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Jérôme Cartegini / vendredi 27 avril 2018 / Thèmes: Mobilité, Objets connectés, Dossier, Mobilité

Enceintes intelligentes

Au service des entreprises aussi ?

Les géants de la high-tech Amazon, Google, Apple et Microsoft se disputent le marché très prometteur des enceintes intelligentes. Créée il y a trois ans par Amazon avec la gamme Echo, cette nouvelle catégorie de produits dopée à l’Intelligence artificielle a vocation à assister les utilisateurs dans leurs tâches quotidiennes. Destinés jusqu’ici à un usage personnel, ces assistants virtuels pourraient s’inviter durablement dans le monde de l’entreprise… Décryptage.

 
AMAZON MET À DISPOSITION DES ENTREPRISES UNE API ALEXA OUVERTE.

Basés sur l’Intelligence artificielle, les premiers assistants virtuels à reconnaissance vocale capables d’interagir avec les humains ont commencé à faire leur apparition sur les smartphones avec Siri, Google Assistant, ou encore Cortana. Aujourd’hui, la plupart des géants de l’industrie high-tech se sont engouffrés dans la brèche des assistants virtuels qu’ils intègrent dans toutes sortes d’équipements : voitures, réfrigérateurs, téléviseurs, consoles de jeux, ordinateurs, etc. Mais c’est Amazon qui a véritablement créé la surprise en 2014 en lançant Echo, la toute première enceinte intelligente du marché équipée de l’assistant virtuel maison Alexa.

Au départ, l’idée d’Amazon était de proposer un appareil pour la maison permettant de commander facilement des articles sur son site, mais ce dernier va finalement proposer bien plus que cela. Développé par le Lab126 d’Amazon, l’assistant virtuel Alexa lancé simultanément avec l’enceinte Echo est capable d’interagir vocalement avec les utilisateurs et d’exécuter une multitude de tâches : lancer une web radio, régler des alarmes, indiquer toutes sortes d’informations en temps réel (état du trafic, météo, actualités…) et piloter d’autres objets connectés de la maison : lampes, téléviseurs, chauffage… Un véritable coup de génie d’Amazon qui a fait d’emblée un véritable carton aux États-Unis, tout en créant l’un des nouveaux marchés les plus prometteurs de la décennie.

En 2016, Google lui emboîte le pas et lance à son tour son haut-parleur intelligent maison Google Home et son assistant virtuel Google Assistant aux États-Unis, puis un an plus tard dans le reste du monde. Alors que les modèles très attendus, HomePod d’Apple et Invoke de Microsoft, ne sont toujours pas commercialisés, plusieurs constructeurs tels que Sony, LG, Panasonic, ou encore le Français Invoxia ont lancé leurs propres modèles intégrant les assistants virtuels Google Assistant ou Amazon Alexa.

Selon e-Marker, Amazon truste pas moins de 70,6 % de parts de marché des hautparleurs intelligents en 2017, contre 23,8 % pour Google. Bien qu’il ne soit présent pour le moment que sur les marchés des États-Unis, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, du Japon et de l’Inde, le géant de l’e-commerce a déjà écoulé plus de 20 millions d’Echo. À l’occasion de son événement annuel re:Invent 2017, qui s’est déroulé à Las Vegas du 27 novembre au 1er décembre, Amazon a annoncé le lancement de sa gamme d’enceintes intelligentes dans 28 nouveaux pays (mais toujours pas la France), ainsi qu’une version spéciale entreprise baptisée Alexa for business.

Alexa for Business ou le collaborateur 3.0

Amazon semble décidément avoir toujours un coup d’avance sur ses concurrents. Fort du succès incroyable de ses enceintes Echo, il a annoncé le lancement d’une déclinaison dédiée au monde de l’entreprise. Cette version pro baptisée « Alexa for Business » permet aux entreprises de déployer l’assistant virtuel sur leur réseau pour assister les employés et automatiser différentes tâches. L’assistant vocal est par exemple capable de gérer des plannings, contrôler des équipements audio-vidéo pour la planification de réunions, lancer des impressions de documents, ou encore de rechercher des informations : dernières données sur les ventes, niveaux des stocks, cours des actions en Bourse, etc. Pour cela, il suffit d’interagir avec l’assistant en posant des questions de façon naturelle exactement comme on le ferait avec un collègue. « Que vous soyez au bureau ou à domicile, Alexa permet de rester organisé et concentré sur ce qui compte vraiment. Il simplifie l’organisation de conférences téléphoniques et de réunions en permettant aux participants de contrôler les équipements connectés de la pièce par de simples commandes vocales », a déclaré Werner Vogels, le directeur technique d’AWS (Amazon Web Services) lors de la conférence. La firme met à disposition des entreprises une API Alexa for Business ouverte afin de leur permettre d’intégrer des systèmes et équipements tiers. Un « kit de compétences Alexa » fournit par ailleurs les outils et la documentation nécessaire pour aider les services informatiques à déployer l’assistant et créer des fonctions personnalisées qui s’intègrent aux applications de l’entreprise. Avec le tableau de bord en ligne d’Alexa for Business, l’administrateur informatique peut gérer jusqu’à 25 appareils simultanément, définir leur emplacement, et leur assigner des compétences (skill en anglais) publiques et privées. Outre les salles de réunion, les appareils Alexa partagés peuvent être utilisées dans les parties communes en périphérie du lieu de travail pour guider des visiteurs, par exemple.

Ils peuvent être également connectés à des postes de travail individuels et passer des appels téléphoniques en mode mains libres, gérer un calendrier, envoyer des messages, etc. Comme la version grand public, Alexa for Business peut délivrer toutes sortes d’informations, mais aussi contrôler divers équipements connectés dans les bureaux comme les stores, les lumières, l’air conditionné, etc. Les assistants vocaux Echo possède nativement plus de trois mille compétences.

L’entreprise Capital One, qui fait partie des premiers clients d’Alexa for Business, est une banque diversifiée qui propose des produits et services financiers aux particuliers, petites entreprises et clients commerciaux. Surya Avirneni, ingénieur principal de Capital One livre son expérience sur le développement d’une compétence sur Alexa spécifique à la banque : « Nos responsables technologiques attendent une visibilité permanente de l’infrastructure AWS dans tous nos secteurs d’activité. Nous avions créé une compétence permettant à nos équipes de consulter rapidement l’état de nos systèmes ou de demander des mises à jour spécifiques concernant des événements très graves, mais il nous fallait trouver le moyen de mettre cette compétence à la disposition de nos équipes sans la publier dans l’Alexa Skills Store (NDRL : la boutique en ligne de compétences déployée par Amazon). Alexa for Business nous permet de publier des compétences pour un usage interne uniquement et, grâce aux API Alexa for Business, nous créons des capacités de découverte de compétence et d’auto-inscription pour nos employés. »

Une plate-forme évolutive

Amazon a noué de nombreux partenariats afin de décupler les possibilités d’Alexa en entreprise. L’un des plus surprenants, mais ô combien stratégique, est celui conclu avec son concurrent Microsoft. Les deux géants américains qui se disputent de nombreux marchés, dont celui des enceintes intelligentes, ont décidé de faire cause commune pour rendre leurs assistants virtuels compatibles avec leurs modèles respectifs. Concrètement, Alexa peut désormais converser avec Cortana et vice-versa. Les deux concurrents y trouvent un intérêt radicalement différent. Pour Microsoft, absent du commerce en ligne, c’est l’occasion de proposer aux utilisateurs de son assistant virtuel la possibilité d’effectuer facilement des achats en ligne.

Côté Amazon, l’intégration de Cortana dans Echo permet à ses clients professionnels d’accéder aux fonctions d’Office 365. La firme de Jeff Bezos a également annoncé avoir signé des partenariats avec des sociétés telles que Salesforce, Concur, Splunk, JPL, ou encore WeWork. À terme, Alexa for Business pourra piloter diverses suites logicielles professionnelles dont Google’s G Suite ou Exchange et permettre de contrôler à la voix des logiciels de gestion de la relation client (CRM) comme Salesforce Sales Cloud. Sur le papier, le développement d’Alexa dans le monde de l’entreprise semble vraiment très prometteur.

 
LA TROISIÈME GÉNÉRATION DE HAUT-PARLEURS INTELLIGENTS ECHO D’AMAZON COMPTE TROIS DIFFÉRENTS MODÈLES, DONT L’ECHO SHOW QUI POSSÈDE UN ÉCRAN.

Omar Javaid, directeur de produit chez Vonage, une société spécialisée dans les communications sur le Cloud pour les entreprises, livre ses premières impressions sur Alexa for Business couplé au service de visioconférence professionnel Amazon Chime : « Vonage s’attache à utiliser les services de communication dans le Cloud pour offrir de meilleurs résultats d’affaires à ses clients en permettant aux entreprises de gagner en productivité chaque jour, partout dans le monde. Vonage met déjà Amazon Chime Pro à la disposition de ses clients professionnels, et désormais, tous les clients peuvent utiliser Alexa for Business pour lancer des réunions instantanément à l’aide de simples commandes vocales. Chez Vonage, nous utilisons également Alexa for Business pour lancer nos réunions Amazon Chime dans vingt salles de conférence à l’heure actuelle, et nous déploierons la solution dans tous nos bureaux à travers le pays en 2018 .»

 
TOUJOURS EN VEILLE ET CONNECTÉ AU CLOUD, L’AMAZON ECHO INTÈGRE SEPT MICROS QUI ÉCOUTENT EN PERMANENCE.

Quid de la protection des données ?

Installer Alexa au cœur des entreprises présente de véritables problèmes de sécurité. Toujours en alerte, les enceintes Echo sont connectées au Cloud en écoutant en permanence ce qu’il se passe dans leur environnement. Dans un guide de bonnes pratiques des enceintes intelligentes publié sur son site Internet, la Cnil met en garde les utilisateurs : « En veille permanente, ces assistants sont susceptibles d’enregistrer vos conversations, y compris celles de tiers lorsqu’ils ont reconnu le mot clé. » Dans le cadre d’une utilisation personnelle, la commission préconise de couper le micro ou d’éteindre l’appareil lorsqu’il n’est pas utilisé. Une démarche qui serait évidemment beaucoup plus compliquée à appliquer dans une entreprise, où les enceintes partagées sont censées être allumées en permanence. Leur implémentation dans un environnement professionnel soulève évidemment de nombreuses inquiétudes. Des spécialistes de la sécurité, dont le chercheur William Caput, assurent qu’Alexa for Business présente un gros risque potentiel pour les entreprises. Pour l’heure, le service n’a en effet pas été rigoureusement testé par la communauté de chercheurs en sécurité. William Caput rappelle que les appareils sans fil constituent les outils les plus faciles à exploiter par des attaquants pour violer les protocoles de sécurité des entreprises à des fins d’espionnage industriel, de vols de données, ou autres demandes de rançons. Amazon devra par ailleurs donner de sérieuses garanties sur sa politique de confidentialité des données. L’intégration d’Alexa dans les ressources informatiques des entreprises implique que de nombreuses données seront stockées et/ou transmises sur le Cloud d’Amazon. Le géant de l’e-commerce n’a-t-il pas intérêt à écouter et rassembler un maximum de mots clés pour faire du profilage publicitaire ? Disponible uniquement aux États-Unis pour le moment, Alexa for Business repose sur un modèle de tarification à l’utilisation sans engagement. Les appareils partagés reviennent à 7 $/mois et chaque utilisateur inscrit est facturé 3 $/mois. Le service n’inclut pas l’achat des enceintes intelligentes qui doivent être achetées séparément. Pour l’heure, aucun concurrent d’Amazon, y compris

Google, n’a annoncé de projets de développement d’un assistant virtuel dédié au monde de l’entreprise. Une nouvelle fois, la firme de Jeff Bezos a le champ libre pour investir un nouveau marché…


 
LE CONSTRUCTEUR LG PROPOSE DES INTERACTIONS VOCALES ENTRE LES APPAREILS ÉLECTROMÉNAGERS, QU’IL S’AGISSE DES RÉFRIGÉRATEURS, DES LAVE-VAISSELLES, DES FOURS OU DES LAVE-LINGES.

CES 2018 LES ASSISTANTS VOCAUX À L’ASSAUT DE L’INDUSTRIE HIGH-TECH

Comme chaque année au début du mois de janvier, le salon CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas est l’occasion de découvrir les dernières innovations technologiques. Il suffisait d’arpenter les allées de ses immenses halls pour constater l’ampleur que prend l’intégration des assistants vocaux dans les équipements connectés. Amazon Alexa et Google Assistant font largement la course en tête, devant Siri d’Apple et surtout Cortana de Microsoft. Il faut également compter sur des acteurs comme Samsung qui a présenté sur le salon des systèmes auto embarqués, des téléviseurs et des smartphones intégrant son propre assistant virtuel Bixby, ou encore Mercedes Benz qui a décidé de miser sur sa propre technologie de commande vocale. Plus surprenant encore, Facebook a annoncé qu’il lancera d’ici le mois de juillet deux assistants vocaux – Portal et Fiona – intégrant une assistance virtuelle maison, issue de son laboratoire Building 8 de Facebook. Avec les foyers et les entreprises, les voitures constituent l’un des marchés les plus prometteurs pour les compagnons virtuels. BMW, Ford, Nissan, Toyota et Lexus ont profité du salon pour annoncer des solutions d’infotainment basées sur Alexa. De son côté Google a annoncé la future intégration de Google Assistant dans tous les systèmes Android Auto, ainsi qu’un partenariat avec le constructeur Kia qui a prévu de sortir cette année plusieurs modèles équipés de son assistant. Panasonic qui développe des consoles de bord connectées pour de nombreux constructeurs auto a annoncé que sa plate-forme proposera

aussi bien Alexa que Google Assistant. Les géants de la high-tech se disputent également les faveurs des spécialistes de l’habitat comme en témoigne la multitude d’innovations présentées au CES. La marque française Elmer présentait l’ETI LT Aqua Plus, une smart shower pouvant être pilotée à la voix via un appareil tiers compatible avec Alexa. LG donne de la voix aux appareils électroménagers, en permettant au réfrigérateur de dialoguer avec le four, ou encore le lave-vaisselle via Google Assistant. Le spécialiste de la salle de bains, Kohler, a présenté un miroir, une douche et des toilettes connectées compatibles avec Siri et Google Assistant. La bataille vocale se poursuit sur les écrans avec Samsung qui présentait plusieurs écrans de TV 4K, équipés de Bixby. Pour concurrencer Amazon et ses dernières enceintes intelligentes dotées d’un écran – Echo Show et Echo Spot –, Google a annoncé des partenariats avec JBL, Lenovo, LG ou encore Sony qui intégreront Google Assistant sur des modèles avec écran. Pas de doute, l’année 2018 est celle de l’avènement des commandes vocales…


« 60 % DES AMÉRICAINS ESTIMENT QUE LES ENCEINTES À COMMANDES VOCALES RÉPONDENT  À UN VÉRITABLE BESOIN »

Une étude de FutureSource Consulting Ltd, commandée par le groupe spécialisé dans la Hi-Fi Harman, montre que les ECV (Enceinte à commande vocale) ont un gros potentiel. « Les enceintes à commande vocale ne sont pas une simple nouveauté gadget . Ainsi, près de 6 0 % des possesseurs américains d’ECV estiment qu’elles répondent à un véritable besoin – ce taux montant même à 80 % chez les 26-45 ans. Le même constat s’impose du côté des futurs acquéreurs, puisque la moitié des Américains et 30 % des Français  et des Britanniques se disent convaincus  que leur future ECV deviendra un compagnon incontournable dans leur vie quotidienne. »


 
HARMAN ET SAMSUNG ONT DÉVOILÉ AU « CES 2018 » DES SYSTÈMES EMBARQUÉS À COMMANDE VOCALE POUR LES VOITURES CONNECTÉES ET AUTONOMES.

UNE INTÉGRATION TECHNOLOGIQUE UNIVERSELLE

Google, Amazon, Apple, Microsoft, Samsung… les géants de la tech se livrent une guerre sans merci pour dominer le marché des assistants vocaux. Du domicile à la voiture en passant par le smartphone, l’ordinateur, le téléviseur, le système Hi-Fi, la console de jeux, le réfrigérateur ou encore les montres, les robots et une pléiade d’objets connectés, les assistants vocaux intelligents s’intègrent désormais dans la plupart des produits high-tech. Basés sur des technologies d’intelligence artificielle et de machine learning, ils offrent de nouvelles interactions entre l’homme et la machine de plus en plus fluides et naturelles. Même si elles s’en défendent, les enjeux vont bien au-delà de la vente d’équipements pour les multinationales dominantes de l’informatique. Selon le cabinet d’étude ABI Research, les tarifs pratiqués par Amazon avec l’Echo Dot (29 dollars) et par Google avec le Mini (29 dollars) pour écouler leurs modèles d’assistants virtuels d’entrée de gamme à grande échelle couvriraient à peine le coût des composants nécessaires à leur fabrication. En étant présents au bureau comme, à la maison ou dans la voiture, les assistants personnels vont devenir les champions toutes catégories de la récolte de données. Un trésor inépuisable convoité par tous les géants de la hightech, sans exception.


 
LA CNIL A PUBLIÉ SUR SON SITE UN GUIDE POUR MIEUX COMPRENDRE LES ENJEUX AUTOUR DE LA VIE PRIVÉE AVEC LES ASSISTANTS VOCAUX INTELLIGENTS.

LA POSITION DE LA CNIL SUR LES ASSISTANTS VOCAUX

Le déploiement des assistants vocaux dans les entreprises étant encore très récent en France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) n’a pas encore été saisie de plaintes sur le sujet. Chargée de la communication de la Cnil, Marine de Baillenx explique quelle est la position de l’organisme sur ces nouveaux produits : « La position de la Cnil, c’est la loi Informatique et Libertés de 1978. Les règles et principes informatiques et libertés s’appliquent donc sur les assistants vocaux comme pour tout autre dispositif de collecte, d’analyse, et de réutilisation d’informations personnelles. Par ailleurs, nous publions régulièrement des recommandations d’usage par type de technologie ou de produit, comme en témoigne le guide sur les assistants vocaux connectés que nous avons publié au début du mois décembre dernier. » Outre une présentation détaillée du mode de fonctionnement des enceintes vocales, le guide évoque les risques qu’elles représentent pour la confidentialité des données : « En veille permanente, ces assistants sont susceptibles d’enregistrer vos conversations, y compris celles de tiers lorsqu’ils ont reconnu le mot clé. »

Pour mieux préserver sa vie privée avec ce type d’appareils, l’organisme préconise de les éteindre lorsqu’ils ne servent pas, d’avertir les invités de l’enregistrement potentiel des conversations, ou encore de vérifier les paramètres de filtrage des informations pour les enfants. La Cnil estime qu’il faut rester particulièrement vigilant quant à la possible monétisation publicitaire des données, et réfléchir à deux fois avant de partager des informations telles que le code d’une porte d’entrée ou d’une alarme, par exemple. Se limiter à l’utilisation de services vraiment utiles… Supprimer régulièrement l’historique des conversations/questions… Personnaliser l’assistant selon ses besoins en définissant soi-même le moteur de recherche par défaut… font partie des autres recommandations de la Cnil. Sachant que Google et Amazon sont régulièrement réprimandés par les autorités européennes pour leurs collectes excessives des données, tous les conseils de l’organisme indépendant sont loin d’être superflus. ❍

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