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CA Technologies étend les outils de l’usine à logiciel

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CA Technologies étend les outils de l’usine à logiciel

L’éditeur américain a convié au printemps dernier quelques journalistes et analystes à visiter son laboratoire de Santa Clara et a profité de l’occasion pour présenter des nouveaux produits dans le domaine du DevOps et de la sécurité.


Existe-t-il un Made in France technologique ?

Les déclarations d’intention sont nombreuses  : devenir une start-up nation…  devenir le champion des ICO… démontrer un savoir-faire en envoyant des centaines de jeunes pousses à Las Vegas pour mettre en valeur leurs technologies à la face du monde… la French Tech et autres types d’organisations pour promouvoir la technologie française… On peut dire que l’effort est là, mais est-il cependant efficace ?

Osons poser la question : le Made in France dans les technologies est-il un argument pour nos entreprises ou non ? La réponse est mitigée, entre les grands enthousiastes qui mettent en avant la liste d’entreprises françaises du secteur informatique ayant un certain renom et d’autres, comme le laissent penser les commentaires sur les produits français sur le site de L’Informaticien, qui dénigrent à-tout-va ce Made in France, ne lui trouvant aucune qualité ni technique ni sur leur poids sur le marché.

La face brillante de la pièce

Les enthousiastes proposent le plus souvent les mêmes arguments. Le système éducatif est une base solide pour notre pays et nous formons de bons ingénieurs. La preuve est que de nombreux industriels de l’informatique viennent y créer des centres de recherche et développement. Cisco, SAP, Huawei, IBM sont de ceux-là. Au passage, les thuriféraires du Made in France nous expliquent comment nous sommes parmi les meilleurs en mathématiques en collectionnant les médailles Fields, ce qui va être une grande chance pour la prochaine révolution autour de l’Intelligence artificielle et de la création d’algorithmes pour analyser les données.

Ils ajoutent ensuite la liste des entreprises françaises, il est vrai de plus en plus importante, qui ont atteint un certain niveau de notoriété : Withings, Netatmo, Critéo, Scality, Esker, Dassault Systèmes… Et chacun de vendre sa propre salade !

Il faut cependant noter que pour la plupart des noms cités, les entreprises ont soit fait leur place sur une niche de marché, soit sont devenues globales et on peut clairement se demander si elles sont encore Made in France. La plupart d’entre elles conservent des centres de R & D en France du fait que les développeurs sont souvent mieux formés en France et d’un meilleur niveau qu’aux États-Unis, tout en leur coûtant beaucoup moins cher vu les salaires pratiqués dans la Silicon Valley et plus généralement outre-Atlantique. Plus que reconnaître la valeur de nos ingénieurs ou spécialistes, les entreprises profitent beaucoup de notre « near shore à la française » tout en caressant notre orgueil national dans le sens du poil.

En revanche, si l’on demande « Est-ce que le Made in France est reconnu dans les technologies ? », les réponses sont beaucoup moins nombreuses. La plupart du temps, il est vu comme une alternative aux grands faiseurs américains ou comme une garantie pour répondre à certaines règles de conformité.

La face moins reluisante

Pour une autre partie, le Made in France n’est absolument pas un argument qui compte. La plupart explique que, de toutes façons, les produits français sont évidemment moins bons, c’est-à-dire de qualité médiocre comparativement aux autres produits sur le marché, avec des couvertures fonctionnelles moindres. Bref, tout cela ne sert à rien et que de toutes façons les jeux sont faits et que les gros, comme Google et d’autres, vont rafler la mise et que nos entrepreneurs français n’ont qu’à retourner à bricoler dans leur coin. Là, c’est pour les plus gentils ! Ce french bashing auto-infligé n’est pas le seul point qui font du Made in France dans l’IT un parent pauvre. Pour beaucoup de ces entreprises, une sorte de plafond de verre les empêchent réellement de décoller sauf à s’exiler sous d’autres cieux. Critéo, Snowflake, Scality n’ont véritablement pris leur dimension que lorsque les fonds américains se sont intéressés à leur technologie. On a beau hurler cocorico aujourd’hui, dans un contexte purement français ces entreprises n’auraient jamais eu leur heure de gloire.

En faire une priorité

Le Made in France n’est cependant pas si mauvais pour vendre des produits dans le luxe, l’art de vivre, le nucléaire, l’aéronautique, l’automobile, la défense. Pourquoi devrait-il en être autrement pour notre industrie informatique ?

Le gouvernement semble cependant vouloir faire de la transformation numérique un de ses chevaux de bataille pour moderniser notre pays et il fait feu de tout bois pour valoriser notre savoir-faire. Sur le papier, c’est vrai. Ensuite, quels sont les moyens réellement mis en place pour cette énième priorité gouvernementale ? Pourquoi lors des visites de nos ministres ou du président de la République à l’étranger, il est rare que des représentants de notre industrie informatique soient invités alors que les autres industries, celles déjà citées sont des habituées des vols présidentiels. Il serait temps que l’industrie IT nationale devienne aussi importante que les autres. Au passage, vu le nombre de milliards que dépensent les entreprises françaises dans des technologies étrangères, notre balance commerciale ne s’en porterait que mieux. Pourquoi les Postes d’expansion économique dans nos ambassades ne poussent pas nos savoir-faire dans le domaine ? Qui aujourd’hui oserait, sans rougir, dire que les solutions de sécurité informatique ou que les logiciels développés en France sont moins bons ou moins innovants que ceux sur le marché ?

De nombreuses demandes dans le sens d’un développement de l’industrie IT en France existent depuis des années. Au bout du bout, comparativement à d’autres pays dans le monde, pas de « Small Business Act » pour favoriser nos start-up ou industriels locaux, des règles de mieux-disant tellement floues que n’importe quel DSI peut les contourner et choisir un produit étranger sans avoir de compte à rendre sur son choix. Car c’est un point avéré : les DSI choisissent le produit qui va leur apporter le moindre risque possible pour leur position. Aucune chance qu’ils choisissent un produit français alors que les cabinets d’analystes ont mis bien en haut à droite des produits américains et, étrangement, bien peu de produits provenant d’autres zones géographiques. Avez-vous vu un de ces tableaux où un produit chinois ou européen est tout seul en haut à droite ? Entre la petite lâcheté de nos entreprises et les velléités gouvernementales sur le plan international, le Made in France perd du terrain, ce qui oblige les entreprises du secteur informatique français à choisir entre s’expatrier pour réussir ou rester cantonné à un rôle subalterne sur le marché. Il est cependant possible de changer les choses avec un minimum de volonté, non pas de simples velléités.


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