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Technologies: les instituts de recherche veulent être attractifs

Les Instituts de recherche technologique (IRT), lancés en 2011-2012 pour développer la collaboration entre industrie et recherche publique, veulent être plus attractifs pour les PME et les start-up, en leur proposant du "sur-mesure", a déclaré jeudi leur président Vincent Marcatté. 

Les IRT travaillent sur 8 thématiques, dans des filières prioritaires de la Nouvelle France industrielle, comme les technologies numériques, l'usine du futur, la microbiologie ou la nanoélectronique

Quatre ans après leur lancement dans le cadre du Programme d'investissements d'avenir (PIA), les IRT ont développé un modèle de collaboration "efficace et efficient" entre grands groupes industriels, PME, start-up et chercheurs universitaires, a affirmé M. Marcatté, qui préside l'association Franch Institutes of Technology (IFT).

Mais il faut "faire en sorte d'être plus attractifs pour les start-up et les PME" en développant avec eux du "sur-mesure" et de "l'agilité dans les projets" avec des durées courtes pour passer d'une idée à un produit, a-t-il ajouté.

Autres objectifs d'amélioration affichés: la faculté d'attirer davantage les meilleurs chercheurs des laboratoires publics pour participer aux innovations technologiques, et le renforcement des projets européens, aujourd'hui au nombre de 25.

Les IRT travaillent sur 8 thématiques, dans des filières prioritaires de la Nouvelle France industrielle, comme les technologies numériques, l'usine du futur, la microbiologie ou la nanoélectronique.

Dans le bilan présenté mardi au terme de quatre ans, les IRT revendiquent plus de 150 brevets déposés, plus de 100 transferts de technologies vers l'industrie, plus de 700 publications scientifiques, et près de 60 plateformes et équipements de pointe.

Les 8 IRT emploient 1.500 personnes, dont 615 salariés en propre et 900 mis à disposition par leurs membres (entreprises, centres de recherche). Ils comptent 550 chercheurs, dont 100 issus du monde académique. 

"Les IRT, ça marche. On a des résultats" et "on est durablement installé dans le paysage de la recherche et l'innovation en France", a résumé Vincent Marcatté.

"Le modèle est bon et répondait à un vrai besoin", a confirmé le commissaire général à l'Investissement Louis Schweitzer. 

Il a annoncé que la réflexion était engagée pour prolonger le soutien financier aux IRT par le Programme d'investissements d'avenir, qui allait au départ jusqu'en 2020.

"Nous avons le sentiment que les IRT aujourd'hui ne sont pas encore prêts à vivre sans le programme d'investissements d'avenir", a-t-il dit. 

Ensuite, "l'idée est qu'à terme, les IRT doivent voler de leurs propres ailes, soit sur le financement privé qui doit avoir une part croissante, soit sur des financements de projets qui viennent du niveau européen, national ou local", a-t-il souligné, en évoquant une échéance d'autonomie financière vers 2030. 

Un point de vue partagé par M. Marcatté, qui veut diversifier les financements. Actuellement, les IRT reçoivent un euro public pour chaque euro privé engagé. L'objectif est de viser trois tiers, entre fonds publics, fonds privés, et autres ressources (Europe, régions, valorisation de la propriété intellectuelle).

Source : AFP

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