vendredi 25 mai 2012
 

Alten : une entreprise créée par et pour des ingénieurs

par La rédaction - Article publié dans le magazine L'Informaticien le 01/09/2010 Article Rating

 Après un tassement de son activité en 2009, la société Alten connaît de nouveau la croissance. Elle envisage même de relever ses prévisions d’embauche.

Il n’y a pas eu de miracle : chez Alten, comme dans la plupart des entreprises du marché de l’Ingénierie et du Conseil en Technologies, l’année 2009 fut difficile. Certes, la société a réussi à maintenir son chiffre d’affaires (+ 1,3 %, à 857 millions d’euros) mais le résultat net s’est quant à lui effondré (– 66 %) en raison notamment de la forte activité de l’entreprise dans l’automobile. S’ajoutant aux pressions des clients pour baisser les tarifs, cette crise sectorielle a obligé Alten à réduire ses embauches : « En 2008, qui fut une très bonne année, nous avons recruté 3 000 personnes. En 2009, seulement 1 000 », précise Sandrine Antignat-Gautier, ancienne RH et désormais en charge de la communication du groupe. Car même en temps de crise, l’entreprise a dû gérer le turn-over (17 % en moyenne sur un effectif de 8 000 personnes en France) pour maintenir son portefeuille d’activité : « Notre rôle est d’accompagner les donneurs d’ordre industriels sur leurs projets de R & D et de systèmes d’information. Outre l’automobile, Alten intervient dans l’aéronautique, l’énergie, l’industrie ferroviaire, la Défense, mais aussi dans la distribution et le secteur public. Cette année, nous constatons une nette reprise. C’est pourquoi, nous avions prévu de recruter 1 500 ingénieurs, et en fait ce sera plutôt 2 000 », poursuit Sandrine Antignat-Gautier. Un programme ambitieux qui s’explique par la spécificité de l’entreprise : créée et dirigée par des ingénieurs, Alten emploie encore 88 % d’ingénieurs. 

Les jeunes diplômés recherchés

Des ingénieurs qui sont avant tout de jeunes diplômés (45 % des nouveaux embauchés). Le reste des recrutés étant soit des personnes possédant cinq à six ans d’ancienneté (40 %), soit des séniors (15 %). C’est pourquoi, afin de toucher une telle typologie de population, Alten se doit d’être particulièrement présent dans les écoles d’ingénieurs : « Nous donnons des cours dans certaines écoles comme Centrale Paris, ou l’ECE. Nous avons également développé des partenariats avec différents établissements autour de la notion d’entreprenariat. L’objectif est de pousser des jeunes ingénieurs à devenir entrepreneurs et peut-être ensuite à rejoindre Alten. Avoir un état d’esprit d’entrepreneur est l’une des qualités essentielles que nous recherchons chez les nouveaux arrivants », note Sandrine Antignat-Gautier. Aux côtés d’EADS, Safran, Dassault, PSA, Alstom, Thales... 
Alten fait également partie de l’association « Elles bougent », qui a pour but de sensibiliser les jeunes femmes au métier d’ingénieur. Car comme beaucoup d’entreprises d’ingénieurs en France, Alten peine à trouver les bonnes compétences. « Les écoles françaises ne forment pas suffisamment d’ingénieurs – notamment spécialisés en électronique – au regard de la demande. Par ailleurs, nous commençons à subir les effets du papy-boom et cela devient un vrai problème », déplore la responsable communication. Afin de trouver les bons profils, Alten n’hésite pas à multiplier les sources de recrutement. À commencer par la cooptation qui fournit 16 à 17 % des nouveaux recrutés et qui cible plus particulièrement les profils expérimentés. Pour encourager ses collaborateurs à coopter, l’entreprise a d’ailleurs établi un barème de primes qui démarre à 500 euros. Par ailleurs, Alten est également très présent sur les réseaux sociaux professionnels (essentiellement Viadeo) et multiplie les opérations de communication autour de ses projets innovants : « La qualité du projet, son innovation, son originalité est un moyen de faire venir les gens et de les retenir », précise Sandrine Antignat-Gautier.
Car si, en période de crise, l’entreprise parvient à conserver ses meilleurs éléments, elle sait qu’avec la reprise qui s’amorce, le turn-over risque aussi de repartir. C’est pour cela qu’Alten mise sur la formation qui permet aux collaborateurs d’évoluer tout au long de leur carrière : « Nous avons identifié des filières d’évolution en fonction de ce que souhaitent faire les salariés et des demandes des clients. Certaines filières sont purement techniques, tandis que d’autres mènent davantage vers des postes de management. Mais tout est ouvert puisque chez Alten le contrôleur de gestion et le directeur Marketing sont également des ingénieurs », souligne Sandrine Antignat-Gautier.
Pour les chefs de projet, Alten a mis en place un programme Gold qui a pour objectif de leur permettre de monter en compétence, par exemple de pouvoir accompagner une démarche CMMi. L’entreprise a d’ailleurs elle-même formalisé une partie de ses cursus de formation en créant « l’Alten Management Program », une université interne destinée, pour le moment, aux managers et aux chefs de projet. « Tous les  six mois, il y a un comité Carrières qui fait le point avec les intéressés sur les besoins de formation. Nous allons peu à peu l’étendre au reste des ingénieurs », précise Sandrine Antignat-Gautier.

Un accompagnement à la mobilité

Les collaborateurs disposent parallèlement d’un service RH Ingénieur chargé de gérer toutes les mobilités géographiques et sectorielles. « Nous avons douze implantations en France et nous avons également des collaborateurs en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Suède… Pour les ingénieurs français qui le souhaitent, il y a donc des possibilités de bouger. Certains d’entre eux accompagnent aussi des projets dans le monde entier pour des durées d’une semaine à un an. L’année dernière, 650 personnes ont ainsi été amenées à travailler temporairement à l’étranger. » Et quand on l’interroge sur les qualités recherchées chez les candidats, Sandrine Antignat-Gautier n’hésite pas : « C’est tout d’abord avoir la culture de l’ingénieur. Celle-ci forme l’ADN de notre entreprise et garantit la bonne marche d’Alten. Mais c’est aussi l’envie de participer à de beaux projets technologiques. Nous recherchons également des collaborateurs qui ont le sens du service Client, car il ne faut jamais oublier que nous sommes une industrie de service. Enfin, rejoindre Alten, c’est avoir envie d’entreprendre et de bouger. Avoir une mobilité intellectuelle permanente qui permet de s’adapter aux différentes situations qu’un salarié peut rencontrer dans sa carrière. » 

Le groupe Alten est divisé en cinq pôles technologiques et géographiques qui couvrent une large part du monde de l’industrie 


Le PÔLE TECHNO Paris
Conception, développement, industrialisation de produits et systèmes dans l’aéronautique, le spatial et la Défense, l’énergie, la science de la vie et les transports terrestres. 


Le PÔLE SOLUTIONS
Regroupe les filiales spécialisées sur des niches d’expertise technologique à très forte valeur ajoutée (comme les technologies Microsoft) ou sur des métiers transverses garantissant l’atteinte des objectifs projet et la performance opérationnelle du produit sur son cycle de vie (management de projet, ergonomie, ingénierie documentaire, formation).


Le PÔLE SIRT Paris
Il couvre l’ensemble des secteurs d’activités industriel et tertiaire au travers de différentes offres (mise en place et refonte de systèmes d’information, conception et exploitation d’infrastructures SI et télécoms, solutions métier à destination des secteurs de la banque, de la finance et de l’assurance, en particulier dans le domaine de la sécurité et de la gestion des risques…).


Le PÔLE RÉGIONS
Organisé autour de cinq directions régionales (Ouest, Nord-Est, Rhône-Alpes, Paca et Sud-Ouest) et 18 implantations géographiques, il déploie l’ensemble des offres du Groupe et assure la couverture complète des secteurs industriel et tertiaire en dehors de la région parisienne. 


Le PÔLE INTERNATIONAL
Il déploie les offres du Groupe en Allemagne, au Benelux, en Espagne, en Italie, en Suède et au Royaume-Uni, et accompagne les clients dans leur stratégie d’accès à de nouveaux marchés : l’activité d’Alten est aujourd’hui réalisée à 30 % à l’international.