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Près d'un Français sur 10 est adepte des "podcasts natifs"

Près d'un Français sur dix écoute au moins un podcast dit "natif" (qui n'est pas une rediffusion d'émission) chaque semaine, selon une étude publiée vendredi à l'occasion de la 2e édition du Paris Podcast Festival, démontrant l'usage croissant de ce nouveau média en pleine effervescence et en quête de soutien public.

Près d'un Français sur dix écoute au moins un podcast dit

Les podcasts natifs, ou originaux, auxquels est dédié ce festival qui se tient de vendredi à dimanche à la Gaîté Lyrique à Paris, sont conçus dès le départ pour une diffusion en ligne, par opposition aux rediffusions d'émissions de radio.

Si ces dernières restent encore de loin le type de podcasts le plus consommé en France, de nombreuses plateformes, studios, médias en tous genres et autres acteurs (y compris des marques et institutions) ont commencé à investir ce nouveau support de création que représente le podcast natif.

Et ils commencent à trouver leur public: d'après la toute première étude consacrée exclusivement à ce phénomène, réalisée par Havas Paris et l'institut CSA Research pour le festival, 25% des Français de 18 à 64 ans ont déjà entendu parler de ce nouveau genre de programmes audio, et 9% disent en écouter chaque semaine, dont deux tiers qui s'y sont mis depuis moins d'un an.

Sans trop de surprises, le portrait type du fan de podcasts natifs est celui d'un auditeur plutôt jeune (58% ont moins de 35 ans), urbain (70% habitent dans une ville de plus de 100.000 habitants) et surconsommateur de culture : 85% écoutent "régulièrement" ou "souvent" la radio FM, contre 76% des Français; 89% utilisent au même rythme un service de streaming musical contre 43% des Français; et 74% lisent à la même fréquence des livres, contre 41% de la population.

En outre, les adeptes des podcasts natifs sont surconnectés : 81% d'entre eux utilisent Twitter chaque semaine, un niveau très au-dessus de la moyenne des Français (28%), de même que Instagram (88% contre 43%) ou encore Snapchat (76% contre 30%).

Côté usages, le téléphone est leur principal appareil d'écoute (60% contre seulement 2% pour les enceintes connectées), et ils les dégustent seuls (à 76%). 

Mais sur d'autres plans, les habitudes rejoignent celles de la radio, notamment les horaires d'écoutes favoris (matin et fin de journée), et le fait qu'ils écoutent souvent des podcasts en faisant une autre activité (deux tiers des répondants).

Enfin, 71% se disent prêt à payer (27% "tout à fait" et 44% éventuellement) pour leurs podcasts natifs préférés. Un enseignement intéressant, à l'heure où les producteurs de podcasts cherchent encore leur modèle économique (entre publicité, abonnements, partenariats avec des marques...).

L'étude a été réalisée en ligne du 4 au 13 septembre auprès de 1.022 personnes (dont un échantillon représentatif de la population nationale, plus un sur-échantillon de personnes écoutant régulièrement des podcasts natifs).

Par ailleurs, huit entreprises productrices de podcasts (Paradiso, Louie Media, Slate Podcasts, Bababam, Plink Studio, Binge Audio et Blackship) ont annoncé vendredi la création d'une organisation professionnelle, le PIA (pour "producteurs indépendants audio"). Elle vise à mieux défendre leurs intérêts, alors qu'elles ne bénéficient pour l'instant d'aucun fonds de soutien spécifique.

A ce propos, le ministère de la Culture semble à leur écoute, puisqu'il a annoncé vendredi avoir confié une "mission de réflexion et de prospective" au haut fonctionnaire François Hurard, qui va étudier la faisabilité d'un "fonds de soutien" aux podcasts.

Source : AFP


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