X

News Partenaire

Ajouter la téléphonie dans le Cloud à Microsoft Teams

Le travail à distance est en augmentation depuis un certain temps, mais la pandémie COVID-19 a accéléré cette tendance. Une enquête récente menée par 451 Research a révélé que 67 % des organisations s’attendent à ce que les politiques de télétravail restent en place de manière permanente ou à long terme. De nombreuses grandes entreprises internationales envisagent de fermer certains de leurs bureaux et de passer à un modèle de travail à distance permanent. La communication a toujours été au cœur de la réussite des organisations, et dans cette nouvelle normalité, il n’a jamais été aussi important de disposer de la bonne technologie pour soutenir une collaboration efficace.

Bullet Point : Gaga des milliards à gogo ?

Les acquisitions dans le secteur informatique deviennent quotidiennes et les prix s’envolent. IBM, SAP, Citrix, VMware font leur marché et, en quelques jours, ce sont des sommes comparables à un mois du déficit de la France qui changent de mains.

Le premier trimestre 2018 a d’ailleurs marqué un record avec 1 200 milliards de dollars dépensés dans des acquisitions d’entreprises, tous secteurs d’activités confondus. En valeur les acquisitions sont en augmentation de 67 % mais en nombre, elles baissent de 10 %. Dans les faits, les prix atteignent des sommets, loin de la réalité commerciale des entreprises achetées. Dans le secteur IT, les fonds ou acquéreurs sont prêts à payer dix fois l’Ebitda d’une cible. C’est à peu près ce qu’a payé IBM pour Red Hat.

Pour SAP, le rachat de Qualtrics est d’une autre teneur. L’éditeur allemand a acheté le manque à gagner de Qualtrics qui allait s’investir en Bourse. La facture se monte à la valorisation estimée après l’introduction de cette entreprise. Cela fait tout de même cher pour une fonction pas si évidente de feedback clients ou utilisateurs. Sans compter qu’il va falloir intégrer cette solution sur l’architecture HANA de SAP, même si les connecteurs et API existent déjà du fait du partenariat antérieur entre les deux entreprises.

Et l’ensemble des observateurs de s’extasier devant l’extravagance de ces rachats. Mais comment expliquer de tels investissements ?

Un contexte favorable

À la suite de la dernière crise économique, les grandes entreprises se sont retrouvées avec des montagnes de cash et qu’elles utilisaient parcimonieusement pour soutenir les cours de leur action avec des programmes de rachat de leurs propres titres ou le distribuait à travers de généreux dividendes. D’un autre côté, l’argent a servi à construire une sorte de bulle autour de start-up sur-capitalisées par des fonds augmentant artificiellement leur valorisation selon le degré de dilution des fondateurs. Des entreprises n’ayant pas encore de produit et encore moins de client devenaient du jour au lendemain des animaux avec une magnifique corne brillante sur le haut du crâne.

Au passage, de toutes ces entreprises qui ont été portées aux nues, combien en reste-t-il aujourd’hui ? La plupart ont été rachetées au prix fort de leur valorisation estimée. D’autres, moins chanceuses, ont choisi le chemin du marché boursier et se sont retrouvées à lever moins de fonds que prévu. Leur valorisation a fondu comme neige au soleil de la finance. Tout cela était soutenu par des analyses et des marketing agressifs sur la transformation nécessaire des entreprises à défaut de dépérir rapidement devant de nouveaux monstres ou barbares qui allaient prendre leur place et leurs clients. Il y a eu même un terme pour cela : ubériser. Devant les revers d’Uber et sa quasi déconfiture, l’explosion de services analogues partout dans le monde, le public s’est bien rendu compte que la fabuleuse histoire finissait plutôt en eau de boudin !

La fin de la récréation risque d’être dure et d’arriver rapidement. Déjà les analystes financiers sur le marché américain commencent à regarder d’un autre œil les valeurs technologiques, ne les adulent plus autant et en viennent à demander de solides compensations. Ainsi IBM a vu sa note de crédit dégradée à la suite du rachat de Red Hat. Ce formidable pari a intérêt à être le bon car les actionnaires d’IBM ne verront plus le cours du titre soutenu par un large programme de rachat d’actions. Cela est sans compter sur le fait que les analystes financiers pensent que la distribution de dividendes va être suspendue pendant les deux ans à venir. Après quelques temps d’euphorie, la raison semble l’emporter mais risque aussi de faire s’écrouler ce magnifique château de cartes qu’ont monté des fonds d’investissement autour des start-up.

Un aveu d’échec

L’autre versant de ces rachats est l’incroyable constat d’échec des grands acteurs de l’IT dans l’innovation et les toute nouvelles technologies. Comment une entreprise comme IBM qui se targue d’être l’entreprise qui dépose le plus de brevets dans l’année depuis plus de dix ans en arrive à lâcher 34 milliards de dollars pour essayer de prendre une position dominante dans le Cloud privé alors qu’elle était l’entreprise qui a créé le concept du on-demand au cours de la première décennie du siècle ? Comment SAP, créateur de l’ERP étendu, a réussi à avoir à remettre 8 milliards au pot pour rattraper ou essayer de dépasser ses concurrents sur le terrain des retours clients dans le CRM ?

Il va bien falloir reconnaître un jour que l’innovation n’est plus du côté de ces grands faiseurs de l’IT et que les start-up et les communautés open source deviennent les véritables créateurs d’innovation dans l’informatique. Ce débat s’est déjà déplacé avec les géants du Web. La plupart des nouvelles technologies de pointe dans les infrastructures ou dans les applications viennent d’eux. D’ailleurs, avant de racheter les petites pépites

technologiques, IBM, SAP et consorts avaient déjà entamé leur révolution en adoptant des interfaces utilisateurs « facebook like » ou proche de celles qu’utilisent les citoyens lambda chez eux loin des outils dits d’entreprise. Il convient aussi d’analyser le retard à l’allumage de tous ces grands de l’informatique sur le Cloud. Le passage d’un modèle de licence, qui gonflait les revenus, à un modèle de souscription n’a pas encouragé les équipes commerciales à vendre du Cloud. De plus leur mutation vers ce modèle a été tardive comparativement à cette lame de fond – de fonds ! – qui monte d’année en année.

Au bilan, en dehors de sortir le chéquier, les acteurs installés de l’informatique ne font plus grand-chose d’innovant et deviennent des suiveurs. Les géants du Web créent les tendances, les start-up exploitent ces technologies innovantes et se vendent au plus haut en s’appuyant sur des communautés de développeurs, de testeurs, que ne peuvent plus s’offrir les acteurs connus du secteur. Dans le grand jeu de la révolution numérique, il n’est pas sûr que ce soit ceux que l’on croit qui gagnent. De surcroît, les tendances comme les prix ou valorisations ne sont pas éternels et les valeurs technologiques commencent à être chahutées sur les marchés boursiers. Pas certain que l’on soit encore longtemps gaga des milliards à gogo ! La fête est en passe de se terminer.



Noter cet article (de 1 = Nul à 5 = Excellent) Valider

Vient de paraître

Ce Livre Blanc vous permet de découvrir toutes les étapes nécessaires pour choisir le prestataire informatique adapté à votre entreprise et ses enjeux.


Aujourd'hui, les Directeurs Comptables et Financiers ont envie de dématérialiser leurs factures fournisseurs. C'est plutôt l'idée de devoir s'intégrer à un environnement multi-ERP déjà existant qui les freine. Mais est-ce réellement une barrière ? Dans son nouveau Livre Blanc, Esker explore ce sujet. En le téléchargeant, vous découvrirez comment la dématérialisation peut être une aubaine plutôt qu'un fardeau.


Actuellement, il existe un gouffre entre les environnements informatiques traditionnels des entreprises et le cloud public. Tout diffère : les modèles de gestion, de consommation, les architectures applicatives, le stockage, les services de données.


Les avantages de l’architecture hyperconvergée étant de plus en plus reconnus, de nombreuses entreprises souhaitent l’utiliser pour des types d’applications variés. Cependant, son manque de souplesse pour une mise à niveau des ressources de calcul indépendantes de celles de stockage ne lui permet pas d’être utilisée plus largement.

Au cours de l’événement HPE Discover qui s’est tenu en juin 2019, HPE a répondu à cette préoccupation en présentant la plateforme HPE Nimble Storage dHCI.

Ce Livre Blanc IDC se penche sur les exigences du marché ayant stimulé le besoin de solutions HCI plus flexibles, puis il examine brièvement la solution HPE Nimble Storage dHCI en expliquant pourquoi elle répond à ce besoin.


Tous les Livres Blancs
Serverless

Serverless

En quelques années, le Serverless – ou informatique sans serveur – est devenu une nouvelle corde à l’arc des architectes logiciels et développeurs afin de créer des applications. La technologie est...

Le Cybercrime as a Service

Le Cybercrime as a Service

Le ministère de l’Intérieur a évoqué, dans son rapport annuel 2019 sur les menaces liées au numérique, le développement d’outils malveillants « clés en main ». Le...

Intégration continue

Intégration continue

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à adopter les pratiques DevOps pour leurs projets informatiques. L’intégration continue (CI), le déploiement et la livraison en continu (CD) sont devenus partie...

RSS
hardcore black fuck
Afficher tous les dossiers

STOCKAGE : NVMe s'impose, Fichier et Objet se rapprochent, Solutions de stockage pour TPE/PME - La 5G... et après ? - Le LiFi au lycée - L'IA au service du recrutement - Cybersécurité : externaliser jusqu'où ? - Windows et Linux, la fusion continue - Les meilleurs outils pour les cours à distance - YesWeHack à l'assaut du monde - Rencontre avec Armand Thiberge, CEO de SendInBlue...

 

SÉCURITÉ DU SI ? UNE PRIORITÉ ! SASE, Ransomware, Cyberformation - Le cybercrime as a service -Supinfo : Pourquoi un tel naufrage ? - Comment Nvidia s'est imposé dans les datacenters - Accélérer le développement Python avec Hydra - PME et Multicloud : où en sommes-nous ? - Le Serverless s'impose dans les architectures applicatives...

 

POSTMORTEM cyberattaque région Grand Est - OUTILS : Endpoint Detection & Response, quel rôle doit jouer l'EDR pour protéger un parc informatique ? - Appliances firewall, l'essor de la virtualisation - CONFORMITÉ : Quelles conséquences pour les entreprises après l'annulation du Privacy Shield ? TECHNO : ORC, outil open source de collecte de données forensiques - TRIBUNE : Comment protéger les données à caractère personnel de ses collaborateurs tout en favorisant le télétravail ? - PROJETS : Campus Cyber, ça se précise !...

 

Afficher tous les derniers numéros
Derniers commentaires
L'application TousAntiCovid sur un smartphone, le 28 octobre 2020 à ToulouseL'application TousAntiCovid a passé le cap des 10 millions d'utilisateurs, a souligné samedi dans un tweet Jean Castex, alors que les critères de distance pour alerter les personnes contacts avec des cas positifs de Covid-19 ont été élargis. [Lire la dépêche...]

Capture d'écran du producteur de musique qui s'exprime devant les médias, le 26 novembre 2020 pour raconter son tabassage par des policiersLancé début 2018 sur le modèle de Brut et d'AJ+, le jeune média en ligne Loopsider, 100% vidéo, vient de battre des records de viralité avec les images choquantes d'un homme noir passé à tabac par des policiers. [Lire la dépêche...]

Le coordinateur de l'UE pour la lutte contre le terrorisme Gilles de Kerchove lors d'un entretien à l'AFP à Bruxelles le 25 novembre 2020Les jeux en ligne peuvent servir à propager des idéologies extrémistes et même à préparer des attentats, alerte le coordinateur de l'UE pour la lutte contre le terrorisme Gilles de Kerchove dans un entretien à l'AFP, prônant une réponse européenne. [Lire la dépêche...]

Amazon Web Services (AWS), la filiale d'Amazon spécialisée dans les services de cloud à la demande pour les entreprises et particuliers, connaît une panne technique aux Etats-UnisAmazon Web Services (AWS), la filiale d'Amazon spécialisée dans les services de cloud à la demande pour les entreprises et particuliers, connaissait mercredi une panne technique, selon un avis posté sur son site internet. [Lire la dépêche...]

TikTok a jusqu'au 4 décembre pour vendre ses actifs américainsL'administration Trump a de nouveau accordé mercredi un délai supplémentaire d'une semaine à ByteDance, propriétaire chinois de l'application de vidéos légères TikTok, pour faire passer ses activités aux Etats-Unis sous pavillon américain. [Lire la dépêche...]

Les élections américaines sont un terrain miné pour Facebook, le réseau social déterminé à prouver qu'il est devenu un acteur responsable du processus démocratiqueL'élection américaine est passée, la transition avec le nouveau président timidement amorcée, mais cette période de tensions post-électorales a mis en évidence le problème des "super propagateurs" de désinformation sur Facebook, ces comptes qui amplifient des rumeurs infondées sur des fraudes électorales organisées par les démocrates. [Lire la dépêche...]

Le géant américain du streaming Netflix a annoncé mercredi avoir doublé ses investissements au Royaume-Uni à 1 milliard de dollars en 2020Le géant américain du streaming Netflix a annoncé mercredi avoir doublé ses investissements au Royaume-Uni à 1 milliard de dollars en 2020, malgré les perturbations liées à la pandémie. [Lire la dépêche...]

Haine en ligne et désinformation, pratiques anticoncurrentielles et loi du plus fort... La Commission européenne doit présenter le 9 décembre un projet de législation pour mieux encadrer le monde numériqueHaine en ligne et désinformation, pratiques anticoncurrentielles et loi du plus fort... La Commission européenne doit présenter le 9 décembre un projet de législation pour mieux encadrer le monde numérique. [Lire la dépêche...]

Toutes les dépêches AFP
AgendaIT

Salesforce convie ses utilisateurs et partenaires à sa conférence annuelle Dreamforce dans un format 2020 100% online et gratuit avec deux temps forts : dès le 2 décembre pour le keynote de Marc Benioff et du 14 au 17 décembre pour DreamTX, 4 jours d'ateliers et de démonstrations. En revanche pas de sessions de formation et de certification cette année. Organisé par Salesforce.

DREAMFORCE TO YOU : DREAMTX

Salesforce convie ses utilisateurs et partenaires à sa conférence annuelle Dreamforce dans un format 2020 100% online et gratuit avec deux temps forts : pour le keynote de Marc Benioff et du 14 au 17 décembre pour DreamTX, 4 jours d'ateliers et de démonstrations. En revanche pas de sessions de formation et de certification cette année. Organisé par Salesforce.

FIC

FIC FIC
Ayant pour thème cette année "Pour une cybersécurité coopérative et collaborative", le Forum International de la Cybersécurité occupe les 6, 7 et 8 avril 2021 le Grand Palais de Lille. Organisé par la Région Hauts-de-France et Euratechnologies, la Gendarmerie Nationale et CEIS.

READY FOR IT

La nouvelle édition de Ready For IT se déroule du 17 au 19 mai 2021 à Monaco (Grimaldi Forum) : conférences, keynotes, ateliers et rendez-vous one-to-one. Organisé par DG Consultants.
RSS
hardcore black fuck
Voir tout l'AgendaIT