samedi 23 juin 2018
 

 

BAKBONE SOFTWARE : Une solution de backup à blocs (2ème partie)

par La rédaction - Test publié dans le magazine L'Informaticien le 01/03/2011 Article Rating
Dans le numéro de décembre 2010 de L'Informaticien, nous vous avions présenté la solution de sauvegarde Netvault Backup de l’éditeur Bakbone. Ce mois-ci, nous développons la prise en main du produit.

Pour rappel, ce produit vise à simplifier la fonction de sauvegarde tout en proposant une solution universelle. Par universelle, nous entendons capable de s’adapter aussi bien à une petite infrastructure informatique qu’à celle d’une multinationale, de gérer des environnements matériels et des systèmes hétérogènes (Windows, Linux, Unix, Novell).
Nous allons donc évaluer la prise en main du produit dans un environnement hétérogène. Pour cela, nous avons établi l’architecture suivante :
• deux serveurs Netvault backup, l’un d’eux agit en tant que client du premier et lui présente un lecteur de bandes ;
• deux clients Windows (un serveur 2003 et un pc sous XP) ;
• deux clients Linux (serveur sous CentOS 5.3).

Installation et configuration
Nous avions déjà évoqué la phase d’installation dans l’article précédent. Cela se passe globalement sans difficulté. Prenez toutefois le temps de consulter les guides d’installation qui vous donneront les étapes à suivre et surtout les pré-requis. L’installation des agents ne pose aucun problème. Là où nous avons eu un peu de difficultés, c’est pour présenter le lecteur de bandes au serveur Netvault principal. Pour bien faire interagir les deux serveurs, il faut que l’un d’eux se présente en tant que client. En réalité, il faut réfréner ses pulsions de cliqueur fou pour suivre la documentation et respecter les étapes. Au moins cela permet de faire les bons paramétrages pour arriver à ce que l’on veut. Sur le serveur, l’application se présente sous deux interfaces, le configurateur et la console. Le configurateur est une fenêtre comprenant de nombreux onglets qui regroupe l’intégralité du paramétrage de l’application tandis que la console ne sert qu’aux fonctions et paramétrages de la sauvegarde (incluant restauration, rapports, alertes, gestion des utilisateurs, etc). En un sens, la configuration est fastidieuse. Les pertes de temps inutiles lors de l’installation (dû à l’empressement de l’utilisateur), nous poussent alors à utiliser le document de référence sur la configuration du produit. On se retrouve à dérouler le document de 146 pages au gré des onglets du configurateur NVBU. C’est une phase assez monotone, un peu longue mais qui a l’avantage de faire le tour exhaustif du propriétaire. La configuration de l’ensemble pour arriver au schéma du test a été assez rapide. Et l’on se retrouve donc avec les trois clients, le serveur qui apparaît en tant que client ainsi que le lecteur de bandes, comme s’il était attaché au serveur principal.



Prise en main
À partir de maintenant, nous n’utiliserons plus que la console de Netvault. Cette dernière présente une fenêtre avec de grosses icônes. Ce sont des raccourcis vers chaque fonction de la sauvegarde (sauvegarde, restauration, gestion des stratégies, clients…).

Comme tout produit de sauvegarde, nous devons définir la composition des sauvegardes suivant cinq questions :
• que faut-il sauvegarder ?
• quand faut-il sauvegarder ?
• où doit-on sauvegarder ?
• comment faut-il sauvegarder ?
• et enfin combien de temps faut-il le garder ?

À côté des cinq réponses viennent se rajouter des paramètres concernant la gestion des flux (nombre de flux, compression réseau, chiffrement…), des matériels, etc.
Ces cinq questions vont vous donner directement la définition des jobs de sauvegardes. Il s’agit donc des éléments de bases de la sauvegarde. Cependant, il ne faut pas oublier de prendre un peu de recul pour se demander quel est l’usage de la restauration, notamment, combien de temps doit prendre la restauration de données et quelles sont les pertes de données admissibles. Ce sont les notions de Recovery Time Objective (RTO) et Recovery Point Objective (RPO). Par exemple, si vous n’effectuez qu’une sauvegarde par semaine, lors d’une demande de restauration, la donnée peut avoir une ancienneté d’une semaine au maximum : cela signifie qu’un utilisateur peut perdre une semaine de travail (RPO). De même, le temps passé à restaurer la donnée correspond au temps où l’utilisateur ne peut exploiter cette donnée (RTO). L’usage de la restauration souhaitée influencera également les réponses aux cinq questions précédentes, ainsi que sur les choix matériels des équipements de sauvegarde.
Nous retrouvons donc la possibilité de configurer des jobs de sauvegarde dans la partie… sauvegarde, bien entendu.



En revanche, lorsque l’on ouvre la fenêtre de sauvegarde, et que l’on sélectionne une source de données, on ne peut en ajouter d’autres. Alors qu’il serait bien de pouvoir en sélectionner plusieurs pour une même destination. En fait, il s’agit d’un souhait d’un utilisateur habitué à des produits concurrents. Cette tâche s’effectue ailleurs. Pour continuer, sur cette fenêtre de sauvegarde, il nous faut définir les éléments de réponse de chaque question. Un onglet est consacré à chaque élément. La planification propose des choix complets et simples de répétition. Il existe une particularité notable, à chaque onglet, il est possible de sauvegarder les choix effectués pour ensuite y faire appel à différents endroits du logiciel.
D’une manière assez classique pour ce type de produit, une fois le job soumis, nous pouvons suivre son exécution puis voir son historique dans le gestionnaire de jobs, les logs, ou le statut du serveur Netvault. Ces trois outils sont intuitifs. Afin de faciliter la gestion des jobs, Netvault propose un gestionnaire de stratégies. Cet outil permet de créer des stratégies et les appliquer à des ensembles de serveurs et clients Netvault. Les stratégies sont des regroupements de jobs. Lors de la création d’une stratégie, vous pouvez définir des jobs. Cette tâche ne relance pas la fenêtre sauvegarde mais vous donne accès aux choix sauvegardés précédemment. La vue principale du gestionnaire permet d’afficher les stratégies appliquées aux différents serveurs et clients. Nous avons trouvé la prise en main de cette partie un peu déroutante, mais finalement c’est assez pratique.
Après sauvegarde, nous tentons une restauration. La présentation est similaire à la sauvegarde et ne présente pas de surprise. Nous choisissons le fichier souhaité (que l’on peut rechercher suivant différentes méthodes), le lieu de restauration et lançons la restauration immédiate. Tout se passe correctement.



ALLER PLUS LOIN
Profitons-en également pour évoquer en particulier deux produits du même éditeur qui fonctionnent avec Netvault Backup : SmartDisk et Report Manager. Dans nos tests, nous n’avons que survolé ces deux produits, il ne s’agit donc que de premières impressions. Report Manager s’installe très simplement. Le produit présente une interface classique, avec à gauche en colonne les serveurs/clients Netvault et dans la partie centrale des onglets pour chaque composant de rapport. Report manager présente un ensemble de rapports prédéfinis avec des assistants pour les générer. SmartDisk est un peu plus particulier puisqu’il va s’interfacer avec Netvault backup par un port TCP/IP. On pourra alors l’utiliser à partir de Netvault Backup pour effectuer de la sauvegarde sur disque et bénéficier de la déduplication. Enfin, si Netvault Backup vous intéresse, sachez que vous pouvez le télécharger sur le site de l’éditeur et qu’il fournit d’office une période d’évaluation de 45 jours. Cela mérite d’être précisé.

Pour en savoir plus
L’Informaticien et le Competence Center, de Non Stop Systems, sont
partenaires pour la réalisation de tests de logiciels, de matériels ou de
services du marché. Si vous souhaitez obtenir davantage d’informations
sur ces tests, n’hésitez pas à contacter Non Stop Systems à cette adresse :
ZI de la Madeleine, 27, rue de la Maison-Rouge, 77185 LOGNES
Tél. : +33 (0)1 60 95 08 80
Fax : +33 (0)1 60 95 08 81
ou sur le site www.nonstop.fr


/// Actuellement à la Une...
Le Car Connectivity Consortium vient de sortir un premier standard pour les Digital Keys, soit le fait d’embarquer la clé de contact d’un véhicule dans un smartphone ou tout autre terminal. Cette norme veut faciliter l’interopérabilité des dispositifs, créer un écosystème robuste et démocratiser ces technologies.

Définitivement absorbé par Dassault Systèmes, dont il prend le logo, Outscale représente l’offensive du groupe dans les domaines du cloud et de l’infrastructure. Et fort de son futur label SecNumCloud, l’entreprise de Laurent Seror entend bien s’imposer auprès du secteur public… avec un cloud « souverain ».

Le géant du paiement en ligne se renforce dans la lutte contre la fraude en mettant la main sur les solutions de Simility pour 120 millions de dollars. Celles-ci proposent un système de détection des fraudes basé sur le machine learning et l’analyse de données de transactions.

Voici le mantra de Werner Vogel, le CTO d’AWS, mardi matin lors de la conférence parisienne. Le géant du cloud veut répéter ses coups dans l’infra et le déploiement applicatif avec le machine learning, dont AWS veut simplifier l’accès aux entreprises dont ce n’est pas le cœur de métier.

Le patron d’Intel a entretenu une relation consentie avec un (ou une) salarié(e) de son entreprise, ce qui enfreint la politique interne de l’entreprise. Brian Krzanich a donc démissionné de son poste de CEO et du conseil d’administration de la société. Le CFO Robert Swan assure l’intérim jusqu’à ce qu’un nouveau CEO soit désigné.

L’éditeur de solutions de signature électronique de documents et autorité de confiance est quasiment prêt pour la conformité avec le RGPD. Pour y parvenir, l’entreprise a mis en place un plan d’action dans le temps.

Décidément, ça va devenir une habitude en Corée du Sud… Moins de deux semaines après que Coinrail ait été victime d’un vol, une autre plateforme d’échange se fait dérober l’équivalent de 30 millions de dollars en cryptoactifs.

L’éditeur de solutions de sécurité informatique a signé un accord avec Interpol. Rien de nouveau sous le soleil, Fortinet travaillait déjà avec l’entité dédiée à la lutte contre la cybercriminalité de l’organisation internationale. Mais ce partenariat formalise le partage d’informations entre l’entreprise et l’IGCI (Interpol Global Complex for Innovation).

Le réseau hertzien numérique rend encore de grands services mais l’Arcep propose de basculer très vite vers le câble, le satellite ou l’ADSL, avant la fibre optique.

La jeune entreprise belge spécialisée dans l’analyse et la visualisation des données de processus de fabrication tombe dans l’escarcelle de l’éditeur allemand. Ce rachat, dont le montant reste confidentiel, viendra compléter l’offre de solutions pour l’IoT industrielle de Software AG, une activité issue du rachat l’an dernier de Cumulocity.

Toutes les News