Nvidia

  • Common Voice : Nvidia investit 1,5 million de dollars dans le projet de Mozilla

    Le projet de Mozilla reçoit le soutien du gĂ©ant des GPU, qui a dĂ©cidĂ© d’y investir 1,5 million de dollars. Nvidia compte bien profiter des jeux de donnĂ©es vocales de Common Voice pour dĂ©velopper ses modĂšles et les proposer gracieusement Ă  la communautĂ©. 

    Common Voice s’est fait discret depuis 2017. Ce projet consistant Ă  collecter des enregistrements vocaux, dans toutes les langues, a abouti en novembre 2017 Ă  la mise en ligne d’une premiĂšre base de donnĂ©es de 500 heures d’enregistrements, grĂące Ă  la participation de 20 000 personnes. Ce qui faisait de Common Voice la deuxiĂšme plus importante base d’enregistrements audio libre, derriĂšre Librispeech. 

    Mais, depuis, l’initiative est quelque peu tombĂ©e dans l’oubli. Et ce malgrĂ© 9000  heures d’enregistrements supplĂ©mentaires publiĂ©es entre fin 2017 et aujourd’hui. D’autant que le secteur de la “Voice Tech” n’est pas moribond. Et si la majoritĂ© des bases de donnĂ©es appartiennent Ă  des gĂ©ants du secteur, dont un certain Nuance (qui vient d'ĂȘtre rachetĂ© par Microsoft), de nouveaux projets naissent Ă  l’instar de Voice Lab en France. 

    Tel a sans doute Ă©tĂ© le constat de Nvidia. Le gĂ©ant des GPU n’est pas en reste pour tout ce qui touche Ă  l’IA : il travaille autour de ses cartes graphiques avec une grande variĂ©tĂ© d’acteurs, de Baidu Ă  TomTom. Alors que Microsoft dĂ©pense des milliards de dollars pour s’offrir Nuance, Nvidia a dĂ©cidĂ© pour sa part de placer ses billes dans Common Voice. Mozilla annonce en effet que le projet a reçu un investissement de 1,5 million de dollars de la part du fabricant de GPU. 

    Plus d’heures, plus de langues

    Cet investissement permettra Ă  Common Voice de croĂźtre en impliquant davantage de communautĂ©s et de bĂ©nĂ©voles dans le projet et facilitera le recrutement de nouveaux employĂ©s. Et, pour marquer le coup, la structure de l’initiative change et la voici dĂ©sormais intĂ©grĂ©e Ă  la fondation Mozilla, au sein de sa branche consacrĂ©e Ă  l’IA. 

    “La demande d'IA conversationnelle augmente, les chatbots et les assistants virtuels ayant un impact sur presque tous les secteurs” explique de son cĂŽtĂ© Kari Briski, directrice Accelerated Computing Software and AI Product chez Nvidia. "GrĂące aux ensembles de donnĂ©es ouverts de Common Voice, nous sommes en mesure de dĂ©velopper des modĂšles prĂ©-entraĂźnĂ©s et de les proposer gratuitement Ă  la communautĂ©. Ensemble, nous travaillons Ă  un objectif commun de soutien et de crĂ©ation de communautĂ©s, en particulier pour les langues sous-financĂ©es et mal desservies”.

  • Nvidia virtualise les workflows IA

    Le fabricant de GPU annonce la disponibilitĂ© gĂ©nĂ©rale de sa suite Nvidia AI Enterprise, qui permet de virtualiser les charges de travail sur VMware vSphere et des serveurs standards. Une maniĂšre selon Nvidia, qui s’appuie ici sur une poignĂ©e de partenaires, de dĂ©mocratiser l’intelligence artificielle.

  • Rachat d’ARM : le gouvernement britannique met son grain de sel

    Alors qu’on pensait la cession par Softbank d’ARM Ă  Nvidia acquise, le gouvernement britannique vient retarder l’acquisition. PrĂ©textant des raisons de sĂ©curitĂ© nationale, l’exĂ©cutif a demandĂ© Ă  l’autoritĂ© de la concurrence une enquĂȘte sur ce rachat d’ici au 30 juillet.

    En septembre 2020, Nvidia annonçait racheter ARM. Le crĂ©ateur de l’architecture de processeur Ă©ponyme avait prĂ©cĂ©demment Ă©tĂ© acquis par le Japonais Softbank en 2016 pour 32 milliards de dollars. Quatre ans plus tard, c’est 40 milliards de dollars que le gĂ©ant des GPU dĂ©boursait pour s’offrir ARM.

    Si les conseils d’administration des parties impliquĂ©es approuvaient l’opĂ©ration, on savait d’ores et dĂ©jĂ  que sa concrĂ©tisation prendrait du temps : 18 mois, prĂ©voyait Nvidia, le temps que les autoritĂ©s antitrust britanniques, chinoises, amĂ©ricaines et europĂ©ennes donnent leur aval. Ce qui ne sera pas une partie de plaisir : le gouvernement britannique vient en effet d’intervenir dans le processus d’acquisition. 

    EnquĂȘte de la CMA

    La Competition and Markets Authority examine le dossier depuis janvier, examinant les risques que Nvidia porte atteinte Ă  la concurrence, augmente les prix ou ampute les services d’ARM Ă  destination de ses propres concurrents. Mais c’est pour un tout autre motif que le ministre chargĂ© du numĂ©rique, Oliver Dowden, vient de mettre en suspens l’opĂ©ration. Il invoque en effet un motif de sĂ©curitĂ© nationale, le gouvernement britannique estimant que les semi-conducteurs sont un secteur critique pour la Grande-Bretagne et implique des sujets de dĂ©fense. 

    "Pour entamer la prochaine Ă©tape et pour m'aider Ă  rassembler les informations pertinentes, l'autoritĂ© britannique de la concurrence va maintenant prĂ©parer un rapport sur les implications de la transaction, qui contribuera Ă  Ă©clairer toute dĂ©cision ultĂ©rieure", explique-t-il. La CMA va dĂ©sormais se pencher sur la question des implications de ce rachat en termes de sĂ©curitĂ© nationale, et rendre ses conclusions d’ici au 30 juillet. 

    AprĂšs quoi Oliver Dowden dĂ©cidera d’approuver ou non l’accord, voire de demander une enquĂȘte approfondie. Et ce quand bien mĂȘme Nvidia a promis de garantir la neutralitĂ© d’ARM et de maintenir les bureaux et les emplois Ă  Cambridge. Des arguments qui avaient convaincu les autoritĂ©s britanniques lorsqu’ils Ă©taient avancĂ©s par Softbank en 2016. Mais, dans le cas de Nvidia, dĂ©jĂ  fabricant de puces, ils ne semblent pas suffire.

  • Softbank sur le point de vendre ARM Ă  Nvidia

    Quatre ans aprĂšs avoir rachetĂ© le concepteur de puces pour 32 milliards de dollars, le gĂ©ant japonais s’apprĂȘterait Ă  revendre la pĂ©pite britannique. Softbank traverse une mauvaise passe et se sĂ©pare de certains actifs. Nvidia, le spĂ©cialiste du GPU, se porte acquĂ©reur pour 40 milliards, ce qui fera de cette acquisition l’une des plus importantes opĂ©rations dans le secteur des semi-conducteurs.  Softbank connaĂźt une pĂ©riode difficile. AprĂšs quelques investissements hasardeux, le groupe nippon se retrouve sous pression de ses investisseurs et partenaires. D’autant que la pandĂ©mie a sĂ©vĂšrement impactĂ© son cours en bourse. En consĂ©quence, il cherche Ă  cĂ©der certains actifs en Ă©change de monnaie sonnante et trĂ©buchante. En juillet, la rumeur lui attribuait dĂ©jĂ  le projet de vendre ou d’introduire en bourse ARM.  ARM annonçait pour sa part un projet de spin-off, prĂ©voyant la scission de deux de ses activitĂ©s dans l’IoT en entitĂ©s indĂ©pendantes, toujours propriĂ©tĂ©s de Softbank. Avant de faire machine arriĂšre fin aoĂ»t. Le concepteur britannique d’architectures de semi-conducteurs avait Ă©tĂ© acquis en 2016 par Softbank pour 32 milliards de dollars. ARM, peu connu une dĂ©cennie auparavant, s’est imposĂ© en quelques annĂ©es, d’abord dans le mobile, et diversifiant ses activitĂ©s, s’est invitĂ© dans les serveurs, les objets connectĂ©s et mĂȘme les PC.  

    Un géant des puces

    Selon Reuters, les discussions seraient en train d’aboutir avec un acquĂ©reur potentiel au rachat d’ARM : Nvidia. Selon des sources proches du dossier, les deux entreprises sont entrĂ©es en nĂ©gociations exclusives il y a quelques semaines et un accord pourrait ĂȘtre annoncĂ© dans les prochains jours. Le gĂ©ant des GPU s’emparerait de la sociĂ©tĂ© britannique pour plus de 40 milliards de dollars.  Nvidia, lui, n’a pas connu la crise. Ses GPU connaissent une demande croissante, aussi bien pour les graphismes que pour le jeu vidĂ©o, mais aussi l’IA, la conduite autonome, etc. Tant et si bien que le cours de son action a doublĂ© depuis le dĂ©but de l’annĂ©e. L’an dernier, Nvidia a annoncĂ© un premier rapprochement avec ARM autour des supercalculateurs mais une fusion des deux entreprises aboutirait Ă  la crĂ©ation d’un gĂ©ant capable de surpasser Intel, AMD, etc.  Toutefois, il ne faut pas vendre le semi-conducteur avant de l’avoir gravĂ© : la transaction sera l’une des plus importantes du secteur des puces. Elle risque donc d’ĂȘtre surveillĂ©e de trĂšs prĂšs par les rĂ©gulateurs, mais aussi par les clients et partenaires d’ARM, parmi lesquels Samsung, Apple, AMD ou encore Intel. Ceux-lĂ  pourraient voir d’un trĂšs mauvais oeil le rapprochement et s’y opposer.
  • Un deuxiĂšme malware dĂ©couvert dans Orion de SolarWinds

    Dans un communiquĂ© analysant les failles ayant permis le hacking de SolarWinds, Microsoft rĂ©vĂšle avoir trouvĂ© un deuxiĂšme malware dans le mĂȘme logiciel Orion, attaquĂ© quelques jours auparavant.

    Quelle est l’ampleur des dĂ©gĂąts subis par SolarWinds ? AprĂšs les rĂ©vĂ©lations de la compromission de son logiciel Orion par des hackers ainsi que la vente de 280 millions d’actions six jours avant les rĂ©vĂ©lations de la cyberattaque incriminant un de ses produits, Microsoft vient s’ajouter aux concerts des mauvaises nouvelles.

    L'une de ses installations d'Orion, l'outil dont les hackeurs ont utilisĂ© les mises Ă  jour pour insĂ©rer un code malveillant et dĂ©rober les informations de plusieurs administrations et entreprises, hĂ©bergeait un deuxiĂšme malware, selon les analyses d’une enquĂȘte menĂ©e par Microsoft sur les raisons du hacking et publiĂ©es sur son site.

    « Notre enquĂȘte sur le hacking de SolarWinds a menĂ© Ă  la dĂ©couverte d’un autre malware affectant aussi le software Orion mais n’ayantprobablementaucun lien avec la premiĂšre faille et provenant d’une autre source Â», indique Microsoft dans son rapport.

    Le programme, une backdoor appelĂ©e Supernova, permet au hackeur d’envoyer et d’exĂ©cuter un programme malicieux sur le produit ciblĂ©. Il serait stockĂ© dans la mĂ©moire de l’ordinateur et non sur son disque, lui permettant d’échapper Ă  certains logiciels de cybersĂ©curitĂ©, selon des chercheurs de chez Palo Alto Networks interrogĂ©s par Cyberscoop.

    L’étendue des dĂ©gĂąts causĂ©s par la premiĂšre cyberattaque n’a toujours pas fini d’ĂȘtre connue. Des entreprises comme Cisco, Intel, Nvidia, VMware, Deloitte ou encore Belkin mais aussi une universitĂ© et un hĂŽpital feraient tous partie des victimes de l’attaque, selon le Wall Street Journal. Tous utilisaient le software Orion.

  • Un deuxiĂšme malware dĂ©couvert dans Orion de SolarWinds

  • Un HPC sur Nvidia en SuĂšde

    Le superordinateur Berzelius DR Thor Balked.

    L'université de Linköping en SuÚde vient de recevoir un nouveau supercomputer qui s'appuie sur des technologies de Nvidia.

    FinancĂ© par un don de 29,5 M€ de la Fondation Knut and Alice Wallenberg, le superordinateur Berzelius, du nom d'un scientifique suĂ©dois originaire de la mĂȘme rĂ©gion que la ville de Linköping, va servir Ă  travailler sur des programmes de recherche financĂ©s par la Fondation comme le programme WASP (Wallenberg AI Autonomous Systems and Software Program).

    La machine est deux fois plus puissante que les deux autres superordinateurs suédois classés dans le Top 500 et déploie une puissance de 300 Petaflops. Conçue sur l'architecture Nvidia DGX Super Pod, la machine accueille 60 systÚmes Nvidia DGX A100 interconnectés par une liaison Infiniband HDR à 200 Gb/s de Mellanox et 4 systÚmes DDN AI400X avec du NVMe pour le stockage. Le tout est administré par la suite d'Atos Codex AI.