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Top 4 du plan d’action sur l’internet et le terrorisme : je ne m’attendais pas à la 3.3

Les méninges ont dû chauffer avant le match France-Angleterre. Le duo exécutif franco-britannique a accouché d’un « Plan d’action franco-britannique pour lutter contre l’utilisation de l’internet à des fins terroristes » dont la lecture a de quoi laisser sans voix.

Remercions tout d’abord le ministère de l’Intérieur pour sa traduction littérale du terme anglais « the Internet », ce qui nous donne en français le très joli mais totalement ridicule « l’internet ». Que nous apprend donc le « Plan d’action franco-britannique pour lutter contre l’utilisation de l’internet à des fins terroristes », élaboré par Emmanuel Macron, Theresa May et leurs ministres de l’Intérieur respectifs ? Quelles mesures phares seront prises ? Beaucoup de réchauffé et une pincée de science-fiction.

Pour commencer, le texte s’attaque fort justement à la propagande djihadiste, soulignant le rôle des opérateurs (FAI, éditeurs…) dans la lutte contre ce type de contenus. Lors de la présentation de son rapport annuel, Alexandre Linden, personnalité qualifiée de la Cnil, soulignait que Twitter a supprimé l’an passé 612 000 comptes au motif qu’ils faisaient l’apologie du terrorisme.

Les entreprises, fer de lance

Mais les deux gouvernements veulent « que ces opérateurs aillent au-delà de la suppression rapide a posteriori des contenus qui leur sont signalés », soit identifier les « contenus en amont afin de prévenir leur publication sur leurs plateformes ». En d’autres termes, le duo franco-britannique entend donc que soit mis en place un Minority Report de l’internet, un système d’analyses prédictives permettant de savoir a priori qu’un internaute va poster un contenu illicite, au moment même où lui vient d’idée de publier ce contenu.

Le couple exécutif appelle de ses vœux la mise en place d’un forum des entreprises du Net, « dédié à la lutte contre l’extrémisme en ligne ». Soit donner au secteur privé un peu de puissance coercitive, puisqu’il ne s’agira pas uniquement de mettre en commun des pratiques et des réflexions. Il est en effet prévu que ce forum puisse « automatiser la détection et la suspension ou le retrait de contenus, en fonction de la personne qui publie et de la teneur de la publication ». En d’autres termes, les entreprises seront invitées à établir une liste noire des internautes interdits de toute publication sur la toile.

« En particulier, nous devons imposer le retrait rapide des contenus haineux et radicaux sur Internet » insiste encore le texte. Rappelons un fait : depuis deux ans, l'OCLCTIC (Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication) assure ce rôle de retrait des contenus. En 2016, 2305 contenus ont été retirés, contre 1179 l’année précédente. 874 demandes de déréférencement ont été formulées, près de trois fois plus qu’en 2015. Le tout se déroule, conformément à la loi, sous le contrôle de la personnalité qualifiée de la Cnil, Alexandre Linden. Lequel fustigeait avant ce plan d’action le manque criant de moyens qui risque de nuire à sa mission... Ce n'est pas près de s'arranger.

Des questions, pas de réponses

Bon, le plan d’action explique néanmoins qu’il pourrait toutefois « être nécessaire de définir clairement ce qui constitue un contenu en ligne illicite, si nécessaire par une réglementation ». Sans quoi Conseil Constitutionnel et CJUE risquent d’être très remontés, quoiqu’il existe déjà des textes qui définissent ce type de contenus en droit français.

Poursuivons notre analyse de texte avec le point 3, en passe de devenir un cas d’école. On commence fort avec la nécessité de « préserver la conservation et l’accès aux données de trafic et de localisation » indispensables aux enquêtes. Effectivement, c’est utile. C’est pourquoi la quasi-totalité des lois précédentes relatives à l’antiterrorisme et au renseignement l’ont abordé.

On monte encore un peu en puissance avec « l’identification du titulaire d’un abonnement en toutes circonstances ». Les FAI partageant parfois une adresse IP entre plusieurs abonnés, le fait de « disposer d’informations techniques complémentaires à l’adresse IP » semble logique, pour ne pas dire légitime. Reste encore à expliciter ce que sont ces informations complémentaires. Le port source ? Les plages de ports de chaque utilisateur ? D’autres métadonnées diverses et variées ?

Le chiffrement pour les nuls

Puis vient le point 3.3 : on a affaire à du grand art : « il doit exister une possibilité d’accès au contenu des communications [chiffrées] et à leurs métadonnées ». Mais attention, « il n’est pas question ici de « portes dérobées » ou d’interdiction du chiffrement ». On touche au sublime. Les autorités devront donc pouvoir accéder à du contenu chiffré sans backdoor et probablement sans pouvoir casser le chiffrement. Une solution s’impose : obtenir l’ensemble des clés, pour chaque utilisateur. Et pour le chiffrement end-to-end de services comptant quelques millions d’utilisateurs, ceux qui vont se coltiner cette mission n’ont pas fini de ramer.

Enfin, point 4 « nous devons travailler ensemble pour faire en sorte de pouvoir accélérer l’accès aux données et aux contenus des communications au-delà des frontières, quel que soit l’endroit où celles-ci sont stockées ». Soit l’exact opposé de ce qui est fait depuis quelques temps. Le RGPD en est un bon exemple. Les décisions de justice retoquant la demande du FBI d’accéder aux données d’un utilisateur Microsoft en Irlande aussi.

Ce qui n’empêche nullement que Emmanuel Macron, Theresa May et leurs ministres de l’Intérieur respectifs proposent de « saluer l’engagement du gouvernement et du Congrès des États-Unis d’adopter une loi supprimant les obstacles qui subsistent dans la législation américaine ». On attendra donc impatiemment que Maximilien Schrems (l’origine de l’invalidation du Safe Harbor) se manifeste.


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