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Transfo avec Salesforce
Bertrand Garé / mercredi 12 février 2020 / Thèmes: Dossier

Transfo avec Salesforce

Une plateforme pour la transformation numérique

Dreamforce, conférence géante à San Francisco, regroupait cet automne près de 170000 personnes sur place et près de 15 millions en ligne. Marc Benioff a multiplié à cette occasion les annonces pour aider les entreprises dans leur transformation numérique.

A près un rappel de la puissance de l’écosystème de Salesforce et de son engagement en dehors de l’entreprise pour « un business qui change les choses » et une « technologie pour le bien de tous », Marc Benioff et son co-CEO, Keith Block, ont mis l’accent sur les priorités de l’entreprise qui tourne autour de la vision client, des partenariats technologiques, les données et la formation qui sont en fait les éléments constitutifs de la transformation numérique qui s’appuie sur les ressources humaines, les processus et les produits. Annoncé l’année dernière, Customer 360 consacre la montée en puissance de MuleSoft dans la pile logicielle de Salesforce en permettant de centraliser les données et d’interagir entre les différentes applications et Clouds de Salesforce pour avoir une vision complète du client. Dans cette perspective s’inscrivent la disponibilité de Flow Designer et de différents accélérateurs, des templates d’intégration, pour ServiceNow et Jira.

La téléphonie avec l’IA d’Einstein

Si le client a de multiples possibilités pour engager le dialogue avec une entreprise, le téléphone reste toujours l’instrument privilégié pour certains échanges comme des demandes de renseignements ou une réclamation. D’ailleurs, 93 % des clients utilisent ce canal alors que 95 % des services clients s’appuient sur cette ressource. Devant ce constat, Salesforce ajoute la téléphonie à son Service Cloud avec Cloud Voice. Ce service unifie la téléphonie, les canaux numériques et les données du CRM en une seule interface évitant à l’agent du centre de contact d’avoir à naviguer entre différentes applications. La solution embarque l’Intelligence artificielle d’Einstein pour proposer des recommandations en temps réel à l’agent. Les superviseurs ont la possibilité de voir l’ensemble des conversations et sur l’ensemble des canaux utilisés et détecter ainsi les agents ayant besoin de coaching ou de conseils pour des échanges suivants.

L’ensemble du service s’appuie sur Amazon Connect, le service de téléphonie d’Amazon Web Services (AWS), le partenaire de prédilection dans le Cloud de Salesforce.

Aujourd’hui, pas moins de 50 % des revenus de Salesforce proviennent de ses API (Application Programming Interface) et de l’écosystème que l’éditeur a su créer. Outre AWS, Salesforce a annoncé lors de la manifestation le lancement de deux applications en partenariat avec Apple. Tim Cook était d’ailleurs présent. Salesforce a repensé son application mobile sur iOS afin de faire profiter l’utilisateur des possibilités d’Einstein, incluant des raccourcis Siri et Face ID. L’utilisateur peut ainsi utiliser l’assistant vocal d’Apple et l’intelligence d’Einstein pour assigner et ajouter des tâches, prendre des notes ou mettre à jour des fiches de clients. L’application est disponible sur l’App Store d’Apple. Pour rappel son utilisation exige l’accord de l’administrateur de l’application Salesforce de votre entreprise pour fonctionner.

TrailHead Go est l’autre application présentée en exclusivité pour iOS et iPadOS. Cette application mobile de la plate-forme de formation des utilisateurs de Salesforce donne accès à sept cents modules de formation.

 

Simplifier l’Intelligence artificielle !

Une des grandes tendances autour de l’Intelligence artificielle est la simplification des outils pour créer des modèles et permettre aux utilisateurs métier de s’approprier les outils IA.

Le fonctionnement d'Aristotle.

Les entreprises arrêtent de tâtonner et se lancent souvent sur des projets autour de l’Intelligence artificielle ayant compris qu’elle peut apporter un bonus en termes de croissance et de productivité. Confrontées à un manque de compétences et de plan de priorisation sur les cas d’usages, les entreprises recherchent des outils simplifiés pour se lancer ou mûrir de nouveaux projets.

Cette simplification se réalise sur deux niveaux différents. Le premier est sur l’infrastructure sous-jacente nécessaire au fonctionnement de l’Intelligence artificielle. Le second est sur les outils eux-mêmes pour permettre une rapide prise en main par les utilisateurs métier.

Le Cloud comme catalyseur

Sébastien Guibert, directeur du Centre d’excellence Intelligence artificielle de Capgemini France, indique que l’arrivée du Cloud « a simplifié les projets pour tout le monde. Si toutes les entreprises ne sont pas dans le Cloud, cela suit la loi de Paretto, 80 % y sont et ne se posent plus la question de jouer avec le stockage, la puissance de calcul nécessaire. Elles ne s’occupent plus de cet aspect mécanique des projets. Il n’y a pas de véritable intelligence à le faire ».

Autre simplification qui découle de ce choix du Cloud : les entreprises ne partent plus de la feuille blanche dans les algorithmes choisis. Philippe Harel, directeur de la practice IA chez Umanis, explique que les entreprises « ne partent plus de zéro, mais d’une certaine base et entraînent les algorithmes par renforcement. Elles ne font que déployer, monitorer, versionner par des démarches agiles pour le mettre à jour. Elles sont entrées dans une phase d’industrialisation. Les grands du Cloud l’ont bien compris et proposent ce type de solutions pour aller vite ».

La plupart ont en effet dans leurs portefeuilles des bancs de travail pour l’Intelligence artificielle. Amazon, Google, Azure de Microsoft assurent à la fois l’infrastructure nécessaire et y ajoutent des bibliothèques d’algorithmes mais aussi des templates de modèles pour permettre aux clients d’avancer rapidement sur leurs projets.

Philippe Harel, directeur de la practice IA chez Umanis.

Des projets sur de multiples aspects

Philippe Harel voit, dans les projets menés par les clients d’Umanis, cinq grands axes de projets : la productivité, la qualité, la présence de la marque, la sécurité et l’innovation ou l’identification de services ou de produits monétisables. Le premier axe concerne principalement la productivité interne et l’automatisation. Il met en exergue un projet de traitement des mails où l’ensemble du processus est géré par l’automatisation et de l’Intelligence artificielle dans la reconnaissance du document. Il en est de même avec les bots qui véhiculent une image de marque de modernité pour les entreprises ou la détection de fraude, l’analyse de la qualité de produits finis…

On assiste à une généralisation des usages et des idées de projets. Un point important lors des derniers mois a été la mise en œuvre de projets d’Intelligence artificielle pour répondre au RGPD afin de déterminer rapidement ce qui est une donnée personnelle. Pour la sécurité informatique, l’Intelligence artificielle est souvent présente dans le suivi du comportement des utilisateurs et la prévention des intrusions. L’innovation est le secteur le plus en interaction avec les métiers de l’entreprise qui connaissent mieux les données ayant de la valeur pour l’entreprise, et celles pouvant apporter une valeur pour l’entreprise. Philippe Harel voit un mouvement vers des échanges larges de données par des plates-formes de partage – de manière libre ou monétisée. Sébastien Guibert partage son avis et croit à une logique de croisement de services et d’association comme le data hub pour la santé.

Ces croisements peuvent être intéressants même à l’intérieur de l’entreprise où un projet pour une certaine ligne de métier peut donner des idées à d’autres lignes des possibilités de développer leur propre projet par un phénomène de fertilisation croisée souvent constatée dans les data labs qui proposent la plupart du temps des plates-formes communes de tests et d’essai de solutions pour les métiers. Sébastien Guibert indique cependant que le problème de la qualité des données n’est pas toujours résolu même si des projets sont en cours sur ce point. Philippe Harel constate toujours un manque de compétence comme principal frein à des utilisations plus larges.

Les intégrations de Promethium.

Simplification par l’utilisation du langage naturel

Un autre axe de simplification de l’utilisation de l’Intelligence artificielle dans l’entreprise est d’avoir recours à la compréhension et au traitement du langage naturel pour interagir avec l’Intelligence artificielle. Promethium, une start-up américaine que nous avons rencontrée lors d’un IT Press Tour, vise à régler plusieurs problèmes liés à l’utilisation plus intense des données dans l’entreprise avec une plate-forme qui a recours au traitement du langage naturel.

Le plus souvent il est difficile d’être sûr que les données sont de qualité avant la visualisation de celles-ci. La plate-forme dans le Cloud de cet éditeur automatise les étapes précédentes par l’intégration des différentes sources de données nécessaires (catalogues, outils de virtualisation de données, applications et bases de données…) pour apporter une vue globale sur les données, automatiser de nombreux process manuels, utiliser l’Intelligence artificielle pour guider l’utilisateur et l’apprentissage machine pour améliorer et mettre à jour les modèles. L’utilisation du traitement en langage naturel simplifie l’usage par les métiers pour une prise en main rapide. L’utilisateur pose une question en langage naturel et la plate-forme lui répond de la même manière.

 


Bouquet.ai rend l’IA accessible aux métiers

Bouquet.ai est un autre exemple de l’usage de la reconnaissance et de la compréhension du langage naturel dans le but de rendre plus simple l’usage de l’Intelligence artificielle par les lignes de métier. Cette start-up a été créée en 2017 par un Français, Adrien Schmidt, expatrié dans la Silicon Valley. La solution se présente comme un bot mobile qui s’appuie sur une plate-forme qui explore et apprend les données disponibles avec des possibilités de requêtes en temps réel pour permettre à l’utilisateur d’agir sur les données dans une application opérationnelle comme Salesforce ou un ERP. Aristotle, Aristote en anglais, le nom du bot de Bouquet, supporte la plupart des fonctions SQL dont la jointure de tables de bases de données à la volée. Bouquet propose une méthode d’entraînement semi-automatique du bot par la simple édition du modèle de données et du lancement du programme d’entraînement qui engage le dialogue avec le bot. Adrien Schmidt assure qu’un premier modèle, insuffisant, avec un taux de 50 % de reconnaissance, peut être obtenu en deux heures. Ce taux grimpe à 85 % après le tagging de phrases spécifiques et un réentraînement.

 

Retex#1 : Lamborghini certifie ses véhicules sur Salesforce blockchain

L’emblématique constructeur de voitures de sport certifie ses véhicules à la revente avec la blockchain de Salesforce. Celle-ci avait déjà servi à certifier une Lamborghini Aventador S comme étant une œuvre d’art.

Lamborghini porte une image d’innovation depuis sa création, en 1963, et cherche toujours à améliorer l’image de la marque auprès de ses clients tout en conservant la valeur des véhicules lors de la revente. Pour réimaginer le processus lors de la revente d’un véhicule, le plus souvent unique ou produit à un très faible nombre d’exemplaires, Lamborghini a choisi de rejoindre la chaîne de blocs de Salesforce.

Certifications et traçabilité

Les grandes marques de véhicules ne sont pas à l’abri des contrefaçons. Récemment au Brésil, une petite affaire familiale construisait des contrefaçons de Ferrari et de Lamborghini pour des prix défiant toute concurrence. Les deux constructeurs ont porté plainte. Huit véhicules à demi montés ont été saisis ainsi que des moules, des châssis et de la fibre. Devant un tel phénomène, le constructeur italien de Santa Agatha, près de Bologne, souhaite assurer par une certification sur la blockchain de Salesforce l’origine et la traçabilité des événements sur ses véhicules.

Lors d’une revente, la voiture passe entre 800 et 1 000 tests et examens pour certifier chaque pièce. Lors de cette inspection minutieuse, le constructeur doit entrer en contact avec de multiples parties prenantes : partenaires, réparateurs, maisons d’enchères, photographes, revendeurs concessionnaires et même des médias pour s’assurer de l’histoire complète du véhicule mis à la revente. Le suivi des événements sur le véhicule sur la chaîne de blocs de Salesforce va assurer l’acheteur contre toute contrefaçon et assurer la valeur du véhicule en mémorisant son histoire par une “ filiation ” entre les propriétaires.

Déjà l’été dernier, plus précisément en août, une Lamborghini Aventador S a été certifié par la blockchain de Salesforce lors de la Monterey Car Week dans le but de classer le véhicule en tant qu’œuvre d’art.

Une blockchain issue de l’Open Source

Si le résultat final est une blockchain tout à fait propriétaire, la solution s’appuie sur Hyperledger Sawtooth, un logiciel open source de registre distribué qui offre une architecture modulaire et flexible qui décorrèle le cœur du système du domaine applicatif ce qui permet de spécifier des règles applicatives sans se soucier de l’infrastructure sous-jacente. La solution supporte de plus de multiples algorithmes de consensus.

Les développements se font suivant des méthodes Low code/No Code pour créer la chaîne et ajouter des partenaires. Les mises à jour se font par clics ; la gouvernance s’opère par des déclarations des règles de partage et des permissions. Les opérations sont stockées et signées par chiffrement et des copies identiques sont conservées sur de multiples nœuds. Les changements ne sont possibles que si la chaîne peut vérifier le changement. Enfin, la solution s’intègre avec Customer 360, la plate-forme CRM de Salesforce et est compatible avec les applications développées sous Lightning. D’ailleurs l’interface de conception, Blockchain Builder, est très proche de l’interface de Lightning. Actuellement en Beta privée auprès de certains clients choisis, la solution va s’ouvrir à plus d’entreprises dans le courant de l’année 2020. Les prix de la solution n’ont pas été communiqués.

 

Retex#2 : Engie en route vers le zéro carbone !

Le fournisseur d ’énergie s’est engagé dans une transformation ambitieuse pour devenir  un leader dans les énergies propres et se transformer en offreur de services. Pour y parvenir, Engie s’est allié à Accenture, Vlocity et Salesforce en vue de déployer une plate-forme unique de gestion de la relation client qui devient sa priorité stratégique.

En 2016, sous l’impulsion de son nouveau PDG, Isabelle Kocher, Engie s’est lancé dans un vaste plan de transformation avec pour but de devenir un offreur de services pour ses clients et être un des premiers fournisseurs d’énergie propre pour un bilan zéro carbone aux alentours des prochaines années.

Ce changement s’accompagne de nouveaux services à valeur ajoutée vers les entreprises et les collectivités territoriales qui deviennent le nouveau relais de croissance pour l’entreprise qui laisse un peu de côté son offre habituelle vers les clients particuliers. Pour mettre en place cette nouvelle offre, Engie s’est associé avec Salesforce, Vlocity et Accenture afin de créer une plate-forme de gestion de la relation client qui s’appuie sur Customer 360 de Salesforce pour obtenir une vision complète du client. Accenture a aidé à définir le business model et les processus opérationnels ainsi que la définition de l’architecture IT. L’intégrateur met aussi en œuvre le déploiement. Vlocity apporte son savoir-faire dans le Cloud et les solutions mobiles sur des industries spécifiques sur la plate-forme de Salesforce, ainsi que les projets de transformation liés à la relation client qu’ils soient pour la clientèle des particuliers ou des entreprises.

Plus globalement, Engie s’engage contre le réchauffement climatique pour devenir zéro carbone, mais veut aider les autres à suivre le même chemin. Dans un communiqué, Isabelle Kocher indique que l’association avec les autres acteurs du projet a été une bonne part de ce changement qui a permis à Engie d’avoir une vue globale sur ses clients et d’agir rapidement pour construire un futur plus durable. « L’énergie décarbonée et les technologies numériques deviennent le sang de cet Engie en marche », indique aussi le communiqué.

Le client au centre de la stratégie

Avec Salesforce, Engie a obtenu une vision globale sur l’ensemble de ses clients résidentiels ou commerciaux sur les 70 pays où l’entreprise opère. À partir de cette vue globale, les salariés du groupe peuvent fournir au client des recommandations personnalisées, définir de nouvelles solutions avec le client et proactivement gérer les différentes étapes dans le contrat avec le client pour limiter la consommation par un meilleur usage. Sur le terrain, les employés d’Engie peuvent intervenir mieux et plus vite pour l’installation et la maintenance de nouvelles solutions. Outre Customer 360, Engie utilise Salesforce Community Cloud, Einstein Analytics, Marketing Cloud, Sales Cloud and Service Cloud.

Tout cela dit, la communication d’Engie sur le sujet n’est pas forcément complète et cette transformation ne dit pas un mot sur le nucléaire qui reste encore prépondérant même si aujourd’hui le charbon ne représente plus que 4 % de l’énergie distribuée. Il en est de même sur les priorités alors que l’installation du nouveau compteur Linky connaît quelques difficultés auprès de la clientèle des particuliers. Il semble que dans ce contexte, indiquer que les entreprises deviennent une priorité pour Engie alors que des particuliers fustigent à la fois le compteur et les méthodes pour son installation peut sembler maladroit.

 

Retex#3 : Decathlon se réinvente avec Mulesoft

Récemment Decathlon s’est réinstallé aux États-Unis. L’entreprise est revenue avec un œil neuf et de nouvelles idées dans ses magasins de San Francisco – et de Montréal – pour réinventer le système informatique de l’entreprise. Le maître mot de cette réinvention : API.   Avec l’aide de Mulesoft, la plate-forme d’intégration d’applications de Salesforce.

Après un premier essai sur le marché américain, Decathlon est revenu il y a trois ans avec un œil neuf pour s’attaquer au plus important marché du sport loisirs dans le monde. Le défi est d’importance car peu de marques étrangères réussissent sur le sol américain. La concurrence est rude pour y emporter les achats des sportifs urbains. Outre les magasins des grandes marques de sport, comme Nike ou Adidas, le marché est aussi plein de revendeurs de niche sur le jogging, le vélo, ou qui proposent des magasins concepts autour de l’activité extérieure comme Sport Basement. La marque parie sur son mix technicité/qualité/prix pour se faire une place sur ce marché difficile.

Le but était aussi d’appliquer de nouvelles idées et méthodes pour réussir sur ce nouveau marché mais aussi de transformer et de rénover l’informatique de l’entreprise dans son ensemble pour affronter de nouveaux usages de consommation et de nouvelles approches multicanales pour répondre aux comportements des consommateurs.

Onze API réutilisables

Tony Leon, directeur informatique et technique de Decathlon aux États-Unis, indique que les nouveaux usages vont « vers la location, la souscription avec des clients qui passent d’un canal de vente à l’autre ». Pour répondre à ce défi tout en maintenant l’image de la marque de Decathlon, Tony Leon a souhaité développer un système très modulaire connecté par des API pour travailler avec des services comme Stripe pour le paiement ou le calcul des taxes lors de ce paiement, et des connecteurs spécifiques pour le système en place au siège en Europe. Actuellement il utilise onze API réutilisables.

Ce nouveau système se concrétise par un système de paiement en magasin sans ligne de caisses. Le client place ses achats dans un panier qui passe un coffret où se trouve un lecteur de tag RFID, lequel calcule à la fois combien le client doit payer mais aussi qui désactive la sécurité du capteur pour sortir du store. L’employé du magasin fait alors payer le client qu’il a accompagné tout au long de sa visite pour lui prodiguer conseils ou idées d’achats complémentaires au produit choisi.

Le paiement se réalise par téléphone ou par carte car les paiements en espèces ne sont pas acceptés. Le système est déjà en place dans un autre magasin, à Emeryville en Californie. De plus, si un produit souhaité par le client est en rupture, il peut suivre en temps réel sa disponibilité sur les différents écrans présents dans le magasin. Autre idée, des robots autonomes pourraient remplir les missions d’inventaire, mettre à jour les stocks et indiquer où le produit se trouve dans le magasin et la quantité exacte disponible.

Toutes ces expérimentations, en termes de services et de méthodes nouvelles de vente, ont vocation à être réimplantées dans les Decathlon partout dans le monde.

 

Retex#4 : HSBC veut inventer la banque du futur

Depuis l’apparition de la norme DSP2, le secteur bancaire est contraint d’évoluer vers des opérations plus ouvertes vers l’extérieur en suivant un concept relativement nouveau, l’Open Banking. HSBC s’appuie sur la plate-forme de Mulesoft pour créer de nouveaux services et mieux servir ses 38 millions de clients.

DSP2 vise à harmoniser la réglementation sur les paiements au sein de l’Union Européenne et à faciliter leur utilisation en les rendant plus sûrs et plus fluides. Des certificats permettent aux Banques et aux Prestataires de Services de Paiement (PSP) de sécuriser les échanges de données, en garantissant l’authentification mutuelle entre serveurs et en assurant la confidentialité et l’intégrité des transactions. L’un des objectifs principaux de la DSP2 est d’encadrer les nouveaux acteurs de paiements. La directive cherche notamment à stimuler la concurrence et l’innovation dans le secteur bancaire en favorisant l’arrivée de nouveaux acteurs (Third Party Providers, TPP). Les platesformes d’open banking, qui connectent les banques à des acteurs tiers via des API pour leur permettre de créer de nouveaux produits et services (agrégation, initiation de paiement…) sont en pleine ébullition.

Selon le cabinet PwC, le marché de l’open banking atteindra 7,2 milliards de dollars d’ici à 2022. Les investisseurs mettent déjà bien la main au portefeuille.

HSBC suit le mouvement et s’appuie sur la plate-forme Anypoint de Mulesoft. À partir de celle-ci, HSBC a conçu des milliers d’API dans un réseau d’applications déployées sur de multiples environnements pour de nouveaux services et de nouvelles expériences pour ses clients.

Véritable expérience client

Pour HSBC, la banque du futur se présente comme une plate-forme numérique renforcée par de nombreuses API pour autoriser une véritable expérience client sur les différents canaux mis à disposition des clients. Mulesoft a aidé la banque à développer sa vision d’une plate-forme de services partagés par des self-services métier et une réutilisation sécurisée des différents composants de la plateforme. Ainsi la banque britannique a fait évoluer plusieurs services bancaires comme les cartes de crédit, les paiements et les prêts hypothécaires en API dans un ensemble d’applications qui peuvent être assemblées pour créer de nouveaux services ou de nouvelles possibilités d’interaction avec des opérateurs tiers ou des clients.

De cette manière la banque peut ainsi détailler les dépenses d’un client sur l’ensemble de ses comptes à partir des données d’un système legacy par les API pour créer ce nouveau service. Par cette méthode, la banque a réussi à ouvrir son système de backend vers des applications extérieures pour créer de nouveaux services vers ses clients.

Ouvert vers l’extérieur

Cette ouverture vers l’extérieur du système de la banque se concrétise aussi par l’utilisation d’API Community Manager qui s’appuie sur le Community Cloud de Salesforce et sur Service Cloud pour la gestion d’un portail à destination de la communauté des développeurs pour créer de nouvelles applications sur les API mises à disposition. Ainsi l’API des prêts hypothécaires d’HSBC peut s’intégrer sur un site web de vente immobilière et l’utilisateur peut ainsi voir les biens sur lesquels il peut être pré-approuvé par la banque.

 

Retex#5 : Petuum optimise les cimenteries

Un des plus grands cimentiers dans le monde a choisi la technologie d’une jeune start-up  pour accélérer la transformation de ses unités de production et les faire entrer dans l’ère  de l’industrie 4.0.

Le plan de transformation de Cemex a pour but d’améliorer l’efficacité opérationnelle, d’abaisser les coûts énergétiques de ses sites de production et de rendre possible et meilleure l’utilisation de ressources énergétiques alternatives. Pour y parvenir, le cimentier d’origine mexicaine a choisi la solution de Petuum, une jeune entreprise qui développe des outils analytiques s’appuyant sur l’Intelligence artificielle pour les secteurs industriel et médical. La solution a obtenu un prix d’excellence et de promotion des meilleures pratiques lors des Cement Industry Awards décernées lors du salon CemTech qui s’est tenu à Berlin du 30 septembre au 2 octobre dernier.

Le projet a été promu comme étant le projet de l’année en ce qui concerne la durabilité et les tendances technologiques. La solution de Petuum a été aussi reconnu par le conseil technologique de la ville de Pittsburgh, en Pennsylvanie (États-Unis), pour son côté innovant.

Une IA supervisée

La plate-forme d’Intelligence artificielle de Petuum dans le Cloud ingère les données historiques et en temps réel provenant du réseau de la cimenterie. Ces données sont ensuite analysées par des algorithmes d’apprentissage machine et profond pour fournir des prédictions précises sur les différentes variables opérationnelles de la cimenterie et ce pour un laps de temps d’un quart d’heure. Cette limitation est due au volume de données à ingérer en provenance de milliers de capteurs dans la cimenterie.

Ces prédictions sont obtenues à partir de l’analyse dynamique et des relations non linéaires entre les différentes variables qui prescrit un jeu de points optimaux pour permettre à la cimenterie d’atteindre ses buts opérationnels. Ces préconisations sont ensuite validées par un opérateur ou injectées automatiquement dans le système de contrôle de la cimenterie pour conduire des opérations totalement autonomes. Ce processus se réalise en continu ce qui permet au modèle de s’améliorer constamment. La solution est actuellement en production sur un site aux ÉtatsUnis et sur deux usines au Mexique. Trois autres sites, dont un en Europe, vont être déployés d’ici à la fin de l’année.

Des retours concluants

Les retours sur la solution sont très satisfaisants avec une stabilisation de la déviation standard autour des principaux critères retenus, une moindre consommation de chaleur et d’énergie tout en accélérant la montée en puissance de ressources énergétiques de substitution… La baisse des coûts en énergie va de 2 à 5 %. Les économies d’énergie, elles, culminent à 7 % ce qui représentent annuellement des millions de dollars. La solution vise à réduire l’émission de différents gaz et métaux lourds dans l’atmosphère par une récupération efficace de la chaleur depuis le four, le refroidisseur et le précalcinateur. Petuum a permis de plus de réduire l’utilisation du coke de pétrole par une optimisation du processus de pyroprocessing lequel consiste à conduire à de très hautes températures un matériau afin de lui faire connaître un changement physique ou chimique.

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