vendredi 25 mai 2012
 

Groupe ACTI : une SSII multimétier

par Bertrand Garé - Article publié dans le magazine L'Informaticien le 01/07/2010

Dans le petit monde des SSII, il est parfois confortable de vivre un peu caché pour réussir. C’est le cas de Groupe ACTI, une SSII présente sur de nombreux métiers. Avec ses 620 salariés, ACTI offre de nombreuses opportunités.

Rencontre avec Marie-Mercedes Allongue, directrice marketing du groupe et en charge de la formation.

 Marie-Mercedes Allongue en est persuadée : « la communication ressources humaines est notre matière première ». Les efforts sont donc concentrés sur le domaine. Il est vrai que dans le Groupe ACTI, les profils recherchés sont souvent assez spécifiques. Du fait de nombreuses acquisitions (lire notre encadré), les profils et les métiers de l’entreprise sont très variés. Marie-Mercedes Allongue précise : « notre politique d’acquisition suit deux modes, l’extension d’une expertise présente ou de notre portefeuille de compétences ». 
D’Etica Télécoms à Techno5, il est vrai que ces acquisitions n’ont rien de commun. Les salariés d’Etica sont le plus souvent sur le terrain et participent à la recherche de sites pour les opérateurs de télécommunications alors que Techno5 est tourné vers la sous-traitance d’opérations de recherche & développement en bio statistique ou en bio analyse.
« Les chargés de recrutement travaillent chez nous par spécialité » précise la directrice marketing du groupe. Devant la diversité des métiers exercés, les profils sont très différents mais est toujours privilégiée la connaissance métier des recrutés. 
« Nos consultants n’ont pas vocation à être des informaticiens et nous ne les formons pas dans le domaine. Ainsi un consultant en normalisation bancaire ne va pas réaliser de mission informatique sauf double compétence. Cette double compétence est aussi possible pour nos personnels informaticiens qui ont évolué au cours de leur carrière et qui ont acquis une connaissance métier » précise Marie-Mercedes Allongue. Elle ajoute : « pour certains, nous leur apportons un vernis métier dans certaines missions comme sur la gestion des titres. Nous profitons de la présence dans le groupe de deux entreprises de formation. Cela est plus facile pour nous ».

Une question de choix

Les évolutions sont aussi une question de choix. Les consultants peuvent lors de l’entretien annuel choisir d’acquérir une compétence technique mais elle ne sera pas expressément demandée par le groupe. De la même manière un profil plus technique pourra choisir de se former à une compétence métier et d’aller vers un poste plus fonctionnel. « Cette évolution se fait naturellement et nous les formons peu à peu. Il faut cependant faire attention à certains phénomènes de mode comme nous en avons vu sur Java ou .Net. Il a fallu parfois savoir dire stop ! Bien sûr si la formation est nécessaire pour un projet elle est effectuée. Les demandes sont assez fréquentes souvent dans le but de se placer sur des projets considérés comme plus intéressants. De la même manière, les questions de mobilité sont discutées dès l’embauche et s’intègrent dans notre gestion des projets » précise Marie-Mercedes Allongue. Elle remarque aussi que les Canadiens sont très mobiles et souhaitent souvent venir en France où ils trouvent des avantages qu’ils n’ont parfois pas dans leur pays.

Des rémunérations motivantes

En termes de politique salariale, l’entreprise joue la transparence et les salaires varient selon le profil qui peuvent être très spécifiques ce qui explique les écarts qui peuvent sembler importants dans les rémunérations. Ainsi la grille de salaire va de 25 K€ annuels à 75 K€ pour des profils de spécialistes métiers très expérimentés. Plus que du variable, l’entreprise propose des primes. « Nous n’acceptons pas tout et n’importe quoi même si nous avons la réputation d’être plutôt dans le haut de la fourchette en termes de salaires. L’expérience, les projets déjà réalisés entrent en ligne de compte comme la motivation et la personnalité » résume la directrice marketing d’ACTI. Elle insiste sur l’adaptabilité et la possibilité de travailler en équipe et n’élude pas le problème que peuvent poser les conflits dans les équipes.
D’ailleurs la proposition ne doit pas être si mauvaise car la moyenne d’âge des collaborateurs monte et, en conséquence, le taux de turn-over est assez stable avec un effectif qui se stabilise.

Un recrutement classique

Si les campagnes RH sont de forme assez classiques, le Groupe ACTI privilégie aussi la cooptation pour les salariés proposant des profils intéressants pour l’entreprise. Primes ou petits cadeaux peuvent accompagner ce recrutement d’un coopté pour le salarié qui a présenté le profil mais rien qui puisse encourager les salariés à se transformer en chasseurs de têtes ! L’entreprise organise même des soirées cooptation où les salariés présentent leurs relations lors par exemple d’une avant-première de cinéma. Des opérations spéciales comme l’exposition d’une bâche avec un numéro vert en haut des Champs-Elysées sont des projets qui ne font pas peur à Marie-Mercedes Allongue. Ce genre d’événement complète les recrutements en candidatures spontanées via le site du groupe, la participation à des salons spécialisés ou l’insertion d’annonces dans la presse. Le groupe ACTI s’engage résolument dans une culture d’entreprise s’appuyant sur des principes forts dont l’éthique. Cette éthique se concrétise par l’encouragement aux salariés de s’engager dans des opérations humanitaires mais aussi par l’application de différents principes par l’entreprise comme le respect du handicap, de l’environnement avec la mise en place du tri sélectif dans les bureaux de l’entreprise et la solidarité. 
Cette culture se formalise par l’engagement de Groupe ACTI qui a signé en mai dernier la charte de la diversité, rejoignant 2800 entreprises ayant déjà mis en avant ces principes. Michel Teman, le président du Groupe ajoute : « Notre conviction étant que les synergies croisées des salariés issus de la diversité sont un moteur de développement, de créativité et d’échanges très avantageux pour l’entreprise, induisant un fort effet de levier de croissance ».
Début 2004, Yazid Sabeg et Laurence Méhaignerie publient via l’Institut Montaigne, un rapport sur 

« Les oubliés de l’inégalité des chances » lançant l’idée d’une Charte de la diversité. L’objectif étant d’encourager les entreprises à refléter dans leurs salariés les diverses composantes de la société française et faire de la non-discrimination et de la diversité un axe stratégique. Le 22 octobre 2004, la Charte de la diversité est lancée et signée par 32 dirigeants d’entreprise. Aujourd’hui, les signataires sont près de 2800 auxquels s’ajoutent de nombreux partenaires

De nombreuses acquisitions

Créé en 1993, le Groupe ACTI s’est constitué par acquisitions successives et explique sa structuration métier d’aujourd’hui. En 2005, ACTI a racheté Evilog et ouvert une agence en Grande-Bretagne. L’année suivante, ce sont les sociétés Greenware et LCS qui sont acquises. En 2008, Burodev et la société belge NTCS rejoignent le groupe. 2009 marque le rachat de Proactiv Partners et d’EABI, spécialisée dans les finances de marché.
Au début de cette année, le groupe continue de s’agrandir avec les acquisitions d’Aitika Télécoms, d’Architect Informations Systems et de Techno5.
Durant l’année 2010, le groupe cherche à recruter entre 120 et 130 salariés dont 30 % de débutants. La plupart de ces recrutements concernent des ingénieurs.

Acti en chiffres

Le groupe Acti est présent à la fois sur les secteurs classiques de la maîtrise d’œuvre, de la maîtrise d’ouvrage, de l’assistance à maîtrise d’ouvrage et l’infrastructure mais aussi sur des secteurs métiers comme la finance, les services, les télécommunications et les médias, l’industrie, la distribution. Ce composant métier est important dans l’activité de Groupe ACTI et en fait un peu sa spécificité. L’entreprise compte aujourd’hui plus de 634 salariés, en comptant ses employés à l’étranger, dont 526 cadres, et dégage un chiffre d’affaires de plus de 50 millions d’euros. L’entreprise a des filiales au Maroc, au Liban et au Canada.
Durant l’année 2010, le groupe cherche à recruter entre 120 et 130 salariés dont 30 % de débutants. La plupart de ces recrutements concernent des ingénieurs.