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Un blogueur syrien appelle à protéger la liberté sur internet

Le blogueur syrien Amjad Baiazy a appelé vendredi à La Haye la communauté internationale à protéger la liberté d'expression sur internet, assurant que les réseaux sociaux avaient permis de montrer au monde l'actuelle répression de dissidents par Damas.

Le blogueur syrien Amjad Baiazy à une conférence sur la liberté d'expression sur internet le 9 décembre 2011 à La Haye

"J'appelle les gouvernements du monde à se battre pour protéger la liberté sur internet", a déclaré M. Baiazy lors d'une conférence à La Haye sur la liberté d'expression sur internet, organisée par le ministre néerlandais des Affaires étrangères Uri Rosenthal.

Egalement éditeur en ligne pour Amnesty International, le blogueur a assuré que les réseaux sociaux avaient permis de montrer au monde "des milliers de preuves" des crimes commis lors de la répression menée par le régime du président syrien Bachar al-Assad contre la révolte ayant débuté en mars.

"Le plus grand avantage, c'est que chaque citoyen est devenu un journaliste", a assuré M. Baiazy, qui assure avoir été "arrêté et torturé" pour avoir exprimé ses idées: "Chaque citoyen peut utiliser Twitter pour diffuser".

Selon l'ONU, la répression a fait au moins 4.000 morts, dont 307 enfants, et des dizaines de milliers de personnes blessées, disparues ou emprisonnées.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé aux Etats-Unis, avait exprimé début novembre des craintes concernant le sort de plusieurs journalistes et blogueurs syriens ayant disparu.

M. Baiazy a assuré qu'une révolte similaire avait été réprimée en 1982 en Syrie, mais qu'à l'époque, il avait été impossible de dire au monde ce qui s'y passait.

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères Uri Rosenthal a pour sa part souligné lors de la conférence que son but était de former une coalition d'Etats visant à défendre la liberté d'expression sur internet.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton avait affirmé jeudi, à l'ouverture de la conférence, que le secteur privé était le "protecteur de la liberté sur internet", et appelé les grandes sociétés du secteur à ne pas traiter avec les régimes totalitaires.

Source : AFP


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