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BRAINWAVE : de l’intelligence dans la cyber

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BRAINWAVE : de l’intelligence dans la cyber

Un vieux proverbe dit qu’il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Cette maxime s’applique parfaitement à Brainwave GRC qui a su avec calme et sérénité s’imposer jour après jour comme l’un des acteurs clés de la gouvernance des identités.

Faut-il croire encore au ROI ?

Dans l’analyse d’un projet, cet acronyme, ROI, est toujours présent. Le retour sur investissement est depuis longtemps le critère qui emporte souvent la décision pour initier un développement, acquérir un nouveau logiciel, souscrire à un service externe. Sincèrement, depuis des années, lorsque l’on interroge les entreprises sur ce ROI, elles sont le plus souvent incapables de nous l’indiquer. Alors faut-il encore croire à ce critère ou juste le considérer comme une justification facile pour obtenir un feu vert de sa hiérarchie ?

Soyons précis. Le ROI, Return on Investment pour les Anglo-saxons, ou retour sur investissement pour nous autres francophones, se présente comme un ratio ; un pourcentage permettant de mesurer le gain sur un investissement réalisé. Son calcul est simple et se résume par la formule suivante : les gains réalisés moins les coûts d’investissements, divisés par les coûts d’investissements. Illustration : vous achetez un bien 10, comme une action par exemple, elle monte et prend une valeur de 20. Le calcul devient : 20 moins 10, divisé par 10, ce qui est égal à 1, soit un ROI de 100 % ! Cette mesure financière semble donc parfaite a priori. Elle l’est beaucoup moins lorsqu’il s’agit de l’appliquer à un projet informatique. Tout d’abord, le ROI ne prend en compte que la dimension financière. La mesure n’est donc adaptée que pour les projets visant une augmentation du chiffre d’affaires ou une diminution des coûts dans une entreprise. Est-ce bien le but de tous les projets informatiques ? Comment, selon ce critère, évaluer la transformation numérique engagée par une entreprise ?

Les non-dits du ROI

Cette vision purement financière cache aussi, le plus souvent, des intentions moins avouables. En fait, la réduction des coûts est obtenue par l’automatisation ou l’optimisation de tâches dans l’entreprise. C’est beau. En plus clair, la plupart du temps cela justifie des licenciements ou des reclassements, car cette automatisation a son coût en ETP (Equivalent temps plein), c’est-à-dire des postes de travail existants. Il est compréhensible que les entreprises ne mettent pas en avant le fait qu’elles vont éliminer des personnels pour automatiser des tâches afin de gagner en productivité. C’est cependant se cacher derrière son petit doigt puisque, depuis le temps, les salariés l’ont bien compris et regardent le plus souvent d’un mauvais oeil les projets informatiques. 
De la même manière, dans le versant augmentation de chiffre d’affaires, il est quasiment impossible de relier de meilleures ventes à un outil informatique spécifique, si ce n’est de compter le nombre de coups de téléphone passés par un commercial, ou le temps gagné sur une recherche de données sur un client. Qui n’a pas calculé le nombre de minutes gagnées et retranscrit cela en euros sonnants et trébuchants dans le calcul d’un ROI de projet informatique ? Je me rappelle même le décompte du nombre de timbres-poste épargnés dans la mise en oeuvre de projets de gestion documentaire… 

Des calculs incertains

Vue la simplicité de la formule de calcul, il est aussi assez simple de surévaluer les gains d’un projet informatique et de dévaluer les coûts de l’investissement. Il est possible même que cela soit la cause du fait que les projets informatiques ne tiennent que rarement dans les budgets et les délais. Les ESN négocient souvent au plus bas les coûts de leurs prestations, qui ne correspondent en rien aux besoins de la réalisation sur le terrain. Retards et avenants entrent dans le jeu pour compenser ce manque à gagner initial. Autre possibilité, les ressources entrant dans les coûts sont attribuées à d’autres budgets, dégonflant ainsi un des composants essentiels du calcul. Il n’est pas rare de voir des consultants sur un projet être rémunérés sur un autre projet ou sur la maintenance d’un produit existant. À la fin, le ROI du projet en cours est évidemment extraordinaire !

Autre élément assez amusant, la plupart du temps, ce ROI se calcule sur des éléments purement comptables et souvent peu ou pas analysés par les entreprises. Facile de se targuer alors de ROI mirobolants sur des éléments dont la base est inconnue. D’ailleurs, d’expérience lors de nos demandes usuelles sur les bénéfices constatés après un projet informatique, les réponses sur les retours sur investissements se bornent à un vague « Nous n’avons pas encore tout calculé ou nous n’avons pas ce type de retour ». C’est donc un critère important avant le projet… ensuite, pour juger de la validité du projet, on peut largement l’oublier !

Des manipulations dans tous les sens

Vous l’avez compris, le ROI est devenu la principale justification pour un projet informatique souvent bien loin de la réalité et des résultats effectifs de la fin de projet. Étrangement, il est exploité dans tous le sens. Si les éditeurs offrent souvent leurs bons offices pour aider les entreprises à le calculer au plus juste, pour justifier leurs projets, ils se trouvent confrontés aussi à la démarche inverse : ils peuvent se faire « bouler » d’un projet pour ROI insuffisant ou avoir à répondre à la question qui tue : « Quel est le ROI de ce projet ou de votre logiciel ? » Et là, évidemment, la réponse devient plus ou moins élusive. Ce point m’a d’ailleurs été soufflé par un éditeur américain plutôt d’un bon standing et bien connu des entreprises pour nombre de ses logiciels.

Trouver de nouvelles métriques

Les nouveaux usages de l’informatique et leurs nouveaux types de facturation rendent encore plus illusoires les évaluations par ROI. Il suffit dans ces modèles d’allonger le temps d’évaluation des produits pour toujours les trouver plus chers que le modèle sur site.

D’autres critères que ceux simplement financiers doivent entrer en ligne de compte avec, une suggestion, des critères qui prouvent la valeur d’un projet, une sorte de ROV. La Disic, la direction informatique de l’État, vient de faire un pas en ce sens avec sa méthode Mareva, pour Méthode d’analyse et de remontée de la valeur, qui, au-delà du seul ROI, intègre la nécessité du projet – elle peut être de nature technique, politique, réglementaire : la maîtrise des risques (techniques, organisationnels, sociétaux, juridiques) ; l’internalisé pour la sphère publique ou l’État (bénéfices pour les agents et pour les services publics) ; l’externalité pour les particuliers ou les entreprises (gain de temps, économie d’argent, accès simplifié). Cette démarche a au moins le mérite de rendre transparents de nombreux aspects du projet, dont les conséquences sociales, et de dévoiler les véritables intentions de celui-ci.

Cet article a été publié dans le numéro de février 2015 de L'Informaticien (n°132).


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