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ÉGÉRIE : la nouvelle égérie de la cyber !

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ÉGÉRIE : la nouvelle égérie de la cyber !

Depuis près de 20 ans, deux anciens ingénieurs du groupe Bull partagent une vision commune autour de la sécurisation du SI via l’analyse des risques cyber. Une vision qui les a menés à créer EGERIE, première entreprise à recevoir aujourd’hui le label EBIOS de l’ANSSI. Retour sur cette pépite toulonnaise à la réputation conviviale, portée par deux capitaines qui entendent continuer à « mouiller le maillot » aux côtés de leur équipe.

Bullet Point : Le business de la compassion

Depuis des mois, nous voyons une tendance étonnante se développer dans les entreprises. Elle est parfois digne des meilleurs moments du paternalisme du XIXe siècle. Je veux parler du bonheur des salariés au travail. Et plus particulièrement de l’engagement de ceux-ci dans des associations plus ou moins humanitaires. 

Dans certaines entreprises comme Salesforce, l’engagement dans ce type d’institutions fait partie des objectifs des salariés et donne lieu à un suivi régulier de leurs actions dans ces associations. Alors qu’est-ce qui peut expliquer l’engagement des entreprises dans la Société ?

Il faut d’abord noter que le phénomène est courant aux États-Unis, où il est dans la culture de rendre à la communauté lorsque la vie vous a permis de rencontrer le succès et de gagner beaucoup d’argent. De plus il convient de contribuer à la hauteur de ce que vous avez gagné. Ainsi Warren Buffett, Bill Gates sont de grands philanthropes depuis des années. Dans notre pays, comme pour beaucoup d’autres choses, il a fallu que la loi encadre cela par l’ajout des règles sur le social et l’environnemental pour que les choses bougent. Les entreprises y vont donc de leur fondation, ou de leur engagement dans la Société.

Certains de ces engagements sont d’ailleurs très souvent d’importance au niveau du temps passé ou des ressources abondées. C’est souvent sur des problèmes graves que les entreprises se penchent. Dernièrement, à la conférence des utilisateurs de Splunk, l’entreprise a mis en avant le Global Emancipation Network, un réseau qui lutte contre le trafic humain et l’esclavage sous toutes ses formes. Des employés de Splunk ont aidé au développement de la plate-forme de partage d’informations autour de cette problématique à l’usage de tous, agences gouvernementales et services d’ordre compris. La plate-forme utilise principalement les possibilités d’analyse de Splunk pour déterminer les routes et les « habitudes » des trafiquants.

Plus proche de nous, la fondation Sopra-Steria aide près de 70 projets allant de l’aide à l’éducation, à la recherche sur le cancer, en passant par un herbier numérique pour la gestion des espaces environnementaux. Total et Starbucks se sont engagés à soutenir des associations accueillant des réfugiés. Sodexo, BNP Paribas, Air Liquide ont aussi donné leur obole pour l’accueil ou l’insertion des réfugiés en proposant des programmes de mentorat ou de remise à niveau pour leur donner accès à des emplois.

Il est difficile de trouver à redire sur ces différentes actions. Le phénomène connaît cependant des limites. Ainsi le dépôt des dossiers suppose de s’insérer parfois dans un cadre précis. Par exemple la fondation Sopra-Steria ne soutient que les dossiers demandant du matériel informatique ou des besoins en conseil ou aide, et refuse les dossiers exigeant un soutien financier permanent.

On peut aussi s’interroger sur l’engagement réel du salarié lorsque cet engagement fait partie de ses objectifs. À condition qu’il en soit bien conscient lors de la signature de son contrat de travail. On imagine cependant que son libre consentement est dans ce cas tout relatif. D’ailleurs les salariés répondent le plus souvent avec un sourire figé aux questions sur leur engagement dans ces conditions et aucun n’accepte de parler de pression dans ce cadre. Une telle unanimité semble d’ailleurs étonnante. Combien des 16 millions de bénévoles que compte notre pays sont dans ce cas ? De plus ce mécénat ne concerne que les plus grandes associations dans la plupart des cas. Seulement 9 % des associations sont concernées par ce type de financement dans notre pays. Bien loin de ce qui se fait dans les pays anglo-saxons. Les associations sont encore très dépendantes des subventions des collectivités publiques. La répartition des fonds devrait devenir encore plus difficile à l’avenir avec 70 000 associations se créant chaque année. D’après ces chiffres fournis par le site associations.gouv.fr, les entreprises font des choses, mais peu en comparaison de leurs ressources.

Pourtant il est évident que les entreprises y trouvent leur compte, du moins à moyen terme. Les lois mettant en place le RSE (ou Responsabilité sociale et environnementale des entreprises) ont mis en place un nouveau type de management « anticipatif » fondé sur une stratégie d’entreprise organisée. Cela se traduit par une optimisation des coûts, la mise en place d’indicateurs de performances et par une meilleure préparation aux changements nécessaires à toute organisation. Une étude récente commanditée par France Stratégie (2015-2016) et menée sur 8 500 entreprises de toutes tailles confirme un écart de l’ordre de 13 % concernant les résultats économiques des entreprises ayant de bonnes pratiques RSE.

L’engagement dans la société est aussi un outil de recrutement. L’image de l’entreprise est importante pour attirer les jeunes talents. Bien orchestrée, la communication autour des opérations sociales et environnementales des entreprises a un impact sur leur attractivité auprès de salariés potentiels.

La mise en place de ces mesures a permis aux entreprises d’alléger, faiblement il est vrai, la facture fiscale du fait des réductions d’impôts sur les dons. Sur ce plan, les entreprises ont d’autres possibilités pour optimiser leur fiscalité ! Les multiples scandales autour du sujet ne font que le prouver. Au bilan, il est certainement de bon augure que de plus en plus d’entreprises s’engagent dans ce type de démarche qui allie la croissance de leur activité et leur engagement dans la sphère sociétale. Elles devraient en faire d’ailleurs plus et prendre le relais des pouvoirs publics qui connaissent depuis des années des problèmes de fin de mois.

La limite de la démarche reste dans l’engagement « forcé » des salariés dans des activités hors de leur entreprise. Il est bon que le business soit compassionnel mais pas que la compassion devienne un business ou un simple vecteur d’image de l’entreprise souvent loin de la réalité du monde du travail. Près de 11 500 personnes travaillant dans trente grandes entreprises technologiques ont été interrogées. À la question : « Souffrez-vous actuellement de burn-out ? », plus de 57 % d’entre elles ont répondu « oui ». Étonnant car lorsque les entreprises réalisent des sondages en interne, elles arrivent à presque 90 % de satisfaction des salariés sur les conditions de travail dans leur entreprise. À chacun ses urgences et son appréciation de ce qui est important pour l’entreprise !


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