X
SYNETIS : dans le feu de l'action

News Partenaire

SYNETIS : dans le feu de l'action

Située en plein cœur de Paris, comme beaucoup d’entreprises d’Hexatrust qui veulent à la fois attirer les jeunes générations pour qui les tours de La Défense appartiennent au passé, tout en restant proche des grands clients, SYNETIS, créée en 2010, respire l’adrénaline et l’énergie. En plein travaux le jour de notre visite, on y est reçu comme on y travaille : cash et sans fard.

Kaspersky accusé d’espionnage

Le Wall Street Journal affirme que des données stratégiques de la NSA ont été dérobées sur un portable avec la complicité – active ou passive – d’un logiciel antivirus de Kaspersky Lab.

Le WSJ a-t-il fondu les plombs ? Le quotidien américain publie en effet un article expliquant que des hackers travaillant pour le gouvernement russe ont dérobé des informations confidentielles sur un ordinateur personnel appartenant à un sous-traitant de la NSA. Pour ce faire, les pirates se seraient appuyés sur une porte dérobée existant dans le logiciel anti-virus de Kaspersky Lab.

Le problème est que notre confrère ne fournit aucune preuve ni même commencement d’icelle de ce qu’il affirme. Selon la formule consacrée, le WSJ s’appuie sur des personnes informées de la situation. Bien évidemment, il n’est pas dans notre propos de remettre en cause la protection des sources à laquelle nous sommes évidemment très attachés mais une accusation aussi grave mérite tout de même un peu plus d’explication que le fameux : « quelqu’un m’a dit que ».

Il n’est pas non plus dans notre propos de verser dans l’angélisme : Kaspersky est possiblement beaucoup plus lié aux autorités russes qu’il ne le prétend. Pour l’avoir rencontré à plusieurs reprises, nous pouvons vous affirmer qu’Eugene Kaspersky est un sac à malices à lui tout seul. Doté d’un solide charisme, d’un goût de la vie que nous qualifierons de slave, il est capable de vous embrouiller à la vitesse de la lumière. Il vous affirmera que 1+1=3 sans aucune gêne et de si belle manière que vous serez prêt à y croire, pour vous expliquer dans la minute suivante qu’il n’a jamais dit cela, qu’il s’est mal exprimé, que son anglais est hasardeux ou que vous avez mal compris.

Snowden n'existe pas

Mais, revenons sur les « faits » décrits par le WSJ. Un sous-traitant de la NSA aurait ramené des informations confidentielles sur son ordinateur à domicile, lequel abritait le logiciel anti-virus de Kaspersky Lab. Les informations, selon les sources anonymes, comprenaient « des détails sur la façon dont la NSA pénètre les réseaux informatiques étrangers, le code informatique utilisé pour un tel espionnage et la façon dont il défend les réseaux à l'intérieur des États-Unis ».  En 2015, ces informations ont été dérobées par des pirates sponsorisés par la Russie qui « semblent avoir ciblé le contractant parce qu’il utilisait le logiciel de Kaspersky ». « La brèche a été découverte au cours des trois premiers mois de 2016 ».

Tout ceci pose déjà beaucoup de questions, la première étant : comment un sous-traitant de la NSA peut ramener chez lui des informations aussi sensibles et les copier sur son propre PC comme s’il s’agissait de la meilleure recette de pâtes à la carbonara. A notre connaissance, Edward Snowden est passé par là et il nous paraît totalement incongru de croire que la NSA n’a pas renforcé sensiblement ses propres politiques de sécurité, particulièrement à l’égard des sous-traitants.

Mais le WSJ ne s’arrête pas là et s’embarque dans un gloubi-boulga indigeste où ses rédacteurs affirment sans certitude que le logiciel antivirus aurait pu détecter qu’il s’agissait de fichiers NSA et donc aurait prévenu des hackers qu’il fallait cibler cet ordinateur et dérober lesdits fichiers. Tout ceci sous couvert de « sources au courant du sujet » de « may », « should » et autres précautions de langage.

L’article cite des anciens collaborateurs de la NSA qui indiquent que Kaspersky est un gruyère plein de trous contenant plus de vulnérabilités que de lignes de code. Certes, en septembre 2015 un chercheur de Google – Tavis Ormandy – avait mis à jour un certain nombre de failles dans le logiciel, failles qui auraient pu permettre des attaques ou des prises de contrôle du PC. Ces failles ont été corrigées mais il est possible – voire certain – qu’il en subsiste d’autres. Mais il est tout aussi certain que les concurrents de Kaspersky contiennent au moins le même nombre de vulnérabilités.

Tous coupables parce que... Russes

Tout ceci arrive quelques temps après que le gouvernement américain ait officiellement recommandé à ses administrations de ne plus utiliser le logiciel d’origine russe. Tout ceci intervient également en pleine histoire de « piratage » ou de tentative d’influencer la dernière élection présidentielle américaine, ainsi que les élections européennes. Kaspersky s’est défendu dans un communiqué officiel dont chaque mot est pesé au trébuchet :


Kaspersky Lab n'a reçu aucune preuve justifiant la participation de l'entreprise dans le prétendu incident signalé par le Wall Street Journal le 5 octobre 2017 et il est regrettable que la couverture médiatique continue de perpétuer des accusations contre notre entreprise. En tant que société privée, Kaspersky Lab n'a pas de liens inappropriés avec un gouvernement, y compris la Russie, et la seule conclusion semble être que Kaspersky Lab est pris au milieu d'une lutte géopolitique. Nous ne nous excusons pas d'être agressifs dans la lutte contre les logiciels malveillants et les cybercriminels. La société détecte et corrige les infections des logiciels malveillants, quelle que soit la source, et nous l'avons fait avec fierté depuis 20 ans, ce qui a conduit à des notes élevées dans les tests indépendants de détection de logiciels malveillants. Il est également important de noter que les produits de Kaspersky Lab respectent les normes strictes de l'industrie de la cybersécurité et ont des niveaux d'accès et des privilèges semblables aux systèmes qu'ils protègent comme tout autre fournisseur de sécurité populaire aux États-Unis et dans le monde

La NSA prend-t-elle sa revanche ?

Pour finir, il n’est pas inutile de rappeler que Kaspersky figurait parmi les spécialistes de cybersécurité qui avaient mis à jour en détail le fonctionnement de plusieurs opérations de piratage menées par la NSA, notamment The Equation Group. C’est également cette entreprise qui avait analysé le plus profondément le ver Stuxnet et mis à jour les liens entre Israël et les USA dans leur lutte contre la prolifération nucléaire en Iran.

Finalement, et comme le souligne notre confrère Dan Goodin de Ars Technica, on ne comprend pas bien la manœuvre du WSJ. Si l’affaire est avérée, Kaspersky n’a plus qu’à mettre la clé sous la porte. Dans ce cas, le WSJ doit apporter des preuves de ses allégations. Si tel n’est pas le cas, le WSJ se met au même niveau que certaines officines de divulgation de « fake news ». Et c’est très dommage pour un journal de cette envergure.


Inscription gratuite à la newsletter de L'Informaticien.


Noter cet article (de 1 = Nul à 5 = Excellent) Valider
Autres infos Sécurité

Offres d'emploi informatique avec  Emploi en France
jooble

Transfo avec Salesforce

Transfo avec Salesforce

Dreamforce, conférence géante à San Francisco, regroupait cet automne près de 170000 personnes sur place et près de 15 millions en ligne. Marc Benioff a multiplié les annonces à cette occasion pour...

PowerShell DSC

PowerShell DSC

DSC est la solution DevOps de Microsoft disponible à partir de la version 4 de Powershell pour Windows et de la 6 core pour Linux.

Cybersécurité de l'industrie

Cybersécurité de l'industrie

Mis à part les OIV, bon nombre d’installations industrielles françaises sont vulnérables aux cyberattaques. Système non mis à jour, absence de briques de sécurité de base et défense...

Le stockage s'unifie

Le stockage s'unifie

Jusqu’à présent, on marquait la différence entre stockage primaire, stockage secondaire et archivage. Les baies et les logiciels étaient spécifiques. Ce n’est plus le cas et les variations...

Ville numérique

Ville numérique

Sa transformation numérique, voilà bientôt trente ans que la commune francilienne la fait. Un processus permanent qui voit intervenir de nombreux acteurs mais poursuit un seul et même but : simplifier la vie de...

RSS
Afficher tous les dossiers

20 TECHNOS pour 2020 et au-delà... : multicloud, rpa, edge&fog, apis, quantique... - La transfo numérique exemplaire d'une PME industrielle - BYOK : chiffrer le Cloud - L'Open Source teinté d'Orange - Mettre de l'intelligence dans l'APM - Le disque dur fait de la résistance - CI/CD as a Service - Digital Campus, n°1 des écoles du numérique...

 

L'IA AU COEUR DES MÉTIERS : retours d'expérience Cemex, Lamborghini, Decathlon, HSBC - Google Cloud Platform : tout sur la migration ! - Edge Computing, chaînon manquant - Cybersécurité : lutter contre l'ennemi intérieur - Ansible, outil de prédilection des DevOps - Docker, de Montrouge à la roche tarpéienne...

 

VILLE NUMÉRIQUE : la transfo d'Issy-les-Moulineaux - Comment le Stockage s'unifie - Brexit : quelles conséquences pour l'industrie numérique ? - Google a-t-il vraiment atteint la suprématie quantique ? - La cyberprotection des sites industriels en question - PowerShell DSC - Epitech Digital...

 

Afficher tous les derniers numéros

OneTrust est une plateforme logicielle innovante de gestion de la confidentialité, de la sécurité des données personnelles et des risques fournisseurs. Plus de 4 000 entreprises ont choisi de faire confiance à cette solution pour se conformer au RGPD, au CCPA, aux normes ISO 27001 et à différentes législations internationales de confidentialité et de sécurité des données personnelles.

OneTrust vous propose de télécharger le texte officiel du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Vous aurez également la possibilité de recevoir la version imprimée de ce texte, sous forme de guide pratique au format A5, spiralé, en complétant le formulaire.


Le présent guide d'achat vous aidera à améliorer l'efficacité de votre cloud hybride, en mettant l'accent sur les stratégies de gestion des données dédiées aux applications correspondantes.


Les entreprises et les organismes publics se focalisent aujourd’hui sur la transformation numérique. En conséquence, les DevOps et l’agilité sont au premier plan des discussions autour des stratégies informatiques. Pour offrir ces deux avantages, les entreprises travaillent de plus en plus avec les fournisseurs de services de cloud public et développent désormais des clouds sur site à partir d’une infrastructure qui répond à trois exigences de base:
1. Agilité sans friction des ressources physiques
2. Systèmes de contrôle optimisant l'utilisation des ressources physiques et offrant un retour sur investissement maximal
3. Intégration des divers composants de l'infrastructure pour un provisionnement et une gestion des ressources automatisés.


Pour fonctionner, votre entreprise doit pouvoir compter sur une solution de sauvegarde efficace, essentielle dans un monde marqué par une croissance exponentielle des données. Vous devez à la fois accélérer vos sauvegardes et pouvoir y accéder plus rapidement pour satisfaire les exigences actuelles de continuité d’activité, disponibilité, protection des données et conformité réglementaire. Dans cette ère de croissance effrénée, les cibles sur bande hors site et autres approches traditionnelles sont simplement dépassées.


L’Intelligence Artificielle promet de révolutionner la perception de la cybersécurité au coeur des entreprises, mais pas uniquement. Ce changement de paradigme engage, en effet, une redéfinition complète des règles du jeu pour les DSI et les RSSI, ainsi que l’ensemble des acteurs de la sécurité.


Tous les Livres Blancs
Derniers commentaires
La secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson, le 12 février 2020 à l'ElyséeLa secrétaire d'Etat à la Transition écologique, Brune Poirson, réunit lundi les fabricants de lave-linge pour préparer l'application d'une mesure adoptée dans la loi pour l'économie circulaire: l'installation de filtres à microfibres plastiques dans les machines à laver neuves. [Lire la dépêche...]

Un data center dans la banlieue de Paris, en février 2019Big brother à la chinoise ou simple moyen de paiement, la reconnaissance faciale divise et Bruxelles lancera mercredi un grand débat sur l'intelligence artificielle, bien décidé à prévenir les dérapages. [Lire la dépêche...]

Le Chaque trimestre, Amazon, Microsoft et Google en tirent des recettes record. C: l'internet des objets va décupler les usages des nuages. [Lire la dépêche...]

Un journaliste de l'AFP regarde les sites de Christopher Blair, le 13 février 2020 à WashingtonAux Etats-Unis, Christopher Blair rédige des articles de fausses informations, générant des millions de vues sur internet. Si selon lui, ces contenus sont clairement satiriques, une partie des internautes conservateurs croit en leur véracité. [Lire la dépêche...]

Les habitants handicapés de Virginie-Occidentale et les militaires déployés à l'étranger pourront voter via leur smartphone à l'élection présidentielle américaineLes habitants handicapés de Virginie-Occidentale et les militaires déployés à l'étranger pourront voter via leur smartphone à l'élection présidentielle américaine, bien que la méthode suscite de nombreuses inquiétudes en termes de sécurité. [Lire la dépêche...]

Le ministre américain de la Défense a prévenu samedi les Européens qu'en autorisant l'équipementier télécoms chinois Huawei à construire les réseaux 5G ils risquaient de "menacer" l'Otan. [Lire la dépêche...]

Google a entamé des négociations pour arriver à des accords de licence avec des éditeurs de presseGoogle a entamé des négociations pour arriver à des accords de licence avec des éditeurs de presse, afin d'atténuer les critiques qui accusent le géant californien de tirer des bénéfices indus de leurs informations, selon des sources proches des discussions. [Lire la dépêche...]

Benjamin Griveaux lors d'une conférence de presse à Paris le 14 février 2020Inconnu il y a encore quelques années, le "revenge porn" ou "vengeance pornographique", dont a été victime Benjamin Griveaux, consiste à diffuser des images intimes sans l'accord des personnes concernées, et est désormais sévèrement puni par la loi. [Lire la dépêche...]

Toutes les dépêches AFP
AgendaIT

BIG DATA

Conférences et exposition sur le Big Data les 9 et 10 mars 2020 à Paris, Palais des Congrès de la Porte Maillot. Organisé par Corp Agency.

IT PARTNERS

Événement du "channel" IT, télécoms et audiovisuel, IT Partners a lieu les 11 et 12 mars 2020 à Disneyland Paris (Disney Events Arena-Ventury). Organisé par Reed Expositions.
RSS
Voir tout l'AgendaIT
0123movie