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  • HAFNIUM : des dizaines de milliers d’entreprises espionnĂ©es

  • HAFNIUM : des EuropĂ©ens parmi les victimes

    La campagne de cyberespionnage qui exploite une sĂ©rie de vulnĂ©rabilitĂ©s dans Microsoft Exchange Server n’a pas touchĂ© que les États-unis. De notre cĂŽtĂ© de l’Atlantique, au moins une organisation a d’ores et dĂ©jĂ  annoncĂ© avoir Ă©tĂ© victime du groupe HAFNIUM : l’European Banking Authority, sise Ă  Paris. 

    La liste des victimes d’HAFNIUM s’allonge. Moins d’une semaine aprĂšs la dĂ©couverte de cette cyberattaque lancĂ©e par un groupe de hackers prĂ©sumĂ©s Ă  la solde de PĂ©kin, on estime entre 30 000 et 60 000 le nombre d’organisations affectĂ©es par l’attaque. Et encore, certains Ă  l’instar de l’ancien patron de la CISA, Chris Krebs, considĂšrent que ce bilan est sous-Ă©valuĂ©. 

    La majeure partie des victimes de cette opĂ©ration de cyberespionnage est localisĂ©e aux États-Unis mais il ne faudrait pas s’imaginer que le Vieux Continent a Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©. A en croire Shodan ce week-end, au moins 10 000 serveurs encore vulnĂ©rables sont situĂ©s en France. L’European Banking Authority a [...]

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  • HashiCorp et Microsoft partenaires autour d’AD

    Le fournisseur de solutions d’automatisation pour les environnements multiclouds Ă©tend sa collaboration avec Microsoft pour dĂ©velopper une solution Zero Trust sĂ©curisĂ©e par HashiCorp Boundary et Microsoft Azure Active Directory (Azure AD).

  • HDH : la Cnil Ă©trille l’hĂ©bergement des donnĂ©es par Microsoft

    Dans un mĂ©moire transmis au Conseil d’Etat, le gendarme des donnĂ©es personnelles se prononce enfin sur le Health Data Hub, et plus particuliĂšrement sur l’hĂ©bergement des donnĂ©es de santĂ© sur Azure. Un choix technique que la Cnil dĂ©sapprouve et estime illĂ©gal, du fait d’une part de l’invalidation du Privacy Shield et de l’autre des risques juridiques relatifs Ă  la rĂ©glementation amĂ©ricaine.  Vendredi soir, Mediapart ainsi que le CNLL ont dĂ©voilĂ© les observations de la Cnil sur l’hĂ©bergement des donnĂ©es de santĂ© du Health Data Hub sur Azure de Microsoft. Le gendarme des donnĂ©es personnelles, de mĂȘme que la plus haute juridiction administrative, avaient Ă©tĂ© saisis par un groupe d’associations fermement opposĂ©s au contrat passĂ© entre Microsoft et HDH. Et ce mĂ©moire de la Cnil, rendu Ă  la lumiĂšre de l’arrĂȘt de la CJUE invalidant le Privacy Shield, abonde dans le sens des dĂ©tracteurs de Redmond. La Cnil rappelle que, saisie en avril au sujet du HDH, elle avait rendu un avis favorable au projet tout en Ă©mettant plusieurs rĂ©serves. “Elle s’était inquiĂ©tĂ©e du fait que le choix de Microsoft pour l’hĂ©bergement des donnĂ©es impliquait, malgrĂ© les prĂ©cautions prises par la PDS, que des transferts de donnĂ©es vers les États-unis soient rĂ©alisĂ©s” Ă©crit-elle, prĂ©cisant que ces transferts Ă©taient alors couverts par le Privacy Shield. Le gendarme des donnĂ©es personnelles signale avoir appelĂ© le gouvernement Ă  “une extrĂȘme vigilance” sur le sujet. 

    Feu vert en avril, mais... 

    Car en avril, la Cnil remarquait que le HDH permettait des “transferts rĂ©siduels” de donnĂ©es de santĂ© vers les États-unis. MalgrĂ© un stockage au repos et un traitement effectuĂ© uniquement sur le sol europĂ©en, les donnĂ©es pouvaient nĂ©anmoins se retrouver aux États-unis dans le cadre d’opĂ©rations d’administration rĂ©alisĂ©es par Microsoft, qui dĂ©tient par ailleurs les clĂ©s de chiffrement. Ajoutons Ă  cela que la Cnil estime que la pseudonymisation n’empĂȘche pas dans l’absolu de pouvoir identifier une personne sur la base de ses donnĂ©es. Cela dit, un avenant au contrat plus tard, tout semblait pouvoir rouler pour HDH et Microsoft... jusqu’à ce que tombe le Privacy Shield.  Si des transferts devaient subsister, ils seraient illĂ©gaux souligne le rĂ©gulateur. Car si les modifications apportĂ©es au contrat liant la plateforme Ă  Microsoft prĂ©cisent bien qu’il n’y aura point de transfert sous quelque forme que ce soit, se heurtent Ă  ce beau principe certains autres mĂ©canismes du contrat, points que HDH et la Cnil cherchent encore Ă  clarifier. Mais il y a plus grave, et c’est justement la problĂ©matique en vertu de laquelle aucun acteur ayant des donnĂ©es aux États-unis ne devrait hĂ©berger des donnĂ©es de santĂ© française : la rĂ©glementation amĂ©ricaine. 

    FISA et EO123333 

    Et ici, la Cnil ne brandit pas l’éternel Ă©pouvantail du Cloud Act, mais s’appuie sur deux textes dĂ©jĂ  utilisĂ©s par l’administration amĂ©ricaine : le Foreign Intelligence Surveillance Act et l’Executive Order 12333. Tous deux obligent en effet des entreprises amĂ©ricaines ou ayant des activitĂ©s aux États-unis Ă  fournir aux services de renseignements amĂ©ricains Ă  leur demande des donnĂ©es quand bien mĂȘme celles-ci ne sont pas stockĂ©es sur le sol amĂ©ricain. Ce qui n’assure pas aux yeux de la CJUE un niveau de protection des donnĂ©es Ă©quivalent au droit europĂ©en : c’est l’une des raisons de l’invalidation du Privacy Shield.  La Cnil s’est interrogĂ©e Ă  ce sujet Ă  la lumiĂšre du nouvel arrĂȘt de la cour europĂ©enne. Or le contrat entre HDH et Microsoft ne permet pas les transferts de donnĂ©es “sauf si la loi l’exige”. ConsidĂ©rant que les demandes du renseignement amĂ©ricain contreviennent au RGPD, le gendarme français des donnĂ©es personnelles estime que, pour le cas de donnĂ©es de santĂ©, “mĂȘme dans le cas oĂč l’absence de transferts de donnĂ©es personnelles en dehors de l’UE Ă  des fins de fourniture du service serait confirmĂ©e”, Microsoft demeure soumis Ă  la lĂ©gislation amĂ©ricaine et donc obligĂ© d’opĂ©rer de tels transferts pour satisfaire les autoritĂ©s amĂ©ricaines. Transferts illĂ©gaux, aux yeux de la Cnil. 

    Transition

    En consĂ©quence, l’hĂ©bergement des donnĂ©es du Health Data Hub par le gĂ©ant de Redmond est remis en cause. Il devient donc nĂ©cessaire d’opĂ©rer quelques changements afin de “soustraire ces donnĂ©es Ă  la possibilitĂ© d’une communication aux services de renseignement”. Ainsi, “la solution la plus effective consiste Ă  confier l’hĂ©bergement de ces donnĂ©es Ă  des sociĂ©tĂ©s non soumises au droit Ă©tatsunien” assĂšne la Cnil. Exit Microsoft ! Quoique... l’avis du rĂ©gulateur se veut plus nuancĂ©. Ainsi, il suggĂšre qu’un dispositif contractuel embarquant un accord de licence pourrait ĂȘtre mis en place, pour peu que seule une entreprise europĂ©enne ait les clĂ©s de chiffrements, tandis que l’entreprise amĂ©ricaine continue de fournir ses services sans toutefois avoir accĂšs aux donnĂ©es.  Mais quelle que soit la solution choisie, elle ne se fera pas en un jour, c’est pourquoi la Cnil recommande une pĂ©riode de transition “afin d’assurer ces changements sans perte de donnĂ©es ou de technologie et sans compromettre les usages qui sont faits aujourd’hui de ces donnĂ©es”. En effet, le RGPD prĂ©voit bien Ă  son article 49 des dĂ©rogations et l’autoritĂ© française considĂšre qu’il en va de l’intĂ©rĂȘt public de mĂ©nager cette pĂ©riode transitoire. Elle n’en prĂ©cise pas la durĂ©e mais insiste : elle “doit rester limitĂ©e Ă  ce qui est nĂ©cessaire”.  C’est donc une victoire non nĂ©gligeable pour le CNLL, mais loin d’ĂȘtre dĂ©finitive. D’une part il est nĂ©cessaire d’attendre l’avis du Conseil d’État sur le sujet, d’autre part entre une pĂ©riode de transition floue et la possibilitĂ© de certains dispositifs contractuels, Microsoft pourrait bien rester dans la boucle encore quelques temps.
  • IAM : Microsoft rachĂšte CloudKnox Security

    Le gĂ©ant de Redmond a annoncĂ© le rachat d’une jeune pousse californienne, CloudKnox, spĂ©cialisĂ©e dans la supervision des accĂšs Ă  privilĂšges. C’est le troisiĂšme rachat de Microsoft dans le secteur de la cybersĂ©curitĂ© en quelques mois, aprĂšs ReFirm Labs et RiskIQ.

  • IAM : Microsoft rachĂšte CloudKnox Security

    Le gĂ©ant de Redmond a annoncĂ© le rachat d’une jeune pousse californienne, CloudKnox, spĂ©cialisĂ©e dans la supervision des accĂšs Ă  privilĂšges. C’est le troisiĂšme rachat de Microsoft dans le secteur de la cybersĂ©curitĂ© en quelques mois, aprĂšs ReFirm Labs et RiskIQ.

  • Internet Explorer tirera sa rĂ©vĂ©rence en 2022

    VoilĂ  maintenant cinq ans que Microsoft cherche Ă  convaincre les internautes de se passer d’IE, de sorte Ă  mettre le vĂ©nĂ©rable navigateur Ă  la retraite au profit de Edge. Cette fin de service a dĂ©sormais une date : le 15 juin 2022, et ce pour la majoritĂ© des versions de Windows 10. 

    AprĂšs plus de 25 annĂ©es de bons et loyaux services, il est dĂ©sormais temps pour Internet Explorer de tirer sa rĂ©vĂ©rence. Microsoft vient d’annoncer planter le dernier clou au cercueil du vĂ©nĂ©rable navigateur : le 25 juin 2022, IE 11 partira Ă  la retraite sur un majoritĂ© de versions de Windows 10. “AprĂšs cette date, l'application de bureau IE11 sera dĂ©sactivĂ©e et redirigera vers Microsoft Edge si un utilisateur tente d'y accĂ©der” explique Redmond. 

    A cette date, Edge remplacera donc Internet Explorer sur la plupart des machines, Ă  l’exception de celles du Long-Term Servicing Channel (LTLC). Ce qui n’affectera guĂšre les utilisateurs finaux, les internautes. IE reprĂ©sente en effet 0,71% du marchĂ© des navigateurs, contre 3,3% pour Edge. NĂ©anmoins, certains Ă©diteurs de sites et d’applications risquent d’ĂȘtre impactĂ©s par la fin du support d’Internet Explorer en juin 2022. 

    Une fin annoncée

    Ainsi divers services legacy pourraient connaĂźtre des dysfonctionnements avec la fin de IE, voire ĂȘtre inutilisables. Mais Microsoft explique avoir prĂ©vu le coup : Edge comporte un “mode IE”, qui consiste ni plus ni moins qu’à supporter le moteur MSHTML. Mais attention toutefois, le support du “mode IE” dans Edge sera limitĂ© dans le temps. Support qui prendra par exemple fin en mai 2023 pour Windows 10 Entreprise, version 20H2 ou encore en janvier 2029 pour les versions LTSC de Windows 10. 

    Pour rappel, Microsoft avait dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  enterrer Internet Explorer l’an dernier, avec tout d’abord la fin du support d’IE dans Teams Ă  compter du 30 novembre 2020. En aoĂ»t prochain, ce sera au tour de la suite bureautique Microsoft 365 de ne plus prendre en charge le vieux navigateur. 

  • Jeux vidĂ©os : l'Ukraine appelle au boycott de la Russie

    AprĂšs les gĂ©ants de la tech et des rĂ©seaux sociaux, le ministre du numĂ©rique ukrainien Mykhailo Fedorov appelle les studios et Ă©diteurs Ă  priver les russes de jeux vidĂ©os. 

  • Le code source de Microsoft piratĂ©

  • Le code source de Microsoft piratĂ©

    L’entreprise fondĂ©e par Bill Gates et Paul Allen vient d’admettre que le code source de certains de ses logiciels avait Ă©tĂ© infiltrĂ© au travers de la faille SolarWinds.

    Le piratage SolarWinds n’en finit plus de faire des vagues. A l’aube de cette annĂ©e 2021, le gĂ©ant Microsoft vient d’indiquer avoir dĂ©tectĂ© des irrĂ©gularitĂ©s sur un petit nombre de comptes internes et que l’un d’entre eux « avait Ă©tĂ© utilisĂ© pour afficher le code source dans un certain nombre de rĂ©fĂ©rentiels de code source». Si l’on peut louer l’effort de transparence de l’entreprise de Redmond, ces derniĂšres rĂ©vĂ©lations sont extrĂȘmement inquiĂ©tantes. En effet, Microsoft a, depuis le dĂ©but du piratage, communiquĂ© sur le fait qu’elle avait Ă©tĂ© pĂ©nĂ©trĂ©e par des versions malveillantes du logiciel SolarWinds. Cependant, aujourd’hui, c’est une nouvelle Ă©tape dĂ©voilĂ©e. Microsoft s’est rĂ©fusĂ© Ă  dire quel(s) logiciel(s) auraient pu ĂȘtre mis en cause. S’il s’agit d’une obscure application sans succĂšs, il n’y a pas d’inquiĂ©tudes Ă  avoir. Mais, s’il s’agit de Windows ou d’Office utilisĂ©s par plus d’1 milliard de personnes dans le monde, ce n’est plus du tout la mĂȘme histoire.

    Certes, Microsoft indique dans son article de blog que le code source n’a pu ĂȘtre modifiĂ©. Cependant et comme le souligne notre confrĂšre RaphaĂ«l Satter de Reuterscitant Andrew Fife de Cycode : « Le code source est le modĂšle architectural de la façon dont le logiciel est construit. Si vous avez le plan directeur, il est beaucoup plus facile de concevoir des attaques. Pour moi, la plus grande question est : Ă©tait-ce une reconnaissance pour la prochaine grande opĂ©ration ».

    Jour aprĂšs jour, cette attaque, dont l’origine demeure incertaine, se rĂ©vĂšle de plus en plus d’une ampleur sans prĂ©cĂ©dent. Nous avons l’impression de nous retrouver face Ă  l’hydre de la mythologie

  • Le deuxiĂšme malware Solarwinds d’origine chinoise

    Alors que plusieurs enquĂȘtes avaient identifiĂ© l’existence d’un deuxiĂšme malware appelĂ© Supernova, voici que les rĂ©sultats de recherche d’une entreprise de cybersĂ©curitĂ© l’attribuent Ă  une organisation chinoise.

    On l’avait presque oubliĂ©. Supernova, un deuxiĂšme malware au sein d’Orion d’abord identifiĂ© par les Ă©quipes de Google en dĂ©cembre dernier, donne une tournure Ă  l’affaire Solorigate toujours plus gĂ©opolitique. AprĂšs la Russie, responsable dĂ©signĂ© par les États-Unis pour le malware Sunburst, voici que la Chine y aurait Ă©galement pris part.

    Supernova, un web shell .NET Ă©galement infiltrĂ© dans l’application Orion, proviendrait d’un espion d’origine chinoise appelĂ© Spiral, ont rĂ©vĂ©lĂ© les rĂ©sultats de recherche de SecureWorks, une entreprise de cybersĂ©curitĂ© amĂ©ricaine, dans un article de blog publiĂ© le 8 mars 2021.

    Les deux attaques sur Orion ne sont pas reliées selon les conclusions de SecureWorks.

    Plus de 1000 ingĂ©nieurs derriĂšre l’attaque

    Spiral aurait exploitĂ© une vulnĂ©rabilitĂ© d’identification API (intitulĂ©e CVE-2020-10148) chez Orion pour exĂ©cuter un script de reconnaissance et implantĂ© Supernova.

    Bien que les web shells en .NET soient relativement communs, celui utilisĂ© dans le cadre de Supernova tĂ©moigne d’un grand niveau de sophistication, ont Ă©crit les chercheurs de Unit 42, un laboratoire rattachĂ© Ă  Palo Alto Networks, dans un article, le 17 dĂ©cembre 2020.

    Dans une interview pour la chaĂźne amĂ©ricaine CBS, le directeur de Microsoft Brad Smith avait estimĂ© que plus de 1000 ingĂ©nieurs Ă©taient derriĂšre l’attaque de SolarWinds, la qualifiant de la « plus sophistiquĂ©e et importante que le monde ait jamais vu ».

  • Le deuxiĂšme malware Solarwinds d’origine chinoise

  • Le gouvernement dĂ©voile un Cloud souverain
 en mĂȘme temps un peu amĂ©ricain

    Le ministĂšre de la Transformation et de la fonction publique a dĂ©voilĂ© son plan numĂ©rique pour garantir le Cloud souverain Ă  l’échelle europĂ©enne. Un « cloud de confiance » qui ambitionne de se protĂ©ger des lois d’exterritorialitĂ©s amĂ©ricaines tout en autorisant Google ou Microsoft, par exemple, de licencier certaines technologies.

    AprĂšs plusieurs tentatives avortĂ©es en ce sens, le gouvernement d’Emmanuel Macron a prĂ©sentĂ© une stratĂ©gie visant Ă  inscrire la France dans un plan d’ambition de Cloud souverain. Et il n’a pas manquĂ© au passage d’y apporter une touche de dĂ©sormais cĂ©lĂšbre « en mĂȘme temps » macronien.

    Le gouvernement de la Transformation et de la fonction publiques a dĂ©voilĂ© les contours de sa stratĂ©gie nationale pour le Cloud, lors d’une confĂ©rence de presse, lundi dernier, fruit d’une rĂ©flexion de deux annĂ©es a prĂ©cisĂ©, en prĂ©ambule, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance.

    Cette stratĂ©gie, en trois axes, consiste Ă  dĂ©velopper un label « Cloud de confiance Â» auprĂšs des entreprises pour leur garantir une protection de leur donnĂ©es, moderniser l’action publique grĂące aux technologies du Cloud dans les administrations publiques - « dĂ©sormais mode d’hĂ©bergement par dĂ©faut des projets numĂ©riques des administrations Â», a rappelĂ© AmĂ©lie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la fonction publiques – ainsi qu’un soutien des projets d’entreprises françaises en ce sens dont cinq d’une valeur totale de 100 millions d’euros sont dĂ©jĂ  sur la table.

    Les ministres ont cité notamment le projet Gaia-X comme horizon souhaitable pour ce Cloud souverain.

    PrĂ©sence d’entreprises amĂ©ricaines

    Reste que pour accĂ©der aux meilleurs services mondiaux, il faut composer avec les États-Unis, les meilleurs en la matiĂšre, de l’aveux de Bruno Le Maire. La France a donc dĂ©cidĂ© que certaines entreprises amĂ©ricaines – seules Google et Microsoft ont Ă©tĂ© citĂ©es par le ministre – pourraient licencier tout ou partie de leur technologie Ă  des entreprises françaises.

    « Nous pourrions conjuguer ce que nous n’étions jamais arrivĂ© Ă  conjuguer : une protection et valorisation maximale des donnĂ©es Â», a justifiĂ© Bruno Le Maire, prĂ©cisant que les technologies seront opĂ©rĂ©es par des Français dans un souci de garantie d’indĂ©pendance. « Nous ne renonçons pas Ă  notre souverainetĂ© française Â», s’est-il dĂ©fendu d’avance, citant les exemples passĂ©s du dĂ©veloppement de la filiĂšre industrielle nuclĂ©aire française permis par des licences amĂ©ricaines.

    « Nous espĂ©rons l’émergence d’autres alliances franco-amĂ©ricaines qui permettent de disposer de la meilleure technologie tout en garantissant l’indĂ©pendance des donnĂ©es des Français Â», a ajoutĂ© CĂ©dric O.

    Ce mĂȘme CĂ©dric O qui assurait qu Â« une nation ne peut pas rivaliser dans [la course Ă  la souverainetĂ©] face Ă  l’agilitĂ© du secteur privĂ© et les importants moyens de la premiĂšre ou deuxiĂšme puissance mondiale : c’est pourquoi nous ne devons pas nous entĂȘter Ă  vouloir dĂ©velopper des technologies souveraines de A Ă  Z, mais travailler de concert avec les autres nations et grandes entreprises europĂ©ennes Â», dans une prĂ©face pour le livre « Pour un Cloud europĂ©en Â».

    Et américaines, donc.

  • Le Royaume-Uni enquĂȘte sur le rachat d’Activision Blizzard par Microsoft

    Le dĂ©partement de l'AutoritĂ© de la concurrence et des marchĂ©s britannique a ouvert une enquĂȘte sur le rachat d’Activision Blizzard par Microsoft afin de dĂ©terminer si l’opĂ©ration ne viole pas les lois antitrust du Royaume-Uni. 

  • Les acteurs du Web rĂ©unis pour rĂ©gler cinq problĂšmes de compatibilitĂ© des rendus sur navigateurs

    RĂ©unis sous la banniĂšre Compat2021, Microsoft, Google ainsi que d’autres acteurs du Web travaillent Ă  rĂ©soudre cinq problĂšmes de compatibilitĂ© de rendus des navigateurs : CSS Flexbox, Grid, position : sticky, aspect-ratio property et transform.

    C’est une alliance inattendue et bienvenue dans le monde des dĂ©veloppeurs Web entre plusieurs gĂ©ants de l’industrie.

    Google et Microsoft ont annoncĂ© dans deux billets sur leurs blogs respectifs qu'ils travaillent ensemble et avec d’autres acteurs du Web Ă  la rĂ©solution de cinq problĂšmes de compatibilitĂ©s de leurs navigateurs,

    Les cinq problĂšmes concernent les CSS FlexBox, Grid, position : sticky, aspect-ratio property et transform, respectivement relatifs Ă  la mise en page, au calcul de ratio, Ă  la disposition des Ă©lĂ©ments, des grilles, de la mise en page, du ratio et des animations et transformations 3D.

    Safari le plus affecté

    Selon des travaux de recherches, ces fonctions prĂ©sentent des rĂ©sultats diffĂ©rents selon les navigateurs alors que les dĂ©veloppeurs utilisent les mĂȘmes outils Chromium ou WebKit. L’objectif affichĂ© est donc de rĂ©soudre les cinq problĂšmes d’ici Ă  la fin 2021.

    Un dashboard de l’avancĂ©e des travaux est disponible ici. Pour l’instant, Safari est le moteur de recherche souffrant le plus des cinq problĂšmes de compatibilitĂ©s (chacune notĂ©e sur 20) avec une note globale de 64/100 contre 86 et 83 pour Chrome et Firefox.

  • Les comptes Microsoft se passent dĂ©sormais de mot de passe

    Le gĂ©ant de Redmond annonce que la possibilitĂ© de s’authentifier en premier facteur avec Windows Hello, une clĂ© de sĂ©curitĂ© physique ou encore Microsoft Authenticator est dĂ©sormais Ă©largie Ă  tous les comptes Microsoft.

  • Les GAFAM discutent cybersĂ©curitĂ© avec Joe Biden et promettent des milliards

    C’est Ă  qui investira le plus. Microsoft, Google, IBM ou encore Apple ont rencontrĂ© hier Joe Biden lors d’une rĂ©union dĂ©diĂ©e Ă  la cybersĂ©curitĂ©. Depuis, les gĂ©ants rivalisent d’annonces et de dizaines de milliards de dollars pour permettre aux Etats-Unis de faire face Ă  la menace cyber.

  • Les GAFAM enregistrent de nouveaux records d’acquisitions, mais


    Tandis que les rĂ©gulateurs amĂ©ricain et europĂ©en travaillent Ă  faire adopter des lĂ©gislations antitrust, Microsoft, Google et Amazon ont battu des records d’acquisitions en 2021. 

  • Les salariĂ©s prĂ©fĂšrent les messageries par conversation

    Slack a mandatĂ© l'institut Wakefield Research pour interroger 3 000 professionnels utilisant un outil collaboratif tel que Slack ou Teams, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, au Japon et en Australie. Plus d’un tiers des utilisateurs (36%) prĂ©fĂ©rerait se passer des e-mails plutĂŽt que des messageries professionnelles comme Slack ou Teams.

    Allons-nous vers la disparition de l'e-mail ? Selon le sondage de Wakefield Research pour Slack, 60% des dĂ©cideurs informatiques français pensent qu'une autre forme de communication numĂ©rique remplacera complĂštement l’e-mail dans les 3 ans et prĂšs d'un sur dix (9%) estime que c’est dĂ©jĂ  le cas aujourd'hui. 

    Plus de productivité

    D'autres chiffres de l'Ă©tude prĂȘchent pour la chapelle de Slack dont le but originel Ă©tait de supplanter les messageries Ă©lectroniques classiques. Ainsi, si les utilisateurs comprennent que Slack et Microsoft Teams sont des outils pour des tĂąches diffĂ©rentes, l’enquĂȘte fait Ă©galement ressortir que 79% des utilisateurs dĂ©clarent que les plateformes de communication d'entreprise sont trĂšs ou extrĂȘmement importantes pour mener Ă  bien leur travail, une dĂ©claration encore plus majoritaire chez les utilisateurs de Slack (88%) contre 71% des utilisateurs de Teams. 

    Et pour cause ! Les utilisateurs qui privilĂ©gient l‘usage de la plateforme de messagerie professionnelle par conversation sur l’historique e-mail gagnent l’équivalent de 7,5 heures sur une semaine de travail, soit pratiquement une journĂ©e supplĂ©mentaire chaque semaine.

    Pour les utilisateurs de Slack, 40% des rĂ©unions tĂ©lĂ©phoniques ou en vidĂ©o auraient pu ĂȘtre remplacĂ©es par des messages Slack. Ce n'est pas prĂȘt de changer. 100% des utilisateurs de Slack veulent continuer Ă  l'utiliser mĂȘme aprĂšs la pandĂ©mie, notamment pour collaborer au moment qui leur convient le mieux (34%), amĂ©liorer l'alignement entre les Ă©quipes (34%) et accroĂźtre la productivitĂ© individuelle (33%).

    L'interface de Slack.