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Google et les DSI
Christophe Guillemin / mercredi 17 avril 2019 / Thèmes: Dossier, Cloud

Google et les DSI

Des armes de séduction fatales ?

Malgré les condamnations en justice, les augmentations tarifaires, l’abandon de Google +… la firme de Mountain View aurait gagné du crédit auprès des DSI français. Depuis 2018, les contrats s’enchaînent ainsi autour de G Suite et Google Cloud Platform. Fort de cette « dynamique », Google part aujourd’hui à la conquête d’un nouveau secteur : l’administration publique. Une autre paire de manches pour le géant californien, qui ne possède aucun data center en France. Mais cela pourrait changer…

Ces derniers mois, l’image de Google a été quelque peu écornée par une actualité tumultueuse. En 2018, le géant américain a été lourdement condamné par l’Union Européenne pour abus de position dominante sur le secteur des systèmes d’exploitation pour smartphones. Début 2019, c’était au tour de la Cnil de le sanctionner par une amende record de 50 millions d’euros. En cause : l’insuffisante information des utilisateurs sur l’usage que fait Google de leurs données personnelles. Toujours début 2019, la firme de Mountain View a annoncé l’abandon de son réseau social Google +, qui n’a jamais réellement convaincu le grand public.

Côté pros, plusieurs annonces ont entraîné des réactions négatives. En fin d’année, Google a rendu payante l’intégration de Google Maps pour un usage commercial, soulevant le mécontentement des professionnels du tourisme. Début 2019, il a annoncé une augmentation de 20 % de ses tarifs de G Suite, son offre de bureautique en ligne, qui devait entrer en vigueur en avril 2019. Un changement tarifaire qui n’a pas été du goût de bon nombre d’utilisateurs, qui devront pourtant faire avec.

Enfin, côté Cloud, des critiques commencent aussi à émerger. Selon la dernière enquête d’EuroCIO*, le plus large regroupement européen d’IT-managers et de CIO, la colère monterait vis-àvis des grands éditeurs de Cloud, dont SAP, Oracle, Microsoft et aussi Google. Selon l’étude : 20 % des DSI souhaitent réduire leurs investissements dans les grands Clouds et peaufinent des stratégies de sortie. Concernant spécifiquement Google, il obtient  « le score le plus bas en termes de protection et de propriété des données, selon les DSI ayant participé à l’enquête. Pour une entreprise qui traite autant de données personnelles, il s’agit d’un problème sérieux et qui devrait motiver Google à améliorer ses pratiques », peut-on lire dans l’étude.

Cette apparente passe difficile pour la firme californienne a-telle eu des répercussions en France auprès des entreprises, et plus particulièrement des DSI ? A priori non. « Nous ressentons quelques inquiétudes ces derniers mois. Mais globalement, Google a plutôt gagné du crédit auprès des DSI ces dernières années », confie Arnaud Rayrole, fondateur de Lecko, société de conseil, spécialisée dans l’accompagnement vers l’adoption d’outils collaboratifs. Même observation chez Devoteam : « Il y a effectivement des interrogations, notamment sur l’augmentation tarifaire, mais nous n’avons pas constaté de ralentissement de la demande, bien au contraire », indique Frédéric Rouaud, directeur général de Devoteam G Cloud, filiale dédiée aux solutions Google Cloud. Un avis également partagé par Pierre Puchois, CTO de Mailjet, client de Google Cloud depuis 2016 (lire encadré). « L’image de Google auprès des DSI s’est améliorée. Elle était déjà plutôt bonne auprès des acteurs du Web, mais Google séduit désormais des acteurs d’autres secteurs d’activité. »

 

G Suite exploite, comme Google Cloud Platform, des technologies héritées des services grand public : moteur de recherche, analyse de textes, d’images, de vidéos…

Selon Lecko, les récentes inquiétudes portent sur l’avenir de Google + auprès des professionnels qui l’exploitent dans le cadre de leur RSE (Réseau social d’entreprise). Certains clients de Lecko pointent également un relatif manque d’évolution fonctionnelle de G Suite, alors que son prix augmente. L’intégration de G Suite dans Google Drive reste par exemple complexe. Pour partager un document sur Google +, il faut l’exporter sur Google Drive et ensuite récupérer le lien de partage pour l’envoyer vers Google +. « Mais ce ne sont que des bémols. Et Google peut tout a fait rectifier le tir en 2019 », tempère Arnaud Rayrole.

De son côté, le Club Décision DSI, qui représente 1 300 responsables informatiques en France, n’a pas observé de Google « bashing » auprès des DSI. Le Club a interrogé ses membres, avec L’Informaticien, sur leur perception des services de Google. Les résultats sont plutôt mitigés, avec à peu près autant d’avis positifs que négatifs. L’une des critiques les plus récurrentes reste les problèmes de comptabilité entre les documents Office et G Suite, qui nécessitent en général de garder un minimum d’outils Microsoft, en secours, en cas de problème. La problématique de la confidentialité des données est également largement évoquée. « Une grande majorité des DSI de grands groupes français, membres du Club Décision DSI, sont préoccupés par l’impact du droit américain sur leurs outils cloud », souligne Julien Daval vice-président du Club Décision DSI. Et concernant plus spécifiquement Google : « Sa société mère, Alphabet, cite la protection des données personnelles comme un risque financier dans son dernier rapport annuel. Cela confirme bien une inquiétude partagée par les clients et prospects. » Mais tout n’est pas noir. Les retours du Club Décision DSI évoquent également la performance des outils collaboratifs de Google, la simplicité d’utilisation des solutions, l’efficacité de la recherche sur les documents hébergés dans le Cloud ou encore la visioconférence stable et à prix bas (lire les encadrés plus bas).

Une « forte dynamique » en 2018

Même si l’on ne peut ignorer ces critiques et inquiétudes observées depuis quelques mois, un nombre grandissant de DSI se seraient laissé séduire par les services de Google. L’année 2018 aurait même été marquée par une « accélération de la dynamique » en faveur de la firme de Mountain View auprès des responsables IT de l’Hexagone. C’est en tout cas ce qu’affirment Google France, comme ses partenaires Atos ou Devoteam. « La France est aujourd’hui un des premiers pays européens pour G Suite et dans notre Top 5 mondial pour Google Cloud Platform (GCP) », confie Éric Haddad, directeur général France de Google Cloud. « Nous observons une croissance à trois chiffres pour nos services en France. Cela nous mène à augmenter drastiquement nos équipes techniques et commerciales, que nous avons déjà multipliées par cinq entre 2017 et fin 2018. Et nous allons continuer de recruter cette année », poursuit le responsable. Atos a pour sa part décidé, en avril 2018, que Google serait désormais son partenaire « privilégié » pour ses offres cloud, même s’il continuera de déployer des solutions Amazon ou Microsoft, pour répondre à certaines demandes client. « Depuis le début de ce partenariat, nous avons un retour très positif du marché. Il y a aujourd’hui un réel engouement pour les solutions cloud de Google en France », assure Marine Routeau, en charge de l’alliance avec Google pour la France. Même son de cloches chez Devoteam : « Notre ambition est de doubler notre chiffre d’affaires sur GCP durant les prochains mois. Et sur G Suite, nous observons déjà une croissance de 25 à 30 % chaque année, y compris en 2018. À ma connaissance, plus aucun DSI n’exclut les solutions Google de ses réflexions. Ce n’était pas le cas il y a deux ans », indique Frédéric Rouaud. L’entreprise californienne multiplie en tout cas les contrats avec des sociétés hexagonales, que ce soit au niveau de son offre G Suite comme de GCP. En 2018,

Airbus a annoncé le basculement de 130 000 postes de travail vers G Suite. Total a pour sa part indiqué qu’il devenait partenaire de la firme californienne afin de développer des solutions d’Intelligence artificielle (IA), grâce aux technologies de machine learning et au Cloud de Google. Début 2019, BlaBlaCar a décidé d’héberger l’ensemble de ses services de covoiturage sur GCP (lire encadré p. 56). Ces entreprises viennent rallonger la liste des références clients de Google en France, qui compte notamment Auchan, Dalkia, Decathlon, Veolia, Air Liquide, Carrefour, Europcar, Bonduelle ou Mailjet (lire encadrés plus bas).

IA, machine learning et API

Quels arguments font mouche auprès des DSI ? Selon Lecko : « Google offre la meilleure expérience en ce qui concerne le travail collaboratif en équipes avec G Suite, notamment au niveau de la production et la gestion des documents. » De son côté, Devoteam met en avant la « sécurité » et les « performances » de GCP. « C’est le réseau cloud le plus étendu sur la Planète, ce qui est un gage de performances. Et Google est l’acteur cloud qui investit le plus dans la sécurité », assure Frédéric Rouaud. Pour les partenaires de Google, les services annexes à l’offre de stockage cloud expliquent également l’adhésion à GCP, notamment chez les PME. En option de l’offre IaaS, Google propose en effet de nombreux API, souvent hérités de ses services grand public, comme le moteur de recherche, la reconnaissance vocale, la reconnaissance vidéo, la traduction de texte… sans oublier des technologies d’IA et de machine learning. « Bon nombre de nos clients choisissent Google pour l’innovation que permettent ces API, accessibles à des tarifs compétitifs », explique Frédéric Rouaud. Un argument également mis en avant par Atos. « L’offre de Google est très riche en matière d’API. Il y a des API sur étagères, prêtes à l’emploi, et des modèles sur mesure », note Marine Routeau. Elle cite pour sa part l’analyse d’image et l’analyse sémantique. « Les rapprochements sémantiques peuvent par exemple servir à analyser des contrats ou des brevets. Quant à l’analyse d’image, elle est utilisée par Airbus pour distinguer la neige des nuages sur les photos satellites », précise la responsable.

De son côté, Google France met surtout en avant ses prestations de conseil et d’accompagnement, proposées avec ses offres cloud. « Nous sommes d’abord un acteur du digital. Nous sommes donc tout à fait légitimes pour aider nos clients dans leur transformation numérique », souligne Éric Haddad. « Ce qui nous différencie le plus de la concurrence ce sont ces prestations de conseil et d’accompagnement. Notre top line ? Comment allons-nous vous aider à développer votre business grâce aux solutions dans le Cloud… » Plus largement : « Google est retenu par les entreprises cherchant à mener un projet de transformation digitale en profondeur, qui va changer la façon de travailler des collaborateurs. Google est un accélérateur de la transformation numérique », estime Devoteam. Un point de vue partagé par le groupe Bonduelle, qui s’est servi de G Suite pour développer le travail collaboratif au sein de l’entreprise (lire encadré). Dernier atout de Google face au leader du Cloud qu’est Amazon, la firme de Mountain View n’est pas un géant de l’e-commerce. Cela lui permet de séduire des acteurs de la grande distribution. Les « retailers » préfèrent ne pas travailler avec la firme de Jeff Bezos, qui est en concurrence frontale avec leur cœur de métier. « C’est ce qui explique par exemple que Auchan ou Carrefour ont choisi l’outsider Google, plutôt que le leader Amazon », explique un observateur proche du dossier. Un avantage dont bénéficie également Microsoft.

Bientôt des data centers Google en France ?

Si la confidentialité des données continue d’inquiéter certains DSI, la conformité des solutions Google avec le RGPD serait pourtant un atout, assurent Google France comme ses partenaires. GCP ou G Suite étaient ainsi « RGPD compliant », quelques mois avant l’entrée en vigueur du nouveau règlement européen en mai 2018. « Le fait que Google Cloud était déjà en conformité avec le RGPD nous a aidé à l’être », confie Bérengère Génin, directrice bio-informatique et informatique chez IntegraGen (lire encadré p. 54). Un frein indéniable au développement de Google en France subsiste cependant au niveau de la localisation des données.

La firme californienne ne possède en effet aucun data center en France et ne propose qu’une localisation européenne des données. Pour certains DSI, principalement ceux de la fonction publique, cela est rédhibitoire. « Nous avons engagé une réflexion concernant une présence en France de centres de données », indique-t-on cependant chez Google France.

Google souligne avoir investi 30 milliards de dollars dans son activité cloud ces trois dernières années.

Une présence en France serait de toute façon incontournable pour Google qui souhaite aujourd’hui séduire les DSI des ministères et autres collectivités territoriales. « Pour 2019, nous avons décidé d’investir le secteur public et nous formons actuellement des équipes en ce sens. Nous allons développer des offres spécifiques pour ce secteur, qui seront notamment proposées via l’Ugap – la centrale d’achat de la fonction publique. Auparavant, nous ne nous sentions pas en capacité de le faire. La situation a aujourd’hui évolué », conclut Éric Haddad.

L’outsider semble donc aujourd’hui se transformer en challenger. Même s’il bénéficie manifestement d’une bonne dynamique, Google a encore du chemin à parcourir pour rattraper ses concurrents. Selon les derniers chiffres du cabinet Canalys : en 2018, Amazon Web Services possède environ 31,7 % du marché mondial du Cloud d’infrastructure, contre près de 16,8 % pour Microsoft Azure et 8,5 % pour Google Cloud. Quant à G Suite, elle représente 19 % du marché européen des suites bureautiques en ligne, contre 65 % pour Office 365, selon les dernières statistiques du broker de Cloud Bitglass (septembre 2018).


Ce qu’en disent des membres du Club Décision DSI

Voici une sélection anonymisée des retours de DSI membres du Clud Décision DSI, contactés en janvier 2019. Ils ont été une quinzaine à répondre, avec un grand panachage de tailles d’entreprises et de secteurs d’activité.

- Un groupe audiovisuel : « Nous avions envisagé en 2017 de basculer d’Office vers G Suite. Nous avons renoncé principalement à cause de problèmes de comptabilité entre les documents Office et G Suite. D’ailleurs, dans toutes les expériences que j’ai vues, les sociétés qui ont basculé sur G Suite ont gardé MSOffice (en particulier XLS). Nous n’avions pas les moyens de payer les deux ».

- Un groupe alimentaire bio : « Nous utilisons G Suite pour son cout attractif et ces outils de collaboration facilement pris en main par tous les collaborateurs. En parallèle on utilise MSOffice pour la communication externe pour des raisons de compatibilité. De nouveaux outils sont actuellement utilisés comme Trello et Slack qui s’ajoutent aux outils collaboratifs ».

- Un industriel international : « Nous n’utilisons aucun service Google à part Chrome. C’est beaucoup trop cher, beaucoup de fuites d’information et des services qui n’arrêtent pas de disparaître de leur catalogue. Quant à G Suite c’est 20 fois plus cher que ce nous avons actuellement ».

- Un quotidien de presse : « Nous utilisons les modules G Suite depuis juin 2015, mais nous avons dû garder pour certaines entités : MS Excel et Powerpoint. En termes de partage de documents et de projet collaboratifs la suite Google nous apporte une réelle agilité et une grande efficacité ».

- Un laboratoire public : « Nous sommes une entité publique et ce n’est pas dans les mentalités de donner nos datas aux Américains. C’est aussi un problème budgétaire ».

- Une coopérative de matériel agricole : « Nous avons basculé sous G Suite depuis 3 ans. Le positionnement prix, la facilité d’utilisation (beaucoup possèdent un compte gmail perso), la possibilité de visio à bas coût et stable (peu satisfait de Skype). Le travail collaboratif avec le Drive a apporté plus de sécurité et de traçabilité aux partages de documents. Pour certains profils, ajout d’une extension pour ouvrir les documents office depuis le Drive. Malgré cela, les documents « simple » tant traitement de texte que tableur et présentation sont saisis dans Gdoc, Gsheet et Gslide. La recherche de documents dans Drive est assez bluffante. Nous utilisons quelques serveurs non sensibles sous Google platform ».

- Un syndicat national : « Nous sommes passés d’Exchange à G Suite en 2014. Un peu de résistance au changement. Gmail était moins pratique qu’Outlook mais nous avons eu un bon accompagnement. Depuis, nous organisons des ateliers pour présenter les nouveautés et partager des astuces (extensions utiles par exemple). Nous sommes désormais sur Drive, Meet via Chromebox for meeting et utilisons la suite bureautique. Nous avons conservé Word/Excel pour des questions de compatibilité et mise en page. Nous avons également des Chromebook déployés dans nos salles de formation et d’autres en prêt à l’accueil ».

- Un groupe d’entretien et d’équipement automobile : « Nous utilisons GSuite. Les avantages sont la souplesse, l’accessibilité, la performance, le collaboratif… l' inconvénient est que cette suite vient du grand public et a été aménagée pour les Pro sans être vraiment totalement adaptée à 100 %. Nous continuons tout de même à utiliser la suite Office car les fonctionnalités sont plus poussées et beaucoup n’existent pas encore dans G Suite ».



BONDUELLE : G Suite pour accélérer la transformation digitale

Depuis 2012, le groupe français spécialisé dans la transformation industrielle et la conserve de légumes exploite la suite bureautique de Google. G Suite est déployé sur environ 5 000 postes. « À l’époque, en 2011, les tarifs de Google étaient très intéressants par rapport à la concurrence, ce qui est moins le cas aujourd’hui. Mais surtout, G Suite était une solution totalement disruptive, qui pouvait accélérer notre transformation digitale », explique Marie-Charlotte Bouchery, DSI du groupe Bonduelle. « G Suite a fait ses preuves et nous a obligé à repenser notre façon de travailler en développant le travail collaboratif au sein des équipes. » Outre le partage de documents, Bonduelle a déployé un RSE et des outils de visioconférence, basés sur G Suite. « Nous avons réduit la place de MS Office sans totalement l’abandonner », précise la responsable.


MAILJET : Miser sur la scalabilité de Google Cloud Platform

Mailjet est le leader européen de l’e-mailing professionnel. Ses services couvrent notamment les campagnes d’e-mail marketing et les messages transactionnels – notifications, confirmations d’inscription, de commande, factures… « Nous avions une infrastructure serveurs chez un infogéreur qui ne donnait plus satisfaction. Il fallait par exemple trois semaines pour déployer une nouvelle machine. Nous nous sommes donc intéressés en 2016 au Cloud public », explique Pierre Puchois, CTO de Mailjet. Le choix s’est porté sur GCP pour sa fiabilité et sa flexibilité. « Nous faisons aujourd’hui de l’auto-scaling. Il ne faut ainsi que 90 secondes pour déployer une nouvelle VM. Cela permet de répondre aux pics de charge de nos clients. » Mailjet a également choisi Google pour son côté « outsider » sur le marché. « Ils nous ont donné une écoute particulière. Nous avons des contacts permanents avec les équipes en France et aux États-Unis. »


INTEGRAGEN : Google est un « partenaire » RGPD compliant

IntegraGen est une société spécialisée dans le traitement de données biologiques, qu’elle transforme en information génomique. Par exemple : son logiciel Mercury permet à des biologistes et oncologues de faire une interprétation moléculaire, à partir de données issues du séquençage ADN et ARN, pour orienter leurs patients atteints d’un cancer vers une stratégie thérapeutique adaptée. En 2017, son infrastructure on-premise atteint ses limites au niveau des capacités de stockage comme de la puissance de calcul. « Nous avons donc évalué les solutions de Cloud public. Google est apparu comme une solution technique intéressante, mais nous avons également été sensibles au fait qu’ils constituent une équipe dédiée pour nous accompagner dans le déploiement de Mercury sur le Cloud », explique Bérengère Génin, directrice bioinformatique. Autre atout : GCP était RGPD compliant avant même l’entrée en vigueur du règlement européen. « C’était un avantage pour nous. Cela a facilité notre propre mise en conformité. » IntegraGen évalue aujourd’hui l’intégration de briques d’IA et de machine learning de Google dans ses solutions.


BLABLACAR : Passer à GCP pour « soutenir sa croissance »

Alors qu’il vient juste d’être rentable, le leader français du covoiturage a décidé de passer au Cloud public pour « soutenir nos fortes ambitions de croissance », indique-t-il. Début 2019, la pépite française a commencé à migrer son infrastructure on-premise vers GCP. « Google Cloud offre des outils big data qui sont suffisamment puissants pour répondre aux besoins de nos data scientists », explique Olivier Bonnet, VP Engineering chez BlaBlaCar. « Cette transition devrait aussi représenter un gain de temps. Nos ingénieurs effectueront moins d’opérations de maintenance sur les data center pour consacrer davantage de temps à des couches plus hautes et plus proches de leur cœur de métier. » La start-up évoque également la puissance de calcul de GCP qui « ouvre la voie aux calculs cartographiques en temps réel, très utiles pour le covoiturage ». Cette migration dans le Cloud s’effectuera de manière progressive, pour s’achever d’ici à la fin 2019.

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