    Oubliez Facebook, on dira dĂ©sormais Meta. Lors de la keynote d’ouverture de Connect, Mark Zuckerberg a officialisĂ© le changement de nom de son entreprise, qui se veut dĂ©sormais pionniĂšre du mĂ©tavers.

  • Meta cherche Ă  revendre son projet de cryptomonnaie Diem

    Selon Bloomberg, Meta aurait entamé des pourparlers afin de se débarrasser de Diem. Depuis sa création, le projet de monnaie numérique peine à décoler, essuyant le feu nourri des régulateurs.

  • Meta lance sa chasse Ă  la dĂ©sinformation

    Meta a annoncĂ© le lancement de plusieurs initiatives en collaboration avec des mĂ©dias, visant Ă  dĂ©crypter les informations en ligne et Ă  lutter contre la dĂ©sinformation. L’entreprise va Ă©galement lancer un « centre opĂ©rationnel virtuel » afin de stopper les abus sur ses plateformes.

  • Meta menace de priver l’Europe de Facebook et Instagram

    Dans un document remis au gendarme amĂ©ricain des marchĂ©s financiers, Meta Ă©voque un Ă©ventuel retrait d’Europe si le vieux continent ne se dote pas d’un cadre plus favorable au transfert des donnĂ©es.  

  • Meta met de l’AR/VR dans Messenger

    L’application Messenger se dote de nouvelles fonctionnalitĂ©s de rĂ©alitĂ© augmentĂ©e dans les appels de groupe et les Messenger Rooms, tandis que, dans les applications Quest, les appels Messenger arriveront sans tarder.

  • Meta paye 90 millions de dollars pour mettre fin Ă  des poursuites

    Meta Ă©tait accusĂ© d’avoir espionnĂ© des utilisateurs de Facebook et ce mĂȘme aprĂšs leur dĂ©connexion du rĂ©seau social.

  • Meta quitte le TOP 10

    AprĂšs avoir subi de nombreux revers cette annĂ©e, Meta a connu une chute de ses actions qui l’a Ă©jectĂ© du TOP 10 des entreprises les plus valorisĂ©es du monde.  

  • MĂ©ta rĂ©plique : Facebook et Instagram ne quitteront pas l’Europe

    La sociĂ©tĂ© mĂšre de Facebook et Instagram Ă  fermement dĂ©menti vouloir retirer certains de ses services d’Europe, et en profite pour rĂ©affirmer ses prĂ©occupations vis-Ă -vis du cadre transatlantique du transfert des donnĂ©es.

  • Metaverse : Facebook veut crĂ©er 10 000 emplois en Europe

    C’est un plan ambitieux qu’annonce le rĂ©seau social. L’entreprise de Mark Zuckerberg entend crĂ©er « 10 000 nouveaux emplois hautement qualifiĂ©s au sein de l'Union europĂ©enne au cours des cinq prochaines annĂ©es Â».

  • Meta : des rĂ©sultats en dents de scie

    En perte de vitesse, Meta a vu son bĂ©nĂ©fice net baisser de 21% au premier trimestre, par rapport Ă  l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. L’entreprise reste malgrĂ© tout dans le vert.

  • Nouvelles attaques judiciaires contre Google

    Une trentaine d’États et territoires amĂ©ricains ont attaquĂ© Google pour abus de position dominante dans deux procĂšs distincts la semaine derniĂšre. Dans un contexte oĂč la domination des nouvelles technologies ainsi que les mĂ©thodes commerciales des acteurs leaders inquiĂštent l’appareil lĂ©gislatif amĂ©ricain.

    Google est Ă  nouveau sous les feux des projecteurs du judiciaire amĂ©ricain. DĂ©jĂ  accusĂ© d’abus de position dominante par le dĂ©partement de justice amĂ©ricain (DOJ) en octobre dernier, la firme de Mountain View voit poindre de nouveaux adversaires s’appuyant sur les arguments du DOJ pour Ă©tendre leurs accusations.

    Plus d’une trentaine d’États et territoires amĂ©ricains ont intentĂ© une action en justice contre l’entreprise pour abus de position dominante, jeudi 17 dĂ©cembre 2020, rapporte Associated Press, reprochant Ă  l’entreprise l’instauration illĂ©gale d’un monopole annihilant toute concurrence. Ces allĂ©gations suivent celles Ă©mises par le DĂ©partement de Justice amĂ©ricain Ă  l’encontre de l’entreprise, en octobre dernier.

    Mais ils ont dĂ©cidĂ© d’aller plus loin, levant de nouvelles accusations visant Ă  empĂȘcher Google de devenir un acteur dominant sur les secteurs des assistants domotiques ou des voitures connectĂ©es.

    Discrimination

    Selon le contenu de la plainte, Google discrimine certains moteurs de recherche offrant certains services commerciaux, comme le voyage ou le bricolage, et bannirait l’accĂšs publicitaire Ă  d’autres concurrents comme Bing, Ă©crit The Associated Press.

    « Les utilisateurs ne bĂ©nĂ©ficient pas des bienfaits de la compĂ©tition, y compris la possibilitĂ© de services de meilleure qualitĂ© et d’une meilleure protection de leur vie privĂ©e »,a estimĂ© Phil Weiser, avocat gĂ©nĂ©ral du Colorado et chef de file du dĂ©pĂŽt de plainte, citĂ© par l’Associated Press.

    La veille, 10 États amĂ©ricains ont intentĂ© un procĂšs contre Google sur les mĂȘmes motifs. Ils pensent que l’entreprise aurait passĂ© un arrangement avec WhatsApp pour accĂ©der aux conversations, photos et vidĂ©os de millions d’utilisateurs de la messagerie. Cette action en justice Ă  l’encontre de Google est donc la troisiĂšme en quelques mois.

    Google n’est d'ailleurs pas la seule entreprise dans le viseur de l’administration judiciaire amĂ©ricaine. Le 9 dĂ©cembre, Facebook a Ă©tĂ© attaquĂ© par la Federal Trade Commission ainsi que 48 États et territoires amĂ©ricains, Ă©galement pour abus de position dominante.

  • Oculus rappelle massivement ses Quest 2

    Le concepteur de casques de rĂ©alitĂ© virtuelle, averti depuis dĂ©cembre dernier de la prĂ©sence d’une substance irritante dans la mousse de ses Oculus Quest 2, vient d’annoncer le rappel de ses dispositifs de VR, la suspension de leur commercialisation et le remplacement du revĂȘtement en mousse par du silicone.

  • Quel rĂŽle ont jouĂ© les rĂ©seaux sociaux dans l’attaque de Buffalo ?

    La tuerie de masse perpĂ©trĂ©e samedi 14 mai Ă  Buffalo a Ă©tĂ© retransmise en direct sur Twitch. L’État de New York a ouvert une enquĂȘte pour dĂ©terminer le rĂŽle jouĂ© par les rĂ©seaux sociaux dans l’attaque.

  • Reporters sans frontiĂšres dĂ©pose plainte contre Facebook

    L’ONG a dĂ©posĂ© une plainte auprĂšs du procureur de la RĂ©publique de Paris lundi contre le gĂ©ant des rĂ©seaux sociaux. Il l’accuse de laisser fleurir des discours de haine envers plusieurs mĂ©dias ou de laisser libre cours Ă  un discours complotiste sur le coronavirus en contradiction avec ses engagements.

    En Australie aprĂšs avoir bloquĂ© l’accĂšs Ă  plusieurs organes de presse, aux États-Unis pour des comportements d’antitrust, et maintenant en France pour son action insuffisante contre la dĂ©sinformation et les discours haineux.

    L’organisation non-gouvernementale (ONG) Reporters sans frontiĂšres (RSF) a dĂ©posĂ© plainte auprĂšs du procureur de la RĂ©publique de Paris pour « pratiques commerciales trompeuses », a-t-elle annoncĂ© dans un communiquĂ© de presse, ce lundi. L’ONG lui reproche une « prolifĂ©ration massive de haine en ligne et de fausses informations», en contradiction avec ses engagements affichĂ©s de lutter contre la dĂ©sinformation et les discours de haine.

    « Sur le fondement de constats d’huissier, de tĂ©moignages divers et de citations d’anciens salariĂ©s de l’entreprise, RSF dĂ©montre que les engagements de la sociĂ©tĂ© californienne auprĂšs des consommateurs reposent largement sur des allĂ©gations mensongĂšres », est-il Ă©crit.

    « Facebook ne signale pas »

    Dans le cadre des discours de haine, RSF prend exemple sur le journal satirique Charlie Hebdo, l’émission de TMC Quotidienou le quotidien rĂ©gional L’Union, en rĂ©fĂ©rence Ă  l’agression d’un de ses journalistes/photographes Ă  Reims fin fĂ©vrier dernier.

    Sur le Covid, RSF indique fournir deux constat d’huissiers «montrant la facilitĂ© d’accĂšs Ă  une sĂ©rie de contenus de dĂ©sinformation sur le Covid ayant une portĂ©e considĂ©rable, et que Facebook ne signale pas ».RSF cite notamment la diffusion massive des films complotistes Hold-Up et Manigances 19.

    La plainte vise Facebook France et Facebook Irlande et, selon le code de la consommation, sont passibles d’une amende pouvant Ă©quivaloir Ă  10 % du chiffre d’affaires de l’entreprise.

    Joint par Reuters,Facebook France s’est refusĂ© Ă  tout commentaire. Facebook France a rĂ©cemment lancĂ© une campagne intitulĂ©e « Unis contre les fausses informations sur le Covid-19 »,comme indiquĂ© dans un communiquĂ© de presse, le 9 mars dernier.