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VEEAM BACKUP & REPLICATION 6.5 : Pensé pour les environnements virtualisés

par Loïc Duval - Test publié dans le magazine L'Informaticien le 01/04/2013 Article Rating

Dans la nécessaire consolidation des data centers, la virtualisation a introduit de nouvelles contraintes que des outils comme Veeam Backup & Replication savent aujourd’hui lever pour faciliter la mise en oeuvre de nouveaux scénarios de reprise d’activité après sinistres.

La virtualisation a profondément transformé les problématiques de gestion des pannes d’une manière générale et de gestion des sauvegardes en particulier. D’un côté la virtualisation, avec sa consolidation intensive et sa distribution « Live » des VM entre les serveurs a offert de nouvelles perspectives et de nouvelles solutions en matière de mises en oeuvre de PRA et de PCA. Mais d’un autre côté, elle a parallèlement profondément complexifié la planification et la réalisation des sauvegardes : explosion des volumétries à sauvegarder par serveurs physiques, explosion des espaces de stockage nécessaires aux sauvegardes, saturation des Entrée/Sortie, plans de sauvegarde existants rendus caduques, complexification du travail d’administration des sauvegardes et de la vérification de la qualité/ fiabilité des backups…

À problématiques spécifiques, réponses spécifiques

La solution de sauvegarde et réplication « Veeam Backup & Replication » a été pensée et créée spécifiquement pour les environnements virtualisés. Sa principale force repose sur sa simplicité de mise en oeuvre – il n’y a aucun agent à déployer – ainsi que sur sa technologie de captures par snapshots incrémentiels. Le première sauvegarde est relativement longue, mais les captures successives sont instantanées, ou presque, et conservent la cohérence de l’image, ce qui permet, le cas échéant, de redémarrer une VM directement de sa sauvegarde !

Une solution sans agent

L’absence d’agent à déployer simplifie évidemment la mise en oeuvre d’une telle solution. Ici, tout passe par les API des hyperviseurs. Veeam exploite au maximum les fonctionnalités offertes par ces derniers plutôt que de chercher à adapter une solution de sauvegarde traditionnelle à des environnements virtualisés. Une intégration qui rend également la solution compatible avec tous les OS puisqu’elle se greffe à même l’hyperviseur et non sur les machines virtuelles.

Nous avons profité de la sortie de la version 6.5, compatible Hyper-V 3 et Windows Server 2012, pour nous repencher sur cette solution plutôt étonnante en nous focalisant sur l’hyperviseur Microsoft jusqu’ici plutôt moins bien loti que son concurrent VMWare.

Une architecture originale

Les premières versions de Veeam B&R étaient monolithiques. Ce n’est plus vrai depuis la Version 6 qui permet non seulement de gérer des flux différents et parallèles mais aussi de piloter et centraliser, en une même console, l’administration de multiples sites distants.

 

L’architecture repose sur trois modules, trois rôles : un Backup Server – qui joue le rôle d’ordonnanceur des jobs en évaluant les connexions, les charges des proxys, etc. –, des Data-Movers – qui jouent le rôle de proxys entre la source et l’espace de sauvegarde et se charge du traitement et déplacement des données – et des Repositories – les emplacements de sauvegarde qui contiennent les données sauvegardées et les fichiers auxiliaires.

Parallélisation des flux

Cette architecture distribuée permet de considérablement réduire les temps de sauvegarde ou de réplication de multiples serveurs notamment au travers d’un WAN. Elle permet aussi de contrôler plus aisément les montées en charge en transférant les trafics de sauvegarde/ réplication vers les Proxys plutôt que directement vers le serveur cible de sauvegarde. On peut en effet décorréler le Backup Server et le Data-Mover ainsi qu’utiliser plusieurs Data-Movers pour réduire considérablement les temps de sauvegarde. De même, on peut multiplier les « Repositories » afin de mieux paralléliser les flux. Selon nos tests, le simple fait d’ajouter un second Data-Mover peut diviser les temps de sauvegarde par deux, tout dépend de la position du Data-Mover et des I/O des Repositories. Chacun de ces rôles peut être virtualisé, inutile d’y dédier des serveurs physiques. Virtualiser ainsi les rôles permet, en outre, de les distribuer plus intelligemment (et plus aisément) dans son infrastructure. Si Backup Server et Proxys doivent être hébergés sous Windows, les Repositories peuvent être indifféremment hébergés sous Windows, Linux ou n’importe quel dossier partagé CIFS du réseau.

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