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Chatbots : l’interface de demain ?

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Chatbots : l’interface de demain ?
Les bots envahissent les ERP et les applications de gestion, redéfinissant la manière d’interagir avec les logiciels. Revue des différents bots proposés pour le moment et leurs applications. Article paru dans le n°158 de L'Informaticien.

Intelligence Artificielle : De la théorie à la pratique

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Intelligence Artificielle : De la théorie à la pratique
Au-delà des déclarations publiques de certaines entreprises, et des démonstrations de force comme celle de Google, avec AlphaGo notamment, l’IA est avant tout de plus en plus une réalité dans certaines « petites » entreprises. Machine Learning et Deep Learning ne sont pas que l’apanage des Gafam et autres grandes entreprises, sans compter que la France tente aussi de se placer dans la course, notamment avec la mission Villani.

Développez vos premiers chatbots !

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Développez vos premiers chatbots !
Application la plus évidente de l’Intelligence artificielle, le chatbot est la technologie à la mode, outre le volet IA indispensable dans la compréhension du langage, un bot, c’est avant tout une application à développer.

Reportage-vidéo au coeur du Show Hello d’Orange

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Reportage-vidéo au coeur du Show Hello d’Orange
Nous y étions ! 2051.fr a suivi Stéphane Richard, Pdg d’Orange lors de ses différentes interventions au Show Hello de l’opérateur : sur scène, dans les coulisses et lors d’un point presse improvisé. Loin des esprits chagrins qui ont déploré le manque d’annonces lors de cet event dédié à l’innovation, nous avons vu l’opérateur et son patron mettre l’accent sur l’intelligence artificielle avec Djingo, son assistant vocal. Une nouveauté remise en perspective de multiples manières et Stéphane Richard l’explique très bien dans ce reportage-vidéo. C’est d’abord le fruit d’une coopération technologique avec Deutsche Telekom, donc un atout pour l’Europe. Ensuite, c’est un élément dans la stratégie de maison connectée de l’opérateur, Djingo va servir de téléphone main libre, d’accès à la radio, à la télévision et à de multiples services. Enfin, le Pdg d’Orange estime que Djingo est idéal pour l’inclusion numérique, en étant plus simple qu’un ordinateur personnel ou un smartphone. Ce dernier point est peut être un peu osé, l’inclusion numérique passe d’abord par de l’accompagnement, mais au moins Orange ne manque pas d’ambition. La 5G dans 17 villes européennes A la fin du reportage, un zoom permet aussi de regarder de plus près la fameuse 5G, très présente dans les projets de l’opérateur. Orange a annoncé le lancement de la phase pré-commerciale de son déploiement dans 17 villes européennes en 2019. Il a aussi beaucoup insisté sur ses compétences en matière de cyber-défense, dévoilé un partenariat avec Groupama pour sécuriser sa maison, rappelé son engagement dans la protection des données personnelles et vanté les résultats d’Orange Bank.

Un chatbot pour contrôler sa consommation d'alcool

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Un chatbot pour contrôler sa consommation d'alcool
En 2015, Pernod Ricard lançait une app téléchargeable, Wise Drinking, pour mesurer son taux d’alcoolémie. Le groupe s’engageait dans une consommation responsable d’alcool, avec cette app téléchargée 120 000 fois depuis son lancement. Il poursuit dans cette lignée avec cette fois un chatbot (agent conversationnel), intégré à Facebook Messenger ou accessible via la page Facebook de la société. Avec ce chatbot, les consommateurs répondent à des question sur leur consommation, voient l’impact de l’alcool sur leur corps évalué en temps réel, et reçoivent des indications, par exemple sur le meilleur moyen de transport à utiliser. Au delà, ils peuvent obtenir des conseils pour adopter de bonnes habitudes et bénéficier d’un tableau de bord sur quatre semaines pour changer leurs habitudes. C’est dans une nouvelle section de l’app, baptisée « tips & facts ». Wise Drinking est gratuite et disponible dans 34 langues sur iPhone et Android Une démarche responsable Pernod Ricard ne s’engage pas au hasard ou uniquement au moment des fêtes dans cette démarche de consommation responsable. Depuis 2012, le groupe adhère à l’International Alliance for Responsible Drinking, l’IARD, qui regroupe les acteurs du marché de la bière, des vins et spiritueux, il a créé lui même le Responsible Party, en partenariat avec Erasmus pour sensibiliser les étudiants.

La business school de Lyon s’investit fortement dans l’IA

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La business school de Lyon s’investit fortement dans l’IA
L’EM Lyon, la business school de la capitale régionale, crée un Institut dédiée à l’IA : l’AIM Institute, Artificial Intelligence in Management (AIM) Institute. Il balaye large en s’adressant à trois cibles : les étudiants évidemment pour leur permettre d’intégrer l’IA dans leurs compréhension et leur futur rôle, le grand public qui pourra s’initier à l’IA, enfin, les décideurs des institutions publiques, locales ou nationales. Tout en visant les besoins de ses étudiants, l’EM Lyon s’ouvre sur la ville, ce qui est très nouveau dans la démarche d’une business school. Sur le plan pédagogique, l’ambition est forte : « L’Intelligence Artificielle … redessine profondément les contours de l’entreprise : le travail, les ressources humaines, la gouvernance et même les business models. Pour accompagner les décideurs de demain dans cette mutation bouillonnante, l’AIM Institute entend comprendre ses impacts pour construire un socle de connaissances et de solutions applicatives d’une envergure inédite.», souligne le directeur de ce projet, Renaud Champion, directeur des nouvelles intelligences à l’EM Lyon. L'Institut va s’appuyer sur des équipes de recherche venues du monde entier, compétentes en management, sciences sociales et technologies. Plus précisément, le nouvel Institut va travailler avec deux centres de recherche en sciences sociales, l’un dirigé par Ruthanne Huising, consacré aux implications de l’IA sur le travail et la gouvernance des entreprises comme des institutions, l’autre avec à sa tête Margherita Pagani, qui étudie les impacts de l’IA sur la création de valeur dans les entreprises et sur l’émergence de nouveaux business models. Le nouvel Institut va s’appuyer sur un troisième pôle de recherche, interdisciplinaire celui-là, avec des compétences en management, ingénierie, sociologie et éthique. Il travaillera en mode collaboratif, en partenariat avec des universités du monde entier : MIT, Stanford, VU Amsterdam, Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. Un pool d’entreprises partenaires Parallèlement à cet aspect recherche, les entreprises sont associées au projet, de manière à bien relier les travaux menés aux réalités. Un pool d’entreprises partenaires va donc valider l’intérêt des sujets et accueillir des équipes de recherche en interne. Chaque projet de recherche sera étudié de manière à donner lieu à une application ou à la création d’une start-up, avec un accompagnement par le nouvel Institut. Des modules IA seront également intégrés dans les parcours de formation menés au sein même de l’EM, donc en dehors de l’AIM Institute qui va donc développer une démarche de transfert en plus des recherches menées en son sein. L’EM Lyon poursuit son développement. Ces dernières années, elle a mis au point un accélérateur d’entreprise et un fonds d’investissement dédié aux ed tech et aux job tech. Elle veut devenir une référence mondiale en termes de technologies numériques, mais avec son identité propre : elle mise sur les “early makers”, ceux qui apprennent en réalisant et de manière collaborative. Symbole de ces changement, l’école a implanté l’EM Lyon Silex, un laboratoire d’expérimentation à la Part Dieu, en plein centre. Elle va déménager près du centre ville en 2022, loin de son campus de Dardilly (banlieue ouest de Lyon), mais au coeur de tous les échanges et avec des locaux adaptés aux nouvelles technologies. Son intérêt pour l’IA, n’est qu’un élément de cette transformation en profondeur.

Cybersécurité : 2019, pire que 2018 ? Téléchargez notre e-Book !

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Cybersécurité : 2019, pire que 2018 ? Téléchargez notre e-Book !
Téléchargez-le dès maintenant. Longtemps, les fournisseurs de produits et service en sécurité se sont vu accusés de grossir les faits ou de noircir leurs prévisions. Le marketing autour de GDPR a pu hérisser des responsables en sécurité informatique. Mais les attaques Wanacry et NotPetya en 2017 ont ramené un peu de raison, les attaques sont et seront peut être pire que ce qui était envisagé. Dommages technologiques, économiques, ou en termes d’image sont désormais présents à l’esprit des dirigeants d’entreprise. Le risque est élevé, souvent incertain, venu de cyber-criminels ou d’Etats, de la naïveté de certains responsables ou de la négligence des utilisateurs. Les fournisseurs publient, fin 2018 comme chaque année, leurs prévisions. Très affutées, elles mettent le doigt sur de nouveaux risques et s’ajoutent à deux nouveaux documents, celui de l’Institut Montaigne et celui du SGDN, un think tank et un organisme public de défense, qui n’ont rien de rassurants. Une synthèse en 7 points Dans notre e-Book, nous vous proposont une synthèse en 7 points : 1 2019 : du « jamais vu » en matière de cyberattaques ? 2 Etats menacés, menaçants ou contournés. 3 Espionnage, déstabilisation et sabotage deviennent des activités courantes. 4 Des dommages économiques « accablants » ? 5 L’IA côté défense et côté attaques. 6 La fin des VPN ? 7 Nouveaux usages et nouvelles brèches. Téléchargez-le dès maintenant.

La région Ile-de-France valorise son IA en Amérique du nord

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La région Ile-de-France valorise son IA en Amérique du nord
La Région Ile-de-France sera au fameux CES à Las Vegas du 8 au 11 janvier, elle embarque dans ses bagages 35 startups et une seule thématique : l’intelligence artificielle. La Région a anticipé ce rendez-vous en passant plusieurs jours sur deux autres événements début décembre : NeurIPS à Montréal, dont nous avons déjà rendu compte et l’AI Summit qui s’est tenu à New-York. Trois manières de vendre l’IA francilienne, par la Région et son bras armé dans le monde économique, l’agence Paris Region Entreprises. Trois grands groupes rejoindront le pavillon francilien au CES : Total, Air France et Dassault Systèmes. Même si d’autres régions françaises seront présentes, l’ambition francilienne est bien de montrer sa place de n°1, la région concentre la moitié des startups du pays, 40% de la recherche et 50% des étudiants. De quoi retenir l’attention et devenir l’un des plus grands hubs mondiaux de l’innovation, l’IA restant en 2019 comme en 2018 la technologie la plus importante pour celà. Total, Air France et Dassault Systèmes Les quatre partenaires industriels seront présents par l’IA. Total vient avec quatre startups : Uavia (robotique et drones), DC Brain (réseaux et logistique), Esoftthings (smart energy) et Fieldbox.ai (industrie 4.0). Air France-KLM fait le déplacement pour montrer comment l’IA lui permet d’améliorer sa gestion de l’embarquement, son service client, son traitement des bagages ou sa maintenance prédictive. Deux startups l’accompagneront : Victor et Charles (enrichissement du profil client grâce à la donnée publique) et Linkfluence (analyse de la réputation de la marque sur les réseaux sociaux). Dassault Systèmes, emmènera trois autres pépites : issues de son programme d’accélération 3DEXPERIENCE Lab, centré sur les applications urbaines de solutions numériques : Gyrolift (mobilité), Exactcure (santé) et Zero2Infinity (connectivité). L’atout du plateau de Saclay Avant cela, trois entités ont fait le déplacement en Amérique du nord. La Région, avec Alexandra Dublanche, vice-présidente en charge du développement économique, de l’agriculture et de la ruralité, l’INRIA, avec Bertrand Braunschweig, directeur du centre Inria de Paris Saclay (il est devenu depuis directeur de la mission Inria chargée de coordonner le plan gouvernemental) et Paris Region Entreprises. A NeurIPS à Montréal Alexandra Dublanche a invité les organisateurs a choisir Paris pour l’édition 2021. L’AI Summit, à New-York était tourné vers l’implantation d’entreprises internationales en Ile-de-France, la Région a déjà attiré les centres de R&D en IA de Fujitsu, Samsung, ou Microsoft. Elle compte avec le plateau de Saclay une forte concentration d’écoles, d’universités et de laboratoires de recherche. La Région explique concentrer plus de la moitié des 500 entreprises et équipes de recherche françaises spécialisées en Intelligence artificielle et 40% des dépenses de R&D au plan national sur ce secteur. Au mois d’avril dernier, elle annonçait son plan AI Paris Region 2018 », il comporte près de 15 mesures opérationnelles et se concentre sur trois volets : soutien aux PME, promotion internationale et formation professionnelle.

Hôtellerie : l’IA adoptée par les chinois, dédaignée par les occidentaux

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Hôtellerie : l’IA adoptée par les chinois, dédaignée par les occidentaux
L’intelligence artificielle concerne tous les secteurs, avec un impact variable et de fortes différences entre pays. Le cabinet d’audit Mazars s’est intéressé au secteur d l’hôtellerie, où fleurissent les projets de chambre connectée et tout le parcours voyageur-client pour capter son intérêt, personnaliser et améliorer ses démarches, faire évoluer la politique de tarification, prédire l’activité saisonnière mais aussi, multiplier et garder le point de contact en amont, pendant et après le séjour. L’IA touche de nombreux points et devrait surtout permettre d’améliorer le processus de réservation, les tarifs (ajustés en temps réel), les différents options proposées. Pour en avoir le coeur net, Mazars a interrogé 750 voyageurs de plusieurs pays (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Chine, Etats-Unis). Seulement 33% d’entre eux ont remarqué une innovation digitale dans l’hôtellerie, plus profondément, si les touristes chinois se montrent à 75% positivement influencés par l’IA, c’est 41% des français. C’est une différence culturelle majeure. « La notion d’intelligence artificielle est beaucoup plus ancrée dans les mœurs chez les touristes chinois que chez les occidentaux qui sont d’ailleurs beaucoup plus frileux à l’idée de partager leurs données. Au-delà de la course à l’innovation, cette distinction culturelle dans la façon dont on consomme ces technologies est un sujet majeur pour les acteurs de l’hôtellerie à l’heure où l’intelligence artificielle disrupte le secteur et que l’on prévoit un flux de 1,8 milliard de touristes dans le monde d’ici 2030. » analyse Cédric Haaser, Associé leader de l’innovation et des technologies du Groupe Mazars. Déjà des robots-concierges apparaissent Un secteur disrupté ? Le mot peut paraître galvaudé, mais l’IA agit sur toutes les démarches du client. Déjà des chatbots ou des robots-concierges apparaissent, comme le robot Phil Welcome chez AccorHôtels. Il accélère l’enregistrement, offre une tarification en temps réel, une réservation des activités locales. Avec la réalité virtuelle, on peut visiter une chambre de façon plus réaliste qu’avec des photos. Une fois dans l’hôtel, la conciergerie peut intervenir vite et comprendre le client. Mazars remarque que l’IA offre un énorme potentiel aux hôtels, mais que seuls les grands groupes, par la masse de données qu’elles détiennent, peuvent en profiter. L’étude a listé les 4 services les plus demandés : le conseil pour des activités de proximité, le réalité virtuelle pour une visite immersion des chambres, la tarification en temps réel, les interactions sociales au sein de l’hôtel. L’étude a le mérite de ne pas verser dans l’euphorie courante sur l’IA, elle souligne que tout cela reste encore expérimental, les clients ont d’ailleurs du mal à mémoriser des innovations, même s’ils les souhaitent. Les chinois seuls les ont bien en tête et en souhaitent davantage ! L'IA plutôt que les tour operators L’étude observe également que pour seulement 31% des voyageurs occidentaux, la présence d’un ou plusieurs services utilisant l’intelligence artificielle influence positivement le choix de leur hôtel (41% des Français et des Allemands, 25% des Américains,16% des Anglais vs 75% des Chinois). Cette différence est un évènement en soi. « Alors que les anciennes générations continuent de faire appel à des tour operators, relève l'étude, notamment pour des questions de barrière de la langue, les Millenials chinois quant à eux sont libres, indépendants et utilisent les nouvelles technologies pour planifier leurs voyages, réserver, chercher des recommandations et payer. Ce sont des voyageurs qui ont tendance à se concentrer davantage sur la rapidité et la commodité des services hôteliers ».

Reportage vidéo : Suez gère vos déchets avec de l’IA et une start-up

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Reportage vidéo : Suez gère vos déchets avec de l’IA et une start-up
2051.fr a regardé de plus près la gestion des déchets. Ceux qu’emportent les camions poubelles dans nos rues. Ces camions sont équipés de capteurs, explique Loïc Voisin directeur innovation, marketing et performance de Suez. « Même dans les segments les plus traditionnels, on peut apporter une transformation digitale ». Les informations issues des camions bennes sont remontées dans des centres de supervision, les valo vision. D’autres capteurs vont être installés dans les poubelle et les algorithmes pourront travailler à rendre plus performantes les collectes de déchets. Une start-up parisienne, Craft IA, a mis au point un système qui optimise la présence des poubelles sur les trottoirs, elle va s’associer à Suez. Un groupe qui a mis au point il y a cinq ans déjà des robots trieurs en Finlande. Eduquer ses collaborateurs Suez a également créé, rappelle sa CDO Meriem Riadi, une market place pour les déchets organiques, valo service, et travaille à éduquer ses collaborateurs de terrain à ces nouvelles technologies pour les rendre effectivement praticables.

Reportage vidéo : Dataiku lance son lab

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Reportage vidéo : Dataiku lance son lab
Sous le nom d’Enterprise AI Lab, Dataiku propose à ses clients le moyen de se préparer à l’intelligence artificielle. Ce lab regroupe des équipes de datascientists et d’architectes basées à Paris, Londres et New-York. « Le but n’est pas de faire du deep learning pour faire du deep learning » nous explique Léo Dreyfus-Schmidt qui porte le joli titre de Lead Scientist at Dataiku Lab, nous n’avons jamais travaillé sur de projets lunaires, on part d’abord du projet business du client et ensuite on donne les compétences nécessaires à la réalisation du projet. » L’idée est que les utilisateurs, même sans compétences en IA, puissent rapidement et facilement développer un projet avec de l’IA, projet qui réponde aux besoins de leur entreprise. Exemple de client, celui d’un assureur pour son traitement du courrier, Dataiku a redéveloppé les procédés OCR (reconnaissance optique de caractères, ROC, ou optical character recognition, OCR), avec du machine learning et de l’intelligence artificielle. Léo Dreyfus-Schmidt explique très bien, dans notre vidéo, comment ses clients seront accompagnés par le laboratoire pour que l’IA fasse la différence avec les technologies précédentes. Dataiku vient également d’entrer dans deux partenariat notables. Avec l’Inria sur l’initiative scikit-Learn, qui permettra de décupler le développement de cette bibliothèque open source. Et avec HPE, comme l’expliquait Pierre Hoffer, directeur Europe de l’IA de cette société dans une précédente vidéo, disponible sur Virage Digital : http://viragedigital.fr/fr/.

IA : l’Europe est « larguée », estime l’ex patron de Google China

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IA : l’Europe est « larguée », estime l’ex patron de Google China
Et un pavé dans la mare, un de plus. Alors que l’Europe a lancé son plan IA, après ceux de l’Allemagne et de la France, que le vieux continent jure d’exister entre les Etats-Unis et la Chine, l’ex patron de Google China Kai-Fu Lee, dans une interview au Financial Times semble dire « inutile d’essayer de remonter la pente, vous êtes définitivement largués ». Extraits. Le constat « J’ai quitté l’Europe parce que je pensais qu’elle n’avait pas une bonne chance de remporter même une prétendue «médaille de bronze» dans cette compétition d’IA. En dehors d’une forte tradition de recherche, l’Europe n’a aucun des facteurs de succès des Etats-Unis et de la Chine. Si vous énumérez les cinq principales raisons pour lesquelles la Silicon Valley est en tête et les cinq principales pour la Chine, l'Europe a la moitié d'une des raisons pour lesquelles la Silicon Valley est en avance. » Un retard qui vient de loin « L’Europe n’a pas d’écosystème d’entrepreneurs de capital-risque. Les entrepreneurs européens sont loin d’être aussi novateurs que les Américains ni aussi tenaces que les Chinois. Les entrepreneurs européens n’ont pas l’expérience nécessaire pour faire face à ces types de logiciels et aux problèmes d’IA. L'Europe a d'excellentes entreprises dans le secteur du matériel informatique et des télécommunications, ainsi que quelques très bonnes entreprises en général, mais elle n'a en réalité jamais construit d'entreprises prospères dans le domaine de l'Internet grand public, des médias sociaux ou d'énormes entreprises d'applications mobiles. Il manque donc déjà trois piliers. Il n’existe donc aucune expérience en Europe de la gestion de grandes entreprises de données ou d’IA. » Pourquoi les Etats-Unis sont en avance ? « Les États-Unis sont en avance parce qu’ils sont à la fois solides dans la recherche et la mise en œuvre, qu’ils possèdent le meilleur écosystème d’entrepreneurs de capital-risque au monde et qu’ils ont une longueur d’avance avec Google, Facebook et Amazon. Déjà en Amérique, il y a eu quatre ou cinq décennies de collaboration interdisciplinaire : des personnes travaillant dans le domaine des semi-conducteurs, d’autres dans le domaine des logiciels et celles travaillant dans les réseaux sociaux et la mobilité. Et maintenant, toutes ces ressources aident les personnes travaillant pour l’IA. Tout ce lien et cet héritage se poursuivent dans la Silicon Valley. » Pourquoi la Chine est en avance ? « La Chine est forte en raison de la taille énorme du marché, d’un pays homogène où tout le monde parle la même langue, la même culture et une population très nombreuse. Le fait que les données soient facilement agrégées crée des modèles commerciaux rentables car, si elles fonctionnent dans une ville, elles peuvent fonctionner dans une centaine de grandes villes. Si cela fonctionne avec un groupe démographique, alors il s'applique à toutes les données démographiques. En outre, la taille du marché constitue un avantage encore plus grand dans le domaine de l'IA, qui nécessite beaucoup de données. plus il y a de données, mieux cela fonctionne. En outre, la Chine a développé un écosystème entrepreneurial composé de sociétés de capital-risque et d’entrepreneurs s’entraidant réellement pour se développer de manière itérative, beaucoup plus rapidement qu'aux États-Unis. » La Chine plus imprenable que les Etats-Unis « En Chine, ils ont eu la «bonne fortune» d’être en retard sur tant de choses afin de pouvoir sauter dans un monde mobile, passer directement au paiement mobile, en sautant les cartes de crédit, et maintenant au commerce en ligne en sautant des centres commerciaux, etc. Inversement, il est difficile d’évacuer l’héritage d’un secteur, car il crée de mauvaises habitudes difficiles à changer. La Chine a mis au point son propre modèle d'entreprise pour créer des entreprises incroyables qui ne peuvent pas être copiées. Les modèles commerciaux chinois sont en réalité plus imprenables que ceux des États-Unis, il est beaucoup plus difficile

Coup de froid sur les startups : Navya débarque son président

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Coup de froid sur les startups : Navya débarque son président
Après l’euphorie, la déprime. Hier, Dataiku annonçait une nouvelle levée de fonds de 100 millions de dollars et une prochaine entrée en bourse. Navya spécialiste du véhicule connecté et autre startup française promise à un bel avenir débarque son fondateur et président du directoire, Christophe Sapet. Les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous. Au lieu de 30 millions d’euros, le chiffre d’affaires 2018 devrait se situer à moins de 20, entre 17 et 18. En juillet, lors de son introduction en bourse, la société avait levé 37,6 millions d’euros, mais en espérait 50. Christophe Sapet « paye » ces mauvaises nouvelles. C’est pourtant un entrepreneur expérimenté, co-fondateur des société Infonie dans les télécoms ou Infogrammes dans les jeux vidéo. Navya créée en 2015 a pour but de mettre au point et de commercialiser des véhicules électriques autonomes sur des zones privées. Ils devraient bientôt être expérimentés sur des zones publiques. La société traverse une zone de fortes turbulences. Les représentants de Keolis et de Valeo (14,3% chacun du capital) au conseil de surveillance ont démissionné tout en précisant vouloir continuer à accompagner la société. Elle a mandaté un chasseur de tête pour recruter un nouveau président, le dg et le daf le remplacent provisoirement. Christophe Sapet venait de monter de 3,7% à 8,6% du capital, signe de confiance dans la société, mais cela n’a pas suffit. Il avait créé la société en 2014. Les deux actionnaires principaux sont 360 Capital Partners et Robolution Capital.

Nouveau ! Le podcast hebdo de 2051.fr

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Nouveau ! Le podcast hebdo de 2051.fr
« IA pas de temps à perdre » : sous ce titre, 2051.fr vous propose une nouvelle manière de percevoir l’actualité : le podcast. Ce mode de communication fait flores dans les radios, pour réécouter des émissions et de plus en plus d’acteurs de l’IT l’utilisent. Facile à télécharger et à consulter, on peut l’écouter tout le temps et partout. 2051.fr le proposera chaque fin de semaine pour vous donner une synthèse de l’actualité de l’IA. Cette semaine les sujets se bousculent, avec une belle interpellation (pas aux sens policier du terme !) celle de l’ex patron de Google China qui nous explique longuement et de manière très argumentée, pourquoi l’Europe n’y arrive pas en matière d’IA. Pour des raisons de fond (et de fonds) : nous ne savons pas faire naître des géants comme Google ou Amazon, nous n’avons pas d’éco-système de taille (comme la Californie) ou de marché national avec des centaines de millions de consommateurs fournisseurs de data (comme les chinois). Nous avons mis le nez.. dans les poubelles Notre compte est bon. Sauf que 2051.fr a dégoté de belles réussites. Dataiku dont on parle abondamment pour sa levée de fonds de 100 millions de dollars, nous les avions rencontrés la veille pour voir comment ils s’y prennent avec leurs clients. Réponse : par un laboratoire dédié. Nous avons mis le nez… dans les poubelles et les camions bennes où Suez place des capteurs liés à une centre de supervision, de quoi remonter et analyser des données, donc affiner cette opération de ramassage des déchets. Et nous avons mis un oeil dans les bagages d’élus franciliens de retour du Canada et des Etats-Unis et prêts à partir au CES de Las Vegas. La Région Ile-de-France se bat pour devenir un hub en intelligence artificielle. En dessert, « IA pas de temps à perdre » vous propose de lire l’eBook de 2051.fr consacré ce mois-ci à la cybersécurité. Plutôt salé que sucré, mais on n’est jamais trop prudent. Bonne écoute, bonnes lectures et bonnes fêtes. Rendez-vous le 3 janvier pour le prochain numéro.

Le hub France IA part à la conquête de l’Europe

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Le hub France IA part à la conquête de l’Europe
Lancé il y a un an tout juste, le hub France IA crée une alliance européenne avec 6 de ses homologues. But de l’opération, fédérer toutes les forces en Europe pour résister aux grands concurrents et en misant sur les applications pratiques. Dans un mois, fin janvier, cette alliance présentera son plan de travail 2019. Pour l’heure, l’alliance est sur trois axes, nous précise Antoine Couret qui suit le dossier pour le hub français : la collaboration entre industriels en partant de la recherche appliquée, la contribution à une structure commune, faciliter l’accès au marché européen. Il s’agit de créer très vite une alliance transfrontalières et entre chercheurs, startups et industriels pour créer un Airbus européen de l’IA. Au final, l’alliance devrait se concrétiser par une plate-forme ouverte pour les données, l'utilisation d'applications, les experts, les talents, les startups et les entreprises. Donc, permettant aux entreprises européennes de trouver très vite des ressources technologiques, financières ou commerciales en Europe et un marché. L’alliance comprend pour le moment : le Danish " Technological Institute " (DTI), le VTT finlandais, le Hub France IA, l'appliedAI de UnternehmerTUM, le " Centre d'application pour l'IA " (Fortiss) en Allemagne et les deux centres norvégiens " Sintef " et " Norwegian Open AI Lab ". Il y a urgence Ces organismes ont tous une particularité, ils sont indépendants. Des grands industriels, même s’ils veulent les fédérer et fédérer les PME et des startups du marché, mais surtout des Etats. Sans que la distinction tourne à l’affrontement. On se souvient que France IA était le nom du plan lancé par François Hollande début 2017, son successeur a demandé à Cédric Vilani de rédiger un autre plan, remis en janvier 2018. Donc en moins d’un an, la France était doté de deux plans d’action gouvernementaux successifs. Les industriels du secteur ont suscité le hub France IA pour fédérer les énergies, maintenant à l’échelle européenne ce qui est également urgent. La concurrence américaine et chinoise, inutile de le rappeler, est d’envergure et se montre féroce. De belles entreprises françaises, comme Dataiku ou Datavaloris que nous avons rencontrées cette semaine, ont un pied voire plus aux Etats-Unis, où se trouvent les marchés, les financements et les compétences. Effectivement, il y a urgence à se fédérer en France en Europe.

Algorithmes et cyber-sécurité : les banques françaises doutent de l’IA

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Algorithmes et cyber-sécurité : les banques françaises doutent de l’IA
Un cadeau de dernière minute avant les fêtes ? C’est ce qu’offre l’ACPR avec un dossier complet, 37 pages, sur « les enjeux de l’intelligence artificielle pour le secteur financier ». Certes, ce n’est pas très « fun », mais au moins l’Autorité de contrôle prudentielle et de résolution, ne lésine pas sur le fond. Elle part en fait d’une inquiétude déjà ancienne, le foisonnement des projets mis en oeuvre sous couvert d’intelligence artificielle. Au mois de mars dernier, elle avait mis sur pied une task force rassemblant les professionnels du secteur financier (fédérations professionnelles, banques, assurances, Fintechs) et les autorités publiques (AMF, CNIL, Tracfin, DGT). L’Autorité constate d’abord que l’IA est à des niveaux très disparates d’évolution dans le secteur qu’elle surveille, mais elle semble promis à un développement vigoureux. « Toutes les conditions sont réunies pour un développement rapide et généralisé des techniques d’intelligence artificielle dans le secteur financier : prise de conscience croissante des possibilités d’exploitation de données, elles-mêmes de plus en plus nombreuses et diversifiées ; développement des offres technologiques disponibles (bibliothèques open source, nouveaux acteurs spécialisés, grands prestataires de services technologiques, notamment via le cloud...) ; multiplication des tests et des projets.» On trouve de l’IA dans de nombreux usages : la relation client avec les chatbots ou le conseil individualisé, la gestion de back office, la tarification personnalisée, la gestion des risques et la conformité. Pourquoi l’ACPR s’intéresse-t-elle d’aussi près à ce sujet et manifestement avec l’idée que l’IA présente des risques ? Elle estime que trois types de risques apparaissent : ceux liés aux algorithmes (complexité, effets induits de la combinaison de différentes méthodes statistiques), les cyber-risques et l’émergence possible d’un très petit nombre d’acteurs. S'interroger sur les algorithmes L’Autorité qui réfléchit beaucoup à l’IA, aimerait que banquiers et assureurs fassent de même et s’interrogent en particulier sur « les techniques de preuve de la fiabilité des algorithmes utilisés (en vue de leur auditabilité tant interne qu’externe), sur leur « explicabilité » et sur les interactions entre humains (clients, conseillers, contrôleurs, etc.) et algorithmes intelligents.» L’ACPR a également rédigé un questionnaire, les réponses sont à envoyer avant fin février, pour que les établissements concernés émettent un avis sur l’évolution de l’IA dans le secteur, en particulier sa gouvernance et les risques possibles.

Les notaires mis en danger par l’IA ?

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Les notaires mis en danger par l’IA ?
Au mois de mars dernier paraissait le rapport Villani, une synthèse des ambitions françaises en matière d’IA. Depuis, nombre d’études nous arrivent sur des secteurs professionnels soucieux d’intégrer l’IA dans leurs réflexions et leurs pratiques. A leur tour, les notaires se posent des questions, s’inquiètent et mettent à plat leurs idées dans un ouvrage paru en fin d’année : « L’intelligence artificielle : dangers ou opportunités pour le notarIAt » (*). Autant le dire d’emblée, c’est l’un des rapports les plus complets disponibles sur le sujet, par sa documentation, historique technique et internationale. Bien sûr il est question des notaires, mais les rappels et les informations livrés en termes très didactiques sont parmi les meilleurs disponibles actuellement. Le rapport consacre un bon tiers de ses 338 pages à retracer l’histoire de l’IA, on redécouvre Alan Turing mais pas que lui : la conférence de Dartmouth en 1956, les premiers essais et les premières controverses, l’éclosion dans les années 80 des systèmes experts, premières applications de l’IA. Pas d’envolées simplistes Un rappel historique qui évite de se livrer à des envolées trop simplistes sur les nouvelles technologies. Le rapport nous fait redescendre sur terre avec le deep learning et les réseaux de neurones et surtout en détaillant longuement la question des données : leur exploitation technique, les problèmes de corrélation, d’anonymat, d’éthique. Sans examen du big data pas d’IA. Son utilisation est déjà entré dans les foyers, avec certains robots, ménagers ou de loisirs, dans les usines ou d’autres secteurs d’activité. Plus proches du métier de notaire, les avocats, les huissiers, les experts comptables, les gestionnaires de patrimoine ont déjà travaillé le sujet. L’étude a interrogé les trois prestataires informatiques des notaires, Fichorga, Fiducial et Genapi sur leurs projets en IA. Le dernier cité, Genapi, qui équipe 70% des offices travaille sur un logiciel INOT livré d’ici 18 mois qui intègrera de l’IA. Danger ou opportunité ? Les notaires eux-mêmes s’approprient les nouvelles technologies, nous démontre l’étude (page 122 à 160). Un large aperçu, en France et à l’international, des nouvelles technologies IA et blockchain. L’étude, fidèle au titre (danger ou opportunité ?), analyse également le rôle des legaltechs, les effets disruptifs ou au contraire les opportunités offertes par l’IA dans le métier de notaire et également de la blockchain (registre distribué et transferts d’actifs). L’occasion de rappeler le rôle du MICEN (Minutier Central Electronique des Notaires de France), qui conserve tous les actes authentiques sur support électronique et du réseau Real.Not, un intranet dédié aux notaires ( avec câblage dédié entre le dslam et les serveurs de l’office qui dispose de deux boitiers Real pour des liaison ultra-sécurisées). Les notaires ont donc de multiples possibilités de se transformer, l’IA n’est qu’un élément avec le réseau, les données, les logiciels métiers. Un élément qui devrait apporter rapidité et fluidité dans l’élaboration des actes, tout en demeurant encore assez flou sur ses effets. Visiblement, les notaires n’entendent ni se faire dépasser ni se laisser entraîner, c’est la trame de ce rapport remarquablement informé, très dense et malgré tout facile à lire. Ils envisagent par exemple la création d’un comité stratégique du numérique dans leur profession pour suivre des sujets très techniques et demandant beaucoup de suivi. Le statut résistera-t-il ? En conclusion, on peut reprendre deux paragraphes de celle du rapport. « Et pour notre domaine, le droit, l’authenticité, l’archivage, le conseil, le paiement de certains impôts. Combien de temps faudra-t-il à une IA avant de nous concurrencer réellement ? Certaines de nos tâches sont hyper spécialisées et peuvent être gérée par des IA. Comment réagiront nos assureurs si une IA travaille mieux et plus précisément pour certaines de nos tâches, et si nous refusons de l’utiliser ? Notre

Interview-vidéo : des data, oui, mais en bon ordre chez BNPP AM

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Interview-vidéo : des data, oui, mais en bon ordre chez BNPP AM
BNP Paribas Asset Management a recruté en début d’année Christophe Bonnefoux, un chief data officer. Dans notre interview-vidéo il explique son parcours, son rôle, ses nombreux objectifs, la manière dont les collaborateurs vont mieux se servir de la data, les rapports entre celle-ci et l’intelligence artificielle. Christophe Bonnefoux aligne vingt années d’expérience dans les grands cabinets d’étude : Andersen, EY, Accenture, avec un fil rouge : la data transformation. Chez BNP Paribas Asset Management, il va développer une fonction nouvelle de chief data officer, elle regroupe plusieurs aspects : gérer les data comme un actif stratégique, les protéger, les traiter sous le signe de la qualité. En découlent plusieurs objectifs de transformation et le développement de nouveaux usages. Des collaborateurs « fluently data » Les collaborateurs sont largement impliqués. Le CDO souhaite les doter de nouvelles compétences afin qu’ils soeint « fluently data » selon sa formule. Des collaborateurs appelés à développer leurs capacités digitales de manière à mieux communiquer entre eux en matière de data, que ce soit les producteurs, les contrôleurs ou les utilisateurs. Ils bénéficient pour celà d’un data hub. Christophe Bonnefoux travaille également sur l’intelligence artificielle. Sous plusieurs aspects, celui de la formation avec l’adaptative learning, avec des startups qui peuvent identifier des incohérences dans des données, enfin pour écrire des commentaires de gestion en langage naturel (NLP, NLG).

Un robot-patrouilleur pour surveiller un parc industriel, spécialisé en IA, près de Pékin

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Un robot-patrouilleur pour surveiller un parc industriel, spécialisé en IA, près de Pékin
On n’arrête pas le progrès, ni Atris, c’est le nom du robot-patrouilleur mis au point par la société chinoise UBTech. Un petit robot en forme de char avec des chenilles pour se balader partout dans le nouveau parc industriel dédié à l’IA, situé sur la zone industrielle de Shougang près de Pékin. Cette zone abritait des hauts fourneaux, mais sa proximité avec la capitale chinoise aggravait les problèmes de pollution. Le parc a été transformé de fond en comble, la sidérurgie a carrément déménagé, le parc abritera en partie les jeux olympiques d’hiver de 2022 « les tours de refroidissement sont métamorphosées en sites olympiques, les hauts fourneaux en centres d’entraînement, une tour de stockage de minerai de fer est devenu le siège du comité d’organisation des JO », précise le communiqué officiel. Cette zone abrite aussi un parc industriel dédié à l’intelligence artificielle. Pour le surveiller, les organisateurs ont fait appel à la société UBtech et son robot patrouilleur tout terrain Atris. Son intelligence artificielle embarquée devrait rendre la surveillance du parc plus efficace… et diminuer les coûts de personnel. Par n’importe quel temps et à n’importe quelle heure Atris est équipé d’une fonction autonome de navigation, nommée U-Slam. Grâce à elle, explique UBtech, les patrouilles se font plus intelligemment, en planifiant les emplacements, les itinéraires, leur durée en fonction du contexte. Atris fait la différence entre les chemins pavés ou non, les routes en pente et travaille quelle que soit la météo. Atris évolue 24h sur 24. UBtech précise qu’il peut identifier avec précision un être humain par n’importe quel temps et à n’importe quelle heure. Et il peut appeler le centre de sécurité du parc en cas d’urgence. C’est quand même ce qu’on appelle un cas d’usage en intelligence artificielle. UB Tech va également travailler avec l’ensemble du parc pour que ses technologies améliorent le fonctionnement du site et en fassent un modèle de développement urbain, particulièrement visible à l’international lors des prochains JO d’hiver (2022).

L’IA dans le retail : peut mieux faire !

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L’IA dans le retail : peut mieux faire !
Capgemini Research Institute a publié une étude sur l’impact de l’intelligence artificielle dans le commerce, intitulée joyeusement : « Building the retail superstar ». Le quart des 200 entreprises mondiales interrogées l’utilisent, (contre 4% en 2016) mais seulement 1% le font à grande échelle. En clair, elles s’en servent surtout dans les ventes et le marketing, mais peu, et pas assez, dans les opérations, par exemple la logistique et les approvisionnements. Certains exemples relevés dans l’étude sont marquants. Chez Walmart, les robots (à l’essai dans 50 magasins) sont capables d'analyser les rayons, d’avertir de l'état des stocks en temps réel et de suggérer des modèles d'inventaires. Stitch Fix, un site de e-commerce dans la mode met de l’IA partout : de l'identification des tendances à la logistique nécessaire pour une meilleure personnalisation des offres à la clientèle. 65 000 commandes traitées chaque semaine Au Royaume-Uni, le supermarché en ligne Ocado, a adopté de manière agressive les technologies de l’intelligence artificielle. Il commercialise même des licences pour ses technologies et équipements d'automatisation. « Dans ses entrepôts situés au Royaume-Uni, des milliers de robots aident à ramasser les colis d'épicerie et à traiter jusqu'à 65 000 commandes chaque semaine… De même, la. chaîne de supermarchés, britannique Morrisons, a été l'une des premières à adopter l'IA dans son système de commande automatisé. » « L’intelligence artificielle englobe une grande variété de technologies, note l’étude. Cependant, nos recherches révèlent que l'apprentissage automatique est le choix de déploiement de l'IA le plus utilisé pour le commerce. Les détaillants qui s’engagent dans l’apprentissage automatique misent beaucoup sur l’exploitation de leurs vastes ensembles de données provenant d’internet et de sources externes. » Exemple, PetSmart, un distributeur américain de produits pour animaux, utilise un algorithme d'apprentissage automatique pour détecter les commandes frauduleuses. L'algorithme regroupe les transactions, détermine les résultats et les facteurs de risque dans chaque commande client. L’IA a aidé PetSmart à annuler 4 millions de dollars de commandes frauduleuses en 2017. Louis Vuitton mise sur les chatbots Louis Vuitton, pour sa part, a intégré des chatbots dans Facebook Messenger pour offrir une expérience de visite personnalisée et conversationnelle à ses clients. Les chatbots fournissent des suggestions en posant des questions précises, en aidant à présenter la gamme complète de produits de la marque et en fournissant des informations sur les magasins. Michael Burke, PDG de Louis Vuitton, estime : «Nous considérons les plates-formes de messagerie comme des futurs moteurs de conversations clés avec nos clients et un potentiel pour l'intégration de l'intelligence artificielle et des technologies de chatbot afin d'améliorer le service aux clients via ces nouveaux canaux» . Auchan a lancé un programme axé sur l’IA pour des promotions personnalisées. Les clients sont invités à participer à un programme de gamification et l’outil d’intelligence artificielle aide à créer un profil spécifique pour chaque client participant en fonction de ses réponses. Cette information est ensuite mise à profit pour des promotions ciblées. JohnLewis (Royaume-Uni), Macy’s (États-Unis) et Zalando (Allemagne) ont déployé des outils similaires. Augmenter les investissements L’étude fournit également quelques conseils. Les entreprises du retail devraient se concentrer sur les gains rapides, tels que l’ajout de capacités d’intelligence artificielle à des sites Web ou des boîtes de discussion. Elle auraient intérêt à enrichir les connaissances avec des sources de données externes. L’étude recommande de choisir des cas d'utilisation en fonction de l'objectif du consommateur. Et plus généralement augmenter leurs investissements sur le sujet.

Les 10 segments les plus porteurs en IA

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Les 10 segments les plus porteurs en IA
Au fait, qu’est ce qui marche vraiment dans l’intelligence artificielle ? Le site spécialisé en analyses statistiques, Statista, a voulu en avoir le coeur net, en publiant une étude d’une centaine de pages sur le sujet. La tendance est claire : l’intelligence artificielle est de plus en plus efficace pour réaliser certaines tâches, son impact sera donc considérable dans les prochaines années. Dans le détail, l’étude passe en revue les domaines qui seront les plus utilisés. Elle effectue une projection, de 2016 à 2025, sur le chiffre d’affaires potentiel de chaque segment, calculé en milliards d’euros. Voici les résultats par ordre décroissant sur les dix premiers segments : . La détection d’objets mobiles, leur identification et leur évitement (notamment lié la conduite autonome) : 7,9 milliards d’euros. . La reconnaissance d’images statistiques, leur classification et leur marquage (reconnaissance faciale, traitement d'images satellites, etc.) : 6,7 milliards d’euros. . Le traitement des données médicales patients : 6,4 milliards d’euros. . La stratégie de trading algorithmique (finance) et l’amélioration des performances : 5,6 milliards d’euros. . La localisation et la cartographie : 5,3 milliards d’euros. . La maintenance prédictive : 5 milliards d’euros. . La prévention contre les menaces de cybersécurité : 4,7 milliards d’euros. . La conversion de documents papier en données numériques : 4,7 milliards d’euros. . Les systèmes de recrutement intelligent : 4,7 milliards d’euros. . L’analyse d’images médicales : 4,5 milliards d’euros. L’automobile, la santé et la finance semblent, sans surprise, être les secteurs les plus porteurs en matière d’IA.

Notre podcast n°2 : BNPP AM, les notaires, Walmart et la Chine

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Notre podcast n°2 : BNPP AM, les notaires, Walmart et la Chine
« IA pas de temps à perdre » notre podcast attaque l’année 2019 : . en donnant la parole à Christophe Bonnefoux, c’est le CDO de BNP Paribas Asset Management, . en plongeant le nez dans les 330 pages du rapport des notaires sur l’IA (formidable !), . en jetant un oeil outre-atlantique sur les robots de Walmart (et sur l’IA dans le retail avec capgemini), . et un autre oeil en Chine sur ses robots-patrouilleurs. s’abonner à nos podcasts

Comment Amazon, avec Alexa, se différencie de Google et d’Apple

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Comment Amazon, avec Alexa, se différencie de Google et d’Apple
Comment écraser la concurrence ? Un chiffre suffit. Dave Limp 1er vice-président d’Amazon vient ainsi de lâcher le chiffre qui tue (la concurrence) : Alexa son assistant vocal serait implanté dans 100 millions d’appareils connectés. C’est ce qu’il a livré dans une interview au site américain The Verge. Mais le site, tout en se félicitant de cet effort inhabituel de transparence chez Amazon reste dubitatif, est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Les faits. Amazon revendique 100 millions d’appareils connectés, embarquant Alexa. C’est beaucoup… et c’est peu par rapport aux téléphones avec Siri d'Apple ou Google Assistant d’Android déjà installés. Et l’élément « pré-installé » remarque The Verge est à surveiller, les consommateurs achètent-ils l’appareil pour lui-même ou parce que l’assistant d’Amazon est à l’intérieur (par défaut). Autre chiffre, plus révélateur : Amazon estime que 150 produits intègrent Alexa, plus de 28 000 appareils intelligents pour la maison fonctionnent avec lui, ils sont fabriqués par plus de 4 500 sociétés différentes qui mettent en oeuvre plus de 70 000 compétences Alexa. « La dernière fois que nous avons entendu Google parler de Google Assistant, les chiffres étaient pus bas, mais il est probable que Google utilisera le CES pour répliquer », note The Verge. Si Alexa compte actuellement plus de 150 produits différents, dont plus de 100 sont nés en 2018, ils n’ont pas été fabriqués par Amazon. Certains d'entre eux sont très bons, la barre de son Sonos Beam et les écouteurs Bose QC35 par exemple, mais inévitablement, certains d'entre eux vont être plutôt « junky ». Amazon n’est pas inquiet. « Il y a des bons coups et des ratés », note Dave Limp. Et comme Amazon veille à ce que tout ce qui est fait avec Alexa respecte sa politique de confidentialité et n’abuse pas de l’utilisation des données, Dave Limp pense que les consommateurs ne pourront rien reprocher à Alexa s’ils l’achètent par hasard. Il souhaite simplement s’assurer qu’il existe au moins un bon exemple de chaque type de gadget compatible avec Alexa. Disposé à travailler avec des concurrents Le vice-président d’Amazon se montre également ouvert. Il a évoqué le portail Facebook et le partenariat avec Cortana de Microsoft. Il n’envisage pas de passer des contrats avec des entreprises pour limiter ce qu’elles font avec d’autres assistants. Dave Limp est même disposé à travailler avec des concurrents pour améliorer la qualité de différents assistants, en leur permettant par exemple d’utiliser la même norme pour identifier les salles, de sorte que vous n’ayez pas à tout configurer plusieurs fois. « Nous croyons toujours l'existence de plusieurs assistants », assure Dave Limps. « Nous pensons qu'ils vont interagir de nombreuses façons différentes ». En d'autres termes, si vous vous demandez ce qui empêche Sonos d'envoyer la version de Google Assistant sur ses appareils, ne blâmez pas Amazon. Bien sûr, il est facile pour Dave Limp d’être très compétitif lorsque Alexa est en pole position et lorsque d’autres divisions d’Amazon savent affronter durement des concurrents comme Google et Apple. Amazon sans tapage au CES Toutefois, il est difficile de ne pas voir Amazon, Google, Apple et, dans une moindre mesure, Microsoft se battre pour dominer le marché. Le CES est l'endroit idéal pour regarder ce combat se dérouler. Amazon n’aura pas un stand gigantesque, pas plus qu’il ne mettra en scène un discours trop ambitieux, mais il sera présent. Omniprésent même avec des étiquettes «Works with Alexa» sur les gadgets de l’ensemble du salon, aux côtés des nouveaux appareils intégrant Alexa. « Le CES consiste à s'assurer que les partenaires que nous avons sont pris en charge, explique Dave Limp. « C’est moins sur Amazon lui-même.» En septembre dernier, Amazon a organisé un événement à Seattle où il a annoncé des dizaines de produits Echo et Alexa : horloges murales, nouveaux écrans et prises murales, et même un micro-ondes. Cette stratégie ne donne pas dans le ba

Interview-vidéo : Datavaloris lance sa plateforme au CES Las Vegas

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Interview-vidéo : Datavaloris lance sa plateforme au CES Las Vegas
Elles seraient 400. 400 startups françaises au CES de Las Vegas, ce salon désormais mythique sui se déroule cette semaine. Parmi elles, Datavaloris, jeune pousse lancée par Jean-Patrice Glafkides et des associés. Sa présence a une double signification. Datavaloris lance au CES sa plateforme d’optimisation de réseau de neurones. Une « technologie basée sur la neuroévolution qui allie le meilleur de l'algorithmie génétique avec le meilleur du machine learning, explique la société. Une technologie est indépendante des GAFAs mais compatible avec elles. » Dans cette interview-vidéo, Jean-Patrice Glafkides énumère plusieurs cas d’usage possibles. Le déplacement est aussi destiné à créer une filiale aux Etats-Unis, où Datavaloris compte déjà un associé. C’est semble-t-il le cap indispensable à franchir pour toute startup en IA. Jean-Patrice Glafkides a la tête à l’international, cet ingénieur informatique garde néanmoins un pied à l’université en étant doctorat (en IA évidemment) à Paris VIII.

CES 2019, le patron de Nvidia explique en quoi les réseaux de neurones vont tout changer

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CES 2019, le patron de Nvidia explique en quoi les réseaux de neurones vont tout changer
C’est Jensen Huang himself, le fondateur et PDG du fabricant de puces graphiques Nvidia, qui a présenté dimanche soir en ouverture du CES 2019 sa vision de l’IA. A l’américaine. En expliquant comment cette technologie va tout changer. En combinant deep learning (apprentissage en profondeur), traçabilité, simulation physique du monde réel. Le deep learning va changer radicalement la société, les réseaux de neurones vont bouverser l’approche traditionnelle du graphisme. Et comment ? Evidemment pour Jensen Huang ce sera grâce aux nouveaux circuits sur puce, qui vont offrir une simulation beaucoup plus précise du monde réel. Il estime que les graphismes ont encore l'air primitifs: "Au cours des 15 dernières années, la technologie a énormément évolué, mais elle ressemble toujours beaucoup à un dessin animé" ! Aujourd’hui, l’infographie est basée sur le processus de « rastérisation », dans lequel les objets sont rendus sous forme de collections ou de triangles. Il est difficile d'utiliser des rasters de manière convaincante pour les nuances complexes d'ombre et de lumière, selon le Pdg de Nvidia. La technologie de traçage des rayons Pour lui, il manque encore trois choses : "Les réflexions ne sont pas adaptées, les ombres ne sont pas correctes et les réfractions sont vraiment difficiles à faire". Pour y remédier, l’une des technologies que la société préconise est le lancer de rayons (pour simuler les effets de lumière), l’ordinateur modélisant la physique des photons en interaction avec le monde. "vous devez partir de la lumière, en traçant la lumière de vos yeux vers le monde". Cette technologie de traçage de rayons existe depuis des décennies, mais elle n’a pas été assez rapide pour créer des effets de lumière en temps réel. "Cela a pris dix ans pour comprendre comment faire le traçage des rayons assez rapidement", a déclaré Jensen Huang, "et cela n'aurait pas été possible sans l’apprentissage en profondeur". Pour que le traçage de rayons rende des effets époustouflants tels que l'ombre et la pénombre, les nuances d'ombres et les réflexions sur le verre et dans l'eau, la charge de travail est partagée entre le modèle physique et une approche de réseau neuronal que l'entreprise appelle "un super apprentissage en profondeur, ou "DLSS (Deep Learning Super Sampling)." Nvidia a déclaré que cette approche utilisait un réseau de neurones de type auto-codeur pour déduire soixante-quatre échantillons par pixel dans chaque pixel de chaque image d'un ensemble d'images rendues. Au CES de Las Vegas on parle beaucoup techno.

Une IA suédoise pour limiter les accidents de la route

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Une IA suédoise pour limiter les accidents de la route
Créée en 2004, la société suédoise Greater Than est d’abord une spécialiste des véhicules connectés. Elle collecte des données sur les kilomètres parcourus et les analyse. Ses algorithmes vont alors chercher et rapprocher des informations pertinentes. Le tout en temps réel. Elle vient d’importer en France sa technologie (basée sur une plateforme d’IA nommée Enerfy, lancée en 2014) qui permet par exemple d’anticiper l’éventualité d’accidents de la route. Elle vous incite à installer un boîtier dans le véhicule, relié à une application sur le smartphone. Ce boîtier, affirme la société, peut déterminer en temps réel si votre conduite peut amener un accident. La conséquence est évidemment importante pour les conducteurs mais aussi pour les InsurTechs, Greather Than affirme pouvoir réduire de 38% le nombre d’accidents de la route. En clair, elle veut passer par les assureurs pour préconiser sa solution. Un conducteur qui utilise sa solution se verrait par exemple offrir une réduction de 17% sur le prix de son assurance. Une révolution pour le monde de l’assurance En plus de la technologie, Greather Than propose un modèle de calcul inédit, basé sur les remontées du boîtier et non pas sur les données passées. Une révolution pour le monde de l’assurance. Son système permettrait également de mieux analyser et de maîtriser la consommation d’essence, les émissions de CO2, la vigilance au volant etc… Toutes formes de données issues de la conduite. Une approche différente de celles des constructeurs ou des fabricants de pneus concentrés sur les données montrant l’état du véhicule. Greather Than passe des contrats avec des partenaires, c’est déjà le cas dans les pays de l’Europe du nord. Elle fait état d’accords avec la branche irlandaise de Zurich Insurance et avec le loueur allemand Six. Greather Than affirme que sa solution d’intelligence artificielle réalise plus de 300 milliards d’analyses par jour. À partir de ces informations, elle a élaboré plus de 400 millions de profils de conducteurs référents, selon elle, ce serait la plus importante base de données de ce type au monde. La société est cotée à Stockholm, au Nasdasq First North.

CES 2019 : le chinois Baidu réplique à Amazon et Google

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CES 2019 : le chinois Baidu réplique à Amazon et Google
Il y a trois jours, en ouverture du CES de Las Vegas, Amazon annonçait que son assistant personnel, Alexa, était implanté dans 100 millions d’appareils, Google en prévoit un milliard d’ici la fin du mois. Dans cette gué-guerre des chiffres, il manquait l’essentiel, le chinois Baidu (moteur de recherche). Il vient d’annoncer fièrement (sur son compte Weibo, le twitter chinois) que son assistant, DuerOS, était présent dans 200 millions d’appareils. DuerOS fait partie d’une stratégie récente et forte de Baidu pour développer son assistant vocal.Il aurait doublé ses implantations en quelques mois, avec 90 nouvelles depuis le mois de juin dernier. Au mois de novembre, la société annonçait que 35 millions de périphériques utilisaient DuerOS. La stratégie est donc comparable à celle d’Amazon, qui a son propre assistant, Echo, mais le vend en OEM à d’autres fabricants. Selon Reuters, Baidu développe son assistant vocal avec beaucoup moins de partenaires qu’Amazon. Ce dernier mobilise 56 000 compétences et 4 500 marques différentes, Baidu 800 compétences et 85 marques. Mais Baidu compte d’autres atouts. Son assistant vocal de navigation a été activé par 140 millions d’utilisateurs au mois d’octobre dernier. Et sa lutte sur son territoire national, contre Alibaba et Xiaomi, lui aurait été très favorable, selon le cabinet d’études Canalys. Il aurait réussi à percer le duopole en Chine avant de vouloir s’attaquer aux américains. Les véhicules connectés dans le viseur Baidu veut également déployer DuerOS dans les appareils électro-ménagers et dans les véhicules autonomes (avec un système nommé Apollo qui compte 130 OEM, fournisseurs de pièces détachées et autres formes de partenaires). Volvo et Ford sont intéressés par un partenariat de même que Azure Cloud à l’international. Rappelons tout de même que si les assistants vocaux chinois veulent se développer à l’étranger, les acteurs américains, Alexa (Amazon) et Assistant (Google) n’ont pas le droit d’évoluer en Chine.

CES 2019 : La Poste, elle aussi, présente son assistant, Adel

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CES 2019 : La Poste, elle aussi, présente son assistant, Adel
Et toc ! Il n’y a pas que Google, Amazon, Baidu, et autres Apple sur le marché des assistants vocaux . Désormais, il faut compter sur notre bonne vieille Poste qui s’est fait plus qu’un lifting, elle dispose d’une direction de l’innovation et d’une filiale dédiée Docapost. Ensemble et avec un opérateur de cliniques privées, Elsan, ils ont présenté au CES Adel (Assistant Digital ELsan), un assistant vocal spécialisé sur la e-santé, l’un des domaines d’investissement et d’innovation principaux de La Poste. Adel répond à trois questions principales : la pré-admission, la préparation de l’intervention, le suivi post-opératoire. C’est une première version. Elle est disponible dans trois cliniques Elsan à Bordeaux, Vannes et Nantes. Adel doit favoriser le parcours de soin, donc l’accompagnement personnalisé du patient par l’équipe médicale, en amont et en aval de la période de soins. Les informations devraient être mieux partagées entre patients et médecins. Accompagner un million de patients d'ici 2020 L'objectif des deux partenaires est d'accompagner un million de patients d'ici 2020 avec Adel. Un partenariat annoncé au mois de juin dernier lors du salon VivaTech, il débouche donc sur un résultat visible et un déploiement en cours. Pour La Poste, il s’agit de s’orienter encore plus fortement vers des services de proximité et vers la e-santé. Sa filiale Docapost est le premier hébergeur de santé en France avec 45 millions de dossiers pharmaceutiques et d’assurés. Elle travaille sur plusieurs partenariats concernant le parcours de santé. Egalement annoncé au CES de Las Vegas, l’un de ces partenariats noué avec Cerba Healthcare, réseau de laboratoires biologiques, vise à rendre accessibles les résultats d’un examen par le médecin et son patient, au sein de l’appli La Poste eSanté.

L’IA va structurer l’avion de combat du futur

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L’IA va structurer l’avion de combat du futur
Le ministère des Armées vient d’annoncer un 1er lot d’études pour l’avion de combat du futur, attribuées à 19 projets, eux-mêmes proposés par des acteurs de taille très diverse. L’IA est l’axe principal pour cet avion de combat qui doit entrer dans un « système aérien cognitif », tout un programme. Un peu de rappels et de sémantique tout d’abord. Cet avion de combat est cadré dans un projet nommé « Man Machine Teaming » (MMT) porté par la Direction générale de l’armement (DGA) et animé par Dassault Aviation et Thales. Il doit définir le système de combat aérien futur (SCAF). Deux points importants. D’abord, le projet va associer de nombreuses entreprises françaises, PME et ETI, aussi bien que des grands groupes, des startups ou des laboratoires. Le quart des études sera confié aux laboratoires, ETI-PME innovantes et startups spécialisées dans l’intelligence artificielle, la robotique et les nouvelles interfaces hommes / machine. Autre point essentiel pour bien comprendre le projet, il se répartit en six axes de développements technologiques : Assistant Virtuel & Smart Cockpit, Interactions, Gestion de la Mission, Capteurs Intelligents, Services Capteurs et Mise en Œuvre & Soutien. On trouvera en fin d’article, la liste des attributaires, répartis dans les six axes, annoncée hier par le ministère des Armées (*). Une relation Homme-Machine élargie et repensée Ce projet repose à tout point de vue sur l’IA. On peut lire dans la présentation : « Le principe … est de doter les différents systèmes-machines de d’avantage d’autonomie et d’intelligence artificielle au service d’une relation Homme-Machine élargie et repensée. Dans cette perspective, ces systèmes intelligents ne se limiteraient plus seulement à la simple exécution des actions demandées par un opérateur. Ils permettraient un travail collaboratif qui rendrait les actions et décisions des opérateurs plus efficaces et performantes tout en économisant les ressources mentales et physiques de ces derniers ». Ce schéma d’élaboration de l’avion de combat a été présenté à l’écosystème industriel lors d’un séminaire organisé à Palaiseau le 1er juin. Il a abouti à 250 propositions venues des industriels, 50 étant présélectionnées fin juin. Des propositions analysées par les industriels et la DGA, 19 projets ont été finalement retenus pour des durées allant de 6 à 18 mois. Ils impliquent 8 ETI et PME, dont 4 startups, ainsi que 10 laboratoires, issus de 6 régions françaises différentes, se félicite le ministère. (*) Liste des attributaires : Assistant virtuel et smart cockpit : Craft AI, PME, Paris (75) LIMOS, Université Clermont Auvergne, Clermont Ferrand (63) EA4T, PME, Talence (33) Interactions : ISAé, Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace, Toulouse (31) IMT Atlantique, Institut Mines Télécom, Brest (29) CNRS LORIA, Vandoeuvre-les-Nancy (54) Floralis-UGA (Université Grenoble Alpes) Filiale, Gières (38) Vocapia Research, Orsay, PME (91) Gestion de la mission : Delfox, PME, Bordeaux (33) Probayes, filiale du groupe La Poste, Montbonnot (38) Elter, PME, Toulouse (31) Capteurs intelligents : ONERA, Office National de Recherche Aerospatial, CADLM, PME, Wissous (91) IMT Atlantique, Institut Mines Télécom, Brest (29) IMS, Institut polytechnique de Bordeaux (33) Services capteurs : Magellium, Toulouse, ETI (31) ENIB, Ecole nationale d’ingénieurs de Brest, Plouzané (29) Mise en œuvre et soutien : CIMPA, filiale de SOPRA STERIA Catie, PME, Talence (33)

Interview-vidéo : l'IA au service des commerciaux ?

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Interview-vidéo : l'IA au service des commerciaux ?
L’IA est aussi une buzz, « un tampon apposé facilement » comme l’explique Stéphane Py, directeur commercial de Nomination dans notre nouvelle interview-vidéo. Pour en avoir le cour net, cette société a élaboré un Livre Blanc qui explique clairement ce qu’est l’IA et, par exemple, quelles étapes de la vente seront impactées, ou bien quelle performance sera favorisée. Le Livre Blanc s’interroge finalement pour savoir si l’IA est une opportunité ou une menace dans les entreprises. En fait, les niveaux de maturité de sont pas les mêmes. Mais les questions affluent, souvent sur la question de l'emploi. Par exemple : l’IA prendra-t-elle une partie du travail des commerciaux ? Stéphane Py répond et le Livre Blanc fournit plusieurs diagrammes, également présents dans la vidéo : https://www.2051.fr/videos

Podcast n°3 : le CES de Las Vegas, ses startups, ses assistants perso.. et ses puces

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Podcast n°3 : le CES de Las Vegas, ses startups, ses assistants perso.. et ses puces
Pour notre podcast n°3, dédié uniquement à l’IA, nous n’avions que l’embarras du choix des sujets, mais évidement le sommaire s’est orienté vers le fameux CES de Las Vegas. Livrer une synthèse ou des grandes tendances serait un peu présomptueux, nous avons flashé sur quatre sujets : . Une startup, Datavaloris, française mais qui se développe là-bas. Décidément c’est une manie (Dataïku fait pareil), . Un grand acteur, nous avons choisi La Poste plutôt qu’un opérateur venu du privé, tellement ce groupe se transforme et réussi à livrer un produit annoncé il y a six mois seulement : l’assistant personnel Elsan, dédiée à la e-santé. Il est opérationnel. . Une bataille de chiffres sur les assistants personnels, Amazon annonce être présent dans 100 millions de terminaux, pas beaucoup par rapport à Apple et Google, mais lui Amazon n’est pas de fait dans des smartphones et il peut détailler ses OEM. Intéressant comme polémique. . Enfin, si vous en avez un peu assez du buzz sur l’IA intéressez-vous aux puces, aux techno qui sont derrière comme celles que proposent Nvidia ou Intel. Bonne écoute, à la semaine prochaine pour le n°4 : https://www.2051.fr/podcasts/episode/c1fec929/ia-pas-de-temps-a-perdre-3

Les américains veulent règuler l’IA… mais ne savent pas comment s’y prendre

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Les américains veulent règuler l’IA… mais ne savent pas comment s’y prendre
Des think tank et un sondage montrent qu’aux Etats-Unis, l’intelligence artificielle fait débat, du moins sa version profonde, explique la revue du MIT. En 2018 déjà, plusieurs controverses importantes impliquant l’IA ont servi de sonnette d'alarme pour les technologues, les décideurs et le public. La technologie nous a peut-être apporté des progrès appréciables dans de nombreux domaines, mais elle peut également échouer de manière catastrophique lorsqu’elle est construite de façon bâclée ou appliquée sans précaution, estime la revue. Explications. Une étude du Center for the Governance of AI et de l’institut Future of Humanity de l’Université d’Oxford explique que les Américains soutiennent de manière mitigée le développement continu de l’intelligence artificielle et qu’ils sont majoritairement d’accord pour dire qu’elle devrait être réglementée. Pour Allan Dafoe, directeur du centre et coauteur du rapport : «Il n’existe actuellement aucun consensus en faveur du développement de l’IA avancée, ni du fait que c’est bon pour l’humanité. Cette opinion pourrait faire en sorte que le développement de l'IA soit considéré comme illégitime ou provoquer des réactions politiques défavorables à son développement. » Il est donc clair que les décideurs aux États-Unis et dans le monde doivent mieux comprendre les préoccupations du public et savoir comment y répondre. Voici quelques-unes des principales conclusions du rapport : . Les américains ne sont pas sûrs que l’IA est une bonne chose : Bien qu’une majorité d’Américains soutienne qu’ils ne s’opposent pas au développement de l’IA, il n’y a aucun consensus fort dans un sens comme dans l’autre. Les Américains ont des opinions mitigées sur le développement de l'IA : 28% ni ne soutiennent ni ne s’opposent, 28% également soutiennent un peu, 13% soutiennent fortement, 13% s’opposent un peu, 9% s’opposent fortement, 10% ne savent pas. . Un pourcentage plus élevé de répondants pense également que l'intelligence artificielle plus poussée (celle qui effectuerait presque toutes les tâches économiquement pertinentes aujourd'hui mieux que l'homme), ferait plus de mal que de bien à l'humanité. De plus en plus d'Américains, 22%, pensent qu'une telle évolution de l'intelligence artificielle sera nuisible, 12% extrêmement mauvaise, 21% sont neutres, 21% la juge équilibrée, 5% lui sont extrêmement favorable, 18% restent sans opinion. La confidentialité des données Lorsqu'on leur a demandé de classer leurs préoccupations spécifiques, ils ont indiqué que l'affaiblissement de la confidentialité des données et la sophistication accrue des cyberattaques figuraient au premier plan. Les armes autonomes ont suivi de près en importance, mais ont été classées avec une probabilité plus faible d’impact à grande échelle. Surtout, les Américains veulent une meilleure gouvernance de l’IA. Plus de 8 Américains sur 10 estiment que l'IA et la robotique doivent être gérés avec soin : 52% sont entièrement d’accord avec ce jugement et 30% ont tendance à être d’accord. 5% sont plutôt en désaccord, 1% en total désaccord, 12% de savent pas. Personne n'a la majorité C’est plus facile à dire qu’à faire parce qu’ils ne font pas non plus confiance à une entité en particulier pour assumer ce rôle. Parmi les différentes options présentées par des agences fédérales et internationales, des entreprises, des organisations à but non lucratif et des universités, aucune n’a reçu plus de 50% de confiance de la part des personnes interrogées pour développer et gérer de manière responsable l’IA. Les chercheurs militaires et universitaires américains ont toutefois bénéficié de la plus grande confiance, tandis que les entreprises de haute technologie et les organisations à but non lucratif (exemple : OpenAI) ont davantage de confiance que les acteurs gouvernementaux pour la réguler. «Je crois que l'intelligence artificielle pourrait être un avantage énorme», estime Allan Dafoe. Mais le rapport montre un obstacle majeur pour y parvenir : « Vous de

L’Europe lance sa plateforme IA, coordonnée par Thales

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L’Europe lance sa plateforme IA, coordonnée par Thales
Sous le joli nom de AI4EU (Artificial Intelligence for European Union) l’Union européenne vient d’annoncer sa plateforme d’intelligence artificielle. Une structure à la demande, qui va regrouper les ressources disponibles dans l’Union européenne en matière d’IA, elles seront alors accessibles par toutes les organisations, publiques ou privées, qui en auront besoin. La plateforme fonctionne en mobilisant un écosystème d’acteurs européens. C’est Thales qui va identifier et coordonner ces partenaires et le projet. Annoncée au mois d’avril dernier, la plateforme sera opérationnelle courant 2019. Le projet est mené sur trois ans, il est financé à hauteur de 20 millions d'euros par l’Union européenne. Actuellement, Thales a fédéré 79 partenaires, issus de 21 pays et va mettre sur la plateforme ses propres éléments : outils, composants, modules, connaissances, algorithmes et exemples d'utilisation. L’Europe veut également, par cette plate-forme, inciter les européens à adopter plus fortement l’IA. La plateforme fournira des cours de perfectionnement en intelligence artificielle. Elle va aussi assurer l’accompagnement des utilisateurs de la plateforme et « favoriser le partage, l'usage et la valorisation de nouvelles solutions dans des domaines structurants de l'économie européenne que sont la robotique, la santé, les médias, l'agriculture, les nouveaux senseurs (IoT) et la cybersécurité ». Tout est fait pour que les PME, les administrations publiques et les entreprises non technologiques utilisent facilement l‘IA. Fidèle à ses principes, l’Union européenne met également en place un observatoire éthique et sociétal sur l’IA. Vers un agenda européen sur l'IA L’Europe veut investir 1,5 milliard d'euros dans l’IA pour la période 2018-2020 dans le cadre du programme Horizon 2020. Mais l’ensemble des investissements publics et privés dans l'UE devraient atteindre au moins 20 milliards d'euros d'ici à la fin de 2020. La Norvège et la Suisse sont associés à ce programme, réaffirmé au mois de décembre dernier avec quatre priorités : les investissements, la mise à disposition de données, l’émergence de talents, la garantie d’une confiance. L’Europe a également définir un agenda stratégique sur l'IA. L’annonce de cette plateforme est évidemment un succès pour l’entreprises française Thales, qu’on ne s’attendait peut être pas à voir sur ce terrain et à un niveau aussi élevé. Mais l'IA est l'un de ses fers de lance. Son Pdg Patrice Caine, s’en expliquait dans l’Usine Nouvelle à l’automne dernier, précisant que Thales est effectivement un acteur à part, « compte tenu de son exposition à des métiers où la vie humaine est en jeu. C’est pour cela que nous faisons aussi de la recherche fondamentale sur l’IA ». Autrement dit, c’est parce que Thales sait traiter des cas extrêmes, où la vie est en jeu, qu’il ne peut laisser planer aucune incertitude dans l’utilisation d’un algorithme. La société souhaite d’ailleurs arriver à une certification des logiciels d’IA d’ici cinq à dix ans. Thales expérimenté sur l'IA Thales travaille sur l’IA dans un autre domaine, qu’elle connaît bien, les avions. Elle vient d’implanter à Toulouse un « Innovation hub » avec de petites équipes d’ingénieurs, les « squad », chargées d’élaborer en peu de temps un projet. Cette structure travaille en open innovation avec l’éco-système local. Parmi les sujets, celui du cockpit de l’avion du futur est central et passe par l’intelligence artificielle. Thales utilise également de l’IA pour ses solutions de cybersécurité. On comprend mieux le choix de l’Union européenne en faveur de cet acteur clé de marchés sensibles (aviation, cybersécurité) pour coordonner les ambitions européennes en matière d’IA.

Interview-vidéo : Heuritech fait du deep learning avec de l’image

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Interview-vidéo : Heuritech fait du deep learning avec de l’image
Originale, très originale même, la société Heuritech qui s’exprime dans cette interview-vidéo par la voix de son CTO et co-fondateur, Charles Ollion. Créée en 2013, elle fait ses débuts comme société de services informatiques. Fin 2016, elle opte pour une spécialisation marché, en prenant le créneau de la mode. Elle travaille désormais pour de grands noms comme LVMH et Dior. Heuritech a une autre originalité, technologique celle-ci, en passant par le deep learning des images. Par exemple sur Instagram, elle repère des images de sacs à main ou de T-shirt et les analyse, ou en analyse une partie pour déduire les tendances de la mode. Sac à main ou pas sac à main ? A partir de ces images (elle en scanne 2 millions par jour !), elle constitue un vivier de données sur la mode, qui permettent à ses clients d’anticiper leurs ventes. Elle analyse d’autres sources comme les blogs, nombreux sur ce sujet et tres influents. L'interview-vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=X98qCTyslbQ

Les réseaux de neurones de type GAN se rapprochent de l’intelligence humaine

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Les réseaux de neurones de type GAN se rapprochent de l’intelligence humaine
A l’intérieur de la catégorie réseaux de neurones, existent des réseaux génératifs (capables de produire eux-mêmes des données) et contradictoires (Generative adversarial networks en anglais, les GAN). Ils sont composés de deux réseaux de neurones artificiels, le Générateur (qui crée des images) et le Discriminateer (qui confronte ces design à la réalité et peut dire s’ils sont réels ou ont été produits par le Générateur). Ces deux réseaux entretient donc une relation contradictoire et ne sont pas supervisés dans leur entraînement, ils sont donc très évolués. Ces GAN sont responsables de la création du premier tableau d'intelligence artificielle jamais vendu lors d'une vente aux enchères et de la superposition de visages de célébrités sur le corps de stars du porno ! Ils travaillent en opposant deux réseaux de neurones afin de créer des sorties réalistes basées sur ce dont ils se nourrissent. Exemples : si vous leur donnez une grande quantité de photos de chiens, ils peuvent créer de tout nouveaux chiens, si vous leur donnez beaucoup de visages, il peuvent créer de nouveaux visages. Les chercheurs du laboratoire d'IA du MIT et d'IBM Watson ont réalisé que les GAN étaient un outil puissant, car ils décrivent ce qu'ils «pensent». ils pourraient donner à l'homme un aperçu de la manière dont les réseaux de neurones apprennent et raisonnent. C’est ce que la communauté de la recherche au sens large cherche depuis longtemps et cela devient de plus en plus important avec notre recours croissant aux algorithmes. Des groupes de neurones autonomes Les chercheurs ont donc commencé à sonder les mécanismes d’apprentissage d’un GAN en lui fournissant diverses photos de paysages : arbres, herbe, bâtiments et ciel. Ils voulaient voir si le GAN apprendrait à organiser les pixels en groupes sensibles sans se faire expliquer comment. Étonnamment, au fil du temps, il l'a fait. En allumant et en éteignant divers «neurones» et en demandant au GAN de décrire ce qu’il en pensait, les chercheurs ont par exemple découvert des groupes de neurones distincts qui avaient appris à représenter un arbre. D'autres groupes représentaient de l'herbe, d'autres encore représentaient des murs ou des portes. En d'autres termes, il avait réussi à regrouper les pixels de l'arbre avec les pixels de l'arbre et les pixels de la porte avec les pixels de la porte, quelle que soit la manière dont ces objets changeaient de couleur d'une photo à l'autre dans le kit de formation. «Ces GAN sont des concepts d'apprentissage qui rappellent de très près les concepts auxquels les humains ont donné des mots», explique David Bau un doctorant du MIT qui a travaillé sur le sujet. Une grande révélation pour l'équipe de recherche De plus, le GAN semblait savoir quel type de porte peindre en fonction du type de mur représenté dans une image. Il peindrait une porte de style géorgien sur un bâtiment en brique à l'architecture géorgienne, ou une porte en pierre sur u

Le chinois Xiaomi investira 1,5 milliard de dollars dans l'IA pour l’IoT

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Le chinois Xiaomi investira 1,5 milliard de dollars dans l'IA pour l’IoT
Tout le monde connaît Xiaomi comme fabricant de smartphones. La société est également très investie dans les appareils intelligents : montres connectées, tablettes, manettes de jeu, sans oublier les équipements pour la maison, box, caméras, TV intelligentes, valises et scooters intelligents … et son assistant personnel le Mi AI Speaker (qui ne fonctionne pour le moment qu’en mandarin). Tous ces dispositifs intelligents sont l’axe de développement principal de la société qui va investir 1,5 milliard de dollars dans les cinq prochaines années dans l’intelligence artificielle. Ce que son Pdg Lei Jun, nomme l’AIoT, contraction d’AI et d’IoT. C’est par ce biais (et par la conquête de l’Europe) que Xiaomi va assurer sa croissance. Le marché mondial des smartphones est ralenti, chacun attend l’arrivée de la 5G. E Xiaomi, introduit en bourse au mois de juillet dernier, doit donner régulièrement des gages de croissance. Etre la plus grande dans le domaine de l’IoT La priorité donnée à l’IA n’est pas tout à fait une surprise chez Xiaomi. La société en utilise dans ses smartphones, pour ses technologies photo et ses haut-parleurs intelligents. Désormais, elle veut devenir la plus grande société mondiale dans le domaine de l’IoT en connectant 132 millions d’appareils intelligents (en dehors des smartphones), 20 millions d’entre eux étant actifs chaque jour, indique la société. Avec l’AIoT, Xiaomi veut créer un écosystème d'appareils connectés. Les AIoT seront intelligents, fonctionneront sur des systèmes automatisés et pourront apprendre les habitudes des utilisateurs (comme l’allumage de la lumière une fois rentré chez soi). Ils sont combinés aux dispositifs Xiaomi Smart Home.

Webinaire : Linedata balise le chemin vers l’IA

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Webinaire : Linedata balise le chemin vers l’IA
Un certain flou règne encore sur l’IA en entreprise. Les technologies sont mal appréhendées ou l’attentisme trop fort. Bref, malgré un foisonnement d’initiative, le sujet n’est pas encore bien cadré par les DSI soumis à de fortes contraintes : réduire les budgets tout en investissant dans l‘innovation. L’éditeur Linedata, spécialiste de la finance, veut dissiper ces incertitudes. Dans ce webinaire, Bertrand Cocagne, responsable projets, innovation chez Linedata remet les choses en place. D'abord, pour rappeler l’histoire d l’IA depuis une vingtaine d’années. Ensuite, pour montrer les cas d’usage dans ce secteur qu’il connaît bien, la finance : les prévisions et le scoring, la détection des fraudes, la fidélisation, la complainte. Enfin, il montre le chemin tel que l’envisage Linedata pour justement dissiper le flou et amener les DSI à mettre en oeuvre des projets d’IA dans leur cadre technologique existant et avec leurs contraintes. A écouter : https://www.youtube.com/watch?v=sopHmDdBHxs

IA et santé : la reconnaissance faciale et l'IA peuvent identifier des troubles génétiques rares

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IA et santé : la reconnaissance faciale et l'IA peuvent identifier des troubles génétiques rares
Dans un futur proche, un bilan médical standard pourrait comprendre un scanner de reconnaissance faciale. En particulier pour les troubles génétiques, ce qui peut potentiellement accélérer les diagnostics cliniques. C’est une étude publiée ce mois-ci dans la revue Nature Medicine qui le précise tout en dressant des garde-fous. Une société américaine, FDNA, a publié de nouveaux tests de son logiciel DeepGestalt. Tout comme les logiciels de reconnaissance faciale classiques, la société a formé des algorithmes en analysant un jeu de données de visages. Elle a collecté plus de 17 000 images couvrant 200 syndromes différents à l'aide d'une application pour smartphone développée sous le nom de Face2Gene. Dans deux premiers tests, DeepGestalt a été utilisé pour rechercher des troubles spécifiques : syndrome de Cornelia de Lange et syndrome d’Angelman. Ce sont deux troubles complexes qui affectent le développement intellectuel et la mobilité. Ils affichent également des traits faciaux distincts, comme des sourcils arqués qui se rejoignent au milieu pour le syndrome de Cornelia de Lange, et une peau et des cheveux exceptionnellement clairs pour le syndrome d'Angelman. Précis à plus de 90% DeepGestalt a été précis à plus de 90%, contre environ 70% sur des tests similaires, lorsqu’il a été chargé de faire la distinction entre les images de patients qui présentent l’un ou l’autre des syndromes de manière aléatoire. Lorsqu’il a été testé sur 502 images montrant des personnes présentant 92 syndromes différents, DeepGestalt a su identifier 10 syndromes différents dans 90% des cas. Pour une expérience plus complexe, l'algorithme présentait des images d'individus atteints du syndrome de Noonan et était invité à identifier laquelle des cinq mutations génétiques spécifiques pouvait en être la cause. Ici, le logiciel était légèrement moins précis, avec un taux de réussite de 64%, mais il donnait néanmoins de bien meilleurs résultats que le taux de 20% obtenu en essayant de deviner le syndrome. Des algorithmes jugés « impressionnants » Cependant, les experts affirment que ce type de tests algorithmiques n’est pas une solution miracle pour identifier les troubles génétiques rares. Dans le cas de la découverte de mutations génétiques spécifiques, le Dr Bruce Gelb, professeur à la faculté de médecine Icahn du mont Sinaï et expert du syndrome de Noonan, a déclaré que la réponse définitive par un test génétique serait plus utile. « Il est inconcevable pour moi de ne pas envoyer les tests en panel et de ne pas savoir lequel il s'agit », tout en reconnaissant que les algorithmes étaient « impressionnants ». FDNA semble au courant de ces lacunes et considère DeepGestalt comme un «outil de référence», un outil qui, comme tout autre logiciel utilisant l’IA, aiderait et non remplacer les diagnostics humains. Christoffer Nellåker, expert du domaine à l&#

Cybersécurité : oui à l’IA, mais sous le contrôle des RSSI

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Cybersécurité : oui à l’IA, mais sous le contrôle des RSSI
Le Cesin, qui regroupe les responsables en sécurité informatique des grandes entreprises françaises, publie son baromètre annuel réalisé par OpinionWay (174 réponses sur 498 entreprises). Comme toujours on y retrouve des avis et des tendances clés. Pour le sujet qui nous intéresse ici, l’IA, le baromètre remarque que 6% des RSSI ont mis en place des solutions liées à l’IA et « cela a été déterminant dans leur choix de produit », 17% l’on fait sans que cela soit déterminant dans le choix du produit, 33% envisagent une solution fondée sur l’IA. 44% n’ont pas de projet lié à l’IA. Ces premiers chiffres sont corrigés par la question suivante, où il est demandé aux RSSI la place qu’ils accordent à l’intervention humaine par rapport à utilisation de l’IA. 45% d’entre eux seraient prêts à laisser une solution à base d’IA décider à leur place. 55% sont d’un avis opposé, 6% avec un « non » catégorique « jamais l’IA ne décidera à la place des experts humaines », 49% car les solutions ne sont pas assez matures. Donc un « non » catégorique et un autre plus pragmatique. Huit entreprises sur dix sont touchées chaque année En dehors de ce chapitre IA, le baromètre du Cesin revient sur le grand thème des menaces pour montrer ce que vivent les grandes entreprises. Avec un constat fort : les cyber-attaques ont un impact de plus en plus décisif. Le nombre de ces attaques tend à se stabiliser, mais huit entreprises sur dix sont touchées chaque année. Et l’impact sur le business est encore plus fort, progressant de 10 points par rapport à l’édition précédente, 59% des grandes entreprises l’ont subi. Cet impact sur le business se retrouve dans cinq éléments : le ralentissement de la production (26%), l’indisponibilité du site web pendant une période significative (23%), des retards de livraison chez les client (12%), une perte de chiffre d’affaires (11%), un arrêt de la production pendant une période significative (9%). Risques : le shadow IT arrive en tête Grand classique du baromètre, le classement des attaques place en tête le phishing (73%), suivi de l’arnaque au président qui touche une entreprises sur deux, troisième point : l’infection par un malware et un cryptolocker ou un ransomware. Quant au risque le plus répandu, le shadow IT, il arrive en tête chez 64% des répondants, suivi des vulnérabilités résiduelles permanentes et de l’erreur de manipulation d’un salarié. Le Cesin insiste (comme dans les précédentes éditions) sur le risque présenté par le cloud et l’IoT. Ce qui ne fera pas plaisir au marketing des fournisseurs IT, mais ce n’est pas le but. 89% des RSSI disent même opter en matière de cloud pour des sécurisé supplémentaires, par rapport à celles proposées par leurs « chers » fournisseurs. L’élément le plus inquiétant vient de la confiance mi

Microsoft fonce vers l’IA en passant par les secteurs verticaux

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Microsoft fonce vers l’IA 
en passant par les secteurs verticaux
Chacun sa méthode. Microsoft a livré la sienne, pour aller vers l’IA l’éditeur va nouer des partenariats dans différents secteurs d’activité. Cinq précisément : agro-alimentaire, santé, environnement/énergie, finances, transports. Hier, il a mis en valeur l’agro-alimentaire et un partenariat noué avec InVivo. C’était la conférence de rentrée de Microsoft, mais au lieu du traditionnel découpage en annonces produits, Microsoft, qui renouvelle sa communication, met en avant le cloud et l’IA et sur ce dernier point fait parler ses premiers clients. L’idée est de faire progresser l’agriculture dite « de précision ». InVivo veut par exemple utiliser des outils connectés comme les drones et les stations météo et évidemment collecter des données qui seront ensuite utilisées pour préciser certaines actions des agriculteurs. InVivo fédère 300 000 agriculteurs à travers 201 coopératives. Il compte également deux filiales, DigitalFactory et Smag (éditeur), le groupe a donc le potentiel et déjà des experts sur le sujet. L’Inria partenaire de Microsoft sera également de la partie. Une place de marché agri sur Azure Microsoft perfectionne son dispositif IA avec le recrutement de 11 nouvelles startups IA, sa IA Factory en compte déjà 27, logées à Station F. De son côté, InVivo prépare une place de marché agricole qui sera hébergée sur Azure de Microsoft. C’est donc un ensemble de partenaires qui se met en place. Microsoft avec son cloud et ses compétences IA. InVivo avec sa puissance, sa filiale Smag spécialiste des logiciels pour l’agriculture (de l’agriculteur aux conseillers), avec le passage en 2019 vers la mobilité et le cloud.

Le Royaume-Uni incité à se rapprocher de la Chine !

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Le Royaume-Uni incité à se rapprocher de la Chine !
Il récidive. Le Dr Kai-Fu Lee avait semé l’émoi dans une interview au Financial Times, que nous avions traduite, où il estimait qu’entre les Etats-Unis et la Chine, la bonne vieille Europe ne pesait pas lourd, de toute façon elle n’avait jamais fait d’étincelle et ne serait jamais un géant du numérique, tout juste bonne à faire de l’éthique. Ancien patron de Google China, c’est un américain, président de Sinovation Ventures, mais basé à Pékin. Cette fois il lance un nouveau pavé dans la marre de l’IA, dans les colonnes du Daily Telegraph, en conseillant aux britanniques de se rapprocher de la Chine pour exister un peu. Pour lui, « il est de la plus haute importance que le Royaume-Uni dirige le programme aux côtés des États-Unis et de la Chine. Avec des instituts de recherche de classe mondiale, une culture entrepreneuriale créative et certaines des plus grandes entreprises d'IA du monde produisant des percées d'importance mondiale, le Royaume-Uni est bien placé pour continuer à jouer un rôle de premier plan sur la scène mondiale ». Le Dr Kai-Fu Lee ne se contente pas d’écrire, il voyage et se paye cette semaine une tournée dans les universités britanniques. D’abord, explique-t-il pour découvrir des idées et des talents nouveaux. Deuxièmement, pour plaider « pour un alignement beaucoup plus étroit entre l'écosystème de l'IA britannique et l'opportunité énorme que la Chine offre comme marché ». Rappelant au passage que la société anglaise Deepmind avait battu le champion du monde de l’ancien jeu de société Go en utilisant son programme AlphaGo en 2016 ce qui avait beaucoup impressionné en Chine où des millions de personnes regardent les matches d'AlphaGo en direct. Dans la Chine ancienne, Go représentait un jeu sacré. Pour Kai-Fu Lee c’est clair, si le Royaume-Uni veut rester un pôle de recherche de premier plan en matière d’IA, il devra de plus en plus créer des ponts avec ses homologues chinois. « Le nombre d’utilisateurs chinois extrêmement engagés et les vastes océans de données signifient que le marché est prêt à exploiter les recherches de pointe menées au Royaume-Uni. La combinaison des avantages du Royaume-Uni dans les domaines universitaire, de la rigueur scientifique et de l’innovation et de l’énorme marché chinois générera des avancées économiques et sociétales indescriptibles des deux côtés. Le défi pour le Royaume-Uni sera de regarder vers l'est et de trouver le courage de collaborer ».

IA : prévisions 2019, téléchargez notre eBook !

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IA : prévisions 2019, téléchargez notre eBook !
Téléchargez notre eBook : IA Prévisions 2019 Nous avons regardé de près les prédictions faites sur l’intelligence artificielle par des cabinets conseil ou au travers d’études plus générales sur l’évolution du numérique. Le ton est quand même moins euphorique qu’un an auparavant. L’IA avait besoin de revenir sur terre, des produits grands publics et des expériences en entreprisese émergent. Beaucoup de grands acteurs du marché se mobilisent pour que l’IA entre dans la reéalité, surtout celle des entreprises, et évite comme les crypto-monnaies ou la blockchain de se faire un peu trop attendre. Nous vous proposons une synthèse des ces prévisions 2019, essentiellement anglaises ou américaines. 1/ Les 6 priorités pour les chefs d’entreprise 2/ L’évolution pour le grand public 3/ Des entreprises moins attentistes ? 4/ Sécurité : l’IA dans les attaques 5/ De plus en plus ou de moins en moins de startups IA ? 6/ L’année de l’éthique dans l’IA. Téléchargez notre eBook : IA Prévisions 2019

IA et emploi : la France compte trop sur les autres

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IA et emploi : la France compte trop sur les autres
L’intelligence artificielle peut aussi créer des emplois en France. En fait, deux mouvements s’amorcent. L’un de création avec les fameux labs que les géant mondiaux de la tech créent en France et l’autre qu’il faudrait encourager par notre dynamique interne, encore insuffisante. C’est une enquête mondiale menée par la société UiPath et publiée par L’Opinion qui l’explique. UiPath est un spécialiste du RPA (automatisation de processus robotisés) américain, d’origine roumaine, ce détail a son importance. La société est valorisée aux environs de 3 milliards de dollars. Pour mener son enquête, elle a dépouillé 30 000 offres d’emplois dans 15 pays mentionnant l’intelligence artificielle ou le machine learning. Les résultats ? En nombre d’offres publiées, la France est septième, derrière, par ordre décroissant : la Chine, les Etats-Unis, le Japon, l’Inde, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Mais en proportion de ces offres, par rapport à la population en âge de travailler, la France...reste septième. La Chine n’est plus 1ère, c’est le Japon, Israël est 2ème, le Canada 5ème. L'Europe de l'Est bien placée Dans ce classement, figurent dans les quinze premiers des pays surprenants comme la Pologne, la Roumanie et la Hongrie, mais ces pays possèdent des personnels bien formés et moins chers qu’ailleurs en Europe. Ils bénéficient donc de délocalisation. Et ont su mettre sur pied de belles entreprises comme UiPath partie s’installer aux Etats-Unis. La France n’est pas larguée, mais reste trop dans le milieu du classement. Elle bénéficie d’investissements de grands groupes mondiaux et d’une puissante recherche avec 286 instituts parlant d’IA et 5 300 chercheurs. Mais, elle a du mal à transformer toutes ces ressources en nouveaux emplois en dehors de quelques entreprises très spécialisées mais de taille réduite.

Engie nous réveille avec l’IA

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Engie nous réveille avec l’IA
Engie organisait ce matin, pour la deuxième fois, son « réveil digital », un petit-déjeuner thématique, consacré cette fois à l’IA. Avec un curieux mélange de philosophes et d’acteurs du marché, de startups et de responsables d’Engie, de rappels historiques et de données techniques. Concernant Engie lui-même, Etienne Gehain directeur de l’innovation digitale, devait rappeler ce que réalisait l’entreprise en matière d’IA. D’abord, elle pratique l’IA depuis longtemps. Avant même que ça ne s’appelle IA, c’était pour la maintenance prédictive de ses centrales électriques en analysant les signaux venus de ses alternateurs. Si le signal est anormal, on peut anticiper le problème. « Aujourd’hui, on intègre le deep learning, on met en oeuvre les architectures qui vont bien, c’est une autre façon de faire de l’informatique, de plus en plus nos plateformes digitales mettent en œuvre des fonctions qui, derrière, mettent en œuvre des architectures utilisant de l’IA. » Beaucoup d’applications chez Engie vont utiliser de l’IA, par exemple pour analyser des images, avec une caméra infrarouge qui scrute les points chauds sur des panneaux et tout ce qui peut indiquer un dysfonctionnement ou montrer qu’il faut remplacer le panneau avant qu’il ne retombe. On peut prendre des photos au sein d’un immeuble, celles d’un extincteur par exemple près d’une sortie de secours, voir s’il est bien droit, pas couché, pas déplacé. Des analyse d’images donc, de voix aussi celles des chatbots d’Amazon ou de Google, pour des applications de proximité. On retrouve en fait de l’IA derrière toute la révolution énergétique en cours. « Ça fait 70 ans qu’on nous promet l’IA pour dans 20 ans » Le réveil digital donne un coup de projecteur sur Engie, mais permet aussi d’analyser l’IA, sans concession aucune. « Ça fait 70 ans qu’on nous promet l’IA pour dans 20 ans » lançait Alban Leveau-Vallier, chercheur en IA et philosophe. La vraie livraison aurait lieu dans cinq ans. Une prise de recul partagée par plusieurs intervenants, « on donne le nom d’IA a tout ce qui n’est pas informatique » glisse un autre. Tout dépend ce qu’on y met. Dans les années 80, la version systèmes experts consistait à prendre la connaissance de quelqu’un ou d’un secteur et à la modéliser. L’IA a retrouvé de la vigueur devenant un buzz avec ses tendances de fond réelles et une écume difficile à dissiper. Seules certitudes, l’IA e peut se faire sans les données, Engie par exemple veut devenir une data driven compagnie et s’emploie à le devenir, l’éthique est une autre composante essentielle pour nous. Pays de chercheurs, la France attire des laboratoires, Facebook et Google en créent avec 40 à 60 collaborateurs chacun, Siemens fait de même.

Interview vidéo : Fred de la compta veut sauver les comptables !

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Interview vidéo : Fred de la compta veut sauver les comptables !
Peu attractive la comptabilité ? En dehors du monde de la transformation digitale ? Pas du tout réplique une jeune startup aux dents longues, Fred de la compta, créée par des comptables pour des experts comptables et leurs clients entreprises. C’est ce qu’explique dans cette interview vidéo Romain Passilly, son CEO. Fred de la compta c’est évidemment une belle histoire, celle d’une startup qui réinvente l’expertise comptable à coups de digital et d’IA. Mais dans ce monde stable par définition, on ne vient pas tout réinventer à coup d’algorithmes. Il faut bien connaître le métier de la comptabilité et les besoins des entreprises. C’est ce que prouve Romain Passilly en détaillant sa démarche. La conclusion est sans appel : on ne va pas remplacer le comptable, mais l’augmenter (au sens IA du terme !). à écouter et voir : https://www.youtube.com/watch?v=O5dK4-FVPpA

IA : la Chine à la traîne des Etats-Unis

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IA : la Chine à la traîne des Etats-Unis
En Chine, 3 entreprises seulement dominent le marché de l’IA et entraînent tout le pays. Cette force est aussi une faiblesse. Ces trois entreprises : Alibaba, Baidu et Tencent (équivalents d’Amazon, Google et Facebook) si elles ne sont pas présentes directement, ont des liens financiers avec les autres acteurs du marché. Leurs ressources financières leur permettent de financer d’autres entreprises. La typologie du marché chinois de l’IA est donc très particulière. Au lieu d’un foisonnement d’entreprises comme dans la Silicon Valley, on observe une domination de la « bande des 3 ». Ils détiennent 53% des 190 plus grandes entreprises du pays et investissent plus que tout autre géant mondial de la tech dans l’IA. Elles dominent l'IT et investissent ailleurs Derrière ces chiffres bruts, on observe, selon le MIT que ces entreprises s’efforcent de se surpasser. Chacune d’elles a un domaine d'expertise principal, Alibaba dans le e-commerce, Baidu dans l'indexation de la recherche et de l'information, Tencent dans les réseaux sociaux. Mais elles se font concurrence dans d’autres secteurs qu’elles investissent. L’ampleur de leurs investissements montre à quel point elles s’inscrivent dans la volonté de la Chine de dominer le monde de l’IA et d'en devenir le leader mondial d’ici 2030. Leur expertise et leur financement déterminent l'orientation et le rythme du développement de la technologie, mais leurs faiblesses sont également là. Les 3 sociétés ont promu une industrie de l'IA extrêmement lourde : de nombreuses entreprises se consacrant uniquement à des applications d'intelligence artificielle mais beaucoup moins au développement des technologies qui les sous-tendent, y compris les algorithmes et les puces de silicium à l'origine des avancées en matière de traitement de l’image ou de la langue. Une vision à court terme Actuellement l’essor de la Chine sur l’IA est stimulé par l’abondance de données disponibles et son laxisme sur le respect de la vie privée. À court terme, ces deux conditions en font un terrain fertile pour des applications d’apprentissage automatique très rentables. Mais le pays est toujours à la traîne des États-Unis dans ses efforts pour étendre les capacités d'IA existantes grâce à la recherche fondamentale. À long terme, cela pourrait limiter la capacité de la Chine à bénéficier de la révolution de l'IA.

Les 9 impacts de l’IA sur la finance

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Les 9 impacts de l’IA sur la finance
L’industrie financière est profondément impactéêe par l’intelligence artificielle. Elle modifie les priorités stratégiques et les rapports de force au sein de l’écosystème. Comment le secteur financier peut-il mieux intégrer l’IA pour se préparer aux changements à venir ? Question posée dans un Livre Blanc du cabinet Deloitte par Julien Maldonato, associé, qui veut aller au-delà du « buzz » et des débats parfois simplistes qu’ilsuscite. Pour lui, l’impact de l’IA sur l’industrie des services financiers peut être résumé en 9 points clés : . Du centre de coûts au centre de profit. Les opérations de back-office utilisant l’IA vont devenir des services externes, avec deux effets principaux : une amélioration accélérée de ces solutions et la nécessité accrue, pour les autres fonctions, de devenir clients de ces solutions. . Un nouveau levier de différenciation. L’IA offre aux organisations de nouvelles manières de se différentier auprès des consommateurs, au-delà de la simple compétition des prix. . Une nouvelle expérience client. L’expérience client sera, à l’avenir, fortement déterminée par l’IA, qui automatisera une grande partie des actions réalisées par les consommateurs et améliorera leurs revenus financiers. . Des solutions collectives aux problèmes communs. Mises en commun, les données permettront l’émergence de solutions collaboratives qui renforceront de manière significative la pertinence, la rapidité et la performance des fonctions non compétitives. A la clé : une plus grande efficience et une sécurité accrue du système financier dans son ensemble. . Un marché qui se polarise. Avec l’IA, deux grands types d’acteurs vont particulièrement tirer leur épingle du jeu : les grands acteurs, qui verront leurs bénéfices augmenter, et les acteurs innovants et agiles, qui verront s’ouvrir de nouvelles opportunités. . De nouvelles alliances autour de la donnée. Au sein d’un écosystème où les acteurs cherchent à obtenir la plus grande diversité de données, les partenariats noués avec les concurrents ou de potentiels concurrents seront essentiels mais comporteront des risques stratégiques et opérationnels. . Données : le règne des régulateurs. Les règlementations qui encadrent la confidentialité et la potabilité des données vont déterminer la capacité des institutions financières et non financières à déployer l’IA. Elles deviendront donc tout aussi essentielles que les règlementations traditionnelles pour la compétitivité des entreprises. . Talents : un sujet central. La transformation des talents sera un facteur majeur de ralentissement ou d’accélération du développement de l’IA. Les entreprises et les pays qui échoueront à mener cette transition en parallèle de leurs évolutions technologiques mettront leur compétitivit&eacu

Comment les assistants virtuels génèrent de la valeur commerciale pour les entreprises

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Comment les assistants virtuels génèrent de la valeur commerciale pour les entreprises

Les assistants virtuels seraient plus d’un million et demi dans les foyers français, ils se développement également en entreprise. Alexa d’Amazon, Assistant de Google, Siri d’Apple et surtout le Cortana de Microsoft montent en puissance.

C’est net aux Etats-Unis. Selon un rapport publié en 2018 par la communauté informatique en ligne Spiceworks, 40% des entreprises de plus de 500 employés s'attendent à mettre en place un ou plusieurs assistants intelligents ou des chatbots IA sur des appareils appartenant à l'entreprise en 2019. Spiceworks a interrogé 529 acheteurs de technologies d’Amérique du nord et d’Europe au mois de mars 2018.

Parmi les entreprises qui ont implémenté cette technologie sur leurs appareils et services, 49% utilisent Cortana de Microsoft , suivi par le Siri d’Apple (47%). Un peu moins utilise le Google Assistant (23%) et Alexa d’Amazon (13%). Nous sommes bien dans le monde de l’entreprise où le poids de Microsoft se fait sentir.

La dictée vocale arrive en tête

Parmi les entreprises qui ont déployé des chatbots et des assistants intelligents, 46% les utilisent pour la dictée vocale, 26% pour la collaboration en équipe et 24% pour la gestion du calendrier des employés. En outre, 14% utilisent des chatbots et des assistants IA pour le service client et 13% pour la gestion du centre d'assistance informatique.

Plus de la moitié des entreprises (53%) utilisent ces produits au sein de leur service informatique, 23% les utilisent dans leur service administratif et 20% pour leur service client. Parmi les organisations qui n'utilisent pas de chatbots ou d'assistants intelligents, la moitié ne les ont pas mis en œuvre en raison d'un manque de cas d'utilisation évident, 29% ont des problèmes de sécurité et de confidentialité et 25% ont des difficultés à en supporter le coût. Et malgré l’adoption croissante de l’IA, seulement 20% des professionnels de l’informatique pensent que leur organisation dispose des compétences, du talent et des ressources nécessaires pour mettre en œuvre et prendre en charge la technologie d’IA.

L’étude analyse également les meilleures pratiques observées pour les responsables informatiques qui souhaitent mettre en œuvre et gérer des assistants virtuels.

. Insister sur le travail d'équipe

Le développement, le déploiement et la maintenance d’un assistant d’intelligence artificielle ne peuvent se faire en vase clos. Le service informatique doit être associé à d'autres entités de l'organisation, telles que le service clientèle, les ressources humaines, la direction, etc. Le concept d'équipe a été un élément important du développement d'Eno, un chatbot basé sur SMS et en langage naturel, lancé par la société de services financiers Capital One en 2017. Des personnes de la conception, du développement de produits et de l'informatique ont travaillé en équipe pour

Le Pdg de Thales appelle à interdire les «robots tueurs» équipés d’IA

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Le Pdg de Thales appelle à interdire les «robots tueurs» équipés d’IA
Le Pdg de Thales, Patrice Caine, était à Montréal cette semaine pour présenter son laboratoire spécialisé en intelligence artificielle qui regroupe une cinquantaine d’ingénieurs. Il y a quinze jours, la société française obtenait le pilotage de la plateforme IA de l’Union Européenne. Patrice Caine a profité de son voyage à Montréal pour insister sur l’élément le plus inquiétant en matière d’IA : les robots tueurs autonomes, en clair des soldats sous forme de robots capables de tuer selon leur programmation. La prise de position de Thales Pour Patrice Caine (source AFP), « il est urgent que la communauté internationale se dote d’un cadre réglementaire fort pour proscrire la création de « robots tueurs » autonomes. Il faut que les pays mettent en place une législation au niveau international pour que le terrain de jeu soit clair pour tous. C’est vrai qu’il y a des discussions sur ce sujet là aux Nations unies » et que « globalement il y a une volonté, mais ça prend du temps. C’est le moment d’avancer », a insisté le patron français, estimant que cette question faisait « consensus pour tous les grands pays occidentaux démocratiques. » Pour toutes ces raisons, Thales a tranché et « n’appliquera pas l’IA dans tout ce qui est létal (même) si les clients le demandent », a affirmé son PDG, refusant de « donner de l’autonomie à un système d’armes pour que de lui-même il puisse décider de tuer ou pas ». Thales soutenu au Canada Aux côtés de Patrice Caine, Yoshua Bengio, fondateur de l’institut de recherche Mila (Montreal Institute for Learning Algorithms) : « Il y a deux aspects à considérer à propos des armes létales autonomes, qu’on surnomme les robots tueurs et qui n’ont rien d’un film mais constituent au contraire un enjeu actuel pour les armées: il y a l’aspect moral et l’aspect sécuritaire ». D’un côté, « les machines ne comprennent pas et ne comprendront pas dans un futur proche, le contexte moral », a dit Yoshua Bengio. Et de l’autre, « si ces armes deviennent faciles à acheter car beaucoup d’entreprises en fabriquent, pensez aux drones construits avec des armes et de la détection faciale: vous aurez alors des assassinats ciblés visant des groupes de population en particulier », a-t-il mis en garde. Reconnaissance faciale Au niveau de la reconnaissance faciale par intelligence artificielle, ce domaine est couvert par Thales mais Gemalto « en fait encore plus », selon Patrice Caine. Thales devrait d’ailleurs avoir bouclé le rachat de ce groupe franco-néerlandais, pour 4,8 milliards d’euros, au premier trimestre 2019, a indiqué son PDG, notant qu’il ne manquait plus que trois autorisations, en Russie et aux États-Unis. La reconnaissance faciale consiste à utiliser l’IA pour identifier automatiquement des gens. « On utilise ces technologies pour des applications de sécurité: pour un port, un aéroport, et autres infrastructures critiques », mais &

Comment l’IA transforme Pernod-Ricard, EDF, Kering

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Comment l’IA transforme Pernod-Ricard, EDF, Kering
Ils s’y sont mis à deux, l’EBG et E&Y, un Think tank et un cabinet de conseil pour dresser un portrait fouillé de la transformation digitale à travers un Livre Blanc. Au passage, ils ont évidemment jeté un éclairage sur l’IA en entreprise, pour observer que l’IA est avant tout un accélérateur pour l’exploitation des données. Ils ont pris trois exemples : Pernod-Ricard, EDF, Kering. « Les techniques classiques (d’exploitation des données) montrent vite leurs limites » note le Livre Blanc qui cite plusieurs exemples où l’IA au contraire aide à exploiter les données. C’est d’abord le cas avec Pernod Ricard, qui a constitué une équipe ad hoc, « pour mener à bien un travail de segmentation et de détection des bassins de consommation ou affiner ses campagnes médias à partir de l’analyse de données ». Pierre-Yves Calloc’h, son directeur de l'accélération digitale globale explique qu’il va croiser les données des bars et des consommateurs avec ses objectifs en termes de marque (anisettes, whisky, vodka…) pour optimiser la présence dans les points vente (café, restaurants, hôtels). Pernod Ricard applique aussi de l’IA dans ses campagnes média pour « mesurer le reach sur une cible donnée, un des critères différenciants peut être liés par exemple à l’opérateur mobile des consommateurs. On corrèle ensuite ce que l’IA nous remonte avec des explications rationnelles. Ces processus itératifs permettent d’obtenir ainsi 10 % à 15 % d’efficacité en plus. » EDF a développé plus d’une dizaine de chatbots De son côté, EDF a créé en avril 2017, un pôle de compétence IA, objectif : raccourcir les délais de traitement des processus standards. EDF à déployeé en interne le chabtbot R2DJ, une co-création entre le pôle IA et le service juridique. « Ce chatbot est capable de répondre à des milliers de questions, apporte une aide significative aux commerciaux, par exemple, pour les accompagner dans la rédaction de contrats ». EDF a développé ainsi plus d’une dizaine de chatbots pour le support, pour des sites internes, la RH, l’IT ou encore le commerce. Quant à Kering, il s’appuie sur les GAFA. « Il est plus évident de prendre des solutions sur étagère issue des GAFA, constate Nicolas Gauthier, CIO du groupe. Les GAFA fournissent des applications d’infrastructures, de deep-learning etc... qui nécessitent d'être sur ces plateformes. Nous avons appris à les utiliser et nous en tirons une synthèse qui nous arrange. Ce « lego » nous apporte des bénéfices. A nous de regarder ensuite si nous avons besoin des briques complémentaires.»
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    Conférence, exposition et rendez-vous d'affaires sur l'intelligence artificielle à Paris, Porte de Versailles les 14 et 15 septembre 2020. Organisé par Corp Agency.

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