dimanche 27 mai 2018
 

 

NetGear ReadyDATA 5200 : Stockage redondant à prix intéressant

par Christophe Bardy - Test publié dans le magazine L'Informaticien le 01/03/2013 Article Rating

À l’occasion du lancement par NetGear de sa première baie de stockage d’entreprise basée sur la technologie ZFS, développée à l’origine par Sun, L’Informaticien a pu obtenir une unité de test de la part du constructeur pour une prise en main.

NetGear a récemment complété son portefeuille de baies de stockage d’entrée de gamme par le NetGear ReadyDATA 5200. Il s’agit d’une baie de stockage en rack conçue pour le marché des PME et capable de gérer de 6To à 240To de données, via l’ajout de tiroirs de disques externes additionnels.

Une configuration solide

Ce système de stockage est propulsé par un unique contrôleur à base de Xeon 3450 –une puce quadri-coeurs à 2,67GHz. Il dispose de 24Go de mémoire vive en standard, une configuration raisonnable pour une baie de stockage utilisant la technologie ZFS. Pour notre prise en main, NetGear a livré la baie avec dix disques durs SATA Seagate Constellation ES de 1 To, un disque SSD rapide STEC IOPS MACH16 de 50Go pour le cache en écriture et un autre SSD de 100Go (Intel SSD710) pour le cache en lecture.

D’un point de vue logiciel, le ReadyDATA est une baie ZFS on ne peut plus traditionnelle, mais NetGear lui a adjoint une interface d’administration graphique particulièrement simple d’emploi, un choix qui lui permet de se différentier des autres baies ZFS du marché. Pour le reste, NetGear a opté pour une approche plutôt conservatrice. Ainsi le coeur du système d’exploitation de la baie s’appuie sur une déclinaison open source du noyau OpenSolaris de Sun développée par Nexenta –le coeur de l’OS s’appuie en fait sur la version 134 du noyau NexentaCore. Il s’agit là d’un choix raisonnable. NexentaCore v134 offre une base stable et solide, qui est sans doute préférable pour l’instant au choix du dernier noyau Illumos (encore en bêta), co-développé par Nexenta avec d’autres acteurs pour succéder à NexentaCore.

En choisissant ce coeur, NetGear s’assure aussi un support de la version la plus couramment utilisée de ZFS, ZFS v28, l’une des dernières moutures du système de fi chiers rendue publique par Oracle. Cette version intègre la gestion de la compression et de la déduplication et, comme toutes les autres moutures de ZFS supportent les modes Raid-Z1, équivalent au Raid5, et Raid-Z2, équivalent du Raid6. Elle a aussi l’avantage d’être largement utilisée dans l’écosystème libre autour de ZFS et elle assure la portabilité des données. Si la baie NetGear venait à défaillir ou si l’entreprise avait envie de changer de fournisseur tout en conservant la technologie ZFS, il lui suffirait d’exporter ses volumes puis d’extraire les disques de la baie NetGear pour les déplacer dans la baie de destination. Les volumes ZFS créés sur le ReadyDATA 5200, seraient alors automatiquement reconnus et importés par l’autre baie ZFS. Cette portabilité est d’ailleurs l’un des points forts de la technologie car elle garantit un certain degré d’indépendance vis-à-vis des fournisseurs.

Une baie facile à configurer

NetGear fournit le ReadyDATA avec deux rails pour l’installation dans un rack ainsi qu’avec deux câbles d’alimentations pour le raccordement des deux alimentations redondantes ainsi que deux câbles Ethernet 1000 Base-T pour le raccordement au réseau. Le constructeur nous a aussi fourni plusieurs guides d’aide au démarrage ainsi qu’un CD-Rom. Ce dernier inclut un utilitaire baptisé RAIDar, pour MacOS et Windows, qui permet de détecter les ReadyDATA présents sur le réseau. RAIDar permet aussi de visualiser l’état de la baie de lancer son interface web de configuration.

Cette interface est sans doute la plus simple que nous ayons eue à utiliser sur une baie ZFS. Comme sur toute baie basée sur le système de gestion de fichiers développé par Sun, la première étape à réaliser est la création des volumes de stockage. Pour cette prise en main, nous avons choisi de créer un premier volume Raid5 de six disques. Par simplicité, NetGear a choisi d’utiliser les appellations Raid5 et Raid 6 en lieu et place des habituelles appellations Raid-Z1 et Raid-Z2 dans le monde ZFS, qui correspondent respectivement à une parité d’un et deux disques –en clair une tolérance à la panne d’un ou deux disques par volume.

En utilisant un vocabulaire courant, NetGear privilégie la simplicité, mais masque aussi certains avantages intrinsèques aux modes Raid-Z: cette technologie diffère en effet des mécanismes RAID traditionnels au sens ou en cas de défaillance d’un disque, le système de fichiers ne reconstruit que les données et métadonnées existantes et non pas l’ensemble des blocs –dont les blocs vides. Ce choix accélère considérablement le temps de reconstruction d’un volume Raid-Z par rapport à un volume Raid traditionnel en cas de panne. Il est à noter que l’interface de NetGear n’expose pas le support de la technologie Raid-Z3 (trois niveaux de parité).

Cette première opération nous a permis de créer un volume de 5To utiles. Nous avons ensuite étendu ce pool de stockage en lui ajoutant un second volume constitué de quatre disques en configuration Raid5. Il est à noter que la technologie ZFS permet d’étendre à l’infini un pool de stockage existant en lui ajoutant des volumes additionnels, pour peu que ces derniers utilisent le même niveau de protection. Nous aurions pu aussi créer un ou plusieurs pools séparés utilisant des niveaux de protection différents –miroir, Raid5 ou Raid6. Une fois cette première étape de configuration franchie, nous disposions donc d’un pool ZFS de 8To.

NetGear ayant eu le bon goût de fournir deux SSD avec la baie, nous avons configuré ces disques à mémoire flash comme caches pour doper les performances de notre pool de stockage. Pour cela, deux opérations sont nécessaires. La première consiste à sélectionner le plus rapide des deux SSD, un disque STEC Mach16 IOPS de 50 Go, et de cliquer sur le bouton « write boost » de l’interface. Le disque STEC va ainsi être configuré comme « ZIL »  pour le pool concerné. La seconde consiste à sélectionner le second SSD, un disque Intel SSD710 de 100Go et de cliquer sur le bouton read boost. Ce disque sera alors utilisé comme extension au cache principal en lecture de la baie.

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