jeudi 21 septembre 2017
 

 

Dell PowerEdge VRTX : Le datacenter in a box !

par Christophe Bardy - Test publié dans le magazine L'Informaticien le 01/01/2015
Un tout-en-un « stockage + réseau + compute » véritable datacenter in a box pour seulement une quinzaine de milliers d’euros ? Le concept avait de quoi séduire. Un test prolongé nous a convaincu de la pertinence du concept !


Il y a un peu plus d’un an, en juin 2013, Dell avait profité de son Dell Entreprise Forum de San Jose pour lever le voile sur un nouveau prototype de serveur convergent, alliant stockage, réseau et « compute » via la présence de quatre emplacements pour des serveurs lames identiques à ceux conçus pour le châssis lame d’entreprise Dell M1000E.
La machine, baptisée « PowerEdge VRTX » (prononcez « Vertex ») a finalement vu le jour de façon commerciale au dernier trimestre 2013 et L’Informaticien a pu la tester de façon intensive pendant près de trois mois.
Outre l’unité de test que nous a prêté Dell, nous avons aussi pu avoir accès à distance à une seconde unité de test située au sein du centre client de Limerick en Irlande. Et le moins que l’on puisse dire est que le VRTX s’est avéré une machine très séduisante, qui devrait suffire au bonheur de bien des PME, sites distants et agences de grands comptes que nous connaissons. Car, avec le VRTX, c’est bien un mini « datacenter in a box » que Dell réussi à assembler.


Premiers contacts avec la massive tour



Le Dell VRTX est un serveur unique en son genre. La machine se présente sous la forme d’une tour massive – près de 60 kg – disposant en face avant sur la gauche de quatre emplacements pour lames serveurs et d’un écran de configuration et de statut. La partie droite est quant à elle occupée par une baie de stockage fournissant le stockage partagé à l’ensemble des lames. Notre unité d’évaluation était fournie avec 25 emplacements hot-plug pour disques durs et SSD 2,5 pouces, mais il est aussi possible d’opter pour une configuration avec douze emplacements hot-plug pour disques 3,5 pouces. Comme bien d’autres machines chez Dell, le VRTX est très largement personnalisable à la commande. Il est à noter que dans notre configuration, la capacité de stockage partagée, venait s’ajouter à celle fournie par chaque lame – les lames serveurs M520 et M620 proposées par Dell sur cette machine intègrent en standard deux disques 2,5 pouces dédiés.
La face arrière du serveur accueille quant à elle quatre modules d’alimentation redondants de 1 100 W, quatre ventilateurs hot-plug ainsi qu’un module réseau à 8 ports reliés au commutateur interne à la machine – ce dernier offre 16 ports internes Gigabit, soit un maximum de 4 ports par lame, et 8 ports externes. On trouve également trois emplacements pour cartes PCIe pleine hauteur et cinq emplacements pour cartes PCIe demi-hauteur, ainsi que deux ports pour l’accès au module d’administration distant de la machine ou CMC (Chassis management Controler). Ce CMC est l’un des éléments centraux du VRTX et c’est grâce à lui que le serveur est aussi simple à administrer et configurer.
Un kit optionnel permet d’installer la machine à l’horizontale dans un rack de 19 pouces où elle occupe alors un espace de 5U. Notons pour terminer que dans notre configuration, la machine était fournie avec deux lames M520 bi-socket avec processeurs Xeon E5-2420v2 chacune dotée de deux disques.



Configuration initiale et paramétrage simplissime


Passé l’étape usuelle de branchement de la machine au secteur et au réseau, la configuration initiale de la machine s’effectue au travers du panneau d’affichage en face avant, qui permet de définir l’adresse IP du contrôleur d’administration du châssis. Cette étape, ne nécessite qu’un peu moins de deux minutes et ne requiert aucune compétence particulière, sinon l’aptitude à affecter une adresse IP à une machine… Une fois cette étape achevée, il est possible d’accéder à la console web de configuration du VRTX (ou CMC) d’un simple navigateur afin de poursuivre la configuration du système.
L’interface web du CMC permet de visualiser l’ensemble des composants présents dans le châssis et de contrôler leur état à leur configuration. Elle permet également d’activer et d’éteindre à distance les lames serveurs, d’accéder aux interfaces de configuration iDRAC (Integrated Dell Remote Access Controler) des lames et de paramétrer le stockage et le commutateur Ethernet intégré au châssis.
La première activité à réaliser est de configurer le stockage. L’intégralité des disques présents dans le châssis est pilotée par une carte Raid Dell PERC8 qui permet de définir des pools Raid, puis de les découper en volumes qui seront présentés comme des disques virtuels aux différents serveurs lames. Dans la pratique, cela permet de fournir la plupart des bénéfices d’un stockage partagé en réseau, mais sans la complexité en matière de configuration, de réseau et de câblage.
Du point de vue de l’administrateur, l’affectation des ressources de stockage est assez simple : l’interface du CMC fournit un inventaire des disques disponibles et il est possible de constituer des grappes raid (0, 1 5, 6, 10) selon les besoins. Ensuite, on peut découper des volumes, que l’on peut mettre à disposition des différentes lames. Ces volumes virtuels apparaissent alors comme de vrais disques connectés aux lames. Il est à noter qu’il est possible de définir des volumes virtuels qui seront affectés exclusivement à une lame et d’autres qui pourront être partagés par plusieurs lames. Cette dernière possibilité est par exemple utile pour des volumes VMFS en environnement VMware, pour des Cluster shared Volume Hyper-V ou pour des volumes de systèmes de fichiers en cluster – pour Oracle RAC, par exemple.
La seconde opération à réaliser avec le CMC est le paramétrage des ressources réseau. Notre VRTX disposer d’un module de commutation interne dont l’interface d’administration est directement accessible du CMC. Il est ainsi possible de définir des agrégations de ports, de définir des VLAN, bref d’opérer tout type de configuration permise par un commutateur avancé.
Depuis la console CMC, on peut ensuite accéder en détail aux paramètres des lames serveurs. La console CMC permet en effet d’accéder à l’interface d’administration à distance des lames aussi connue sous le nom d’iDRAC (Intégrated Dell Remote Access Controler). L’iDRAC permet d’initialiser les lames, mais aussi de disposer d’un accès KVM depuis un simple navigateur, ce qui, dans certains navigateurs, requiert la présence du plug-in Java. Comme avec toutes les lames serveurs Dell un port est disponible en face avant des lames pour un accès KVM via une console externe, mais dans la pratique ce port est rendu quasiment inutile par le module iDRAC intégré aux lames.
Selon Dell, Le CMC permet aussi d’affecter les ressources PCIe présentes dans la machine aux différentes lames – le VRTX supporte un assortiment de cartes réseau Gigabit et 10 Gigabit, de cartes GPGPU comme le Nvidia K1 ou l’AMD FirePro W7000. Nous n’avons pas testé ce point, mais la lecture de la documentation du serveur révèle que cette capacité d’affectation de cartes PCIe est toutefois limitée avec la version Express du CMC. Notre recommandation est donc pour ceux qui souhaiteraient utiliser cette fonction de souscrire une licence entreprise du CMC, qui permettra un contrôle plein du mapping des cartes PCIe aux lames tout en débloquant l’accès à d’autres fonctions potentiellement utiles telles que la gestion avancée de l’énergie ou la gestion de plusieurs châssis. Avec la version entreprise, il est ainsi possible de piloter jusqu’à neuf châssis VRTX depuis la même console CMC.

Un serveur silencieux à la consommation maîtrisée



L’un des points impressionnants du VRTX au cours de notre test a été son aptitude inhabituelle, pour un serveur, à se faire oublier. Si la machine n’est pas totalement silencieuse, comme peut l’être par exemple un MacPro d’Apple, il n’en reste pas moins que son niveau de bruit est bas, comparable en fait à celui d’une station de travail récente ou d’un petit serveur. Certes, notre configuration n’avait que deux serveurs et pas tous ses disques, mais elle était bien loin de générer le raffut que produit habituellement une configuration à deux serveurs biprocesseur, un commutateur et huit disques. Cela permet d’envisager de l’utiliser dans le coin d’un plateau de bureau standard et non pas dans une salle climatisée dédiée – à condition toutefois de ne pas trop solliciter sa puissance, sous peine de voir les ventilateurs monter en régime et donc également le niveau sonore.
L’autre bonne nouvelle est la richesse des fonctions de gestion d’énergie du serveur. Cela commence par la possibilité de disposer de deux voies d’alimentation séparées, protégées chacune par son propre onduleur. Il suffit pour cela de grouper par deux les quatre alimentations du châssis. En cas de défaillance d’un circuit d’alimentation, le VRTX tentera de poursuivre ses activités avec les alimentations restantes ou dégradera la performance des serveurs de telle sorte que la consommation électrique de l’ensemble reste en deçà des capacités des alimentations survivantes.
Cela se poursuit, avec la version entreprise du CMC, par la possibilité de définir des limites de consommation pour le serveur, de façon par exemple à ne pas dépasser un plafond imposé. Le CMC forcera ainsi les lames à limiter leur puissance pour ne pas dépasser le plafond de consommation imposé.
Lors de notre prise en main, nous avons testé le Dell VRTX sous Hyper-V et VMware vSphere 5.5 sans rencontrer aucun problème. De fait, le stockage partagé a fonctionné sans aucun problème. En fait, le VRTX est tellement simple à appréhender d’un point de vue matériel, qu’on regrette presque que Dell n’ait pas fait un peu plus d’effort côté logiciel pour fournir des modèles de déploiements prêts à l’emploi pour automatiser encore un peu plus la configuration de clusters Hyper-V ou vSphere, ce qui est sans doute une idée pour une prochaine version du serveur : Dell dispose déjà de capacité similaire pour ses architectures convergées d’entreprise.



Verdict très positif, mais le stockage reste améliorable

Au final, le Dell VRTX est sans doute l’une des meilleures surprises à laquelle nous ayons été confrontée lors de nos récents tests. La machine respire la solidité et a visiblement été bien pensée, même si on aimerait disposer de quelques améliorations sur la partie stockage comme la possibilité de réaliser des snapshots ou de répliquer des données hors du VRTX afin de sécuriser encore un peu plus les données, comme sur une vraie baie de stockage. Mais au vu du prix de la machine, il n’y a vraiment rien à dire. Ainsi notre configuration avec commutateur intégré, huit disques de 600 Go, deux lames serveurs M520 bi-socket avec puces Xeon E5 2420v2, 16 Go de RAM et deux disques SAS 300 Go tournant à 10 000 tr/mn par lame, incluant deux contrôleurs CMC redondant et la licence CMC entreprise est proposé au prix public approximatif de 15 300 € HT, un prix somme toute raisonnable pour ce qui est, après tout, un vrai datacenter in a box… 

Comment nous avons testé

Le PowerEdge VRTX que nous avons reçu a été connecté à notre réseau Gigabit Ethernet existant via de multiples liaisons agrégées (une par serveur) et nous avons aussi assuré le raccordement du CMC à notre réseau. Pour nos tests, nous avons tour à tour installé Windows Server 2012R2 Hyper-V et vSphere 5.5 et dans les deux cas, intégré les nœuds du VRTX à nos clusters Hyper-V et vSphere existants. L’essentiel de nos tests a porté sur la prise en main du système, sur sa configuration et sur l’installation des différents hyperviseurs et OS. Aucun test de performance formel n’a été mené, mais les performances se sont avérées très satisfaisantes tout au long de nos tests.
Toutefois, pour obtenir les performances maximales en matière de stockage nous recommandons d’activer le mode de cache write-back afin de doper les performances en écriture. Ce mode n’est par défaut accessible qu’avec un seul contrôleur PERC 8. Dans le cas où deux contrôleurs PERC8 en mode redondant sont présents, les performances en écriture sont sensiblement réduites car le cache en mode write-back est désactivé. Le firmware 1.35 permet toutefois de désactiver l’un des contrôleurs ce qui permet d’activer alors de mode write-back. Mais il faudra une intervention manuelle dans le CMC pour activer le contrôleur PERC 8 de secours en cas de défaillance du contrôleur primaire…



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