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RIM : la mobilité comme credo

par Bertrand Garé - Dossier publié par le magazine L'Informaticien le 01/10/2007 Article Rating

RIM, l’entreprise qui a mis un ordinateur de poche dans les mains des cadres « bien nés », est l’exemple de success story d’une entreprise qui a bâti sa légende sur un seul produit, le BlackBerry. 

Derrière la réussite de RIM (Research In Motion), comme dans toute histoire d’entreprise innovante, se cachent des hommes avec des idées simples et visionnaires. Les débuts de RIM remontent à 1984. Mike Lazaridis, futur ingénieur, et son ami Douglas Fregin, sont tous deux encore étudiants avec des idées plein la tête. Ils lancent la société RIM, à côté de l’Université de Waterloo, au Canada. 


Dès le départ, trois grands axes de développement guident leur démarche technologique comme nous l’explique Charmaine Eggberry, Vice-President and Managing Director EMEA de RIM, rencontrée à Londres pour cette enquête : « L’entreprise voulait mettre à la disposition des utilisateurs une technologie sophistiquée qui soit simple d’utilisation. Les principes fondateurs étaient d’assurer une longue autonomie, de proposer une expérience utilisateur inégalée et, bien entendu, d’assurer la sécurité des données transmises. » 


Des idées simples et visionnaires

RIM commence à élaborer des appareils bien éloignés de l’actuel BlackBerry. Il s’agit au départ pour Mike Lazaridis de développer des composants qui s’intègrent dans les distributeurs de boisson et émettent un signal lorsqu’ils sont vides… Plus tard, Mike et Douglas développent pour leurs équipes des « pagers » de la taille d’une boîte à cigares. Les personnes qui se déplacent utilisent le « pager » pour travailler de chez eux, ce qui révèle aux fondateurs de RIM l’importance d’un mini-terminal pouvant émettre et recevoir des messages de données. Les temps « morts » dans les transports, par exemple, n’existent plus et les personnes pourront travailler et traiter des dossiers, des messages et des appels en tout lieu et à tout moment. 


Après quelques avancées autour des technologies Mobitex, le système de radiocommunication avec commutation de paquets de données, naît lentement la maturation d’un produit petit, ergonomique, pouvant émettre et recevoir des e-mails via une connexion au réseau Internet. 


La genèse du BlackBerry 

C’est en 1999 qu’apparaît le fameux BlackBerry, « le » terminal qu’il faut avoir, appelé du nom de la mûre noire – BlackBerry, à cause de ses nombreuses touches et de sa couleur noire. Une idée de génie de Jim Balsillie, Chairman & Co-CEO, est d’en faire un marqueur social en l’envoyant aux principaux dirigeants nord-américains qui n’ont de cesse de le faire adopter à leurs cadres les plus méritants. Et des VIP aux cadres, l’usage se démocratise pour atteindre 2 millions d’abonnés en 2004. Sacrée invention de l’année par de nombreux journaux, le BlackBerry devient le terminal de référence haut de gamme. L’avoir signe l’appartenance à l’establishment aussi sûrement qu’une voiture de fonction. 
La consolidation et le développement de la firme se poursuivent. En 2001, RIM est introduit en Europe, et le siège de la société est établi à Egham, au Royaume-Uni. 


En 2007, RIM compte 6 500 salariés et 9 millions d’abonnés dans le monde entier. Tout son développement repose toujours sur BlackBerry, une solution pratique, très ergonomique et sécurisée. Une solution dont Charmaine Eggberry donne la clé du succès : « La solution BlackBerry a été conçue pour assurer la confidentialité et l’intégrité des données de toutes les communications entre le BlackBerry Enterprise Server et les smartphones BlackBerry, via l’utilisation d’un chiffrement standard AES 256 bits pour la transmission sans fil et la protection des données stockées sur le terminal. » Sécurité et ergonomie, rôle de marqueur social assurent le succès de la firme canadienne via le BlackBerry, à tel point que le produit phare devient plus connu que la société elle-même. 

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