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Nexus 6 et 9, Lollipop… le cocktail des principales annonces de Google

Google renouvelle sa gamme Nexus. Au menu, une phablette fabriquée par Motorola qui vise le haut de gamme, une tablette HTC qui introduit le 64 bits chez Nexus et une sucrerie qui équipera ces deux terminaux.  

Nexus 6 : la phablette Google vise le haut de gamme

Le Nexus 6 montre clairement l’ambition de Google de concurrencer l’iPhone 6 d’Apple ou le Galaxy Note 4 de Samsung. Cette volonté explique un positionnement haut de gamme du Nexus 6, tant sur l’aspect technique que sur ses tarifs. 

Le Nexus 6 affiche un écran 5,96 pouces pour une définition Quad HD de 1440 par 2560 pixels. Ce qui le rapproche des derniers nés de Samsung et d’Apple. Avec sa taille (écran supérieur à 5,5 pouces), il entre dans la catégorie des phablettes, la première de la gamme Nexus. On notera également un APN de 13 mégapixels, qui écrase aisément les 8 mégapixels de l’iPhone 6. 

Côté processeur, Motorola a choisi le dernier Snapdragon 805 de Qualcomm, un Quad Core cadencé à 2,7 GHz, le tout associé à une RAM de 3 Go. Quant au processeur graphique, on retrouve sans surprise une Adreno 420 600 MHz. 3G et 4G LTE sont de la partie, de même que le Bluetooth 4.1 et une connexion WiFi. Si on se penche sur le stockage, on remarquera aisément que le port Micro SD n’équipe toujours pas les Nexus. Il faudra se contenter de 32 ou de 64 Go de mémoire interne.

Google met surtout l’accent sur l’autonomie de son appareil, fort de Voltera, une fonctionnalité d’Android 5.0 Lollipop permettant d’économiser 90 minutes de batterie. Le Nexus 6 bénéficie en outre du Turbo Charger de Motorola, dont Mountain View promet qu’il assurera 6 heures d’autonomie pour 15 minutes de recharge. 

Qui dit positionnement haut de gamme dit hausse des tarifs, et Google ne nous fait pas mentir sur ce point. La dépense pour le nouveau Nexus s’élève à 549 euros dans sa déclinaison 32 Go, et 649 pour 64 Go. Pour rappel, le Nexus 5/32 Go coûtait 399 euros. Mais on est encore bien loin des prix d'Apple pour l'iPhone 6. 

Tablette Nexus 9, le 64 bits s’invite dans la gamme Nexus

La tablette présentée hier est fabriquée par HTC. Le point fort de la Nexus 9 est son processeur Tegra K1 de NVidia, intégrant deux cores 64 bits « Denver » cadencés à 2,3 GHz. Ce qui en fait le premier appareil Nexus estampillé 64 bits. Autre nouveauté, un clavier magnétique. Google veut avec cette tablette, se rapprocher des hybrides (et autres ultrabooks) afin d’offrir aux utilisateurs une meilleure ergonomie dans leur expérience bureautique. 

La tablette Nexus 9 est équipée d’un écran LCD de 8,9 pouces, pour une définition de 2048 par 1536 pixels. On y trouve deux caméras : une frontale de 1,6 Mpixels et l’autre de 8 Mpixels à l’arrière. Mais toujours pas de ports SD permettant d’étendre la capacité de stockage. Ainsi, on trouvera, à l’instar de la phablette Nexus 6, une version 16 Go à 399 euros et une 32 Go à 489 euros. Notons également qu’une version 4G LTE est également annoncée, à 560 euros. 

Il sera possible de précommander les Nexus 6 et 9 dès le 17 octobre sur Google Play, tandis que les deux terminaux débarqueront en magazin le 3 novembre. 

Lollipop : vers une harmonisation des écrans

Ça y est… l’information la plus importante ! Android L, présenté lors de la Google I/O, autrement dit Android 5.0 Lollipop. Exit les Lemon pie, Lava cake et autre Lion. Cette mise à jour du système d’exploitation mobile de Google équipera dans un premier temps les Nexus 6 et 9, puis les 4, 5, 7 et 10 d’ici quelques semaines. Lollipop, ce n’est pas qu’un nom, ce sont aussi 5000 API supplémentaires que Google offre aux développeurs. Android subit une refonte importante avec cette nouvelle version. 

Google se concentre notamment sur le « Material Design », soit l’homogénéisation de l’interface, et ce quel que soit l’appareil utilisé. Le but est de restituer une expérience similaire d’un écran à un autre, peu importe son format. Il faut également comprendre que Material Design ne s’adresse pas seulement aux mobiles, mais aussi à tout l’écosystème Chrome. Toutefois, cette interface unifiée pourrait poser problème aux appareils sous Android utilisant une interface dite propriétaire (celle du constructeur). 

Précisons que, avec Lollipop, Google a voulu insister sur la sécurité. Et cela passe notamment par le chiffrement des données de bout en bout. A ce propos, le directeur du FBI aurait déclaré «  ça y est, nous sommes foutus »*. Enfin, la fameuse fonctionnalité baptisée Voltera qui permettra d’économiser jusqu’à 90 minutes de batterie, en préservant l’autonomie de l’appareil. Google n’a pas donné plus de détails quant à la technologie utilisée et son efficacité. Affaire à suivre.

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* Cette citation inexacte, non avérée et non sourcée nous est soufflée par l’idée que l’on se fait des méchants espions du FBI, et n’est en aucun cas à prendre au premier degré. 


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