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TIXEO : la French Frog de la visioconférence sécurisée

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TIXEO : la French Frog de la visioconférence sécurisée

Unique acteur français proposant une solution de visioconférence certifiée par l’Anssi, Tixeo a pris le virage du 100 % Home Office il y a cinq ans. La PME exploite sa propre solution sécurisée pour organiser le télétravail de son équipe, avec comme bénéfices : la qualité de vie, une réduction des coûts et des recrutements facilités. Rencontre avec un pionnier de l’espace de travail virtuel.

Le prix de la liberté

 

Après la loi Travail et les différents événements du début de l’été, vous pouviez penser que, comme salarié ou client d’une entreprise, vous étiez traité comme la cinquième roue du carrosse, voire de cochon de payant taillable et corvéable à souhait pour le plus grand bien d’actionnaires se repaissant de dividendes grâce à votre travail et vos achats. Eh bien, je vous le dis, c’est faux ! Clients ou salariés, en fait, on vous aime !

Mieux que cela, les dirigeants des entreprises souhaitent votre bonheur et votre bien-être, surtout au travail. Ils veulent aussi que vous soyez des clients heureux dépensant à tout va pour leurs produits et services, quel que soit le canal, l’endroit où vous vous trouviez. Vous ne me croyez pas ? En voici les preuves.

Le bonheur, c’est CHO !

Si vous pensez que mettre trois plantes vertes et une table de ping-pong dans une salle suffit au bien-être de vos salariés, passez cet article et rendez-vous directement en Californie sans toucher les 20 000 ! Aujourd’hui le bon¬heur des collaborateurs est au centre des préoccupations des entreprises, comme nous l’a indiqué Philippe Burger, associé en charge du Capital humain chez Deloitte. Et comme on se bat toujours pour ce que l’on n’a pas dans notre pays, une semaine du bien-être au travail vient d’avoir lieu ! Vous n’étiez pas au courant ?

Pourtant, ateliers de massage pour réduire le stress, sessions de yoga pour détendre nos nerfs à vif font flores. Payname, une start-up, s’est même offert un nouveau cadre, le CHO, ou Chief Happiness Officer, un DRH funky, pour s’occuper de vos bonheur et bien-être dans votre travail ! D’autres sont encore plus rock n’roll avec des FGM, des Feel Good Managers, des docteurs de votre burn-out et de votre démotivation annoncée ! Clairement, le bien-être au travail c’est quoi ? Différents textes législatifs le définissent et il peut se résumer ainsi : « Un sentiment de bien-être au travail perçu collectivement et individuellement qui englobe l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt du travail, les conditions de travail, le sentiment d’implication, le degré d’autonomie et de responsabilisation, l’égalité, un droit à l’erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué ».

Une étude récente réalisée par Ipsos Mori pour le compte de Dropbox apporte des résultats intéressants dans le domaine. Grâce aux technologies du numérique, 55 % des salariés jouissent d’une certaine autonomie dans leur travail. Et 35 % travaillent occasionnellement en dehors de leur lieu de travail. L’étude a permis de déterminer quatre types de profils de salariés : les autonomes, les créatifs, les non-autonomes, les non-créatifs. Ceux qui ne sont ni créatifs, ni autonomes ont une chance sur deux d’être malheureux dans leur travail. Ceux qui cumulent les deux autres caractéristiques indiquent à 91 % que cela leur permet d’être plus productifs. Ils y voient aussi une plus facile communication en interne et à l’extérieur de l’entreprise, une plus grande autonomie dans l’organisation de leur travail et une efficacité accrue.

Une autre étude de l’Université de Warwick arrive aux mêmes résultats et voit une productivité moyenne en hausse de 12 %. Ces gens heureux dans leur travail seraient d’ailleurs deux fois moins malades que les autres et six fois moins absents. Les employés heureux ont les bons outils numériques pour communiquer et partager les informations tout en conservant une autonomie dans l’organisation de leur travail et peu importe l’endroit d’où ils le font ou les terminaux employés.

Le revers de la médaille

Cette autonomie, cette possibilité d’organiser son travail a un prix avec une frontière de plus en plus floue entre vie personnelle et vie professionnelle. Les sollicitations ne s’arrêtent plus aux murs de l’entreprise et viennent bousculer les schémas classiques (horaires, lieu de travail…). Ainsi les 35 heures aujourd’hui ne sont qu’un mythe et ne servent que de base à la négociation d’un salaire. D’ailleurs cette base horaire a-t-elle encore un sens pour bon nombre de métiers dans les entreprises et en particulier pour le secteur des services à haute valeur ajoutée dont la rémunération ne passe pas forcément sur le temps passé ou les horaires ? Ces gains de productivité donnés a l’entreprise ne sont évidemment jamais mis en avant lors des discussions dans celles-ci. Pour cette légère part de bon¬heur octroyé, les salariés en paient le prix par des salaires bloqués sur leur base horaire et non sur les tâches et le travail réellement effectué.

Sous le vocable de transformation digitale, les entreprises mettent en place une formidable source de gains de productivité, « un choc de productivité », comme le souhaitait dernièrement Leo Apotheker (ancien patron de SAP puis de HP) dans un keynote pour un éditeur néerlandais de solutions ERP. Les salariés vont y gagner autonomie et grande liberté dans leur travail au prix de concessions sur les limites entre vies perso et professionnelle.

Client, fais donc mon travail !

Il en est de même pour un client. Il souhaite aujourd’hui pouvoir dialoguer et utiliser les produits et services quand il le souhaite en utilisant le canal le plus simple pour lui. Le numérique le permet mais aujourd’hui plutôt que d’aller dans une agence bancaire, le client se connecte, procède lui-même au virement à, l’achat d’actions en Bourse, mais continue à payer le service qui n’est aujourd’hui que la mise à disposition d’une plate-forme numérique pour pouvoir le faire. Plus simple, plus pratique, plus rapide. Le client ne peut y voir que des avantages. Il paie par le service cette liberté de pouvoir le faire quand il le souhaite et de la manière qu’il préfère sans avoir à aller dans les magasins et attendre qu’un vendeur soit disponible.

La généralisation de ces pratiques numériques va poser la question de la différenciation pour les entreprises. Quel service rendre à mes clients si ce sont eux qui font le travail ? Certaines entreprises qui utilisent des données des clients pensent à partager la valeur générée et à rétribuer les personnes qui utilisent le service. Et si les clients aujourd’hui pouvaient gagner ne serait-ce qu’une très faible part des économies générées par l’utilisation de plates-formes en ligne mises en place par les entreprises ? Ils y gagneraient enfin plus qu’une simple liberté de façade. ❍

Chronique parue dans le n°149 de L'Informaticien (septembre 2016).


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