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Orange: signature d'un premier accord sur la transformation numérique

Trois syndicats d'Orange (CFDT-F3C, CGT-FAPT et FO-COM) ont signé mardi un accord sur le numérique dans l'entreprise, le premier du genre, qui vise à donner un cadre juridique, une protection et un accompagnement des salariés adaptés aux transformations numériques, a-t-on appris de sources concordantes.

Orange: trois syndicats d'Orange (CFDT-F3C, CGT-FAPT et FO-COM) signent un accord sur le numérique dans l'entreprise, le premier du genre

Un précédent projet, négocié depuis juillet 2015 et signé seulement par la CFDT (24,12%) et FO (14,97%), n'avait pu être validé au printemps.

La CGT (19,56%), SUD (17,51%) et la CFE-CGC (16,18%) avaient fait valoir leur droit d'opposition, déplorant unanimement un "manque de garanties" en matière de "sécurisation des données personnelles des salariés", de "mesure du temps de travail" et "d'impact sur l'emploi" notamment.

"Le nouvel accord est aujourd'hui plus lisible et intègre plusieurs revendications de la CGT: le droit à la déconnexion (en réunion et hors temps de travail, NDLR), un cadre sur l'utilisation des données personnelles des salariés, une formation renforcée afin de permettre à chacun de s'approprier les nouveaux outils numériques", explique la CGT-FAPT dans un communiqué.

Pour Laurent Riche de la CFDT, le nouvel accord, qui "a surtout été réécrit", a le "mérite de poser un premier cadre juridique et de créer un conseil national des transformations numériques qui permettra à tous les négociateurs d'Orange, signataires ou non de l'accord, de se retrouver régulièrement autour des questions liées au numérique, en perpétuelle évolution".

Philippe Charry de FO a salué lui aussi un accord "sensiblement équivalent au premier" qui "pose les jalons d'un premier cadre juridique et d'un organisme où siègeront les négociateurs sur toutes les questions liées au numérique à l'avenir".

En revanche, Christian Pigeon (SUD) a indiqué avoir demandé "un délai" jusqu'au 7 octobre afin de consulter ses militants, jugeant l'accord encore "très insuffisant".

Quant à la CFE-CGC, elle ne le signera pas, a annoncé son représentant Sébastien Crozier, parlant d'"absurdité".

Selon ce syndicat, qui regroupe une majorité de jeunes cadres, "il ne corrige en rien les dispositions qui mettent les personnels en danger" et n’impose notamment "aucune obligation spécifique d’information des personnels sur les données collectées sur leur compte, les traitements réalisés et leur finalité, ni aucun engagement à prévenir les dérives potentielles découlant d’usages intrusifs des outils numériques fournis par l’entreprise". 

"Aucune définition rigoureuse de leurs limites d’usage, ni des avertissements et sanctions encourus n’est mentionnée dans l’accord", déplore encore ce syndicat dans un communiqué.

La direction d'Orange s'est félicitée dans un communiqué d'un accord qui va "faire bénéficier les salariés des nouvelles opportunités liées à la transformation numérique", "réduire le risque de la fracture numérique en formant et en sensibilisant" chacun d'eux et "assurer le respect de l'équilibre vie privée/vie professionnelle en garantissant un droit à la déconnexion".

Orange, qui se présente comme le premier employeur numérique français, se déclare comme la première entreprise à mettre en œuvre un tel accord.

Source : AFP

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