ARM

  • Aux ARM chez Microsoft !

    Selon l'agence Bloomberg, Microsoft commencerait à développer ses propres puces sur architecture ARM pour ses serveurs et un PC.

    Microsoft a commencĂ© Ă  dĂ©velopper ses propres puces en interne sur une architecture ARM. Les puces devraient ĂȘtre intĂ©grĂ©es dans le serveurs des centres de donnĂ©es utilisĂ©s pour soutenir ses offres Cloud dont Azure for Business et OneDrive. Actuellement ces serveurs fonctionnent sur une architecture x86 et des processeurs Intel, puissants mais chers. D'autre part des fortes demandes sur de nouvelles charges comme celles liĂ©es Ă  l'intelligence artificielle demandent des processeurs plus spĂ©cialisĂ©s que des processeurs plus gĂ©nĂ©ralistes alors que la Loi de Moore est de plus en plus discutĂ©e. L'architecture ARM apporte un avantage en termes de consommation Ă©lectrique. Un fournisseur de Cloud public comme Microsoft ne peut ĂȘtre insensible Ă  la rĂ©duction de sa facture d'Ă©lectricitĂ© vu le nombre de serveurs et de centres de donnĂ©es que la sociĂ©tĂ© possĂšde.

    Microsoft n'est pas seul Ă  suivre cette voie dans le cas oĂč l'information serait confirmĂ©e. Google a commencĂ© Ă  concevoir ses propres puces en 2017 avec l'OpenTitan. Amazon a dĂ©jĂ  deux gĂ©nĂ©rations de processeurs maisons avec les Graviton 1 et 2. Le Hanguang 800 d'Alibaba a Ă©tĂ© annoncĂ© en septembre 2019 et est utilisĂ© dans les centres de donnĂ©es du fournisseur chinois pour des tĂąches d'intelligence artificielle.

    Un des derniers chipset ARM, le Cortex-A 15

    Pour les PC aussi

    Par ailleurs un autre groupe chez Microsoft travaillerait sur la mĂȘme architecture pour concevoir un processeur pour PC Ă  limage de ce qu'a annoncĂ© Apple avec le M1 en novembre dernier. Microsoft a dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© un essai avec des ordinateurs Surface sur des puces Snapdragon de Qualcomm.

  • Rachat d’ARM : le gouvernement britannique met son grain de sel

    Alors qu’on pensait la cession par Softbank d’ARM Ă  Nvidia acquise, le gouvernement britannique vient retarder l’acquisition. PrĂ©textant des raisons de sĂ©curitĂ© nationale, l’exĂ©cutif a demandĂ© Ă  l’autoritĂ© de la concurrence une enquĂȘte sur ce rachat d’ici au 30 juillet.

    En septembre 2020, Nvidia annonçait racheter ARM. Le crĂ©ateur de l’architecture de processeur Ă©ponyme avait prĂ©cĂ©demment Ă©tĂ© acquis par le Japonais Softbank en 2016 pour 32 milliards de dollars. Quatre ans plus tard, c’est 40 milliards de dollars que le gĂ©ant des GPU dĂ©boursait pour s’offrir ARM.

    Si les conseils d’administration des parties impliquĂ©es approuvaient l’opĂ©ration, on savait d’ores et dĂ©jĂ  que sa concrĂ©tisation prendrait du temps : 18 mois, prĂ©voyait Nvidia, le temps que les autoritĂ©s antitrust britanniques, chinoises, amĂ©ricaines et europĂ©ennes donnent leur aval. Ce qui ne sera pas une partie de plaisir : le gouvernement britannique vient en effet d’intervenir dans le processus d’acquisition. 

    EnquĂȘte de la CMA

    La Competition and Markets Authority examine le dossier depuis janvier, examinant les risques que Nvidia porte atteinte Ă  la concurrence, augmente les prix ou ampute les services d’ARM Ă  destination de ses propres concurrents. Mais c’est pour un tout autre motif que le ministre chargĂ© du numĂ©rique, Oliver Dowden, vient de mettre en suspens l’opĂ©ration. Il invoque en effet un motif de sĂ©curitĂ© nationale, le gouvernement britannique estimant que les semi-conducteurs sont un secteur critique pour la Grande-Bretagne et implique des sujets de dĂ©fense. 

    "Pour entamer la prochaine Ă©tape et pour m'aider Ă  rassembler les informations pertinentes, l'autoritĂ© britannique de la concurrence va maintenant prĂ©parer un rapport sur les implications de la transaction, qui contribuera Ă  Ă©clairer toute dĂ©cision ultĂ©rieure", explique-t-il. La CMA va dĂ©sormais se pencher sur la question des implications de ce rachat en termes de sĂ©curitĂ© nationale, et rendre ses conclusions d’ici au 30 juillet. 

    AprĂšs quoi Oliver Dowden dĂ©cidera d’approuver ou non l’accord, voire de demander une enquĂȘte approfondie. Et ce quand bien mĂȘme Nvidia a promis de garantir la neutralitĂ© d’ARM et de maintenir les bureaux et les emplois Ă  Cambridge. Des arguments qui avaient convaincu les autoritĂ©s britanniques lorsqu’ils Ă©taient avancĂ©s par Softbank en 2016. Mais, dans le cas de Nvidia, dĂ©jĂ  fabricant de puces, ils ne semblent pas suffire.

  • Softbank sur le point de vendre ARM Ă  Nvidia

    Quatre ans aprĂšs avoir rachetĂ© le concepteur de puces pour 32 milliards de dollars, le gĂ©ant japonais s’apprĂȘterait Ă  revendre la pĂ©pite britannique. Softbank traverse une mauvaise passe et se sĂ©pare de certains actifs. Nvidia, le spĂ©cialiste du GPU, se porte acquĂ©reur pour 40 milliards, ce qui fera de cette acquisition l’une des plus importantes opĂ©rations dans le secteur des semi-conducteurs.  Softbank connaĂźt une pĂ©riode difficile. AprĂšs quelques investissements hasardeux, le groupe nippon se retrouve sous pression de ses investisseurs et partenaires. D’autant que la pandĂ©mie a sĂ©vĂšrement impactĂ© son cours en bourse. En consĂ©quence, il cherche Ă  cĂ©der certains actifs en Ă©change de monnaie sonnante et trĂ©buchante. En juillet, la rumeur lui attribuait dĂ©jĂ  le projet de vendre ou d’introduire en bourse ARM.  ARM annonçait pour sa part un projet de spin-off, prĂ©voyant la scission de deux de ses activitĂ©s dans l’IoT en entitĂ©s indĂ©pendantes, toujours propriĂ©tĂ©s de Softbank. Avant de faire machine arriĂšre fin aoĂ»t. Le concepteur britannique d’architectures de semi-conducteurs avait Ă©tĂ© acquis en 2016 par Softbank pour 32 milliards de dollars. ARM, peu connu une dĂ©cennie auparavant, s’est imposĂ© en quelques annĂ©es, d’abord dans le mobile, et diversifiant ses activitĂ©s, s’est invitĂ© dans les serveurs, les objets connectĂ©s et mĂȘme les PC.  

    Un géant des puces

    Selon Reuters, les discussions seraient en train d’aboutir avec un acquĂ©reur potentiel au rachat d’ARM : Nvidia. Selon des sources proches du dossier, les deux entreprises sont entrĂ©es en nĂ©gociations exclusives il y a quelques semaines et un accord pourrait ĂȘtre annoncĂ© dans les prochains jours. Le gĂ©ant des GPU s’emparerait de la sociĂ©tĂ© britannique pour plus de 40 milliards de dollars.  Nvidia, lui, n’a pas connu la crise. Ses GPU connaissent une demande croissante, aussi bien pour les graphismes que pour le jeu vidĂ©o, mais aussi l’IA, la conduite autonome, etc. Tant et si bien que le cours de son action a doublĂ© depuis le dĂ©but de l’annĂ©e. L’an dernier, Nvidia a annoncĂ© un premier rapprochement avec ARM autour des supercalculateurs mais une fusion des deux entreprises aboutirait Ă  la crĂ©ation d’un gĂ©ant capable de surpasser Intel, AMD, etc.  Toutefois, il ne faut pas vendre le semi-conducteur avant de l’avoir gravĂ© : la transaction sera l’une des plus importantes du secteur des puces. Elle risque donc d’ĂȘtre surveillĂ©e de trĂšs prĂšs par les rĂ©gulateurs, mais aussi par les clients et partenaires d’ARM, parmi lesquels Samsung, Apple, AMD ou encore Intel. Ceux-lĂ  pourraient voir d’un trĂšs mauvais oeil le rapprochement et s’y opposer.