Iliad

  • Denis Planat prend la tĂȘte de Jaguar Network

    AprĂšs deux ans Ă  conseiller Kevin Polizzi, Denis Planat remplace dĂ©sormais le fondateur de Jaguar Network aux commandes de l’hĂ©bergeur. Une nomination sur fond d’accĂ©lĂ©ration d’Iliad, maison-mĂšre de Jaguar Network depuis 2019, sur le segment B2B.

    Alors qu’Iliad accentue ses efforts sur le segment B2B, Jaguar Network change de tĂȘte. L’hĂ©bergeur rachetĂ© en 2019 par l’entreprise de Xavier Niel annoncela nomination de Denis Planat au poste de Directeur gĂ©nĂ©ral. Il y remplace le fondateur de la sociĂ©tĂ©, Kevin Polizzi. Les deux hommes se connaissent bien, Ă  en croire le communiquĂ© Ă©mis par Jaguar Network, le nouveau DG ayant accompagnĂ© l’ancien “dans de nombreuses dĂ©cisions stratĂ©giques ces derniĂšres annĂ©es”. 

    AprĂšs avoir dirigĂ© Siris puis Easynet Global Services, Denis Planat conseille et accompagne diverses entreprises du secteur du numĂ©rique depuis 2010. Cet ancien de Vivendi et d’IBM se retrouve dĂ©sormais Ă  la tĂȘte de Jaguar Network oĂč il aura pour mission “d’accompagner la montĂ©e en puissance de Free Pro mais aussi d’accĂ©lĂ©rer la croissance de Jaguar Network avec des offres sur mesure Ă  destination des ETI, des grands comptes et des collectivitĂ©s” selon Thomas Reynaud, Directeur GĂ©nĂ©ral du Groupe Iliad. 

    Le Pro de Free

    En effet, Iliad a rĂ©cemment lancĂ© son offre Free Pro, avec la Freebox Pro 10G Epon, une box fibre qui utilisera un rĂ©seau point Ă  point diffĂ©rent de la fibre grand public de Free, puisque celui-ci repose sur les infrastructures d’Iliad ainsi que celles de Jaguar Network. “AprĂšs avoir accompagnĂ© Jaguar Network pendant deux ans, c’est avec un grand enthousiasme que je rejoins le Groupe iliad pour accĂ©lĂ©rer sa croissance sur le marchĂ© entreprises” explique pour sa part Denis Planat. 

    Kevin Polizzi, quant Ă  lui, ne quitte pas Jaguar Network. Il devient Vice-PrĂ©sident de l’entreprise qu’il a fondĂ© et aura pour tĂąche “de mener la politique d’innovation produits” de l’hĂ©bergeur tout en appuyant le dĂ©ploiement de grands partenariats et l’expansion de Jaguar Network Ă  l’international.

  • Jaguar Network construit son troisiĂšme datacenter

    L’hĂ©bergeur rachetĂ© l’an dernier par Iliad s’apprĂȘte Ă  construire son troisiĂšme centre de donnĂ©es, le quatriĂšme de l’entreprise en comptant celui de DCforData acquis en 2018. Pour Jaguar Network, il s’agit de rĂ©pondre au risque de saturation de ses datacenters existants dans la rĂ©gion Auvergne-RhĂŽne-Alpes alors que la demande d’hĂ©bergement local explose. En rĂ©gion Auvergne-RhĂŽne-Alpes, Jaguar Network commence Ă  se sentir Ă  l’étroit dans ses datacenters. Selon le directeur de cette activitĂ©, Nicolas Pitance, “notre datacenter Ă  Limonest arrive aujourd’hui Ă  saturation, quant Ă  Rock, le site basĂ© Ă  Lyon 8Ăšme, il se remplit plus vite que prĂ©vu”. L’entreprise, propriĂ©taire d’un premier datacenter Ă  Marseille, avait inaugurĂ© son centre de donnĂ©es lyonnais de 4000 mÂČ dĂ©but 2019.A noter que quelques semaines auparavant, Jaguar Network rachetait son concurrent DCforData et s’emparait de son datacenter de Limonest, toujours en rĂ©gion Auvergne-RhĂŽne-Alpes, avant de tomber lui-mĂȘme dans l’escarcelle d’Iliad qui dĂ©boursait un peu moins de 100 millions d'euros pour s’offrir Jaguar. Et aujourd’hui les baies Ă  Limonest et Ă  Lyon 8Ăšme sont presque arrivĂ©es Ă  saturation. “Nous constatons une forte demande d’hĂ©bergement local des donnĂ©es de la part du tissu Ă©conomique rĂ©gional” signale Nicolas Pitance. “Groupes familiaux, ETI, PME et comptes publics tels que les universitĂ©s ou les hĂŽpitaux, tous veulent pourvoir accompagner leur transformation numĂ©rique en comptant sur la garantie d’infrastructures souveraines situĂ©es sur notre territoire”. 

    Smart city et big data

    En consĂ©quence Jaguar Network annonce la construction d’un nouveau datacenter dans la rĂ©gion Auvergne-RhĂŽne-Alpes, Ă  Lyon. S’il ne fixe pas de calendrier, il prĂ©voit d’ores et dĂ©jĂ  que ce nouveau datacenter se spĂ©cialisera “dans la smartcity et les enjeux de l’IA et du big data”. Pour mĂ©moire, Rock Ă©tait en partie dĂ©diĂ© Ă  l’IoT et Ă  l’e-santĂ©, avec notamment l’obtention de l’agrĂ©ment HDS. â€œDĂ©sormais les architectures d’hĂ©bergement ne seront plus dual site mais seront rĂ©parties sur trois sites actifs” prĂ©cise l’entreprise dans un communiquĂ©. “Cela permettra d’adresser des demandes en provenance de toute la mĂ©tropole lyonnaise et de sa rĂ©gion, peu importe la position gĂ©ographique, tout en garantissant la diversification et la sĂ©curitĂ© de l’alimentation Ă©lectrique”.En outre, aux yeux de Jaguar Network, cet investissement anticipe l’arrivĂ©e d’Iliad sur le marchĂ© des tĂ©lĂ©coms B2B, une arrivĂ©e annoncĂ©e en septembre dernier mais qui tarde Ă  se concrĂ©tiser. L’objectif Ă©tait de lancer de premiĂšres offres avant 2021 mais le confinement et le reconfinement sont passĂ©s par lĂ . Thomas Reynaud, le directeur gĂ©nĂ©ral d’Iliad prĂ©voit ainsi le lancement des activitĂ©s B2B en France “dans les prochains trimestres”.
  • OPA d’Iliad sur Play, le premier opĂ©rateur polonais

    La maison-mĂšre de Free lance une opĂ©ration de rachat de l’intĂ©gralitĂ© du capital de l’opĂ©rateur polonais Play, pour un montant maximal de 2,2 milliards d’euros. Play est le premier acteur sur le marchĂ© mobile polonais, et le dernier entrant. Il compte 15 millions d’abonnĂ©s. Qu’il est loin le temps oĂč Iliad disait se contenter de la France et de l’Italie. PrĂ©sent dans la botte depuis 2018 et propriĂ©taire d’une part minoritaire du capital de l’Irlandais Eir, l’opĂ©rateur français semblait vouloir limiter ses aventures Ă  l’international. Mais ça, c’était avant. L’opportunitĂ© d’un rachat de Play, premier opĂ©rateur mobile polonais, s’est prĂ©sentĂ©e et Xavier Niel a bondi sur l’occasion. Dans un communiquĂ©, l’opĂ©rateur français explique que “Iliad et Play partagent une histoire de rĂ©ussite semblable”. Tous deux ont en effet la rĂ©putation d’ĂȘtre les trublions sur leurs marchĂ©s mobiles respectifs. Comme Free, Play a Ă©tĂ© le dernier Ă  entrer sur le marchĂ© polonais en 2007 et par sa politique de prix cassĂ©s s’est propulsĂ© en une dĂ©cennie en tĂȘte du classement avec 15 millions d’abonnĂ©s. Pour Iliad, c’est donc une OPA Ă  2,2 milliards d’euros qui se profile. “Iliad a dans ce cadre conclu un accord contraignant relatif Ă  l’acquisition d’un bloc de contrĂŽle de 40% auprĂšs des deux actionnaires de rĂ©fĂ©rence de la sociĂ©tĂ© au mĂȘme prix unitaire (soit 39 zlotys par action[8,7 euros ndlr]) lui confĂ©rant la majoritĂ© des siĂšges au conseil d’administration de Play” explique la maison-mĂšre de Free. L’opĂ©ration doit s’achever le 25 novembre et sera financĂ©e en cash par la trĂ©sorerie disponible d’Iliad et de la dette. 

    6Ăšme opĂ©rateur europĂ©en 

    Play est un morceau de choix pour Iliad. L’opĂ©rateur polonais reprĂ©sente, avec ses 15 millions d’abonnĂ©s, 29% du marchĂ© mobile polonais. Il affiche sur les 12 derniers mois un chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’euros et un excĂ©dent brut d’exploitation de 523 millions d’euros. “L’expertise et l’expĂ©rience d’iliad permettront d’accompagner la croissance de Play sur le marchĂ© Mobile et de faciliter son entrĂ©e sur le marchĂ© du Fixe” explique aussi le groupe. “Iliad pourra Ă©galement contribuer Ă  l’accĂ©lĂ©ration de la distribution digitale des offres Play”. Notons que le prĂ©sident de son Management Board n’est nul autre que Jean-Marc Harion, ancien d’Orange et ex-patron de Mobistar.“Cette belle opĂ©ration industrielle constitue un nouveau relais de croissance pour le Groupe Iliad et lui donne accĂšs Ă  un des marchĂ©s TĂ©lĂ©coms Ă  fort potentiel en Europe. La mise en commun des savoir-faire des Ă©quipes de Play et d’iliad va venir renforcer les fondamentaux du Groupe iliad, en combinant croissance et innovation. GrĂące Ă  cette opĂ©ration, iliad devient le 6Ăšme Groupe tĂ©lĂ©com europĂ©en” explique Thomas Reynaud, Directeur GĂ©nĂ©ral d’iliad.
  • Reprise de Shadow : match serrĂ© entre Niel et Klaba

    Coup de thĂ©Ăątre dans le redressement judiciaire de la startup française Blade. Alors que l’offre de reprise par Octave Klaba semblait la seule en lice, un groupe de salariĂ©s s’est portĂ© candidat au rachat du spĂ©cialiste du cloud gaming. Et ce avec le soutien de Xavier Niel. Hier, l'affaire passait devant le tribunal de commerce de Paris, difficile de savoir qui va l’emporter. DĂ©libĂ©rĂ© le 30 avril. 

    Blade va mal. PlacĂ© en redressement judiciaire en mars, la startup tricolore accumule les pertes et les dĂ©boires. On est bien loin de l’époque des levĂ©es de fonds et des ambitions europĂ©ennes. Parmi les repreneurs potentiels de l’éditeur de Shadow, le fondateur d’OVH, Octave Klaba, par le biais de sa holding personnelle JezbyVentures. « A travers JezbyVentures, je ferai une offre de reprise de Shadow France dans l’objectif de dĂ©velopper une alternative europĂ©enne Ă  Office365 / G-Suite » expliquait Octave Klaba dans un tweet. 

    Xavier Niel entre en lice

    Parmi les quelques offres dĂ©posĂ©es, celle de JezbyVentures semblait la mieux placĂ©e, et la seule que le juge du tribunal de commerce de Paris Ă©tait susceptible de retenir. Mais c’était sans compter sur une poignĂ©e de salariĂ©s de Blade qui ont dĂ©cidĂ© de se porter acquĂ©reurs de leur entreprise. Â« J’étais actionnaire de la sociĂ©tĂ© depuis sa crĂ©ation et, avec le redressement judiciaire, mes parts disparaissaient Â» raconte Yannis Weinbach, directeur marketing de Shadow jusqu’en 2018 puis responsable de la stratĂ©gie produit.

    Yannis Weinbach, responsable de la stratégie produit.

    « A force de discussion avec les collĂšgues, avec Jean-Baptiste Kempf [multi-entrepreneur, derriĂšre VLC notamment, et CTO de Shadow depuis novembre dernier] notamment, on s’est lancĂ© pour dĂ©poser une offre au premier tour avec un plan et une stratĂ©gie assez clairs
 mais pas d’argent Â» poursuit-il. AprĂšs deux semaines Ă  contacter plusieurs investisseurs, les salariĂ©s ont rendez-vous avec Xavier Niel
 avec qui « Ă§a a bien accrochĂ© Â» selon Yannis Weinbach. Le patron d’Iliad revoit le business plan proposĂ©, amĂ©liorant la stratĂ©gie pour permettre Ă  Shadow d’ĂȘtre rentable le plus vite possible.

    Rentabilité

    Il s’agissait en outre pour les six salariĂ©s porteurs de l’offre d’apporter de la « concurrence Â» avec un plan « trĂšs simple Â» de rĂ©duction des coĂ»ts, d’augmentation des prix pour le grand public et de rentabilisation de l’infrastructure. Un dernier point crucial, puisqu’il s’agirait pour Blade de mettre sa puissance de calcul au service d’autres entreprises ou du secteur de l’éducation. Cependant, l’offre d’Octave Klaba ferait passer Shadow d’une infra en propre Ă  un modĂšle de location chez OVH, nous apprend Yannis Weinbach.

    « La volontĂ© de Xavier Niel est qu’on soit agnostique, mais nous pouvons avoir une vraie stratĂ©gie de groupe avec Scaleway en termes d’achat Â», quant bien mĂȘme l’un fait du hosting, l’autre cherche plutĂŽt du GPU. L’offre de reprise a d’ailleurs Ă©tĂ© formĂ©e sous la houlette de Scaleway. « Iliad, en tant que partenaire industriel, permet d’offrir les meilleures conditions pour retenir les talents de Shadow en leur garantissant l’indĂ©pendance nĂ©cessaire Ă  l’expression de leur savoir-faire Â» indique le communiquĂ© Ă©mis par les salariĂ©s repreneurs. Les salariĂ©s dĂ©tiendront 20% du capital de Blade, qui deviendra une filiale d’Iliad qui possĂšdera les 80% restants.

    Une ambiance « bon enfant Â»

    CĂŽtĂ© finances, les deux propositions ne se distinguent guĂšre : toutes deux proposent un financement autour de 30 millions d’euros, « assez pour remettre Shadow Ă  flot Â» signale Yannis Weinbach. De fait, Ă  l’audience devant le tribunal de commerce hier, on comptait les points de part et d’autre, dans une ambiance que l’ex directeur marketing dĂ©crit comme « bon enfant Â». « La morale, c’est que personne n’est capable pour le moment de savoir qui va l’emporter, il va falloir attendre le dĂ©libĂ©rĂ© du 30 avril Â».

    « L’offre des salariĂ©s dĂ©fend une certaine vision de l’entreprise. Nous avons un projet ambitieux et voulons montrer aussi que Shadow est un projet tech Ă  la pointe Â» insiste Yannis Weinbach. Et un objectif de rentabilitĂ© Ă  l’horizon 2023, le temps « d’acheter beaucoup de machines Â». Mais pour savoir qui d’Octave Klaba ou de Xavier Niel l’emporte, il faudra attendre le 30 avril.

  • Xavier Niel sort Iliad de la bourse

    Coup de tonnerre ce matin sur la place de Paris : Xavier Niel vient d’annoncer son intention de racheter le capital d’Iliad de sorte Ă  faire sortir son groupe de bourse, oĂč il est entrĂ© en 2004. Et pour ce faire, le crĂ©ateur de Free met les moyens : 182 euros par action, un bonus de 61% pour les actionnaires qui vendront leurs parts.