jeudi 21 septembre 2017
 

 

OVERLAND NEO200S : Automatiser les sauvegardes à prix raisonnable

par La rédaction - Test publié dans le magazine L'Informaticien le 01/04/2011 Article Rating

Si certains annoncent la mort de la bande dans la sauvegarde et l’archivage, la technologie reste toujours attractive du fait de son prix et de ses capacités toujours en hausse. La baie Neo200S d’Overland en est un exemple.

La bibliothèque NEO 200s d’Overland Storage est une bibliothèque de bandes au format 2U. Cette gamme remplace l’ancienne famille Arcvault. Elle possède deux emplacements pour magasin de 12 bandes. Au niveau connectique, elle permet le raccordement en SCSI, SAS et FC. Comme ses prédécesseurs, elle est disponible sous deux références dont la différence principale est la présence d’un ou deux magasins. Il existe également un modèle nommé Neo400S qui offre jusqu’à quatre lecteurs et magasins de bandes ainsi qu’une alimentation redondante, le tout dans un châssis 4U.

Les lecteurs peuvent être au nombre de deux et en LTO3, LTO4 ou LTO5. Ces lecteurs sont au format demi-hauteur pour répondre à la contrainte d’encombrement. Cependant, il est possible de choisir un seul lecteur en pleine hauteur (plus rapide qu’un « demi- hauteur »).

La technologie LTO5 permet de stocker 1,5 To (non compressé) sur une bande et d’atteindre une vitesse de 140 Mo/s. La compatibilité ascendante est toujours maintenue suivant le principe du lecture/écriture de la génération n-1 (soit le LTO4) et lecture seulement des générations n-2 (soit le LTO3). À noter aussi que sur la gamme Neo200S (et 400S) le lecteur de code à barres est fourni en standard.

Prise en main

En comparaison avec la gamme précédente (Arcvault), la mise en service d’une NEO200s est simplifiée. La bibliothèque est toujours bien protégée dans son emballage. Le système de mise en rack n’est pas le plus facile qui existe, mais la tâche s’effectue sans difficulté. L’amélioration porte sur le système de blocage du mécanisme de transport de bande de la bibliothèque. Ici, il n’y a rien à dévisser ni à retirer par la trappe d’accès d’un magasin, juste une patte métallique à extraire d’un emplacement sur le dessus pour le stocker à l’arrière de la bibliothèque.Autre bon point, cette bibliothèque est plus courte que sa prédécesseur ce qui améliore l’accessibilité à l’arrière du rack pour les autres équipements.

Contrairement à l’Arcvault, la façade de la bibliothèque n’est plus équipée d’un écran de contrôle tactile mais d’un écran simple à affichage sur deux lignes et de quatre boutons de navigation à côté. Sinon on retrouve les trappes d’accès aux magasins et le bouton de mise en marche.

À l’arrière, on retrouve le bloc d’alimentation (simple, pas de redondance possible), les emplacements pour les lecteurs (avec la connectique SCSI, SAS ou FC sur chaque lecteur), une prise RJ45 pour l’administration à distance. Au démarrage, la bibliothèque effectue l’inventaire des magasins. Après ce premier démarrage de la bibliothèque, il faut commencer par les réglages préliminaires. À partir de l’écran contrôle, on définit l’identifiant sur la chaîne SCSI puis le paramétrage réseau (adresse IP, Gateway, DNS…). Ensuite, on procède à l’insertion des bandes. Pour cela, il faut déverrouiller le magasin, ce qui permet de le retirer pour manipuler les bandes. À la réinsertion, le magasin est automatiquement verrouillé.


La configuration

Il est également possible de configurer le mail slot – qui n’est pas activé par défaut. Cela permet d’accéder à une bande dans un emplacement dédié sans retirer le magasin entier.

Comme toujours, la bibliothèque peut être administrée par le panneau de contrôle et la console web. Comme évoqué ci-dessous, il ne s’agit plus d’un écran tactile, mais d’un écran plus petit. Ce dernier est bien rétro-éclairé ce qui améliore la lisibilité. En revanche, il est un peu plus difficile de se retrouver dans la navigation des menus. Dans les premiers temps d’utilisation, il sera nécessaire d’avoir le guide de démarrage rapide à portée de main pour observer le schéma de l’arborescence complète des menus.

Les interfaces d’administration présentent plusieurs niveaux d’utilisateurs :
• utilisateur (user) : aucun mot de passe n’est requis, seule la visualisation des informations est possible, pas de configuration ni d’action sur les bandes ;
• administrateur (administrator) : le mot de passe est à définir à partir du panneau de contrôle avant de pouvoir accéder à la console web. Il permet d’accéder à tous les menus sauf "log configuration" et "service" qui sont réservés au dernier type de compte ;
• service : ce compte est réservé au support Overland. Une fois le mot de passe défini, nous pouvons nous connecter à l’interface web. Celle-ci a également changé par rapport aux bibliothèques Arcvault. 

La solution

L’ensemble paraît mieux présenté, mieux ordonné, même si l’on retrouve, pour l’essentiel, les mêmes menus et fonctions sous des noms un peu différents. Sur la partie gauche, nous pouvons visualiser l’état de la bibliothèque, du lecteur, le nombre de slots libres, etc. Les menus de navigation apparaissent en onglets et présentent à leur tour des sous-onglets. Par exemple, l’onglet « identity » vous permet de choisir un sous-onglet « library », « drive » ou « network », chacun d’eux récapitulant les informations identitaires (fabricant, numéro de série, firmware, adresse IP, etc).

Les autres onglets principaux sont :
• Status : donne l’état de la bibliothèque, du ou des lecteurs et l’inventaire des magasins ;
• Configuration : permet la configuration SCSI de la bibliothèque et du lecteur, la configuration IP, le mot de passe administrateur, la date, les notifications e-mail, etc. ;
• Opérations : permet le déplacement de bandes d’un slot vers un autre (ou vers le lecteur), de déclencher un nouvel inventaire ou de libérer un magasin ;
• Support : permet d’effectuer des tests de fonctionnement de la robotique, de gérer le firmware, de redémarrer la bibliothèque, nettoyer le lecteur, accéder aux logs, de télécharger un "support ticket".

On trouve dans l’onglet support, une section "service the library" qui est réservé aux équipes support d’Overland.

Le "support ticket" est la récupération d’informations du lecteur permettant d’effectuer de la maintenance préventive et du dépannage. Pour cela, il faut utiliser l’outil HP Library & Tape tools (gratuit sur le site d’HP).

Nous notons moins de différences entre le panneau de contrôle et l’interface web. Nous avons toujours l’impossibilité d’éteindre la bibliothèque depuis la console web (uniquement un redémarrage), ce qui permet d’éviter que l’administrateur éteigne une bibliothèque sur un site distant auquel il n’a que difficilement accès. Mais globalement, les mêmes actions sont possibles depuis les deux méthodes d’administration. Il va de soi que l’interface web reste plus confortable à utiliser.

Pour finir, cette bibliothèque présente une bonne compatibilité avec les différentes solutions logicielles de sauvegarde du marché ainsi qu’au niveau matériel (carte de connexion HBA). Le site du constructeur met à disposition une matrice de compatibilité.

Un bon bilan

Comme la gamme précédente, cette bibliothèque intègre l’essentiel des fonctionnalités demandées par la clientèle visée : remontées d’informations, accès au support constructeur, capacités et performances. Si l’on considère qu’un emplacement du magasin de la bibliothèque est réservé à une bande de nettoyage, la capacité brute peut aller jusqu’à 16,5 To (sans compression et en LTO5). L’adjonction d’un second magasin permettra de doubler la capacité. En ajoutant à cela un prix raisonnable et le choix de la connectique (FC, SCSI, ou SAS), cette bibliothèque est un bon choix pour passer à l’automatisation de la sauvegarde.

La prise en main de cette nouvelle gamme s’est légèrement bonifiée. Overland annonce une fiabilité améliorée, avec, par exemple, un MSBF (Maximum Swaps Between Failures) ayant doublé. En revanche, malgré le changement de nom de la gamme (Arcvault à Neo), ces bibliothèques ne présentent pas la possibilité de leurs aînées (Neo2000e, 4000e et 8000e) à savoir d’étendre leur capacité en les couplant à une seconde bibliothèque. 

Pour en savoir plus

L’Informaticien et le Competence Center, de Non Stop Systems, sont partenaires pour la réalisation de tests de logiciels, de matériels ou de services du marché. Si vous souhaitez obtenir davantage d’informations sur ces tests, n’hésitez pas à contacter Non Stop Systems à cette adresse :
ZI de la Madeleine, 27, rue de la Maison-Rouge, 77185 LOGNES
Tél. : +33 (0)1 60 95 08 80
Fax : +33 (0)1 60 95 08 81
ou sur le site http://www.nonstop.fr


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