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Devenir développeur web en 5 mois, c’est possible !
Christophe Guillemin / jeudi 23 février 2017 / Thèmes: Formation, Dossier

Devenir développeur web en 5 mois, c’est possible !

La Wild Code School propose une formation accélérée au métier de développeur web. Avec 80 % d’embauches à la sortie de l’école, cette formule offre une réponse à la pénurie de développeurs en France. Elle s’adresse principalement à des salariés à la recherche de nouvelles perspectives professionnelles sur un secteur en forte demande.

Les entreprises françaises sont en recherche constante de développeurs web. Selon une récente étude du réseau social LinkedIn* : il s’agit du deuxième profil le plus recherché par les recruteurs hexagonaux, tous secteurs confondus, juste après celui de développeur logiciel. Comment « produire » plus de développeurs web ?

L’enseignement classique de ce métier requiert un à deux ans. Mais une nouvelle génération de formations accélérées propose d’acquérir les bases du métier en seulement quelques mois. Parmi elles figure la Wild Code School qui possède déjà sept centres de formation en France (Bordeaux, Chartres, Fontainebleau, La Loupe, Lyon, Orléans et Toulouse). Fondée en 2014, cette école forme des développeurs web en seulement cinq mois. Un parcours intensif, facturé 6 000 euros, qui a déjà été suivi par 120 étudiants. En cette fin 2016, 110 nouveaux élèves sont en cours d’apprentissage.

« Nous sommes partis du constat qu’il y avait aujourd’hui quasiment autant d’autodidactes que d’ingénieurs diplômés dans les équipes de développeurs web. Nous avons donc construit une formation à mi-chemin entre ces deux profils », explique Anna Stépanoff, co-fondatrice.

Peu de cours magistraux

En rupture avec les méthodes pédagogiques classiques, cette formation ne propose que très peu de cours magistraux. La théorie est assimilée en ligne, via différentes ressources disponibles, dont une plateforme pédagogique baptisée Odyssey. En cours, des formateurs expliquent en quelques heures la technologie qui sera étudiée (PHP ou Javascript). Le reste du temps, les étudiants travaillent en petit groupe sur des projets pratiques. Le premier projet est fictif. Les autres sont de véritables commandes d’entreprise, le plus souvent de PME locales. « Ces cas réels sont importants, car les étudiants se constituent ainsi un portfolio des projets réalisés qui leur sera très utile pour leur recherche d’emploi », poursuit Anna Stépanoff. Quant au travail réalisé principalement entre étudiants : « Cela leur “ apprend à apprendre ”. C’est un métier qui évolue constamment, donc ils doivent savoir se former de manière autonome et trouver en ligne, ou auprès de leurs contacts, les solutions à leurs problèmes », explique la Wild Code School. Pour être efficace et maintenir une certaine « convivialité », chaque promotion n’accueille que 10 à 40 étudiants.

Reconversion et formation interne

Les étudiants de la Wild Code School sont en moyenne âgés de 30 ans et possèdent déjà une première expérience professionnelle. « Nous avons très peu de jeunes diplômés », confie Anna Stépanoff. Il s’agit donc principalement de personnes en reconversion professionnelle, qui cherchent à se positionner sur un secteur en forte demande (lire témoignages ci-contre).

« Nous travaillons également avec des entreprises locales qui proposent à leurs salariés de se former au métier de développeur web. Elles nous envoient notamment des collaborateurs sur des postes en décroissance à qui nous offrons de nouvelles perspectives dans le développement web », précise Anna Stépanoff.

Une sélection drastique

La Wild Code School mise sur une sélection plutôt stricte. « Il y a une présélection sur le Net, avec des premiers travaux en ligne qui durent un mois. Ensuite, lors d’entretiens nous évaluons notamment la motivation du candidat, qui reste le principal critère de sélection », explique la responsable. Seul un candidat sur cinq arrive finalement en formation. Mais au final, cette formule pédagogique serait plutôt efficace en termes de recrutement. « Un an après notre formation, 80 % des étudiants ont trouvé un poste en entreprise », conclut Anna Stépanoff.

À l’issue de la formation, l’étudiant reçoit une attestation de validation de compétences. Il peut également passer un examen complémentaire, encadré par la Wild Code School, pour obtenir un titre de développeur logiciel certifié par l’État, de niveau bac +2. Dernière nouveauté de l’école : une formation au métier de développeur d’applications mobiles, lancé à Toulouse en septembre 2016. ❍


Aylin : « Je veux ajouter une nouvelle corde à mon arc »

En poste depuis 2012, au sein du pôle de compétitivité parisien « Cap Digital », Aylin souhaitait se reconvertir professionnellement. Déjà diplômée d’une licence en commerce international puis d’un master en développement de projets territoriaux, elle suit depuis septembre 2016 la formation PHP de la Wild Code School de Fontainebleau (Seine-et-Marne). « À force de conseiller des acteurs innovants du monde digital, sur leurs opportunités de financement, j’ai eu envie de passer de l’autre côté du miroir… de mettre les mains dans le cambouis », explique la jeune femme de 29 ans. « En tant que jeune maman, je cherchais également à me rapprocher de mon domicile. » De cette formation, elle attend donc surtout de nouvelles opportunités professionnelles. « J’aimerais devenir développeur web dans une start-up ou une PME de ma région, puis évoluer vers le poste de chef de projet en capitalisant sur mes autres compétences », conclut-elle.


Herbert : « Je fais enfin un métier qui me plaît »

En 2015, Herbert a suivi la formation de développeur web de la Wild Code School organisée à La Loupe (Eure-et-Loir). À 30 ans, ce graphiste de formation avait réalisé quelques missions, notamment dans l’industrie. Mais il avait surtout enchaîné les petits boulots alimentaires. « Je n’arrivais pas à trouver de travail dans le domaine du graphisme classique et l’on me demandait régulièrement si je savais coder pour le Web. Alors j’ai commencé par me former en ligne, en autodidacte. Puis j’ai découvert la Wild Code School, qui me paraissait un bon complément à ce que j’avais déjà appris seul. » Après 5 mois de formation à Javascript, Herbert a trouvé un poste dans la start-up bordelaise «Jestocke.com» en seulement un mois. « Je fais enfin un métier qui me plaît. La formation m’a donné les bases pour entrer dans cette filière. Ensuite, j’ai acquis les notions avancées en entreprise », conclut-il.

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