NexentaStor est une solution de stockage logiciel aussi bien NAS (partage NFS, CIFS) que SAN (iSCSI/FC), incluant des fonctionnalités de snapshots illimités, de réplications synchrone et asynchrone, etc. Elle est construite sur une base OpenSolaris avec le système de fichiers ZFS.
Pour mieux comprendre les points forts de NexentaStor, il est utile de revenir sur le système, ZFS, de fi chiers employé. Ce système de fichiers, développé par Sun pour ses systèmes d’exploitation Solaris, puis OpenSolaris, se caractérise par un codage en 128 bits. Cela a notamment pour conséquence d’avoir des seuils en taille et nombre de fichiers que le matériel n’est pas prêt d’atteindre. On reprendra l’exemple de l’utilisateur créant 1 000 fichiers par seconde, il faudrait 90 siècles pour atteindre la limite.
Ecran de création d'un partage de fichiers
sur le système CIFS dans la solution
Nexenta.
Une vue de la console d'administration de
Nexenta. On appréciera le soin apporté à
l'interface graphique.
Au-delà des capacités, ZFS possède, entre autres, des fonctionnalités intéressantes. En particulier le modèle transactionnel de copie à l’écriture. Lors de la modification d’une donnée, celle-ci est écrite sur un nouveau bloc et non sur l’existant. La métadonnée correspondant En bas, on peut ouvrir la vue des jobs en cours. Dans l’ensemble, l’interface est claire et on s’y repère aisément. À partir de cette interface web, il est possible d’établir un lien (en SSH) entre nos deux serveurs NexentaStor. Nous pouvons alors basculer de l’un à l’autre à partir d’une même interface web. Cette interface permet d’effectuer la plupart des opérations de configuration et d’utilisation du stockage. Par moments, il sera nécessaire d’utiliser la console pour configurer l’appliance en elle-même. Ici également, l’utilisation en est simple. Il ne s’agit pas réellement d’un terminal, mais là encore d’une interface, en mode texte, à travers une API (Application Programming Interface). La quantité de commandes disponibles est limitée, et nous pouvons accéder à une aide en ligne à tout moment. À force d’utiliser différents systèmes de stockage, nous prenons l’habitude des étapes indispensables à la créa à la donnée pointera alors sur le nouveau bloc. Tant que le processus de modifi cation n’est pas terminé, l’ensemble des opérations n’est pas validé. On maintient ainsi un ensemble toujours cohérent. Une conséquence directe de ce mode de fonctionnement est la capacité au snapshot. Pour cela, il suffit de créer une nouvelle meta donnée liée à la donnée avant modification. Enfin, nous citerons également la fonction de déduplication. Nous n’avons qu’effleuré la question de ZFS, mais cela vous permettra de comprendre pourquoi ce système de fichiers attire l’attention lorsque l’on s’intéresse au stockage.
La configuration de test
Pour nos tests, nous avons déployé deux machines virtuelles hébergeant chacune une instance de NexentaStor. Nous avons téléchargé la dernière version (3.0) à partir du site internet de l’éditeur. Noter qu’il existe des appliances pour environnements VMware et XenServer. Dans notre cas, nous avons préféré procéder à l’installation complète du système.
Cette phase se déroule en deux temps : l’exécution de l’installeur à partir du CDRom, puis la configuration primaire à partir d’une interface web. Dans les deux cas, les assistants sont bien directifs et en cas de doute il suffi t de se reporter au guide de démarrage rapide disponible pour continuer sans encombre. Une fois cela fait, on accède à une interface graphique à partir d’un navigateur web.
Le découpage de l’interface est classique, les menus sont en haut à l’horizontale et le détail du menu sélectionné apparaît en colonne, à gauche. La partie centrale étant dédiée à l’action en cours. En bas, on peut ouvrir la vue des jobs en cours. Dans l’ensemble, l’interface est claire et on s’y repère aisément. À partir de cette interface web, il est possible d’établir un lien (en SSH) entre nos deux serveurs NexentaStor. Nous pouvons alors basculer de l’un à l’autre à partir d’une même interface web.
Les plugins jouent un rôle important dans la solution de Nexenta.
Voici un écran de l'installation d'un de ses composants.
Cette interface permet d’effectuer la plupart des opérations de configuration et d’utilisation du stockage. Par moments, il sera nécessaire d’utiliser la console pour configurer l’appliance en elle-même. Ici également, l’utilisation en est simple. Il ne s’agit pas réellement d’un terminal, mais là encore d’une interface, en mode texte, à travers une API (Application Programming Interface). La quantité de commandes disponibles est limitée, et nous pouvons accéder à une aide en ligne à tout moment. À force d’utiliser différents systèmes de stockage, nous prenons l’habitude des étapes indispensables à la création d’un partage ou à la présentation d’un volume en iSCSI. Ici, l’ensemble des opérations se déroule plutôt simplement et intuitivement. Nous avons eu assez peu recours à la documentation, juste suffisamment pour nous rendre compte qu’elle est, comme souvent, exclusivement en anglais mais assez complète et claire.
À noter que vous trouverez également des documents spécifiques sur le site de l’éditeur, notamment pour l’intégration à un Active Directory.
Cette dernière opération s’effectue sans problème, en revanche il vaut mieux suivre ladite documentation.
Des plugins intéressants
Pour ajouter des fonctionnalités, NexentaStor dispose de plugins complémentaires. Leur installation s’effectue à partir de l’interface web où on les marque pour téléchargement. Ensuite, à partir de la console, on effectue un upgrade de l’appliance, ce qui enclenche le téléchargement puis l’installation des plugins choisis.
Nous avons également essayé le module de réplication asynchrone fourni – la version synchrone est une option payante. Ce plug-in permet de réaliser des réplications à intervalle défini par l’utilisateur vers un ou plusieurs systèmes. Le lien SSH établi précédemment entre les deux serveurs permet de sécuriser les transferts.
FONCTIONNALITÉS DE NEXENTASTOR
• Basé sur logiciel libre, donc par défi nition non liée à une architecture matérielle spécifi que.
• Système de réplication synchrone et asynchrone.
• Partage de fi chiers NFS (v3 et v4), CIFS, WebDAV, FTP, RSYNC.
• Implémentation de l’iSCSI (basé sur le projet OpenSolaris COMSTAR « Common Multiprotocol SCSI Target »).
• Gestion des pannes et reporting, capacités de RAID logiciel et hot spare.
• Gestion par ligne de commande et scripts possible.
• Assistants de confi guration à l’installation.
• Compatible pour le stockage WORM.
• VM Data Center : module simplifi ant la gestion du stockage des environnements virtuels.
• Statistiques de performances en temps réel.
• Plugins permettant d’ajouter diverses fonctions (antivirus, tests de performance, cluster de haute disponibilité, etc.).
Points forts
Suite à cette prise en main, nous avons particulièrement apprécié la facilité de mise en oeuvre de la solution (installation, configuration, ajout de plugins, etc). Cela en fait un produit qui peut aussi bien convenir aux néophytes ou aux personnes n’ayant pas encore fait le pas du stockage unifié qu’à des utilisateurs plus exigeants.
Le produit existe en version communautaire (capacité limitée à 12 To et absence de certains plugins), tandis que la version Entreprise est disponible en version d’essai 45 jours (ce que nous avons utilisé pour nos tests).
D’autres points ont retenu notre attention :
• la possibilité d’utiliser du matériel standard (serveur et disque) ;
• l’usage de carte contrôleur RAID n’est pas indispensable, car le système de fichiers ZFS intègre des capacités RAID et hot spare ;
• les snapshots prennent peu de place et leurs exécutions/suppressions sont planifiables ;
• la facilité d’extension de la volumétrie (ici encore, une particularité de ZFS) ;
• bien entendu, le support des standards NAS et SAN (iSCSI, FC, NFS, CIFs, etc).
Pour finir sur les points positifs, cette solution bénéficie également d’une offre de service professionnelle, à savoir la mise en oeuvre et surtout le support de votre plateforme. Ce dernier point est assez souvent un critère décisif pour l’intégration d’une solution basée sur l’Open Source en entreprise.
À revoir
Au chapitre des points à revoir, nous pouvons toujours noter que la documentation (relativement complète au demeurant) est en anglais uniquement et que le produit est tout de même payant. Le prix est basé sur la volumétrie utilisée ainsi que l’usage de certains plugins. Suivant les besoins, les prix restent raisonnables et en font une alternative crédible.
Pour en savoir plus
L’Informaticien et le Competence Center, de Non Stop Systems, sont
partenaires pour la réalisation de tests de logiciels, de matériels ou de
services du marché. Si vous souhaitez obtenir davantage d’informations
sur ces tests, n’hésitez pas à contacter Non Stop Systems à cette adresse :
ZI de la Madeleine, 27, rue de la Maison-Rouge, 77185 LOGNES
Tél. : +33 (0)1 60 95 08 80
Fax : +33 (0)1 60 95 08 81
ou sur le site
www.nonstop.fr