Tendances impression : Personnalisation, sécurité & écoresponsabilité

Même si le marché connaît une décroissance continue avec un nombre de pages imprimées par an en baisse de 5% dans le monde, il n’en demeure pas moins un secteur très innovant et hautement concurrentiel. Il est rythmé par de nombreuses évolutions technologiques : digitalisation des process, défis environnementaux, services d’impression à la carte pour les entreprises et leurs salariés.

Même si le marché connaît une décroissance continue avec un nombre de pages imprimées par an en baisse de 5% dans le monde, il n’en demeure pas moins un secteur très innovant et hautement concurrentiel. Il est rythmé par de nombreuses évolutions technologiques : digitalisation des process, défis environnementaux, services d’impression à la carte pour les entreprises et leurs salariés.

Le secteur de l’impression représente un poste stratégique et de dépenses très important pour les entreprises de toutes tailles. Dans ce domaine, un mauvais choix d’équipements ou un mauvais contrat de location peut fortement toucher la productivité de l’entreprise. Rationalisation des coûts, personnalisation des interfaces des imprimantes multifonctions, automatisation des tâches chronophages, sécurisation des sites, digitalisation des flux via le Cloud, maintenance des équipements et gestion des consommables constituent autant de critères sur lesquels les fournisseurs doivent innover en permanence pour répondre aux nouveaux besoins et usages. Sans oublier les questions relatives à l’environnement qui demeurent toujours particulièrement sensibles dans ce domaine d’activité.

L’impression à l’heure du télétravail

Avec la crise sanitaire et l’augmentation croissante des télétravailleurs, les entreprises doivent repenser leurs méthodes de travail et trouver des solutions innovantes pour maintenir leur productivité. Lors du premier confinement, de nombreuses entreprises ont dû équiper dans l’urgence leurs salariés d’ordinateur et de moyens de communication. Alors que la pandémie s’est, depuis, installée durablement, le télétravail a le vent en poupe et pourrait bien perdurer après la crise sanitaire. De plus en plus d’entreprises cherchent à présent à équiper leurs salariés de moyens d’impression à leur domicile. Les technologies d’impression intelligente permettent de digitaliser les process et optimiser la productivité des employés qu’ils se trouvent au bureau ou à distance, mais encore faut-il les connaître.

Selon une étude menée par l’agence Savanta pour Brother, en 2020, seuls 30% des entreprises bénéficient d’un audit de la part de leur fournisseur d’imprimantes. Pour faire face à ces nouveaux défis, Nicolas Cintré, directeur marketing chez Brother France, estime que les entreprises ont tout intérêt à externaliser leur flotte d’impression : « Brother propose des solutions technologiques pour les entreprises de toutes tailles et tous secteurs d’activités. Notre approche de la gestion des impressions en trois phases – évaluation, transition et optimisation des services d’impression – permet d’améliorer l’efficacité et la productivité des entreprises multisites.» Pour répondre aux nouveaux besoins de travail hybride, les services d’impression et de numérisation sur mesure et le paiement à l’usage constituent les grandes tendances actuelles du marché.

Le multifonction Canon imageRUNNER ADVANCE C5235i offre une capacité papier de 5000 feuilles et gère des supports d’un grammage pouvant aller jusqu’à 256 g/m2.

L’impression en entreprise : jet d’encre ou laser?

Pour des raisons de coût et de praticité, la technologie laser demeure toujours la plus largement plébiscitée par les entreprises, tandis que le jet d’encre reste avant tout l’apanage des particuliers. Philippe Pelletier, marketing & commercial operations director de Canon, estime qu’au-delà de la technologie, ce qui est important aujourd’hui réside « dans la qualité du service rendu et de la satisfaction client. Si demain, le jet d’encre permet de diminuer les coûts, il gagnera à coup sûr. En attendant, si le laser maintient sa performance économique par rapport au jet d’encre, il continuera de tenir la corde. Je concède que dans l’univers du particulier ou du collaborateur à la maison, il peut y avoir un intérêt pour le jet d’encre. Que cela soit pour la livraison, le changement des cartouches, voire la réparabilité, c’est plus pratique pour la logistique. Il y a aussi moins de pièces en mouvements et c’est plus compact qu’une imprimante laser. Après ce sont des questions de volume et d’espace qui rentrent en compte. Le jet d’encre chez soi, oui, mais cela va demander encore quelques années pour le monde de l’entreprise. Aujourd’hui, on a du jet d’encre soit sur les produits personnels, soit sur les imprimantes grand format, soit sur les presses numériques très rapides, mais très imposantes. C’est très rare que l’on ait des imprimantes jet d’encre pour la bureautique en entreprise. Tout cela peut cependant évoluer ».

Les deux technologies ont leurs avantages et leurs inconvénients. Les dernières imprimantes jet d’encre bureautiques professionnelles consomment beaucoup moins d’énergie et peuvent être jusqu’à trois fois plus rapides que leurs concurrentes laser, mais elles sont plus fragiles. Lorsqu’elles ne sont pas utilisées en permanence, les têtes d’impression de leurs cartouches qui se déplacent via un rail pour projeter l’encre sur le papier ont tendance à sécher et à se boucher. Les cartouches sont par ailleurs plus petites et elles n’ont pas de très grandes capacités d’impression. Tout le contraire des imprimantes laser qui contiennent des toners de grande capacité d’encre ayant une durée de vie beaucoup plus longue et permettant d’imprimer de très gros volumes de documents. Elles sont en revanche plus lentes et consomment plus d’électricité, car il est nécessaire de chauffer les toners jusqu’à près de 200 degrés pour qu’ils puissent fonctionner correctement. En règle générale, il est conseillé d’opter pour la technologie laser dès lors que l’on dépasse la centaine de pages imprimées par mois.

Manager Print Services : généralisation du paiement à l’usage

Plus des trois quarts des entreprises ont recours à un contrat MPS (Manager Print Services) avec un fournisseur d’imprimantes. Les entreprises qui achètent les imprimantes et les cartouches par elles-mêmes sont en effet de plus en plus rares. Depuis quelques années, la plupart préfèrent généralement payer les pages imprimées ainsi qu’un loyer mensuel pour les machines à un fournisseur. Les contrats MPS ont une durée moyenne variant de 3 à 5 ans. Le MPS constitue sans aucun doute l’une des meilleures solutions pour rationaliser les coûts, mais aussi profiter des dernières innovations technologiques et de services, et bénéficier d’une sécurité accrue. « Grâce aux solutions de gestion des impressions sur mesure de Brother (MPS), vous gardez le contrôle et vous assurez que vos employés ont ce dont ils ont besoin quand ils en ont besoin », précise Nicolas Cintré, chez Brother France. Depuis quelques années, les fournisseurs de systèmes d’impression ont considérablement développé leurs offres de services.

Pour Philippe Chaventré, directeur des solutions d’impression professionnelles chez HP France, l’infogérance des flottes d’impression nécessite une sécurité sans faille : « La notion de MPS existe maintenant depuis une quinzaine d’années. Les clients en sont généralement à leur deuxième, troisième, voire quatrième contrats d’infogérance d’impression. Ils sont matures, et ce qu’ils recherchent toujours, c’est de rationaliser les flottes et d’en avoir un usage le plus pertinent possible. Concrètement, cela signifie de mettre en place le bon nombre de machines pour le bon nombre d’employés et la bonne taille de machines par rapport aux usages dans l’entreprise. Ensuite, on a pu voir ces dernières années que de plus en plus d’entreprises ont pris conscience que les flottes d’impression représentent pour elles des failles de sécurité. Il s’agit de la dernière porte ouverte sur l’extérieur et il y a une grosse prise de conscience sur le fait qu’elles peuvent être attaquées et infectées au même titre qu’un ordinateur. Un gros multifonction est aujourd’hui un ordinateur qui imprime : il comprend processeur, disque dur, tablette tactile ou encore des ports Ethernet et USB. Comme ces flottes d’impression sont infogérées par définition, il faut qu’elles soient connectées à Internet pour qu’on puisse les piloter à distance. On connaît l’état des machines à n’importe quel instant, le niveau des encres, ou même de manière proactive celles qui vont avoir une panne. Pour assurer la sécurité, on propose aux clients des machines sécurisées selon la règle des 3 D, c’est-à-dire au niveau du design, de la data et du document. Elles sont protégées de bout en bout qu’il s’agisse de l’appareil, sécurisé by design, des trames d’impression qui vont passer sur le réseau et qui sont entièrement cryptées, ou encore des documents papier qui ne peuvent être retirés qu’après une authentification par badge.»

71% des PME déclarent que passer par un fournisseur unique améliore la qualité du service, l’intégration de systèmes mieux adaptés aux besoins spécifiques de leur organisation et une résolution plus rapide en cas de problème.

Brother

Personnalisation des environnements

Développer des solutions adaptées à chaque entreprise pour optimiser leur productivité, telle est la promesse des fournisseurs de systèmes d’impression. Grâce aux progrès technologiques, l’une des autres grandes tendances réside dans la personnalisation des interfaces des équipements d’impression et de numérisation professionnels. « En fonction des populations employées dans l’entreprise, l’usage qui est fait des multifonctions peut-être très différent selon que l’on travaille au marketing, à la compta ou au service presse. Les clients nous demandent donc de plus en plus de pouvoir personnaliser l’interface qui se trouve sur la machine. Lorsque l’utilisateur s’identifie avec son badge, l’appareil vous identifie et charge une interface correspondant à votre usage. Typiquement, quelqu’un du service presse qui a par exemple l’habitude de scanner des articles tous les matins pour les envoyer ensuite à une liste de contacts, doit généralement scanner les documents, les envoyer sur son PC, renommer les fichiers, les transformer en PDF, etc. Cela prend un temps fou. Maintenant, on peut personnaliser de telle sorte que lorsque cette personne se badge au photocopieur, une interface dédiée se charge avec un seul bouton. Elle pose ses documents, elle appuie sur le bouton et l’appareil scanne, renomme les fichiers, et l’envoie automatiquement à une liste de distribution d’e-mails sans avoir à passer par le PC. Il existe le même type de solutions pour ceux qui gèrent des factures, des contrats, etc. Le gain de productivité est très important », détaille Philippe Chaventré chez HP. De plus en plus puissantes et sophistiquées, les imprimantes multifonctions offrent des possibilités encore souvent méconnues. En termes d’innovations, Xerox a développé par exemple les plates-formes AltaLink et VersaLink, avec des environnements ouverts pour les tablettes tactiles de ses machines pros. Au même titre qu’un smartphone Android ou iOS, elles permettent de télécharger toutes sortes d’applications via une boutique en ligne pour enrichir les fonctionnalités de l’imprimante. Chaque salarié peut personnaliser l’interface à sa guise et installer par exemple ses comptes cloud (Dropbox, OneDrive, Google Drive…) et tous les outils dont il a besoin, pour numériser, imprimer ou convertir des documents, envoyer des e-mails, etc.

La MFC-J6945DW est une imprimante multifonction jet d’encre professionnelle “4 en 1 ” de Brother capable de numériser et copier jusqu’au format A3.
Capture de la plate-forme VersaLink pour les tablettes des multifonctions Xerox.

L’émergence des infrastructures d’impression cloud

Le Cloud est au cœur des solutions MPS et des écosystèmes d’impression et de numérisation des principaux acteurs du marché. Les imprimantes multifonctions sont équipées de multiples capteurs et de sondes qui permettent aux fournisseurs de surveiller en permanence via le Cloud l’état des machines, le niveau des consommables, le nombre de documents imprimés, etc. Ils peuvent ainsi savoir en temps réel quand il faut remplacer les pièces d’usure et les consommables, mais également anticiper les pannes et intervenir avant qu’elles ne surviennent. Généralement, les entreprises ont accès de leur côté à un tableau de bord qui leur permet de suivre leur consommation et savoir exactement combien de pages sont imprimées en noir et blanc et en couleur sur chaque machine. Cela améliore les coûts et la disponibilité, car les entreprises n’ont plus besoin d’avoir des employés pour gérer l’infrastructure d’impression. Les solutions d’impression cloud sont particulièrement prisées par les PME et les TPE qui n’ont pas forcément les compétences et les ressources informatiques nécessaires. Outre la maintenance d’un serveur d’impression et des machines, elles s’affranchissent également des questions de sécurité. « Aujourd’hui, on sait que les PME sont des cibles prioritaires des cyberattaques parce qu’elles ont un niveau de protection bien inférieur à celui des grandes entreprises », énonce Gérard Brun chez Xerox. « Pour autant, elles peuvent avoir accès à des informations très stratégiques, car elles sont parfois des sous-traitants de grands groupes. C’est évidemment plus facile d’essayer de rechercher des informations à travers un partenaire que d’essayer de craquer le réseau d’une multinationale, par exemple. Nos services cloud s’appuient sur des solutions logicielles qui permettent de renforcer la sécurité de ces entreprises qui n’ont pas les moyens de le faire.» Les infrastructures digitalisées répondent en outre parfaitement aux nouveaux besoins du travail à distance. Elles facilitent l’accès à distance des systèmes d’impression et de numérisation de l’entreprise et offrent tous les outils nécessaires pour imprimer depuis un smartphone ou une tablette.

Les soupçons d’obsolescence programmée

En 2017, l’association HOP (Halte à l’Obsolescence Programmée) a déposé une plainte contre Epson auprès du procureur de la République pour « obsolescence programmée et tromperie ». À l’origine, la plainte concernait également HP, Canon, et Brother, mais, faute de moyens, l’association a finalement poursuivi son enquête uniquement autour d’Epson. L’association reprochait notamment à Epson d’avoir mis en place des solutions techniques dans ses imprimantes pour que les cartouches soient détectées comme vides alors qu’elles contenaient encore 20 à 40% d’encre. HOP évoquait également une entente possible entre les principaux acteurs du secteur sur le prix exorbitant de l’encre – plus de 2000 €/litre! « Cette enquête a tenté de dresser un tableau fidèle des problématiques dans le domaine de l’impression, face au gâchis environnemental provoqué par la faible durée de vie des imprimantes et la faible optimisation des consommables », concluait l’enquête de HOP. On attend toujours les suites données à la plainte contre Epson. Les accusations contre ce type de pratiques ne sont pas nouvelles, mais les réglementations environnementales se sont depuis considérablement durcies. Les entreprises se sentent par ailleurs beaucoup plus concernées que par le passé par les questions écologiques et se montrent beaucoup plus exigeantes sur ce sujet avec leur fournisseur d’impression. Il faut dire que l’impact environnemental de l’impression est particulièrement lourd.

Issus de la gamme HP DesignJet Studio, les traceurs grand format impriment en plusieurs formats A3/B, A1/D et A0/E.

Les enjeux environnementaux

Certains acteurs historiques de l’impression tels que Xerox, Canon et HP ont mis en place très tôt des initiatives de développement durable pour limiter ou compenser leurs émissions de gaz à effet de serre. En règle générale, ils font de gros efforts pour recycler tout ce qui peut l’être dans les imprimantes et les consommables qui sont collectés, traités, et réutilisés. La durabilité et la réparabilité des produits constituent aussi des arguments de poids pour les fabricants. Certains s’engagent notamment à continuer à fabriquer les pièces détachées de leurs imprimantes professionnelles plusieurs années après leur lancement.

Philippe Chaventré donne un exemple des démarches écoresponsables entreprises par HP : « Les clients s’attendent à ce que les fournisseurs apportent des solutions qui soient le plus respectueuses de l’environnement possible. Il y va de tout le cycle de vie de l’imprimante en tant que telle, c’est-à-dire de sa conception à sa production, à son transport et à son utilisation. Durant tout ce cycle de vie, on s’assure d’avoir l’empreinte carbone la plus faible possible en employant le maximum de plastique recyclé. C’est encore plus vrai pour les cartouches et les toners. HP a un programme qui s’appelle Planet Partners qui consiste à récupérer nos consommables chez nos clients pour pouvoir les démanteler, les broyer et refaire du plastique qui sert à faire des cartouches neuves. Le second axe, c’est l’utilisation de plastique océanique pour fabriquer nos produits. On travaille avec une entreprise à Haïti qui nous aide à recycler des bouteilles en plastique – plusieurs dizaines de millions par an – qui sont captées dans l’océan. Elles sont transformées en granules de plastique et servent ensuite à concevoir nos cartouches et imprimantes.»

En plus du recyclage, des acteurs comme Xerox et Brother mènent également une multitude de programmes environnementaux et sociaux à travers le monde. Du reboisement à la protection de forêts tropicales, en passant par la préservation des abeilles, ou encore le recrutement de minorités ethniques, les géants de l’impression sont bien décidés à montrer patte blanche en matière d’environnement…

Entre 75 et 85 kg de papier seraient consommés chaque année par un salarié, soit environ trois ramettes de papier par mois ! Il demeure le premier consommable du bureau, et une source de gaspillage immense.

Agence de la transition écologique

« Nous n’avons pas fait le pari d’aller sur le jet d’encre pour l’environnement professionnel et les tendances actuelles du marché semblent nous donner raison»

Gérard Brun, Intelligent Workplace Services Program Manager – Xerox

« Sur un plan purement technologique du laser ou du jet d’encre, il n’y a pas de révolution de palais ! Il y a beaucoup d’innovations et d’évolutions, mais c’est toujours sur le modèle technologique laser, dont nous sommes les inventeurs, sur lequel on s’appuie pour l’environnement Office. Nous n’avons pas fait le pari d’aller sur le jet d’encre pour l’environnement professionnel et les tendances actuelles du marché semblent nous donner raison. Le jet d’encre est intéressant pour les deux extrêmes. C’est-à-dire pour les machines personnelles pour des questions de taille réduite, des usages extrêmement limités en termes de quantité, et une qualité attendue qui ne correspond pas vraiment à ce qui est demandé en entreprise. On travaille également sur du jet d’encre, mais là sur de très grosses presses de production. Dans ce cas, cela demande des performances très particulières, car travailler avec le jet d’encre sous-entend d’utiliser certains types de papiers. Le problème principal justement en entreprise, c’est qu’autant il est assez facile sur une chaîne industrielle d’avoir des papiers extrêmement ciblés et adaptés par rapport à de l’impression en jet d’encre, autant c’est compliqué en environnement bureautique. Si on met des papiers moins bien adaptés, on a tout de suite des phénomènes de transfert de l’eau de l’encre dans la trame du tissu. Résultat, on a une qualité de l’impression qui n’est pas du tout à la hauteur de ce qu’on arrive à faire avec des imprimantes laser sur du papier ordinaire. On peut faire de très belles choses avec le jet d’encre notamment sur la partie grand format à condition d’avoir des outils avec un nombre de cartouches beaucoup plus grand que de la quadri (7, 9 à 11 cartouches d’encre différentes pour obtenir des dégradés intéressants), et surtout des supports véritablement dédiés à l’impression jet d’encre. Le problème, c’est que ce sont des papiers qui coûtent cher. Lorsqu’on reste sur du papier classique pour des raisons de coût, on a des impressions qui ne sont pas d’une très bonne qualité. Il y a des problèmes de transfert d’une face à une autre qui impliquent des temps de séchage pour pouvoir faire de l’agrafage correctement. Lorsqu’on regarde ce qui se passe sur le marché, on s’aperçoit que le jet d’encre décolle beaucoup moins que ce qui était prévu initialement. »


Armor : leader européen de la cartouche recyclée

Gerwald Van Der Gijp, directeur général d’Armor Print Solutions.

Avec deux mille collaborateurs dans le monde, dont 780 en France, un chiffre d’affaires de près de 300 mil‑ lions d’euros dont 80% réalisés à l’export, le groupe Armor est notamment le numéro‑1 de la production de cartouches jet d’encre en Europe et le numéro‑1 de la vente de cartouches laser remanufacturées. Depuis l’origine ce sont plus de 2,5 millions de car‑ touches laser qui ont été collectées et recyclées dans le cadre du programme OWA du groupe. Au total, ce sont 1090 tonnes de ressources naturelles qui sont préservées chaque année. Gerwald Van Der Gijp, direc‑ teur génral d’Armor Print Solutions, a répondu à nos questions sur l’évolution de la consommation, particulièrement depuis la pandémie : «Lors du premier confinement, nous avons constaté un grand regain d’activités pour les consommables jet d’encre, surtout pour les foyers qui devaient imprimer des attestations, les devoirs des enfants et leur propre travail.» À certains moments, devant la demande et à l’instar des masques, il y a eu une véritable pénurie de certains consommables et ce malgré le fait que les centres de production tournaient à plein régime. Interrogé sur les nouvelles tendances comme l’impression cloud, Gerwald Van Der Gijp confirme qu’il s’agit d’une tendance de fond, soutenue mais indique n’avoir pas constaté une accélération massive durant la pandé‑ mie. Toutefois, il a fallu mettre en place de nouveaux systèmes de livraison directe aux clients finaux car beaucoup de revendeurs étaient fermés.