X
Stations de travail : Cap vers les métiers
Guillaume Périssat / lundi 29 janvier 2018 / Thèmes: Dossier

Stations de travail : Cap vers les métiers

Le monde de la station de travail s’ouvre. si les experts en CAO et en simulation y trouvent toujours leur compte, de nouveaux utilisateurs, qu’ils soient créatifs ou traders, abandonnent le monde du PC haut de gamme, incapable de suivre le rythme des logiciels et usages de plus en plus gourmands. pour les constructeurs de workstation, tout l’enjeu est aujourd’hui de proposer de nouveaux formats susceptibles d’adresser des besoins spécifiques à chaque métier, afin d’attirer ce nouveau public.

Si les desktops occupent deux tiers du parc de stations de travail existant, la mobilité est une demande importante des clients – ici, un Dell Precision 3800.

Pour le profane, il peut être parfois difficile de s’y retrouver sur le marché des stations de travail. Le problème ne vient pas du grand nombre d’acteurs : ils sont quatre à se partager la quasi-totalité du gâteau ; ni de la fragmentation de l’offre, mais de la similarité des configurations, quel que soit le niveau de gamme. Tous proposent des machines embarquant les mêmes processeurs Intel Xeon, les mêmes cartes graphiques Nvidia Quadro, les mêmes RAM, les mêmes SSD… On peut évidemment trouver des différences sur le design des boîtiers ou encore sur les technologies de refroidissement, mais est-ce réellement de ces points que les constructeurs tirent leur valeur ajoutée ?

Un public plus orienté métier

Dell, HP, Fujitsu ou Lenovo, tous ont à cœur de repenser la station de travail pour s’adapter aux nouveaux usages dans les entreprises et aux besoins spécifiques des métiers de leurs clients. Quand on pense station de travail, on imagine du design industriel pointu, des Maya, Catia, de la PAO-CAO ultra-poussée… C’est là le marché traditionnel des stations de travail, « un marché de renouvellement », précise Guillaume Lambert, chef Produits Workstation chez HP France. « Un deuxième marché se crée, un marché de power users à la frontière entre PC et Mac haut de gamme et station de travail, à la recherche de plus que de la performance », ajoute-t-il.

Qui sont-ils, ces power users ? Selon le chef Produits de HP, « On retrouve ces profils un peu partout. On décloisonne l’utilisateur traditionnel de la station de travail ».

Ces utilisateurs sont issus des domaines créatifs. « Les solutions utilisées, à l’instar des suites Adobe sont de plus en plus sophistiquées et gourmandes en performances, de sorte qu’un PC haut de gamme ne suffira plus », nous explique Georg Bögendörfer, Senior Business Developer chez Fujitsu. Mais ils viennent aussi des mondes de la finance, de l’énergie, des sciences. Soit une grande diversité de métiers « qui chacun va avoir ses propres spécificités », souligne Julien Vinel, Workstation Sales Specialist France chez Dell. À cela s’ajoutent de nouveaux usages (IA, Big Data, VR, 4K…) et des besoins correspondants aux différentes étapes du cycle de vie d’un projet. « Dans le cas d’un architecte, les besoins portent sur les plans, le design, la simulation, peut-être en réalité virtuelle », détaille-t-il. Il ne s’agit plus seulement de suivre les grandes tendances IT, mais aussi les usages métier. « La workstation doit répondre à ces besoins de plus en plus spécifiques », indique Julien Debove, Product Manager chez Lenovo. Pour y répondre, « on va accentuer les tendances – performances, évolutivité, fiabilité. »

En serait-ce donc fini de la course à la performance ? Pas tout à fait : tous s’accordent à dire que sur le segment desktop, la demande est toujours à une meilleure performance. « Mais ne s’attaquer qu’à la performance pure, c’est cantonner le besoin uniquement sur les composants », nous explique Julien Vinel, Workstation Sales Specialist pour Dell France. Chaque métier va avoir des besoins de performances différents. Ainsi, la conception fait appel à des logiciels peu sensibles au nombre de cœurs, quand la simulation demandera une puissance de calcul importante. La réalité virtuelle, quant à elle, va demander des interfaces machine-to-machine afin d’harmoniser la création de contenu et l’expérience en VR. L’utilisation de caméras 4K va produire de grands volumes de données qui exigeront de la performance et de la capacité d’affichage. Et ainsi de suite, métier par métier, usage par usage.

La modularité pour s’adapter

Pour adresser ces nouveaux clients, les constructeurs travaillent sur de nouveaux formats. Ultramobilité sans – trop – sacrifier la performance avec par exemple le ZBook x2 de HP, compacité avec le Z2 Mini de HP ou la Think Station P320 Tiny de Lenovo, machines taillées pour la réalité virtuelle avec les gammes Celcius de Fujitsu ou le très original Z VR Backpack G1, une workstation dans un sac à dos… Sans compter un travail sur le design des stations et des boîtiers. Mais, pour répondre à ces besoins aussi divers que variés, c’est sans doute sur l’évolutivité des machines qu’il faut compter. « Aujourd’hui, la station de travail doit suivre l’évolution des métiers », insiste Julien Vinel. Cela passe, en amont de l’achat d’une ou plusieurs machines, par l’accompagnement du client et par la modularité des stations de travail. Et en aval, la possibilité d’upgrader ou de downgrader la station. « La workstation ne s’interdit rien, on a toujours la possibilité de faire évoluer les composants », souligne Julien Debove. Et ce toujours dans la perspective de répondre aux besoins métier à un moment donné. Notre architecte, pour concevoir une villa, utilise sa station de travail « mainstream », mais si demain il remporte un appel d’offres et doit construire un gratte-ciel, ses besoins changent : plutôt que de devoir acheter une nouvelle machine, il pourra mettre à niveau l’actuelle.

Cette tendance à la modularité a toutefois un effet pervers. « La part du All-in-one est toujours très petite, très limitée », explique Georg Bögendörfer. Pionnier sur ce segment avec le Z1, HP « ne va pas poursuivre dans les générations suivantes », selon Guillaume Lambert. « Nous avons constaté que les clients cherchent l’évolutivité : le marché du tout-en-un n’a pas vraiment pris jusqu’ici. » Car mettre l’intégralité d’une station de travail dans un écran ne semble pas intéresser des utilisateurs en quête de mobilité et d’évolutivité. Et si le Graal se trouvait dans le datacenter ? La virtualisation a déjà atteint les postes de travail, la seconde étape logique pourrait bien être la station de travail. La démarche consiste à « enlever la puissance de calcul du bureau pour la mettre en datacentre », décrit Georg Bögendörfer. Mieux que les « petits » formats de station de travail, plus évolutif qu’un châssis toolless : plus de station en local.

Vers une « Workstation as a Service »

Outre le gain de place, Georg Bögendörfer évoque notamment le prix des loyers exorbitants dans des villes telles que Londres et la nécessité d’optimiser l’espace. La workstation virtualisée va permettre des usages plus collaboratifs. Travailler sur un modèle avec ses contractants ou ses propres équipes à l’international, présenter un projet à un client à l’extérieur… ce sont quelques-unes des possibilités offertes par la virtualisation des stations de travail.

Plus important encore, le gain en flexibilité. L’objectif à court terme de la virtualisation n’est pas de remplacer la station de travail. « La majorité des utilisateurs ont toujours besoin d’une machine à côté du bureau », souligne le Senior Business Developer de Fujitsu. Mais la virtualisation va rendre plus agile l’utilisation de la station de travail : on va alors privilégier un déploiement et une mise en œuvre plus rapide et une adaptation à un besoin à un instant T sur un projet donné, plutôt que l’achat d’une machine physique qui va durer dans le temps mais qui ne sera pas forcément adaptée à de futurs projets, donc peu réutilisable. Ce qui répond à ce besoin d’évolutivité des machines que nous évoquions plus haut.

Si quelques grands groupes utilisent déjà ce système en utilisant leurs propres serveurs pour virtualiser la station de travail, ce type d’installation est trop lourd et trop coûteux pour les entreprises plus modestes. Fujitsu comme Dell proposent ainsi des stations de travail virtuelles, on premise ou dans des datacentres externes. Dans l’idée, les constructeurs mettent à disposition de leurs clients et des ISV (Independent Software Vendors) un accès à distance à une workstation. En filigrane, on peut alors lire dans cette tendance la progressive mise en place d’une offre Workstation as a Service, quoi qu’il soit encore trop tôt pour parler d’un véritable nouveau modèle. De fait, seul Fujitsu et Dell sont sur ce créneau. Chez Lenovo, on nous explique que ce marché est très compliqué et pose plusieurs difficultés, notamment en termes de fiabilité. Même chose du côté de HP, qui ne voit pas la virtualisation comme un horizon à court terme. Mais l’un comme l’autre n’exclut pas d’aller un jour sur ce marché. ❍

Ceci est une workstation embarquant un Core i7, un GPU Quadro P529 et 32 Go de RAM. C’est aussi un sac à dos : le HP Z VR Backpack G1 est taillé pour la réalité virtuelle.


Dell Canvas

Présenté en janvier 2017, le Canvas peut, de par son apparence et ses fonctionnalités, fortement évoquer la Surface Studio. Mais Dell l’assure, son produit n’a rien à voir avec celui de Microsoft. Et pour preuve, il s’agit d’un périphérique, qui nécessite un ordinateur pour fonctionner. Il fonctionne avec tout PC ou station de travail sous Windows 10. Le principal élément du Canvas est un écran tactile de 27 pouces affichant une définition de 2560 x 1440 pixels pouvant être utilisée à l’horizontale ou incliné par le biais de son pied réglable. La tablette graphique s’accompagne d’un stylet et d’un petit objet : le Totem. Celui-ci n’est d’ailleurs pas sans rappeler le Surface Dial de Microsoft, ajoutant un peu plus à la confusion entre Canvas et Surface Studio. Le Totem est une petite molette au fonctionnement identique au Dial : une fois posée sur l’écran, elle permet à l’utilisateur d’accéder directement à certains menus dans les logiciels compatibles, à l’instar de ceux d’AVID, d’Adobe, de Dassault Systèmes ou encore d’AutoDesk. L’idée est que le Canvas, appairé à une station de travail, « remplace le croquis papier », explique Julien Vinel, chez Dell : « Le Canvas apporte ce côté conceptuel du papier tout en étant dans l’environnement numérique, en permettant de numériser immédiatement la création. »


HP ZBook x2

Les PC portables deux-en-un détachables ne sont pas vraiment une nouveauté. Mais sur le marché des stations de travail, c’est inédit. HP commercialise un ZBook x2 qui a la particularité d’être une workstation mobile dotée d’un écran détachable tactile et utilisable en mode tablette. Passée cette caractéristique originale, on retrouve sous le capot les composants habituels d’un produit positionné sur le segment des stations de travail mobile : un Intel Core i7, un Nvidia Quadro M620,  jusqu’à 32 Go de RAM et un stockage SSD pouvant monter à 2 To. Le ZBook x2 n’a donc rien à envier en termes de spécifications à ses concurrents non-détachables. Chose intéressante, le GPU Nvidia  n’est pas embarqué dans le clavier, comme c’est habituellement le cas pour les deux-en-un, mais dans l’écran/tablette de 14 pouces 4K. Ce qui permet de disposer des performances graphiques d’un GPU dédié en mode tablette, plutôt que de reposer uniquement sur la partie graphique intégrée au processeur. Ce qui explique l’aspect massif de la machine et son 1,7 kg sans clavier. « La tablette graphique n’est plus un périphérique mais la station de travail en elle-même », indique Guillaume Lambert, chez HP France : « Le ZBook x2 a les mêmes niveaux de certifications, de garanties et de certifications qu’une station de travail classique. Il convient à des pros qui ont besoin de performances mais qui sont également intéressés par ce compromis sur le poids et la mobilité. » La station, détachée ou non, peut d’ailleurs être utilisée comme un poste fixe, la machine intégrant deux ports Thunderbolt et un port HDMI.


Windows 10 Pro version Workstations

Toutes les stations de travail commercialisées tournent sous le dernier système d’exploitation de Microsoft. Tous les constructeurs se disent séduits par Windows 10, quoique le rythme des mises à jour déplaît à certains. La Fall Creators Update parviendra-telle à les réconcilier ? Celle-ci est en effet accompagnée d’une version de Windows 10 Pro « for Workstations ». Au menu, une mouture plus adaptée aux Intel Xeon et AMD Opteron et aux usages et workloads critiques, avec l’arrivée de ReFS (Resilient file System) et du support de la mémoire non volatile NVDIMM-N pour éviter la perte ou la corruption de données.


Lenovo Thinkstation  P320 Tiny

Lenovo joue la carte de la station de travail compacte mais performante avec la version Tiny de sa Thinkstation P320, disponible en France depuis  la rentrée. Dans un boîtier de 18 x 18,2 x 3,5 cm se cachent un Intel Core i7 de septième génération et un Nvidia Quadro P600. Jusqu’à 32 Go de RAM DDR4 épaulent le tout. Pour le stockage, la Tiny peut compter sur deux SSD de 1 To chacun. Outre ses six ports USB 3.0, la mini-station de travail comprend deux DisplayPorts et quatre Mini DisplayPorts. À en croire le constructeur chinois, la Thinkstation P320 Tiny peut supporter jusqu’à six écrans. « La Thinkstation P320 Tiny répond à un besoin de compacité », explique Julien Debove, chez Lenovo, citant l’exemple de la finance : « Dans les salles de marché, l’espace est retreint mais les traders ont besoin d’affichage et de performances, pour l’analyse de performances financières entre autres. Il est très important d’avoir une machine certifiée pour pouvoir subir ce type de charge. » Et elle en a, des certifications malgré sa petite taille : Dassault Solidworks, divers AutoDesk et Siemens, Aveva, Microstation… Ce qui en fait la plus petite station de travail du marché à être certifiée par les ISV. « Sur certains métiers, les offres peuvent être sur-dimensionnées par rapport aux besoins. Par exemple, un petit bureau d’architectes n’a pas besoin d’une énorme machine. Le Tiny peut être un bon compromis », souligne Julien Debove.

1964

x
Rechercher dans les dossiers

Actuellement à la Une...
Après la publication de ses très controversées lignes directrices relatives aux traceurs, la Cnil vient de lancer la consultation publique sur ses recommandations pratiques, mises en ligne dans la foulée. Celles-ci n’apportent rien de nouveau, mais éclaire certains points quant au recueil du consentement des internautes sur lequel le gendarme des données personnelles attend les éditeurs au tournant.

Les clients d’IBM qui utilisent les systèmes Power peuvent maintenant aller sur le Cloud de Google pour migrer leurs données ou déporter des tâches de traitement.

Citrix avait poursuivi en justice AVI Networks pour utilisation abusive de brevets avant que l’entreprise soit reprise par VMware. L’accord actuel arrête la procédure judiciaire entre les deux acteurs de la virtualisation.

Au moins 70 employés de la fondation seront remerciés prochainement. Mozilla traverse une période difficile, marquée par le retard à la livraison de nouveaux produits supposés générer des revenus supplémentaires pour la fondation.

Forte de près de 6000 membres, l'association française des correspondants à la protection des données personnelles ouvre un nouveau chapitre avec sa 14ème université des DPO, où un millier de professionnels étaient attendus.

La lettre d’Elliott a vraisemblablement fait mouche. Malgré le souhait répété de Paul Hermelin de ne pas revoir l’offre initiale à la hausse, Capgemini a finalement annoncé porter son prix à 14,5 euros par action, contre 14 euros précédemment.

Le géant des centres de données rachète Packet, un fournisseur de service cloud sur des environnements bare metal.

En quelques heures Google a réalisé deux rachats sur des sujets très différents. Pointy est un spécialiste de la mise en ligne de catalogues produits et AppSheet développe un environnement pour le No Code.

Le géant des paiements signe un gros chèque pour mettre la main sur cette jeune pousse californienne. En effet, celle-ci permet aux développeurs d’applications opérant dans la fintech d’accéder aux données bancaires de leurs utilisateurs par le biais des institutions financières : un secteur en forte croissance, favorisé notamment par la réglementation à l’instar de PSD2.

L’ancien CEO d’Hortonworks, qui avait abandonné tout rôle opérationnel après la fusion avec Cloudera, revient aux commandes après le départ de Tom Reilly.

Toutes les News
LIVRES BLANCS
Les entreprises et les organismes publics se focalisent aujourd’hui sur la transformation numérique. En conséquence, les DevOps et l’agilité sont au premier plan des discussions autour des stratégies informatiques. Pour offrir ces deux avantages, les entreprises travaillent de plus en plus avec les fournisseurs de services de cloud public et développent désormais des clouds sur site à partir d’une infrastructure qui répond à trois exigences de base:
1. Agilité sans friction des ressources physiques
2. Systèmes de contrôle optimisant l'utilisation des ressources physiques et offrant un retour sur investissement maximal
3. Intégration des divers composants de l'infrastructure pour un provisionnement et une gestion des ressources automatisés.


Pour fonctionner, votre entreprise doit pouvoir compter sur une solution de sauvegarde efficace, essentielle dans un monde marqué par une croissance exponentielle des données. Vous devez à la fois accélérer vos sauvegardes et pouvoir y accéder plus rapidement pour satisfaire les exigences actuelles de continuité d’activité, disponibilité, protection des données et conformité réglementaire. Dans cette ère de croissance effrénée, les cibles sur bande hors site et autres approches traditionnelles sont simplement dépassées.


L’Intelligence Artificielle promet de révolutionner la perception de la cybersécurité au coeur des entreprises, mais pas uniquement. Ce changement de paradigme engage, en effet, une redéfinition complète des règles du jeu pour les DSI et les RSSI, ainsi que l’ensemble des acteurs de la sécurité.


Lorsque l'on déploie des postes de travail, ils ont généralement tous la même configuration matérielle et logicielle (avec certaines spécificités selon les services). Mais on ne peut pas toujours tout prévoir et il arrive par exemple que de nouveaux programmes doivent être installés ou n’aient pas été prévus. L’accumulation de logiciels « lourds » est susceptible de provoquer des lenteurs significatives sur un PC allant jusqu’à l’extinction nette de l’application. Ce livre blanc explique comment optimiser les performances au travers de 5 conseils rapides à mettre en place.


Ce guide est conçu pour aider les entreprises à évaluer les solutions de sécurité des terminaux. Il peut être utilisé par les membres de l'équipe de réponse aux incidents et des opérations de sécurité travaillant avec des outils de sécurité des points finaux sur une base quotidienne. Il peut également être utilisé par les responsables informatiques, les professionnels de la sécurité, les responsables de la conformité et d’autres personnes pour évaluer leurs performances. les capacités de l’entreprise en matière de cybersécurité, identifier les lacunes dans la sécurité des terminaux et sélectionner les bons produits pour combler ces lacunes.


Tous les Livres Blancs
0123movie