dimanche 21 juillet 2019
 

 

Pour migrer vos environnements virtuels

par La rédaction - Test publié dans le magazine L'Informaticien le 01/02/2009 Article Rating
Platespin est un éditeur de solutions logicielles liées à la virtualisation. Son offre se place en complément des environnements de virtualisation et vise notamment à en faciliter la mise en oeuvre.

Les solutions logicielles Platespin permettent d'établir l'éligibilité à la virtualisation de serveurs physiques ainsi que leur migration vers un environnement virtuel. Platespin Recon est un outil pour l'aide à la décision et la mise en oeuvre de plans de consolidation. Il permet d'effectuer l'ensemble des tâches nécessaires à l'établissement d'un planning. Pour cela, le logiciel offre la possibilité d'inventorier et de monitorer les serveurs d'un système d'information pendant un temps défini. Les données collectées permettront de connaître précisément la charge des serveurs sur la période d'observation. Elles seront également utilisées pour définir la répartition des serveurs détectés sur un nouvel environnement de virtualisation suivant un choix de plateforme matérielle spécifique. Une fois le scénario défi ni, il est possible de le mettre en oeuvre en transmettant des données nécessaires à un second outil de l'éditeur, Migrate.
Le logiciel Recon permet de déterminer le coût d'exploitation des serveurs suivant leur charge et ainsi de répartir les coûts entre différents services d'une entreprise. Autre fonctionnalité : la possibilité de suivre spécifiquement la vie des machines virtuelles dans le but d'optimiser l'architecture.

Les fonctions principales
Dans les grandes lignes, les principales fonctionnalités de ce produit sont :
• La découverte et l'inventaire des serveurs (physiques ou virtuels), ce qui permet d'inventorier des serveurs exécutant des environnements Windows (de NT à 2008, en passant par XP et Hyper-V, Virtual Server 2005), Linux (Fedora, Novell, RedHat, Ubuntu), Solaris de Sun, VMware (esx, gsx, server), Citrix Xenserver et d'en recenser les caractéristiques matérielles et logicielles.
• Le monitoring de ces serveurs ; Recon relève les indicateurs de performances (processeurs, mémoire, disque et réseau) pendant une période données.
• Le reporting qui permet d'extraire les données souhaitées après inventaire et monitoring.
• La création de plannings de consolidation, permettant d'établir des scénarios de consolidations de serveurs Windows ou Linux vers des environnements de virtualisation VMware, Xen Enterprise, Virtual Iron et Microsoft Virtual Server. Le système de licence est modulaire et permet de n'acheter que les fonctionnalités souhaitées. Il faut prendre le temps de se pencher sur le découpage des licences suivant votre projet. Dans notre cas, nous avons utilisé une licence « Project edition with planning ». Elle fonctionne en nombre de serveurs/jours, c'est-à-dire que nous avons accès à toutes les fonctionnalités mais que le monitoring est limité à un nombre de jours par serveur. Par exemple, pour 750 jours, nous pouvons monitorer 75 serveurs pendant 10 jours ou encore 30 serveurs pendant 20 jours et 15 serveurs pendant 10 jours.

AnalyseDisque

Installation
Le produit se compose de deux parties : serveur et client. Ces deux parties peuvent s'installer sur un même système. L'installation de la partie serveur nécessite un minimum de préparation au niveau matériel et logiciel. Sur le plan matériel, pour monitorer de 1 à 250 serveurs sur 30 jours, il faut prévoir une machine équipée d'un processeur assez récent, de 2 Go de mémoire et de 20 Go d'espace disque. Pour monitorer un parc plus important, il ne faudra pas hésiter à augmenter les capacités matérielles.
En ce qui concerne l'aspect logiciel, Platespin Recon nécessite un système d'exploitation Windows Server (2000 ou 2003), un serveur Web MS IIS et le framework .Net 2.0. Pour fi nir, la base de données peut être un serveur MS SQL (2000 ou 2005) ou PostgreSQL (fournie par défaut).
La partie client est moins contraignante et peut s'installer sur un système d'exploitation serveur (afin de tout installer sur une même machine) ou sur un Windows XP. La seule contrainte est la nécessité d'un framework .Net 2.0. Pour prévoir le dimensionnement du serveur, le guide d'utilisateur donne une échelle des capacités en fonction du nombre de serveur à monitorer. Pour notre utilisation nous avons choisi une station de travail compact (voir Astuce). Le choix de ce type de matériel s'est imposé pour la mobilité (faciliter de transport et pose dans les systèmes d'informations à monitorer). L'installation du logiciel se fait par un exécutable. Il permet l'accès aux deux parties serveur/client. Elle permet également l'installation de la base de données PostgreSQL. L'installation en elle même se déroule sans difficulté. Nous pouvons alors démarrer le client qui nous permettra de nous connecter au serveur.

Astuce

Il s'avère que le choix d’une station de travail est pratique pour la mise en oeuvre de la solution en clientèle, mais l'usage des fonctions d'analyse met les accès disque de ce matériel à rude épreuve. Il serait préférable d'utiliser les fonctions d'import/export pour analyser les données sur un système plus performant.

Conditions du test
La version du logiciel testé ici est PowerRecon v3.2. Depuis, le logiciel a un peu évolué notamment pour la prise en charge de Windows 2008 et d'Hyper-V. De plus, depuis le rachat par Novell, Platespin a revu sa gamme de produits et a renommé PowerRecon en Recon et PowerConvert en Migrate. Nous avons choisi d'utiliser les nouveaux noms dans cet article. D'autre part, durant notre période d'utilisation, nous n'avons pas mis en oeuvre les fonctions de suivi d'environnement de virtualisation ni les raters explorer qui permettent de définir le coût d'utilisation d'une plateforme.

Scenario

Prise en main
La fenêtre qui apparaît au lancement du logiciel est classiquement découpée en quatre zones. Nous trouvons en haut les menus et raccourcis, en bas apparaissent les messages et exécutions des jobs et, au centre, se trouvent un menu contextuel vertical sur la gauche et l'affichage principal sur le reste. Le menu contextuel est le plus important, nous y trouvons le Data Center Explorer pour inventorier et monitorer, le Report Explorer pour la génération de rapports, le Raters Explorer pour définir les coûts d'utilisation, et enfin le Projects Explorer permettant la création de scénarios de consolidation.
De manière intuitive, il faut d'abord inventorier puis monitorer pour ensuite utiliser les fonctions d'analyses. L'outil intègre un gestionnaire de comptes dans lequel vous pouvez rentrer les comptes d'administration qui permettront l'interrogation des serveurs.
Ensuite, l'inventaire peut se lancer de trois manières différentes:
• en rentrant une liste, une plage ou un sousréseau d'adresses IP ;
• en interrogeant un contrôleur de domaine Windows ou un Virtual Center VMware ;
• par snmp.
Pour chacune des méthodes, vous pourrez indiquer les comptes utilisateurs à prendre en compte.
L'inventaire va permettre de récolter les caractéristiques matérielles et logicielles des serveurs, et, à partir de là, nous pouvons lancer le monitoring. La liste des serveurs inventoriés apparaît dans le Data Center Explorer. Pour plus de lisibilité, nous regroupons les serveurs par entité logique (domaines active directory différents, Linux, etc.). Par un clic droit sur un serveur de la liste, nous accédons à l'ensemble des options dont les propriétés complètes du serveur.
Une fois la période de monitoring terminée, nous pouvons passer à l'exploitation des données. Celle-ci peut s'effectuer de deux manières : graphique ou par tableau. Dans le premier cas, nous pouvons visualiser dans le Chart Viewer des courbes suivant l'usage des ressources processeurs, mémoires, etc. Les fonctions sont complètes, nous pouvons créer des graphes sur une période choisie, pour un serveur ou un groupe de serveurs, sur l'un des nombreux indicateurs (pour chaque type de ressources, nous avons le choix entre pourcentage d'utilisation, quantité utilisée ou restante, etc.), avec des moyennes (sur 5 minutes, 1 heure ou 1 jour) des valeurs relevées. Pour couronner le tout, le Chart Viewer intègre un outil de capture d'écran pour exporter l'image du graphique. Cela permet aisément d'illustrer un rapport.
Dans le second cas, nous pouvons utiliser le Report Explorer. Cet outil permet d'extraire, sous forme de tableau, les données souhaitées. Platespin Recon propose un ensemble de rapport par défaut que nous pouvons modifier suivant nos besoins. Nous pouvons, par exemple, générer un tableau d'inventaire du parc matériel comprenant les caractéristiques matérielles. Ensuite, il est intéressant de générer des tableaux d'utilisation des ressources en faisant ressortir les pics d'usage.
avantages_inconvenientsQuelle que soit la méthode utilisée, l'exploitation des données permet de faire ressortir l'état de charge des serveurs. Ce point est primordial pour connaître la possibilité de les virtualiser ou non et de savoir comment les répartir.
L'étape suivante consiste à confier à Platspin Recon le soin de proposer une répartition des serveurs physiques sur des hôtes de virtualisation. Pour cela, le logiciel possède une liste pré-remplie des serveurs du marché (HP, IBM, Dell, …). Elle recense les caractéristiques matérielles (processeur, mémoire, disque, réseau, taille, consommation électrique, etc.). Il est possible d'ajouter des entrées à cette liste.
Dans le Project Explorer, en créant un nouveauprojet, nous pouvons générer un scénario. Nous choisissons d'une part les serveurs que nous souhaitons virtualiser, le type de serveurs hôtes ainsi que le système de virtualisation. Recon va alors répartir les serveurs physiques suivant leur charge sur les serveurs hôtes en tenant compte de l'empreinte laissée par le système de virtualisation. Un rapport sous forme de résumé (charge estimée des hôtes, bilan énergétique) ainsi qu'un tableau détaillé de la répartition sont générés.
Pour en savoir plus
L’Informaticien et le Competence Center, de Non Stop Systems, sont
partenaires pour la réalisation de tests de logiciels, de matériels ou de
services du marché. Si vous souhaitez obtenir davantage d’informations
sur ces tests, n’hésitez pas à contacter Non Stop Systems à cette adresse :
ZI de la Madeleine, 27, rue de la Maison-Rouge, 77185 LOGNES
Tél. : +33 (0)1 60 95 08 80
Fax : +33 (0)1 60 95 08 81
ou sur le site www.nonstop.fr

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