samedi 18 août 2018
 

 

TEST SURFACE : La tablette à tout faire selon Microsoft

par Loïc Duval - Test publié dans le magazine L'Informaticien le 01/12/2012 Article Rating

Avec son processeur ARM et son système Windows RT, la tablette Surface n’est définitivement pas un PC Windows. Elle est tout simplement incompatible avec les logiciels Windows… mais pas avec les « apps » du Windows Store ! L’équipement minimal est finalement suffisant. Premier essai prolongé etconvaincant.


Surface constitue une petite révolution pour Microsoft. La tablette concrétise le premier pas de l’entreprise dans sa transformation en fournisseur de « services et devices », puisque c’est ainsi que Steve Ballmer redéfinit lui-même le visage de l’entreprise dans le dernier rapport financier annuel. Certes Microsoft fabriquait déjà du matériel au travers de sa division « Hardware » spécialisée dans les périphériques PC et au travers de la XBox. Mais Surface est un objet bien différent. Il est le premier à faire concurrence directement aux partenaires historiques de l’entreprise: les constructeurs de PC. Pourtant, Surface n’est pas un PC. Pas au sens où l’entendent la plupart des utilisateurs. Car il est basé sur Windows RT. Et, malgré des similitudes marquées avec son grand frère, Windows8, Windows RT n’est pas tout à fait le Windows que l’on connaît et que l’on utilise depuis 27ans… Windows RT est la première version de Windows pour processeur ARM. Dès lors, il est totalement incapable d’exécuter les logiciels Windows traditionnels comme Paint, Photoshop, InDesign, Illustrator, Google Chrome, Firefox, CCleaner, VLC, etc.

Autrement dit, bien que visuellement très similaire à Windows 8, « RT » est tout simplement incompatible avec les logiciels… Windows. Il est en revanche compatible avec les nouvelles « apps » du Windows Store introduit par Windows8. Car Windows RT, s’il dérive du même code source et dispose de la même nouvelle interface tactile, est avant tout un système d’exploitation pour appareils ultramobiles. Il dispose bien d’un Bureau mais on ne peut rien y installer, ce qui en fait une incongruité aux yeux de bien des observateurs, nous y reviendrons.

Un objet unique en son genre

De par le processeur et le système d’exploitation qui la propulsent, Surface est donc un objet bien différent d’un PC, et pas uniquement par son design. C’est une authentique tablette, dans le pur esprit d’un iPad ou d’une tablette Android comme la Nexus 10. Mais elle a un gros « plus » différenciateur : cette tablette sait se transformer en outil productif car elle intègre la suite Office 2013. Ou plus exactement la suite Office 2013 Home and Student qui intègre Word, PowerPoint, Excel et OneNote dans des versions dépourvues de VBA et des macros mais compatibles avec les nouvelles extensions de l’Office Store. On notera un grand absent : Outlook. Celui-ci n’est pas intégré et les utilisateurs devront opter soit pour un accès OWA (Outlook Web Acces) à la messagerie Exchange de leur entreprise, soit pour un accès en EAS (Exchange Active Sync) via le client de messagerie Courrier intégré dans le nouvel univers tactile. En outre, il faut savoir que cette version d’Office ne couvre pas les droits d’utilisation en entreprise qui doivent être acquis séparément au travers des abonnements Office 365 ou Office 2013 Entreprise.

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