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ÉGÉRIE : la nouvelle égérie de la cyber !

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ÉGÉRIE : la nouvelle égérie de la cyber !

Depuis près de 20 ans, deux anciens ingénieurs du groupe Bull partagent une vision commune autour de la sécurisation du SI via l’analyse des risques cyber. Une vision qui les a menés à créer EGERIE, première entreprise à recevoir aujourd’hui le label EBIOS de l’ANSSI. Retour sur cette pépite toulonnaise à la réputation conviviale, portée par deux capitaines qui entendent continuer à « mouiller le maillot » aux côtés de leur équipe.

L’IA : la grande peur de notre siècle ?

On se croirait au temps de l’An 1000 qui annonçait des catastrophes toutes plus terrifiantes les unes que les autres. La nouvelle peste, bien que l’ancienne resurgisse du fait de l’inconséquence de l’homme, est l’Intelligence artificielle. Dans le domaine, on a d’ailleurs du mal à arrêter la surenchère.

Le héraut des nouvelles technologies, Elon Musk, a passé son été à s’écharper avec Mark Zuckerberg sur les dangers et les conséquences de l’IA. Il a été jusqu’à demander que l’on interdise aux robots, ou aux autres êtres à l’ersatz d’intelligence, de tuer des humains. Bienvenue dans la vision apocalyptique des réplicants chers à Philip. K. Dick et à son roman Blade Runner, dont la nouvelle mouture a dû angoisser franchement Elon Musk ! Accordons-lui une imagination débordante allant du train-canon, à la station lunaire dernier arrêt avant Mars et l’angoisse que les robots puissent se retourner contre nous. Il est vrai que vu la manière dont va le monde, il ne serait pas saugrenu que les robots puissent avoir un jour l’envie d’éliminer les humains pour construire un monde meilleur… Il leur suffirait pourtant de laisser aller les choses puisque l’humain est le seul animal près à se détruire lui-même et le cadre dans lequel il vit.

Google en a rajouté une petite couche avec la constitution d’un groupe de travail sur l’éthique dans son utilisation de l’Intelligence artificielle. Google DeepMind, la filiale d’Alphabet dédiée à cette technologie, a créé une équipe de recherche chargée de travailler conjointement avec ses ingénieurs pour voir si cela n’entraîne pas des dérives. Après avoir été pris par la main dans le pot de confiture avec Google Shopping… on peut les comprendre. Sans compter l’exemple de l’autorité britannique de protection des données personnelles qui a tapé sur les doigts de DeepMind pour son utilisation des données dans les recherches médicales. Google n’est pas seul, les universités Carnegie Mellon aux États-Unis et d’Oxford en Grande-Bretagne ont des centres de recherche sur des points spécifiques liés à cette technologie comme le destin des « ouvriers du clic » ou les dérives constatées sur le langage.

En son temps, Microsoft s’est pris les pieds dans le tapis avec un bot devenu nazi en quelques jours du fait des données qu’il ingérait automatiquement sur le Web. Pas forcément rassurant sur le contenu du réseau des réseaux. L’ONU s’interroge depuis 2013 sur les « armes autonomes » et sur les machines tueuses en écho aux interrogations d’Elon Musk.

Hystérie collective

La peur se diffuse d’ailleurs dans toutes les couches de la population, même dans les générations les plus jeunes, celles dont on nous explique depuis des années qu’elles maîtrisent mieux les technologies comparées à nous autres vieux barbons cacochymes perdus face à la vague de changement qui nous assaille ! La peur est surtout liée aux conséquences sociales de l’irruption des robots dans notre vie professionnelle. Ainsi, nous autres journalistes sommes déjà une race en voie de disparition. Des robots agrégateurs de contenus concocteraient ainsi de merveilleux articles à partir des éléments présents sur le Web. En combien de temps un robot ne copiera pas son voisin sur une nouvelle ? Vous avez quatre heures ! Deuxio, vu le passé des robots sur l’utilisation du langage citée plus haut, comment le robot fera-t-il la différence entre un message marketing bien tourné et de l’information ? On vous redonne quatre heures ou pas ?

Une étude récente, parue le 4 octobre dernier, réalisée auprès de dirigeants du secteur informatique indique que 60 % des entreprises pourraient connaître un impact du fait de l’automatisation par l’Intelligence artificielle. Bref, il nous reste cinq ans pour nous préparer et acquérir les compétences qui nous permettraient de faire face. 37 % des salariés interrogés dans une autre étude (10 000 personnes interrogées dans différents pays) croient que l’IA met leur emploi en danger. PwC indique dans un rapport que 38 % des emplois aux États-Unis pourraient être touchés d’ici à 2030. La solution proposée par Bill Gates : le robot voleur d’emploi devrait payer des impôts. Sic !

Stephen Hawking pense lui que ce seront les emplois des classes moyennes qui seront décimés dans une chronique dans The Guardian. Pour notre pays, selon une étude parue à l’occasion du Forum de Davos, « 7 millions d’emplois disparaîtraient d’ici à 2020, remplacés par 1,5 % de ces 7 millions de nouveaux emplois créés ». Et encore, tous ces emplois seront de niveau Bac +4 ou 5. Pas donné à tout le monde de nos jours !

Raison garder

Ces chiffres tiennent tout autant de l’approximation, si ce n’est de la surestimation dans beaucoup de cas, que d’un « exponentialisme » de mauvais aloi, qui relève plus de scénarios hollywoodiens que d’une réalité assise sur des faits. Comme le fait remarquer Rodney Brooks du MIT, il convient aussi de voir la vitesse de déploiement de cette technologie pour se rassurer sur l’avenir immédiat. Ce que l’on sait seulement tient en une phrase : l’Intelligence artificielle va transformer notre manière de travailler. Soit.

Pourquoi ne pas s’atteler à aider les salariés à maîtriser ces technologies ? Déjà distancé par la Chine et les ÉtatsUnis dans ce secteur, notre pays doit accélérer et se donner les moyens de rester dans la course à l’Intelligence artificielle.

En parallèle, il est nécessaire d’entamer une réflexion sur ce que sera la valeur d’une collaboration entre un salarié et une entreprise. Bref, remettre en cause la valeur travail telle que nous la connaissons aujourd’hui pour la redéfinir sur les bases de cette nouvelle révolution industrielle. Les entreprises veulent-elles seulement des employés « augmentés » ? Vincent Champain, directeur général de GE Digital, cité par Les Echos, indique que l’« on devrait utiliser l’énergie que l’on met à se faire peur pour mieux se préparer. À trop se focaliser sur les dangers, on risque de rater des opportunités ».

Pour résumer, la peur n’évitant pas le danger, se réfugier derrière le catastrophisme n’apportera pas les réponses que la Société attend sur l’utilisation de l’Intelligence artificielle. Un débat autour de ce que sera le travail, ou la valeur qui le remplacera, serait peut-être plus constructif. Le salaire universel évoqué par plusieurs hommes politiques ne semble qu’un pis-aller sur le vieux schéma de la valeur travail. Devons-nous demander la réponse à des robots ?

Article publié dans le n°162 de L'Informaticien.



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